Idée reçue 1
« C’est un manque d’éducation. »
Les parents d’enfants TDAH éduquent souvent deux fois plus que les autres. L’éducation ne crée pas le TDAH, mais elle peut beaucoup pour l’aider.
Cette page n'est pas encore publique. Entrez le mot de passe pour la consulter.
Comprendre, accompagner, transmettre : quelques repères de psychopédagogie, nourris de notre pratique et de notre passion, à partager avec nos patients.
Une attention qui zappe, des idées qui fusent, des clés qui disparaissent, des heures englouties par une passion, puis la honte des oublis. Le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité concerne une grande partie des enfants, adolescents et adultes que nous recevons. Ce guide explique, avec sérieux et un peu d’humour, ce qu’est le TDAH, comment il se repère, ce qu’il n’est pas, et ce qui aide vraiment.
Une petite scène animée montre ici l’attention d’une personne TDAH, qui saute d’un objet à l’autre, se verrouille dans l’hyperfocus, puis trouve des repères grâce à l’accompagnement.
Le zapping. L’attention n’est pas absente : elle est partout à la fois. Touchez ce qui attire la vôtre.
Changements de cible depuis votre arrivée : 0. Le son est coupé tant que vous ne l’activez pas.
Le TDAH est un trouble du neurodéveloppement : il ne s’attrape pas, il ne vient pas d’une mauvaise éducation, et il ne se résume pas à un enfant qui bouge. Il concerne la manière dont le cerveau règle son attention, freine ses élans et organise l’action dans le temps. Les personnes TDAH ne manquent pas d’attention : elles en ont parfois trop, mais elle va où elle veut, quand elle veut. Devant ce qui passionne, elle se verrouille au point d’en oublier le monde (c’est l’hyperfocus) ; devant ce qui est long, répétitif ou lointain, elle file par la fenêtre.
Le diagnostic repose sur des difficultés présentes depuis l’enfance (avant 12 ans), dans plusieurs lieux de vie (maison, école, travail), et qui ont un retentissement réel sur la vie quotidienne. Il se pose après une évaluation soigneuse, car beaucoup d’autres situations ressemblent à un TDAH sans en être un. Les classifications internationales le décrivent sous trois présentations : à dominante inattentive (le TDA, souvent passé inaperçu), à dominante hyperactive-impulsive, ou combinée.
Pour la définition détaillée, lisez qu’est-ce que le TDAH ? ; pour les signes un à un, la page symptômes du TDAH.
Retournez les cartes. Chaque famille a sa page, avec des exemples de la vie quotidienne et un petit test.
Autour de ces trois familles gravitent des difficultés moins connues mais très présentes : les émotions qui débordent, le rapport au temps et la procrastination, les oublis, le sommeil, l’hyperfocus.
Ces chiffres sont des ordres de grandeur. Les filles et les femmes restent moins souvent diagnostiquées, parce que leur TDAH est plus souvent inattentif, discret, et compensé au prix d’une grande fatigue : voir le TDAH au féminin.
Idée reçue 1
Les parents d’enfants TDAH éduquent souvent deux fois plus que les autres. L’éducation ne crée pas le TDAH, mais elle peut beaucoup pour l’aider.
Idée reçue 2
C’est justement le signe d’une attention qui dépend de l’intérêt : l’hyperfocus fait partie du tableau.
Idée reçue 3
L’agitation visible diminue souvent, mais les difficultés d’attention et d’organisation persistent fréquemment à l’âge adulte.
Idée reçue 4
Tout le monde est distrait parfois. Le TDAH, c’est une distraction qui dure depuis l’enfance, partout, et qui coûte cher.
Vingt idées reçues sont passées au crible, avec humour, sur la page idées reçues sur le TDAH.
Nous recevons régulièrement des enfants et des adultes à qui l’on a dit « TDAH » alors que leurs difficultés venaient d’ailleurs, et d’autres dont le TDAH n’avait jamais été repéré. Un traumatisme peut donner une hypervigilance qui ressemble à de l’inattention ; l’anxiété disperse ; un haut potentiel s’ennuie et décroche ; un trouble du sommeil épuise l’attention ; un trouble dys fatigue jusqu’à l’agitation. C’est pourquoi un bilan sérieux évalue aussi l’efficience intellectuelle, l’histoire de vie, le sommeil, les émotions, et le contexte.
