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TDAH Ritaline ou pas ?

​Qu'est-ce que la Ritaline ?

Le MPH (Ritaline) est un stimulant du système nerveux central. Si vous mettez votre enfant sous Ritaline, c'est comme si vous le mettiez sous amphétamines (qui ont pour effet de stimuler et exciter les adultes, et inversement d'alanguir, assommer, assoupir, calmer les enfants). Sa neurotoxicité est plus faible que d'autres stimulants. Le mécanisme exact de son efficacité dans le TDAH est encore peu élucidé. D'un point de vue pharmacologique, il est considéré comme étant relativement proche des amphétamines. Le méthylphénidate est principalement commercialisé dans des formes à libération immédiate ou à libération prolongée sous le nom de Ritaline (Rilatine en Belgique et Ritalin au Canada), Equasym XR, Quasym LP, Concerta, Concerta LP, Medikinet, ou encore Focalin (dexméthylphénidate) ainsi que de nombreux génériques. D'autres médicaments à base d'amphétamines, sels mixtes d'amphétamines sont également prescrits dans d'autres pays, notamment en Belgique, au Canada et en Suisse, Adderall, Adderall XR, et/ou la lisdexamfétamine, Elvanse, Vyvanse.

La Ritaline doit être utilisée chez les enfants et les adolescents seulement après échec des traitements sans médicament. Combien de fois ai-je demandé -Vous voulez mettre votre enfant sous amphète ? En général c'est pour 4 ans mais c'est remboursé (à 65%), ou régler sans médicament et en quelques mois son trouble, ça vous coûtera une à deux séances hebdomadaires non remboursées. Tout médicament psy est fait pour vite alléger. Parfois nécessaire pour être en capacité de se soigner, un médicament ne soigne pas, il allège sans aller à la source. Il ne faut pas 50 séances pour trouver la source psychologique de l'hyperactivité et solutionner ça chez un enfant ! Une thérapie d’orientation TCC (Thérapie Comportementale et Cognitive) structurée de 2ᵉ génération et enrichie par des techniques de 3ᵉ génération peut apprendre à contrôler ce trouble (sans identifier la source). L’EMDR est aussi parfois utile pour traiter les conséquences émotionnelles (estime de soi dégradée liée au TDAH, humiliations / rejet social, expériences répétées d’échec scolaire, trauma ou TSPT).

 

Vignette clinique

Victoire est une adorable petite fille signalée par sa maîtresse comme ayant peut-être un TDAH. C'est ainsi que fut questionné son trouble de l'attention. On l'emmena voir un spécialiste TDAH qui la diagnostiqua TDAH. Grace à de nouvelles directives, les acteurs de l'éducation nationale peuvent signaler, pré-diagnostiquer un TDAH, un spécialiste diagnostique TDAH, puis l'enfant est ainsi placé sous psychostimulant des années sans avoir jamais été vu par aucun vrai psy ... Au lieu de subir des années de pharmacopée, le problème fut résolu par une pédo-psychothétapie sans aucune prise médicamenteuse. Suite à venir (en attente d'autorisation)

 

Erreur de diagnostic

En pratique clinique, le TDAH est souvent confondu avec : - troubles anxieux, - dépression, - trouble borderline, - trauma / TSPT, - trouble du sommeil, - burn-out, - consommation de substances, - TSA, - privation de sommeil, - haut potentiel avec dysrégulation attentionnelle. Pour un TDAH réel, on doit retrouver des symptômes avant 12 ans, et dans plusieurs contextes, et avec retentissement fonctionnel durable. Si les difficultés apparaissent à l’âge adulte, ou après un traumatisme, ou lors d’une dépression, ou dans un contexte de stress : le diagnostic TDAH est généralement posé à tort. Aujourd’hui, je reçois fréquemment des enfants diagnostiqués TDAH par erreur depuis des années. Par exemple ne pas inclure le Wechsler Intelligence Scale for Children dans l’évaluation d’un enfant suspect de TDAH revient à ignorer une source essentielle d’information permettant de distinguer un véritable trouble attentionnel d’un trouble des apprentissages, d’un haut potentiel ou d’une fragilité cognitive par exemple. Ou encore des bilans qui n’ont pas exploré systématiquement l’histoire de vie et l’éventuelle présence d’un trauma. Ce qui est cliniquement incohérent, car les manifestations traumatiques (hypervigilance, agitation, difficultés attentionnelles) peuvent mimer presque exactement un tableau d’inattention et conduire à une erreur diagnostique. Voici les causes fréquentes que j’ai pu constater d’erreurs de diagnostic chez l’enfant. Immaturité développementale (effet d’âge relatif) Les enfants les plus jeunes d’une classe présentent naturellement moins d’autorégulation, d’attention soutenue et d’inhibition comportementale que leurs camarades plus âgés. Cette immaturité peut être interprétée comme hyperactivité ou inattention alors qu’elle reflète simplement un développement exécutif encore en cours. L’indice clinique est un fonctionnement globalement adapté hors contexte scolaire exigeant, avec une amélioration progressive avec l’âge. Troubles anxieux L’anxiété entraîne une hypervigilance et des ruminations qui mobilisent les ressources attentionnelles et donnent l’impression d’un déficit d’attention. L’enfant peut apparaître distrait, agité ou incapable de terminer une tâche, mais le mécanisme principal est l’inquiétude interne plutôt qu’un trouble attentionnel primaire. Les symptômes fluctuent souvent selon les situations anxiogènes et s’accompagnent fréquemment d’évitement, de plaintes somatiques ou de peur de l’évaluation. Troubles des apprentissages Lorsqu’une tâche scolaire dépasse les capacités de traitement de l’enfant, celui-ci peut se désengager, se distraire ou devenir agité, ce qui peut être interprété comme un TDAH. L’inattention apparaît surtout dans les activités académiques spécifiques où la compétence déficitaire est sollicitée. L’indice clinique est une attention relativement préservée dans les activités motivantes ou non scolaires, associée à des difficultés scolaires ciblées et persistantes. Trauma ou stress post-traumatique Les enfants exposés à des événements traumatiques peuvent développer une hypervigilance, une agitation et des difficultés de concentration qui imitent un tableau de TDAH. L’attention est perturbée par l’activation émotionnelle, les souvenirs intrusifs ou l’anticipation de menaces plutôt que par un déficit exécutif primaire. Les indices cliniques incluent une variabilité importante des symptômes, des troubles du sommeil, une réactivité émotionnelle élevée et un lien temporel avec des événements stressants ou traumatiques.

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