Psychanalyse et neurosciences : un dialogue renoué
Freud a commencé neurologue, penché sur les cellules nerveuses des lamproies, et il a rêvé toute sa vie qu’on trouverait un jour la biologie de ses hypothèses. Pendant des décennies, les neurosciences et la psychanalyse se sont tourné le dos. Depuis la fin des années 1990, elles se reparlent. Cette page raconte ce dialogue : Kandel, Solms, la mémoire qui se réécrit, le rêve et le sommeil paradoxal, l’inconscient cognitif, l’attachement. Avec un principe : distinguer ce que les neurosciences confirment, ce qu’elles nuancent, et ce qu’elles ne disent pas.
Mis à jour le 22 octobre 2026 · Lecture : 17 minutes
1895l’Esquisse, où Freud dessine un psychisme fait de neurones
1959à Lyon, Michel Jouvet nomme le sommeil paradoxal
1999Eric Kandel plaide pour une alliance entre biologie et psychanalyse
2000prix Nobel pour Kandel ; naissance de la société de neuropsychanalyse
Freud neurologue
On l’oublie souvent : avant d’inventer la psychanalyse, Freud a passé une quinzaine d’années à étudier le système nerveux. Il en garde une méthode, l’observation patiente, et une ambition qu’il n’abandonnera jamais tout à fait.
1876Étudiant en médecine, il entre au laboratoire de physiologie d’Ernst Brücke, à Vienne. Il y étudie les cellules nerveuses de la lamproie, puis de l’écrevisse, et s’approche de l’idée que le système nerveux est fait de cellules distinctes.
1884Il met au point une méthode de coloration des tissus nerveux au chlorure d’or. La même année, l’épisode malheureux de la cocaïne.
1891Contribution à la conception des aphasies : il critique les localisations trop simples des fonctions du langage dans le cerveau. Il y forge le mot « agnosie », toujours utilisé par les neurologues.
1895En quelques semaines d’automne, il rédige pour son ami Wilhelm Fliess un manuscrit qu’il ne publiera jamais : l’Esquisse d’une psychologie scientifique.
1897Il publie encore une grande monographie sur les paralysies cérébrales de l’enfant, ouvrage de référence de son temps, avant de se consacrer entièrement à la psychanalyse.
L’Esquisse : un psychisme fait de neurones
Dans ce texte, retrouvé et publié seulement en 1950, Freud tente de décrire la vie psychique avec des neurones et des quantités d’énergie. Il imagine trois systèmes : des neurones perméables, qui laissent passer les excitations de la perception ; des neurones qui résistent et gardent la trace de ce qui est passé, base de la mémoire ; et des neurones de la conscience. Entre les neurones, il suppose des « barrières de contact » qui deviennent plus faciles à franchir à force d’être franchies : le « frayage ». Le mot « synapse » ne sera créé par Charles Sherrington qu’en 1897.
Freud abandonne pourtant ce projet. Les connaissances de son temps ne lui permettent pas d’aller plus loin, et il choisit de décrire le psychisme avec ses propres mots, sans attendre la biologie. Il écrit en 1914, en substance, que toutes nos idées provisoires en psychologie devront sans doute un jour reposer sur un fondement organique. Il ne vivra pas assez pour le voir.
L’inventeur de l’inconscient a d’abord compté les neurones des lamproies, un poisson sans mâchoire qui ressemble à une anguille. Aucune interprétation n’a jamais été proposée de ce choix. Nous nous en abstiendrons aussi.
Kandel : la biologie au secours de la psychanalyse
Eric Kandel naît à Vienne en 1929, dans la ville où Freud exerce encore. Sa famille fuit le nazisme en 1939. Étudiant aux États-Unis, il se destine d’abord à la psychanalyse, puis choisit d’étudier la mémoire au niveau des cellules. Il le fait avec un animal improbable, l’aplysie, une grosse limace de mer aux neurones géants. Il montre qu’apprendre modifie la force des connexions entre neurones, et qu’une mémoire durable demande de fabriquer de nouvelles protéines et de nouvelles synapses. En 2000, il reçoit le prix Nobel de physiologie ou médecine, avec Arvid Carlsson et Paul Greengard, pour leurs découvertes sur la transmission des signaux dans le système nerveux.
