Sexologie : comprendre les difficultés sexuelles, en parler, se faire aider
Comprendre, accompagner, transmettre : quelques repères de psychopédagogie, nourris de notre pratique et de notre passion, à partager avec nos patients.
Un désir qui s’éteint sans qu’on sache pourquoi, une panne qui se répète, une douleur qu’on n’ose pas avouer, la peur de décevoir qui transforme l’intimité en examen, un couple où l’on ne se parle plus de ce qui compte. Les difficultés sexuelles sont parmi les plus fréquentes, et parmi les plus silencieuses. Ce dossier en parle avec sobriété et bienveillance, sans détail cru et sans jugement, pour toutes les orientations, pour les personnes seules comme pour les couples : ce qui se passe dans le corps et dans la tête, ce qu’il faut vérifier avec un médecin, et ce qui peut vraiment aider.
Mise à jour le 24 octobre 2026 · Lecture : environ 18 minutes
Une petite scène animée montre ici deux silhouettes qui s’éloignent sous le poids de la peur, du silence et de la pression, puis se rapprochent peu à peu quand la parole, la tendresse et la sécurité reviennent.
La sexualité n’est pas une mécanique qui marcherait ou ne marcherait pas. C’est une expérience qui engage en même temps le corps, les émotions, l’histoire de chacun et la relation à l’autre. C’est pourquoi elle est si sensible à tout ce qui se passe dans la vie : la fatigue, le stress, une maladie, un traitement, une naissance, un deuil, une dispute jamais réparée, une ancienne honte qui se réveille. Une difficulté sexuelle n’est donc presque jamais « seulement physique » ni « seulement dans la tête » : elle est le plus souvent les deux à la fois.
La sexologie est le domaine qui s’intéresse à ces difficultés, et plus largement à la santé sexuelle. L’Organisation mondiale de la santé la définit d’ailleurs comme un état de bien-être, et pas seulement comme l’absence de trouble : pouvoir vivre une sexualité librement choisie, sans contrainte, sans peur, sans honte, et source de satisfaction. Ce n’est pas une affaire de performance, de fréquence ou de norme. C’est une affaire de bien-être, pour soi et avec l’autre.
On ne parle de trouble, au sens médical, que lorsqu’une difficulté dure, se répète, et fait souffrir la personne elle-même. Une sexualité peu fréquente vécue sereinement, une période calme dans un couple, l’absence d’attirance chez une personne asexuelle qui s’en porte bien : rien de tout cela n’est une maladie. À l’inverse, une difficulté qui pèse mérite d’être entendue, même si elle paraît « banale » : elle l’est sans doute, et c’est justement une bonne nouvelle, parce que les difficultés banales se travaillent bien.
À retenir
Les difficultés sexuelles sont très fréquentes, chez les femmes comme chez les hommes, à tous les âges et dans toutes les orientations.
Le corps et le psychisme y sont presque toujours mêlés : un avis médical fait toujours partie de la démarche.
On parle de trouble seulement si la difficulté dure et fait souffrir ; la norme, c’est votre satisfaction, pas une moyenne.
Ces difficultés se travaillent bien : comprendre, apaiser la peur et les souvenirs, retrouver la parole, seul ou à deux.
Les difficultés les plus fréquentes
Retournez les cartes. Chaque difficulté a sa page dans ce dossier, avec des explications, des situations fictives, un quiz pédagogique et des pistes concrètes.
D’autres difficultés existent, comme l’absence d’orgasme, l’aversion pour certains contacts, ou des questions sur son orientation ou son identité. Elles ont aussi leur place en consultation. Pour comprendre comment les classifications médicales nomment toutes ces situations, et pourquoi l’OMS les a sorties du chapitre des troubles mentaux, voyez les difficultés sexuelles dans le DSM-5-TR et la CIM-11.
