Ce qui se répète
Les mêmes histoires d’amour, les mêmes conflits au travail, la même place dans la famille. On comprend, on se promet, et ça recommence. C’est le terrain de prédilection de l’analyse.
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On n’entre pas en analyse pour apprendre une théorie, mais parce que quelque chose, dans une vie, revient toujours à la même place. Ce guide vous accompagne avant le premier rendez-vous et pendant : ce qu’est la psychanalyse, comment se passe une séance, pour quelles souffrances, ce qu’en dit la recherche, les grands auteurs que nous aimons, les idées reçues, l’argent, le sexe, le divan. Il a été écrit pour être lu par morceaux, avec des questionnaires et des schémas qui bougent, et rien de ce que vous y faites n’est enregistré.
La psychanalyse est à la fois une méthode pour explorer la vie psychique, une façon de soigner et un ensemble de théories sur le fonctionnement de l’esprit. Freud la définit ainsi en 1922, et la définition tient toujours. Son point de départ est une hypothèse simple et vertigineuse : une partie de ce qui nous fait agir, aimer, souffrir, nous échappe. Elle n’est pas absente pour autant. Elle se manifeste par des détours : un rêve qui insiste, un oubli malvenu, un mot qui sort à la place d’un autre, une histoire d’amour qui ressemble trop à la précédente, un symptôme qui résiste à tous les conseils de bon sens.
La méthode, elle, tient en une règle : dire ce qui vient, sans trier, à quelqu’un qui écoute sans juger. Ce n’est pas une conversation ordinaire, et ce n’est pas un cours. C’est une parole qui, en se déployant, finit par entendre ce qu’elle dit. L’analyste n’est pas là pour donner des conseils ni pour décréter le sens des choses ; il relance, il souligne, il fait entendre ce qui se dit derrière ce qui est dit. Ce qui se rejoue avec lui, l’attente, la défiance, l’affection, le transfert, devient l’un des moteurs du travail.
Le but n’est pas d’effacer un symptôme à tout prix, même si les symptômes, souvent, s’en vont. C’est de retrouver une marge de manœuvre là où l’on se croyait condamné à répéter. Freud parlait de transformer « la misère hystérique en malheur banal ». Dit autrement : rendre la vie plus vivable, plus libre, plus à soi.
Les notions qui reviennent dans toutes les pages, inconscient, refoulement, transfert, pulsion, symptôme, objet a, réel, sont expliquées une à une dans le glossaire vivant. Les rêves, les lapsus et les actes manqués ont leur page : l’inconscient au quotidien.
Beaucoup de personnes hésitent à consulter parce qu’elles ne savent pas à quoi s’attendre. Voici, sans mystère, comment les choses se passent au cabinet.
Non, l’analyste ne dit pas seulement « hm hm ». Il lui arrive de dire « hm » tout court, et même, les grands jours, des phrases entières. Plus sérieusement : au cabinet, nous répondons aux questions pratiques, nous expliquons le cadre, et nous parlons quand une parole peut aider. Le silence est un outil, pas un dogme.
La demande naît le plus souvent d’une souffrance, parfois d’un simple désir de mieux se connaître. La psychanalyse s’est construite sur les névroses, et elle reste précieuse là où quelque chose se répète : dans la vie amoureuse, professionnelle, familiale. Elle accompagne aussi les deuils, les dépressions qui reviennent, les angoisses sans objet, les troubles de la personnalité, les suites lointaines d’un trauma, les questions sur la sexualité, le couple, la parentalité, et ce sentiment diffus de passer à côté de sa vie.
Les mêmes histoires d’amour, les mêmes conflits au travail, la même place dans la famille. On comprend, on se promet, et ça recommence. C’est le terrain de prédilection de l’analyse.
Un deuil figé, une dépression qui revient, une angoisse sans raison apparente, un passé qui pèse. Le travail dans la durée permet de dénouer ce que le temps seul ne dénoue pas.
Se connaître, comprendre son histoire, retrouver le goût de désirer. Il n’est pas nécessaire d’aller mal pour faire une analyse ; beaucoup viennent pour vivre mieux.
Pour un trauma récent, une phobie qui empêche de vivre, un trouble panique, l’EMDR ou une TCC agissent souvent plus vite, et nous les proposons. Pour l’autisme, nous suivons les recommandations de la Haute Autorité de santé, qui ne recommande pas la psychanalyse pour traiter le trouble lui-même. Pour un trouble psychiatrique sévère, le suivi médical est indispensable, et l’écoute analytique vient en complément. La page pour quelles souffrances, pour qui ? fait le tri honnêtement.
Lacan a proposé une image pour dire comment chacun de nous tient debout : trois ronds de ficelle, le réel, le symbolique et l’imaginaire, noués de telle sorte qu’ils ne tiennent qu’ensemble. Coupez-en un, et les deux autres se séparent. Beaucoup de souffrances ressemblent à un nœud qui a lâché quelque part. Essayez, puis lisez la page consacrée à Lacan pour aller plus loin.
On entend souvent que la psychanalyse « n’a pas fait ses preuves ». C’est inexact, et c’est aussi trop simple dans l’autre sens. Les thérapies psychodynamiques, c’est-à-dire d’inspiration psychanalytique, ont été évaluées dans des centaines d’études. Elles montrent des effets réels, comparables aux autres psychothérapies reconnues, avec une particularité : leurs bénéfices ont tendance à se maintenir, voire à augmenter, après la fin du traitement. Les preuves restent moins nombreuses que pour les TCC, et la cure type, longue et intensive, est plus difficile à évaluer.