En 1998 et en 1999, Kandel publie dans l’American Journal of Psychiatry deux articles qui font date. Dans le second, « Biology and the Future of Psychoanalysis », il écrit que la psychanalyse reste à ses yeux la vision de l’esprit la plus cohérente et la plus satisfaisante intellectuellement, mais qu’elle risque de disparaître si elle ne se confronte pas à la biologie. Il lui propose un programme : tester ses hypothèses sur la mémoire, l’inconscient, le développement, avec les outils des neurosciences.
Si une psychothérapie est efficace et produit des changements durables du comportement, elle le fait sans doute par l’apprentissage, en modifiant l’expression des gènes et la force des connexions entre les neurones.
Cette idée simple a changé le débat. Parler, écouter, revivre une émotion dans une relation, ce sont aussi des événements biologiques. Une psychothérapie n’est pas « dans la tête » par opposition au cerveau : elle agit sur le cerveau, par d’autres voies que les médicaments. Depuis, plusieurs études d’imagerie ont observé des changements de l’activité cérébrale après une psychothérapie, qu’il s’agisse d’une TCC ou d’une thérapie psychodynamique.
Au cabinet
Cette idée sert tous les jours. À la personne qui demande « est-ce que parler peut vraiment changer quelque chose ? », on peut répondre que oui, et que ce changement n’est pas une illusion de l’esprit : il s’inscrit dans le corps. À celle qui prend un traitement, on peut dire que le médicament et la parole ne s’opposent pas : ils agissent ensemble, à des niveaux différents.
Mark Solms et la neuropsychanalyse
Mark Solms est un neuropsychologue et psychanalyste sud-africain, professeur à l’Université du Cap. Il est à l’origine de ce qu’on appelle la neuropsychanalyse : l’idée que l’on peut étudier les concepts freudiens avec les méthodes de la neurologie, en particulier en observant ce qui change chez des patients après une lésion cérébrale. Une revue scientifique, Neuropsychoanalysis, paraît à partir de 1999, et une Société internationale de neuropsychanalyse est fondée en 2000.
Le rêve ne se réduit pas au sommeil paradoxal
En étudiant des patients atteints de lésions cérébrales, Solms montre que l’on peut cesser de rêver sans perdre le sommeil paradoxal, et rêver hors du sommeil paradoxal. Il publie cette thèse en 2000 dans la revue Behavioral and Brain Sciences : le rêve dépend de mécanismes de l’avant du cerveau, liés à la motivation.
Les émotions viennent du fond
Avec le neuroscientifique Jaak Panksepp, Solms défend que nos émotions de base naissent de systèmes très anciens, situés dans les profondeurs du cerveau : la recherche, la peur, la colère, le désir, le soin, le chagrin de la séparation, le jeu. Le système de « recherche », porté par la dopamine, ressemble étrangement à ce que Freud appelait la pulsion.
Le ça serait conscient
Dans un article de 2013 et dans son livre The Hidden Spring (2021), Solms propose une thèse provocante : la conscience naît d’abord des sensations et des émotions du tronc cérébral, avant le cortex. Le ça freudien ne serait donc pas l’obscurité totale, mais une forme de conscience ressentie, sans pensée. Une hypothèse discutée, et stimulante.
Un dialogue, pas une preuve
Solms ne prétend pas que les neurosciences « prouvent » Freud. Il soutient que les deux disciplines regardent le même objet, l’appareil psychique, l’une de l’extérieur et l’autre de l’intérieur, et qu’elles gagnent à confronter leurs résultats.
En France, le psychanalyste François Ansermet et le neurobiologiste Pierre Magistretti ont prolongé ce dialogue dans À chacun son cerveau (2004), à partir d’une idée forte : la plasticité. Le cerveau se modifie avec chaque expérience, si bien que deux personnes ne vivent jamais la même chose de la même façon. Les neurosciences retrouvent ainsi, par un autre chemin, la singularité que la psychanalyse place au centre de son écoute.