Le corps et le psychisme, ensemble
Pendant longtemps, on a opposé les difficultés « organiques », qui relèveraient du médecin, et les difficultés « psychologiques », qui relèveraient du psy. La classification de l’OMS a abandonné cette séparation en 2022, et c’est une très bonne chose, car elle ne correspondait pas à la réalité. Un trouble de l’érection peut commencer par un problème vasculaire, puis s’entretenir par la peur. Une douleur peut naître d’une infection, puis persister par la contraction et l’appréhension. Une baisse de désir peut venir d’un traitement et s’aggraver par la culpabilité.
Toujours vérifier les causes médicales
Avant ou en parallèle de toute psychothérapie, parlez-en à un médecin (médecin traitant, gynécologue, sage-femme, urologue). Il pourra rechercher une cause vasculaire, hormonale, une maladie comme le diabète, une douleur gynécologique, ou un effet de médicament. Un trouble de l’érection peut même être un signal d’alerte pour le cœur. N’arrêtez jamais un traitement sans en parler à votre médecin : il existe souvent des alternatives.
Le psychisme, de son côté, agit sur le corps par des voies bien réelles. L’excitation sexuelle a besoin d’un système nerveux en mode « détente » ; l’inquiétude active le mode « alarme », celui de l’adrénaline, qui prépare à se défendre et pas à s’abandonner. C’est pourquoi un corps en parfaite santé peut « ne pas suivre » quand la peur est là. Et c’est pourquoi les approches psychologiques sont utiles même quand une cause physique existe : elles s’occupent de ce que la difficulté a déclenché, la peur, la honte, l’évitement, la tension dans le couple.
Pourquoi le stress coupe-t-il si souvent le désir ?
Parce que le corps ne sait pas faire deux choses à la fois : se protéger et se laisser aller. Le stress chronique maintient l’organisme en alerte, perturbe le sommeil et occupe l’esprit. Le désir passe alors au second plan, de façon très logique. Il revient souvent quand la pression redescend, à condition que la difficulté n’ait pas, entre-temps, installé sa propre peur ou son propre silence dans le couple.
Et les médicaments ?
Certains antidépresseurs, certains traitements de l’hypertension, de l’épilepsie, de la prostate, des traitements hormonaux ou de la psychiatrie peuvent toucher le désir, l’excitation, l’érection ou l’orgasme. L’alcool, le cannabis et le tabac aussi. Le lien n’est pas systématique, mais il mérite toujours d’être posé avec le médecin, qui peut souvent ajuster le traitement.
Quelques ordres de grandeur
1 sur 3femme environ rapporte un manque d’intérêt durable dans les grandes enquêtes, mais bien moins en souffrent
1 sur 5homme environ, après 40 ans, signale des difficultés d’érection au moins occasionnelles
20 à 30 %des hommes s’inquiètent de la rapidité de leur éjaculation
6 moisenviron : la durée à partir de laquelle on parle de trouble, s’il y a souffrance
Ces chiffres sont des ordres de grandeur, qui varient beaucoup selon les études, les pays et les définitions. Ils rappellent surtout une chose : vous n’êtes pas seul. Ils montrent aussi un écart important entre le nombre de personnes qui rencontrent une difficulté et le nombre de celles qui en souffrent vraiment. Une difficulté n’est pas forcément un problème ; elle le devient quand elle pèse. La grande enquête française sur les sexualités publiée par l’Inserm en 2024 décrit d’ailleurs des sexualités plus diverses qu’autrefois, et pour beaucoup moins fréquentes, sans que cela soit forcément vécu comme un manque.
Idées reçues : vrai ou faux ?
Idée reçue 1
« Les problèmes sexuels, ça se règle au lit, pas chez un psy. »
Une grande partie des difficultés sexuelles, une fois le corps vérifié, tiennent à la peur, à la honte, à la fatigue, à l’histoire ou à la relation. C’est exactement ce qui se travaille en séance.
Idée reçue 2
« Avec l’âge, c’est fini. »
Le désir et le plaisir changent de forme avec l’âge, ils ne disparaissent pas. Beaucoup de personnes décrivent une sexualité plus libre après 50 ans, débarrassée de la performance.
Idée reçue 3
« La peur d’échouer peut suffire à provoquer l’échec. »
C’est le cercle de l’anxiété de performance : l’attention quitte les sensations pour surveiller, l’excitation redescend, et la peur semble avoir eu raison.
