Thérapies comportementales et cognitives
Agir sur ce qui se répète
Une méthode structurée, tournée vers ce qui pose problème aujourd'hui, avec des objectifs posés ensemble et un résultat qu'on vérifie.
« On ne cherche pas à comprendre pour comprendre. On cherche ce qui va changer quelque chose. »
Pratique des TCC de deuxième et de troisième génération, en séance de 45 ou de 80 minutes.
Une thérapie comportementale et cognitive part d'un constat simple : certaines manières de penser, de réagir et d'éviter se sont installées au fil du temps, et elles se maintiennent toutes seules. L'anxiété fait éviter, l'évitement soulage sur le moment, et le soulagement renforce l'évitement. C'est cette mécanique qu'on vient défaire.
Le travail s'appuie sur une démarche issue de la méthode expérimentale : on décrit précisément ce qui se passe, on formule une hypothèse, on essaie quelque chose, et on regarde ce que ça donne. Rien n'est laissé à l'impression générale.
C'est une thérapie active. Le thérapeute n'est pas silencieux, et la personne n'attend pas que ça passe. On travaille à deux, avec des objectifs qu'on a écrits noir sur blanc et qu'on relit en cours de route.
Pour quelles difficultés
Les indications reconnues des TCC sont larges. Voici celles qui reviennent le plus souvent au cabinet.
L'anxiété qui déborde
Attaques de panique, anxiété permanente, peur de la peur, ruminations qui tournent la nuit. On apprend à reconnaître le mécanisme et à ne plus l'alimenter.
Les phobies
Transports, avion, conduite, foule, animaux, sang, vomissements. L'exposition se prépare, se gradue, et ne se fait jamais dans la brutalité.
Les TOC
Vérifications, lavages, pensées intrusives, rituels mentaux. Le travail vise à desserrer l'étau entre la pensée qui angoisse et le geste qui rassure.
La dépression
Perte d'élan, dévalorisation, retrait. On remet du mouvement et de l'activité, et on reprend une à une les pensées qui condamnent d'avance.
Le stress et l'épuisement
Charge mentale, tension permanente, difficultés au travail. On agit à la fois sur l'organisation réelle et sur la façon dont elle est vécue.
Les émotions ingérables
Colère qui explose, sensibilité au rejet, impulsivité, sentiment de vide. Le travail porte sur la régulation, pas sur l'effacement des émotions.
Comment se passe une séance
Les premières séances servent à décrire ce qui se passe vraiment : dans quelles situations, avec quelles pensées, quelles sensations, quels comportements, et ce que ça produit ensuite. C'est l'analyse fonctionnelle, et c'est elle qui oriente toute la suite.
On fixe ensuite des objectifs concrets. Pas « aller mieux », mais reprendre le métro, dormir sans vérifier trois fois, dire non sans s'excuser pendant dix minutes.
Entre les séances, il y a souvent quelque chose à observer ou à essayer. Ce n'est pas un devoir à rendre, c'est ce qui fait que le travail continue les six autres jours de la semaine.
Les trois générations
La première génération travaille le comportement : on agit sur ce qui s'est appris, par exposition et par apprentissage de nouvelles réponses.
La deuxième ajoute le cognitif : on examine les pensées automatiques et les croyances qui les portent, et on vérifie si elles tiennent debout.
La troisième déplace encore la question. Plutôt que de lutter contre une pensée pénible, on apprend à la laisser passer sans se laisser emmener, et on avance dans la direction de ce qui compte pour soi. Pleine conscience, thérapie d'acceptation et d'engagement, thérapie des schémas.
Le travail au cabinet s'appuie surtout sur les deux dernières, associées à l'EMDR lorsqu'un événement précis est en cause.
Commencer une TCC
Le premier rendez-vous sert à voir si cette approche est la bonne pour vous.