Une précaution
La neuropsychanalyse est un courant minoritaire, critiqué à la fois par des neuroscientifiques, qui y voient des rapprochements trop rapides, et par des psychanalystes, notamment lacaniens, qui refusent de ramener l’inconscient au cerveau. Nous la présentons comme un dialogue fécond, pas comme une vérité établie.
La mémoire qui se réécrit
Le 6 décembre 1896, Freud écrit à Fliess une lettre étonnante. Il y explique que les traces de mémoire ne sont pas déposées une fois pour toutes : elles subissent de temps en temps un remaniement, une « retranscription », en fonction des nouvelles expériences. C’est la base de l’après-coup : un souvenir peut changer de sens, et devenir traumatique, des années après les faits.
Un siècle plus tard, les neurosciences ont découvert un phénomène qui lui ressemble beaucoup. En 2000, Karim Nader, Glenn Schafe et Joseph LeDoux montrent chez le rat qu’un souvenir de peur, quand il est rappelé, redevient fragile pendant quelques heures avant d’être de nouveau stocké. Si l’on bloque la fabrication de protéines pendant ce temps, le souvenir s’affaiblit. On appelle cela la reconsolidation : se souvenir, ce n’est pas relire une archive, c’est la réécrire.
Un souvenir est rappeléUne odeur, un lieu, une phrase en séance le réactivent.
Il redevient modifiablePendant un temps, il peut être enrichi, apaisé, ou au contraire renforcé.
Il est stocké à nouveauAvec ce qui s’est passé pendant le rappel : une émotion différente, un autre regard, la présence de quelqu’un.
Cela éclaire ce que font les psychothérapies. Revenir sur un souvenir dans un cadre sûr, avec une autre émotion que celle d’origine, peut le transformer durablement. C’est vrai d’une séance d’EMDR, d’une exposition en TCC, et d’une séance d’analyse où une scène ancienne est enfin racontée à quelqu’un qui l’entend.
Le revers de la plasticité
Si la mémoire se réécrit, elle peut aussi se tromper. Les travaux de la psychologue Elizabeth Loftus ont montré qu’on peut implanter, par suggestion, de faux souvenirs détaillés et sincèrement crus. Un thérapeute sérieux ne « retrouve » pas des souvenirs à la place de la personne, ne suggère pas d’abus que rien n’indique, et respecte l’incertitude. Ce n’est pas de la prudence excessive : c’est une règle éthique.
La page psychanalyse et EMDR montre comment ces idées se traduisent dans le soin du traumatisme.
Le cerveau qui rêve, à explorer
En 1953, à Chicago, Eugene Aserinsky et Nathaniel Kleitman décrivent des phases de sommeil où les yeux bougent rapidement, et où les dormeurs réveillés racontent souvent un rêve. En 1959, à Lyon, Michel Jouvet observe chez le chat un état où le cortex est aussi actif qu’à l’éveil alors que les muscles sont complètement relâchés : il le nomme sommeil paradoxal. Dans les années 1970, Allan Hobson et Robert McCarley en tirent une théorie qui semble enterrer Freud : le rêve ne serait que la tentative du cortex de donner un sens à des signaux aléatoires venus du tronc cérébral. Puis Mark Solms rouvre la question.
Cliquez sur une zone du schéma pour voir ce que chacune fait quand nous rêvons.
Schéma très simplifié, qui ne respecte ni la forme ni la taille réelle des régions. Il résume des résultats discutés, en particulier ceux de Solms (Behavioral and Brain Sciences, 2000), contestés par Hobson.
Où en est-on ? Le débat n’est pas clos. On sait aujourd’hui que l’on rêve aussi en dehors du sommeil paradoxal, que le rêve mobilise des régions liées à l’émotion et au désir, et qu’il joue sans doute un rôle dans la mémoire et la régulation émotionnelle. Rien de cela ne prouve que chaque rêve réalise un désir refoulé. Mais l’idée que le rêve « ne veut rien dire » a perdu beaucoup de terrain.
L’inconscient cognitif
Pendant longtemps, beaucoup de scientifiques ont jugé l’inconscient freudien invérifiable. Puis la psychologie cognitive a découvert, avec ses propres méthodes, qu’une immense partie de notre activité mentale se fait sans conscience. En 1987, le psychologue John Kihlstrom publie dans la revue Science un article intitulé L’inconscient cognitif. Depuis, les exemples se sont accumulés.