Idée reçue 4
« Avoir mal la première fois, puis après, c’est normal. »
Une douleur pendant les rapports n’est pas normale et ne doit pas être supportée. Elle mérite un examen médical bienveillant et se soigne.
Idée reçue 5
« Si on n’a plus envie, c’est qu’on n’aime plus. »
Le désir baisse d’abord sous l’effet du stress, de la fatigue, d’une dépression, d’un traitement ou d’une colère non dite. L’amour peut être intact.
Idée reçue 6
« Un médicament de l’érection règle le problème. »
Il aide beaucoup d’hommes, quand il est prescrit par un médecin. Mais il ne crée pas le désir et ne traite pas la peur ni la relation. L’associer à un accompagnement psychologique donne souvent des résultats plus durables.
Ce qui peut aider
Il n’existe pas de solution unique, et c’est logique : une difficulté qui mêle le corps, les émotions, l’histoire et le lien demande souvent plusieurs approches, choisies et ordonnées pour chaque personne.
Soigner le corps
Le médecin
Rechercher une cause physique, ajuster un traitement, soigner une douleur, une sécheresse, un trouble hormonal, proposer un traitement de l’érection ou de l’éjaculation quand il est indiqué.
Comprendre
L’information
Savoir que le désir peut naître pendant la rencontre, que la peur coupe l’excitation, que la douleur crée la contraction : cette simple compréhension soulage souvent la honte.
Apaiser
L’EMDR
Quand une première panne humiliante, une expérience douloureuse ou une violence subie pèse encore, l’EMDR aide le souvenir à perdre sa charge et prépare les situations à venir.
Donner du sens
L’écoute analytique
Le désir a une histoire. Pourquoi maintenant, pourquoi avec cette personne, que dit ce symptôme ? La parole libre permet de lever des interdits anciens et de comprendre ce qui se répète.
Agir
Les outils des TCC
Focalisation sensorielle, désensibilisation progressive, travail sur les pensées et l’évitement : des outils concrets, proposés quand ils ont du sens, jamais imposés.
À deux
La thérapie de couple
Sortir des reproches et des silences, traduire ce que chacun vit, retrouver une tendresse sans enjeu. Vous pouvez aussi commencer seul.
D’autres professionnels ont toute leur place : la sage-femme ou le kinésithérapeute pour la rééducation périnéale, le gynécologue ou l’urologue, parfois un médecin de la douleur. Le plus utile est qu’ils se parlent, avec votre accord.
Notre approche en bref
Au Cabinet Bouche & Chmura, la sexologie est assurée par le psychothérapeute. La plupart des demandes viennent d’hommes : une panne qui se répète, une érection qui se dérobe seulement dans certaines situations, et parfois justement avec la personne qui compte le plus, une éjaculation trop rapide ou qui n’arrive plus, un doute sur son corps et sur ce qu’il vaut. Nous recevons aussi des femmes, des couples, des personnes de toutes orientations, pour une baisse du désir, des douleurs, un vaginisme, ou un corps qui reste muet.
Notre conviction tient en une phrase : le corps va souvent très bien, ce qui bloque a une histoire, et c’est elle que nous prenons au sérieux. Nos deux axes principaux sont l’EMDR, pour les souvenirs qui pèsent, les déclencheurs actuels et la préparation de l’avenir, et l’écoute analytique, pour l’histoire du désir, les interdits, ce qui se répète et ce qui se joue dans le couple. Les outils des TCC viennent en complément, et la thérapie de couple prend le relais quand le lien est en jeu. La neuropsychologue intervient plus rarement, par exemple quand un TDAH ou un autisme non reconnu complique la vie intime.
Au cabinet
Les consultations ont lieu au cabinet ou en téléconsultation, seul ou à deux, sans aucun examen ni contact physique : tout passe par la parole, et les éventuels exercices se font chez vous. Nous travaillons en lien avec votre médecin, votre gynécologue, votre sage-femme ou votre urologue, si vous le souhaitez. Voir notre approche en détail et la sexologie au cabinet.