Au cabinet, la neuropsychologue évalue l’attention, les fonctions exécutives et l’efficience intellectuelle avec des tests étalonnés ; le psychothérapeute, formé au trauma, à l’EMDR, aux TCC et à l’écoute analytique, explore l’histoire, les émotions et ce qui se répète. Les deux regards se croisent pour éviter les erreurs dans les deux sens. Voir le double regard neuropsychologue et psychothérapeute, les erreurs de diagnostic et TDAH et trauma.
Ce sont deux confusions fréquentes. L’agitation, l’irritabilité et les nuits courtes peuvent évoquer l’une ou l’autre ; la curiosité et l’ennui scolaire d’un enfant à haut potentiel peuvent ressembler à de l’inattention, et les deux peuvent coexister. Lisez TDAH et bipolarité et TDAH et HPI.
Mettre des mots sur son fonctionnement soulage la honte et ouvre la porte aux stratégies. C’est la première marche, pour la personne comme pour sa famille.
Organisation, gestion du temps, des émotions et de l’impulsivité : des outils concrets, ajustés à chacun. Voir TDAH et TCC et la boîte à outils.
Pour les souvenirs d’humiliation, d’échec ou de rejet qui entretiennent l’anxiété et la mauvaise estime de soi. Voir TDAH et EMDR.
Le sujet derrière le symptôme : l’histoire, ce qui se répète, ce que l’agitation dit parfois. Voir TDAH et psychanalyse.
Exercer l’attention et les fonctions exécutives avec méthode, et transposer les progrès dans la vie réelle. Voir psychothérapie et remédiation.
Il peut aider beaucoup de personnes ; il se discute et se suit avec le médecin. Voir les médicaments du TDAH.
Nous défendons une approche croisée : un bilan qui écarte les faux TDAH, puis un accompagnement qui combine ce qui convient à chacun, au bon moment.
Cinq questions pour vous orienter dans le guide. Ce n’est pas un test de TDAH : pour cela, voyez la page se tester.
Chaque page est longue, illustrée, interactive, et se termine par des questions fréquentes. Choisissez par où entrer.
Seule une évaluation peut le dire. Elle repose sur l’histoire du développement, les observations des parents et des enseignants, et un bilan neuropsychologique qui mesure l’attention, les fonctions exécutives et l’efficience intellectuelle. Les questionnaires de la page se tester aident à savoir s’il est utile de consulter.
Oui, et c’est fréquent. Beaucoup d’adultes ont compensé pendant des années, jusqu’au jour où les exigences dépassent leurs stratégies : un poste à responsabilités, des études exigeantes, un enfant. Les signes doivent cependant exister depuis l’enfance, ce que l’évaluation recherche.
On ne « guérit » pas d’un fonctionnement, mais on peut apprendre à le piloter. Compréhension, outils, psychothérapie, remédiation cognitive et, si besoin, traitement médical réduisent nettement les difficultés et révèlent souvent de vraies forces : énergie, créativité, réactivité.
Oui : traumatisme, anxiété, dépression, haut potentiel, troubles du sommeil, troubles dys, bipolarité. C’est pourquoi nous associons le regard d’une neuropsychologue et celui d’un psychothérapeute, pour ne pas poser le diagnostic à tort, ni le manquer.
Oui : enfants, adolescents, adultes, couples et familles, à Colombes, aux Pavillons-sous-Bois, en Ardèche ou en téléconsultation. Le bilan TDAH et le suivi peuvent se faire au même endroit, avec des cliniciens qui se parlent.
Un premier rendez-vous permet d’entendre ce que vous vivez, vous ou votre enfant, et de choisir la suite : un bilan, un accompagnement, ou les deux. Au cabinet ou en téléconsultation.
Cliquer sur la photo ou utiliser + et − pour zoomer. Échap pour fermer.
Chargement de l'article…
La « loi de l’instrument », formulée par Abraham Kaplan en 1964 puis reprise par Abraham Maslow dans The Psychology of Science: A Reconnaissance (1966), rappelle qu’« il est tentant, si le seul outil dont on dispose est un marteau, de traiter tout comme si c’était un clou ».
En psychologie, une méthode ne peut pas répondre à toutes les situations. Forts de plusieurs décennies de pratique et de formations complémentaires, nous mobilisons de nombreux outils, choisis avec discernement, afin d’identifier rapidement les leviers les plus efficaces. Nous proposons ainsi un accompagnement aussi bref qu’efficace, tout en sachant accompagner aussi bien les suivis prolongés que le besoin d’un espace de parole régulier.