L’amorçage subliminal. Un mot affiché trop vite pour être vu influence pourtant la réponse suivante. Le cerveau l’a lu ; la personne ne le sait pas.
La vision aveugle. Certains patients dont le cortex visuel est lésé disent ne rien voir d’un côté, et pointent pourtant correctement un objet qui s’y trouve, « au hasard », disent-ils.
Les décisions avant la décision. Dans les expériences de Benjamin Libet, au début des années 1980, une activité cérébrale précède de quelques centaines de millisecondes le moment où l’on croit décider de bouger. L’interprétation de ces expériences reste très discutée.
L’oubli volontaire. En 2001, Michael Anderson et Collin Green montrent qu’on peut, en s’y exerçant, rendre un souvenir moins accessible en évitant d’y penser. Certains y voient une base expérimentale du refoulement ; d’autres soulignent que l’effet est fragile et ne se reproduit pas toujours.
En France, le neurologue Lionel Naccache a consacré à ces travaux un livre au titre explicite : Le Nouvel Inconscient (2006), où il présente Freud comme un « Christophe Colomb des neurosciences », celui qui a abordé un continent sans en dresser la bonne carte. La formule est juste. Les neurosciences confirment l’existence d’une vie mentale inconsciente massive. Elles ne confirment pas, pour l’instant, que cet inconscient soit fait de désirs refoulés organisés comme Freud l’a décrit.
Deux inconscients
L’inconscient cognitif est automatique et neutre : il traite des informations trop vite, trop tôt ou trop faiblement pour la conscience.
L’inconscient freudien est dynamique et conflictuel : il contient ce que l’on ne veut pas savoir, et qui revient déguisé.
Le premier est largement démontré. Le second est une hypothèse clinique, qui se travaille en séance plus qu’en laboratoire.
Attachement et cerveau
Le psychiatre et psychanalyste britannique John Bowlby rédige en 1951, pour l’Organisation mondiale de la santé, un rapport sur les enfants privés de soins maternels. Il en tire une théorie, l’attachement : le besoin d’un lien sûr avec une figure qui protège est un besoin vital, aussi fondamental que la faim. La communauté psychanalytique de son temps l’accueille mal ; elle l’a largement réhabilité depuis. Les travaux de Harry Harlow sur les jeunes singes, puis ceux de Mary Ainsworth sur la « situation étrange », où l’on observe un enfant séparé puis retrouvant son parent, donnent à cette théorie une base expérimentale.
Le visage immobile
Dans les expériences du « visage impassible » menées par Edward Tronick à partir des années 1970, une mère joue avec son bébé, puis cesse soudain de réagir, le visage figé. En quelques dizaines de secondes, le bébé tente de la relancer, s’agite, puis se détourne. Quand la mère revient, il se répare. On voit, en direct, à quel point le psychisme du tout-petit se construit dans l’échange.
Les soins s’inscrivent dans le corps
Chez le rat, l’équipe de Michael Meaney a montré, au début des années 2000, que les petits très léchés par leur mère deviennent des adultes moins réactifs au stress, et que cette différence passe par des modifications épigénétiques, c’est-à-dire par la manière dont certains gènes s’expriment. Prudence : un rat n’est pas un enfant. Mais l’idée que les soins précoces laissent une trace biologique est aujourd’hui solide.
Winnicott l’avait dit avant l’imagerie : un bébé seul, cela n’existe pas, il n’y a qu’un bébé avec quelqu’un. Les neurosciences du développement, la théorie de l’attachement et la mentalisation de Peter Fonagy disent la même chose avec d’autres outils. Le cerveau humain est un organe social, qui se construit dans la relation, et qui peut encore se transformer dans une relation à l’âge adulte. C’est, au fond, le pari de toute psychothérapie. La page Winnicott prolonge ce fil.