Ce que dit la recherche, en résumé : la sexothérapie et les thérapies cognitives et comportementales sont les approches psychologiques les plus étudiées pour les difficultés sexuelles ; l’association d’un traitement médical et d’un accompagnement psychologique semble améliorer la satisfaction ; l’EMDR est recommandée pour les suites traumatiques, et son application directe aux difficultés sexuelles reste peu étudiée ; l’écoute analytique repose sur une longue tradition clinique. Nous ne promettons aucun résultat, mais nous voyons chaque jour combien ces difficultés peuvent évoluer quand on les prend au sérieux.
Une sexualité qui change avec la vie
La sexualité n’est pas un état fixe. Elle se transforme avec le corps, avec les relations et avec les étapes de la vie, et chaque période a ses questions propres.
Les premières années de la vie intime sont souvent marquées par l’inquiétude d’être « normal », nourrie par des images irréalistes. Une première panne, une douleur découverte, une éjaculation rapide, des questions sur son orientation : tout cela est fréquent, et consulter tôt évite que la peur s’installe.
Le désir fluctue pendant la grossesse, et la reprise après la naissance prend souvent du temps : fatigue, cicatrices, périnée, allaitement, nouvelle place de parent. Il n’y a pas de délai à respecter pour « devoir » reprendre, et un accouchement difficile peut laisser une peur qui se travaille.
La ménopause peut apporter sécheresse, douleurs et changements du désir, pour lesquels des traitements existent ; c’est aussi, pour beaucoup, une période de liberté nouvelle. Chez les hommes, les premiers changements de l’érection invitent à vérifier sa santé cardiovasculaire et à sortir de la seule logique de performance.
Le désir n’a pas d’âge, même s’il change de forme. Maladies, traitements, chirurgies, veuvage ou nouvelle relation posent des questions qui se travaillent à tout âge. La tendresse prend souvent une place plus grande, et il n’est jamais trop tard pour consulter.
Quand une expérience difficile pèse sur l’intimité
Toutes les difficultés sexuelles ne viennent pas d’un traumatisme, et il serait injuste de le supposer. Mais chez certaines personnes, une expérience difficile laisse des traces dans la vie intime, parfois des années plus tard, et parfois sans qu’elles fassent le lien : une première fois douloureuse ou humiliante, des moqueries, un examen médical brutal, un accouchement traumatique, ou des violences sexuelles, plus fréquentes qu’on ne le croit, chez les femmes comme chez les hommes.
Ces traces prennent des formes variées : un corps qui se fige, une contraction, un dégoût soudain, l’impression d’être absent pendant les rapports, une perte de désir, ou au contraire une sexualité qui sert à reprendre le contrôle. Rien de tout cela n’est une faute ni une bizarrerie : ce sont des protections d’un corps qui a appris que l’intimité pouvait être dangereuse.
Ces traces se soignent. Au cabinet, personne ne vous demandera de raconter ce que vous ne souhaitez pas raconter. Le travail commence par la sécurité et la stabilisation, à votre rythme. L’EMDR est l’une des psychothérapies recommandées pour les suites de traumatismes : elle aide le souvenir à perdre sa charge, pour que le corps puisse à nouveau distinguer le présent du passé. Voir l’EMDR et émotions et sexualité.
Oser en parler
Le plus difficile, souvent, n’est pas la difficulté elle-même, mais le silence qui l’entoure. Beaucoup de personnes attendent des années avant d’en parler à leur médecin, à leur partenaire, ou à qui que ce soit. Elles ont peur d’être jugées, de paraître ridicules, ou de découvrir que « c’est grave ». Pendant ce temps, la honte grandit, l’évitement s’installe, et le partenaire, qui ne comprend pas, imagine parfois qu’il n’est plus désiré.