Une taille d’effet de 0,8 est considérée comme forte en psychologie. Les chiffres viennent d’études précises, sur des populations précises : ils montrent une tendance, ils ne promettent rien à une personne en particulier. Le détail, les limites et les critiques sont dans la page points forts et points faibles de la psychanalyse.
Une pratique se nourrit de lectures. Voici les auteurs qui ont le plus compté pour notre façon d’écouter, chacun avec sa page : ce qu’il a trouvé, ce qu’il a raté, et pourquoi on l’aime au cabinet.
Le moi n’est pas maître dans sa propre maison.
Je dis toujours la vérité : pas toute, parce que toute la dire, on n’y arrive pas.
C’est en jouant, et peut-être seulement quand il joue, que l’enfant ou l’adulte est libre de se montrer créatif.
L’incestuel, c’est un climat : un climat où souffle le vent de l’inceste, sans qu’il y ait inceste.
On ne connaît un objet qu’en agissant sur lui et en le transformant.
Au Cabinet Bouche & Chmura, la psychanalyse n’est pas une chapelle. Elle est l’une des approches du cabinet, à côté des bilans psychologiques et neuropsychologiques, des TCC, de l’EMDR, de la thérapie de couple et familiale, de la pédopsychologie. Le praticien qui mène les analyses s’est formé par sa propre analyse, en plusieurs tranches, par plus d’une décennie de séminaires dans trois associations psychanalytiques, et il soumet sa pratique à un contrôle individuel, sous l’égide de l’École de la Cause freudienne, et à une supervision collective avec des psychanalystes de la Société psychanalytique de Paris.
L’écoute analytique accompagne toutes nos pratiques, et nos autres pratiques nous rendent plus attentifs en analyse : à un TDAH passé inaperçu, à un trauma qui demande l’EMDR, à une urgence qui demande un médecin. Pourquoi un cabinet intégratif
Secret professionnel, neutralité bienveillante, contrôle régulier de la pratique, coordination avec vos autres soignants si vous le souhaitez. Tout ce que le cabinet sait faire
Colombes, à deux pas de la gare Les Vallées ; les Pavillons-sous-Bois, accessible aux personnes à mobilité réduite ; l’Ardèche, quatre jours par mois ; et la téléconsultation, 365 jours par an. La psychanalyse en Ardèche
Bilans, tests en ligne, outils de relaxation, aide pour un dossier MDPH : l’analyse n’est pas isolée du reste de la vie. L’écoute analytique dans toutes nos pratiques
Pour la présentation générale de la psychanalyse au cabinet, avec le parcours de formation du praticien et l’enregistrement audio « La parole écoutée », voir aussi la page psychanalyse du site.
Chaque page peut se lire seule. Presque toutes proposent un questionnaire, des cartes à retourner ou un schéma interactif. Rien n’est enregistré ni envoyé : tout reste dans votre navigateur.
Six questions, et le guide vous propose les trois pages qui vous concernent le plus. Il n’y a pas de bonne ni de mauvaise réponse.
Vrai ou faux ? La réponse s’affiche dès que vous choisissez. Les vingt-quatre idées reçues complètes sont dans la page dédiée.
La psychothérapie est le terme général pour tout traitement par la parole. La psychanalyse en est une forme particulière, qui s’intéresse à l’inconscient, au transfert et à ce qui se répète, et qui se mène dans la durée. Entre les deux, la psychothérapie d’orientation analytique, en face à face, souvent hebdomadaire, est la forme la plus pratiquée aujourd’hui.
Personne ne peut le dire au premier rendez-vous. Certaines personnes viennent quelques mois pour traverser un moment précis, d’autres plusieurs années. Les séances sont régulières, et l’arrêt se décide en en parlant. Le cadre en détail
Les séances d’un psychanalyste libéral ne sont pas remboursées par l’Assurance maladie, sauf si elles sont faites par un psychiatre. Certaines mutuelles prennent en charge une partie des séances de psychologue. Le cabinet n’adhère pas au dispositif Mon soutien psy. Les honoraires sont indiqués sur la page lieux et tarifs, et la page psychanalyse et argent explique pourquoi le paiement fait partie du cadre.
Oui. Les études sur la psychothérapie par vidéo montrent une efficacité proche de celle des séances en présentiel. Au cabinet, la téléconsultation est possible 365 jours par an, et permet de garder le fil en voyage ou loin des trois cabinets.
Avec les enfants, on travaille par le jeu, le dessin, la parole, et avec les parents. Plusieurs études montrent l’intérêt des psychothérapies psychanalytiques chez l’enfant et l’adolescent, notamment dans la dépression. Pour l’autisme, nous suivons les recommandations de la Haute Autorité de santé. Enfance, adolescence, parentalité
Le plus simple est d’en parler lors d’un premier entretien : c’est fait pour cela. Vous pouvez aussi lire la page pour quelles souffrances, pour qui ? et faire le questionnaire « prêt pour une analyse ? » de la page se tester.
Un premier rendez-vous permet de poser la demande, sans engagement. Les adultes, les adolescents, les enfants, les couples et les familles sont reçus à Colombes, aux Pavillons-sous-Bois et en Ardèche, ou en téléconsultation.
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La « loi de l’instrument », formulée par en 1964 puis reprise par dans The Psychology of Science: A Reconnaissance (1966), rappelle qu’« il est tentant, si le seul outil dont on dispose est un marteau, de traiter tout comme si c’était un clou ».
En psychologie, une méthode ne peut pas répondre à toutes les situations. Forts de plusieurs décennies de pratique et de formations complémentaires, nous mobilisons de nombreux outils, choisis avec discernement, afin d’identifier rapidement les leviers les plus efficaces. Nous proposons ainsi un accompagnement aussi bref qu’efficace, tout en sachant accompagner aussi bien les suivis prolongés que le besoin d’un espace de parole régulier.