En séance
Une femme de vingt-huit ans dit : « Quand quelqu’un ne répond pas à mon message dans l’heure, mon corps panique avant que je pense quoi que ce soit. » Elle a lu des articles sur l’attachement et s’en veut d’être « insécure ». Le travail ne consiste pas à lui coller une étiquette de plus, mais à comprendre d’où vient cette alarme, et à éprouver, dans la régularité des séances, une présence qui ne disparaît pas. Situation recomposée.
Confirmé, nuancé ou faux ?
Six affirmations qu’on entend souvent sur la psychanalyse et le cerveau. Retournez les cartes pour voir ce qu’en disent les neurosciences aujourd’hui.
Ce bilan dit aussi ce que les neurosciences ne disent pas. Elles ne disent pas ce que signifie un symptôme pour une personne, ni pourquoi tel souvenir plutôt qu’un autre est devenu insupportable, ni ce qu’il faudrait faire de sa vie. Ces questions-là ne sont pas moins réelles parce qu’elles ne se voient pas à l’imagerie. Elles se travaillent en parlant.
Quiz : Freud et le cerveau
Huit questions, une explication à chaque réponse. Rien n’est enregistré ni envoyé.
Questions fréquentes
Les neurosciences ont-elles prouvé que Freud avait tort ?
Non, ni qu’il avait raison. Elles confirment certaines de ses grandes intuitions, comme l’importance de l’inconscient, la plasticité de la mémoire ou le rôle des premières relations. Elles ne confirment pas le détail de sa théorie, et certaines de ses idées sont abandonnées, comme son modèle d’une énergie nerveuse qui circule et se décharge à la manière d’un fluide.
Qu’est-ce que la neuropsychanalyse ?
Un courant né à la fin des années 1990 autour de Mark Solms, qui confronte les concepts freudiens aux données de la neurologie et des neurosciences affectives. Il dispose d’une revue depuis 1999 et d’une société internationale depuis 2000. C’est un dialogue, minoritaire et discuté, pas une nouvelle école de thérapie.
Si parler change le cerveau, pourquoi prendre des médicaments ?
Parce qu’ils agissent autrement, et parfois plus vite, en particulier dans les dépressions sévères, les troubles bipolaires ou les psychoses. La parole et les médicaments ne s’opposent pas : ils se complètent. La décision d’un traitement revient au médecin, avec la personne.
Peut-on voir l’effet d’une psychanalyse sur une IRM ?
Quelques études d’imagerie ont observé des changements d’activité cérébrale après des psychothérapies de différentes écoles, y compris psychodynamiques. Mais elles portent sur de petits groupes, et une IRM ne sert pas à suivre une thérapie individuelle. On ne prescrit pas d’imagerie pour savoir si une analyse avance.
Le cabinet fait-il des bilans neuropsychologiques ?
Oui. Le cabinet réunit un psychothérapeute psychanalyste et une psychologue spécialisée en neuropsychologie, qui conduit les bilans : attention, mémoire, fonctions exécutives, évaluation intellectuelle. La page les bilans les présente.
Les rêves ont-ils un sens ?
Les neurosciences montrent que le rêve mobilise des régions de l’émotion, de la mémoire et du désir, ce qui rend l’idée d’un sens plausible. En séance, on ne cherche pas un sens caché universel, mais ce que le rêve évoque pour la personne qui le raconte. La page rêves, lapsus et actes manqués montre comment.
Un premier rendez-vous permet de poser la demande : une psychothérapie, une analyse, un bilan neuropsychologique, ou un peu de tout cela. Les adultes, les adolescents et les enfants sont reçus à Colombes, aux Pavillons-sous-Bois et en Ardèche, ou en téléconsultation.
La « loi de l’instrument », formulée par en 1964 puis reprise par dans The Psychology of Science: A Reconnaissance (1966), rappelle qu’« il est tentant, si le seul outil dont on dispose est un marteau, de traiter tout comme si c’était un clou ».
En psychologie, une méthode ne peut pas répondre à toutes les situations. Forts de plusieurs décennies de pratique et de formations complémentaires, nous mobilisons de nombreux outils, choisis avec discernement, afin d’identifier rapidement les leviers les plus efficaces. Nous proposons ainsi un accompagnement aussi bref qu’efficace, tout en sachant accompagner aussi bien les suivis prolongés que le besoin d’un espace de parole régulier.