Avec un médecin, une phrase simple suffit pour ouvrir la porte : « J’aimerais vous parler d’une difficulté dans ma vie intime. » Les médecins, les sages-femmes et les gynécologues entendent ces questions très régulièrement ; si celui que vous voyez semble mal à l’aise, vous avez le droit d’en consulter un autre. Avec votre partenaire, mieux vaut choisir un moment calme, loin de la chambre, et parler de ce que vous ressentez plutôt que de ce que l’autre fait. Et si la conversation semble impossible à deux, elle devient souvent possible à trois, en séance.
Un peu d’humour aide parfois à franchir le pas. La sexualité est l’un des rares domaines où l’on s’attend à être parfait sans jamais avoir appris, sans mode d’emploi, et en comparant sa vie réelle à des images qui ne le sont pas. Vu sous cet angle, il serait plutôt étonnant que tout fonctionne toujours sans accroc.
Et si mon partenaire ne veut pas en parler ?
C’est fréquent, et ce n’est pas forcément un refus de vous : la gêne, la peur d’être mis en cause ou la honte rendent ce sujet très difficile pour certaines personnes. Vous pouvez commencer seul, pour comprendre ce qui se joue de votre côté et trouver une autre façon d’aborder la question. Il arrive souvent que le partenaire accepte de venir plus tard, quand il a compris qu’il ne s’agit pas d’un procès.
Par où commencer ? Le petit quiz
Six questions pour vous orienter dans le dossier. Quiz pédagogique, ce n’est ni un test validé ni un diagnostic, et il ne pose aucune question sur vos pratiques.
Tout le dossier
Chaque page est longue, illustrée, interactive, et se termine par des questions fréquentes. Choisissez par où entrer.
Une difficulté sexuelle est-elle physique ou psychologique ?
Le plus souvent, les deux à la fois. Une cause physique (vasculaire, hormonale, médicamenteuse, gynécologique) peut déclencher une peur qui entretient la difficulté, et une peur peut agir sur le corps. C’est pourquoi un avis médical et un accompagnement psychologique se complètent.
Faut-il entrer dans les détails en consultation ?
Non. On parle d’émotions, de peur, de fatigue, d’histoire et de relation, à votre rythme. Personne ne vous demandera de détails que vous ne souhaitez pas donner, et il n’y a jamais d’examen ni de contact physique en psychothérapie.
Le cabinet reçoit-il les couples de même sexe et les personnes seules ?
Oui. Nous recevons toutes les personnes et tous les couples, quelles que soient leur orientation, leur identité et leur configuration de vie. Personne n’a à justifier sa vie pour être compris, et l’on peut consulter seul pour une difficulté qui concerne le couple.
Quelles approches utilisez-vous en sexologie ?
Nos deux axes principaux sont l’EMDR, pour les souvenirs qui pèsent et la préparation de l’avenir, et l’écoute analytique, pour l’histoire du désir et ce qui se répète. Les outils des TCC viennent en complément, et la thérapie de couple quand le lien est en jeu, en lien avec votre médecin.
Peut-on consulter en téléconsultation pour une difficulté sexuelle ?
Oui. Les entretiens, l’écoute analytique, la thérapie de couple et l’EMDR peuvent se faire à distance, avec quelques adaptations. Beaucoup de personnes se sentent même plus à l’aise chez elles pour aborder ces sujets.
En parler, simplement
La première phrase est la plus difficile. Un premier rendez-vous permet d’entendre ce que vous vivez, seul ou à deux, et de choisir la suite, en lien avec votre médecin. Au cabinet ou en téléconsultation.
La « loi de l’instrument », formulée par Abraham Kaplan en 1964 puis reprise par Abraham Maslow dans The Psychology of Science: A Reconnaissance (1966), rappelle qu’« il est tentant, si le seul outil dont on dispose est un marteau, de traiter tout comme si c’était un clou ».
En psychologie, une méthode ne peut pas répondre à toutes les situations. Forts de plusieurs décennies de pratique et de formations complémentaires, nous mobilisons de nombreux outils, choisis avec discernement, afin d’identifier rapidement les leviers les plus efficaces. Nous proposons ainsi un accompagnement aussi bref qu’efficace, tout en sachant accompagner aussi bien les suivis prolongés que le besoin d’un espace de parole régulier.