Difficultés relationnelles : comprendre ce qui coince avec les autres
Par une froide journée d’hiver, raconte Schopenhauer, des porcs-épics se blottissent en tas pour lutter contre le gel. Leurs piquants les blessent ; ils s’écartent ; le froid les ramène. À force d’allers et retours, ils découvrent un intervalle supportable, assez près pour se réchauffer, assez loin pour ne plus se piquer. Au cabinet, nous rencontrons beaucoup de porcs-épics : des personnes qui se piquent, d’autres qui grelottent, et bien souvent les deux à la fois.
Des disputes qui repartent pour un rien, des conversations qui tournent au malentendu, un silence qui s’installe à table, la solitude au milieu d’un open space ou d’un repas de famille, les mêmes déceptions d’une relation à l’autre : ce dossier rassemble ce que notre pratique nous a appris sur les liens qui coincent, sur ce qui se joue dessous, et sur ce qui peut se déplacer.
Mise à jour le 27 octobre 2026
À cet endroit, une courte animation : deux personnes séparées par un mur de mots durs ; chaque phrase reformulée retire une brique, jusqu’à ce qu’elles puissent se voir.
La bonne distance : ce que nous apprennent les porcs-épics
La petite fable des porcs-épics se trouve dans les Parerga et Paralipomena d’Arthur Schopenhauer. Le philosophe, qui n’était pas réputé pour son goût de la compagnie, y voyait une image de la société : le besoin des autres nous rapproche, leurs défauts et les nôtres nous repoussent, et la distance moyenne que nous finissons par trouver s’appelle, disait-il, la politesse et les bonnes manières. Freud a repris la fable en 1921 (Psychologie des foules et analyse du moi) pour une raison plus dérangeante : il remarquait que presque toute relation intime et durable, le mariage, l’amitié, le lien entre parents et enfants, garde un fond d’hostilité que l’on préfère ne pas voir.
Nous aimons cette fable parce qu’elle décrit sans moraliser ce que nos patients vivent. Certains souffrent surtout des piquants : les disputes, les remarques qui blessent, les proches qui envahissent, les collègues qui écrasent. D’autres souffrent surtout du froid : personne à qui téléphoner un dimanche soir, la conversation qui ne prend pas, l’impression de regarder la vie des autres par la vitre. Beaucoup passent de l’un à l’autre, se rapprochent trop vite, se piquent, s’éloignent, puis se reprochent leur solitude. La difficulté relationnelle, vue ainsi, tient moins à un vice de fabrication qu’à une distance qui se règle mal.
Ce qui nous frappe souvent, c’est la gêne avec laquelle on en parle. Une personne vient pour des insomnies, une autre pour une fatigue, une troisième pour « faire le point », et c’est au détour d’une séance que la phrase arrive : « En fait, c’est avec les gens que ça ne va pas. » Comme si ce motif-là était moins légitime, ou plus humiliant. Il l’est pourtant autant qu’un autre. Une grande partie de la vie psychique se joue entre nous et les autres, et l’on ne se soigne pas seul de ce qui s’est construit à plusieurs.
Sartre a fait dire à l’un de ses personnages de Huis clos : « L’enfer, c’est les autres. » La phrase a fait fortune, souvent à contresens. Sartre a expliqué plus tard qu’il ne voulait pas dire que nos relations sont toujours infernales, mais que lorsqu’elles sont tordues, viciées, le regard de l’autre devient une prison, parce que nous dépendons de lui pour nous juger nous-mêmes. C’est exactement là que le travail commence : desserrer cette dépendance au regard, sans renoncer au lien.
Le paragraphe à emporter
Une difficulté avec les autres a presque toujours deux faces : ce qui se passe maintenant, dans les mots, les gestes, l’escalade, et ce qui vient d’avant, l’histoire, les blessures, une façon particulière de fonctionner. Les deux se travaillent. Rien n’oblige l’autre à changer pour que vous avanciez, parce que la seule place que l’on occupe vraiment dans une relation, c’est la sienne, et qu’un déplacement de cette place suffit souvent à modifier toute la danse.
Ce que l’on vient nous dire : neuf voix fictives
Les personnes ci-dessous n’existent pas. Elles sont composées à partir de situations que tout clinicien reconnaîtra, et chacune ouvre une porte du dossier. Filtrez selon l’endroit où la relation coince. Exemples fictifs, prénoms inventés.
1
Mathilde, 38 ans
« Ça part de la vaisselle et ça finit sur mon père »
Avec son frère, chaque conversation dérape en trois répliques. Ils ne savent même plus d’où vient la dispute ; ils savent seulement qu’elle reviendra. Ce qu’elle cherche : comprendre pourquoi la colère monte si vite, et comment ne plus jouer toujours le même rôle. Conflits à répétition
2
Bastien, 29 ans
« Je dis une chose, ils entendent l’inverse »
Il se veut clair, direct, efficace. On lui répond qu’il est blessant. Il ne comprend pas : il n’a « rien dit de mal ». Son travail en séance commencera par une découverte simple et vertigineuse : une phrase porte plusieurs messages à la fois. Se parler sans se blesser
3
Odile, 61 ans
« Mon téléphone ne sonne plus »
Depuis la retraite et le déménagement de sa fille, ses journées sont longues. Elle n’ose pas « déranger », et se reproche de ne pas savoir s’y prendre. La solitude a fini par lui sembler une preuve qu’elle n’intéresse personne. Solitude et isolement
4
Rayan, 34 ans
« À Noël, j’ai de nouveau douze ans »
Cadre respecté, père attentif, il redevient à chaque repas de famille le petit dernier dont on se moque. Il rentre de ces week-ends lessivé, en colère contre lui-même. Relations familiales difficiles
5
Clémence, 45 ans
« Ce n’est pas le travail qui m’épuise, c’est l’équipe »
Elle aime son métier. Mais un collègue la contredit en réunion, un autre lui délègue tout, et sa responsable ne tranche jamais. Elle se surprend à compter les jours jusqu’aux vacances. Relations au travail
6
Inaya, 27 ans
« C’est toujours moi qui appelle »
Son amie d’enfance répond de moins en moins. Inaya hésite entre lui en vouloir, s’en vouloir, et faire comme si de rien n’était. Elle a honte d’en souffrir autant : « ce n’est qu’une amie ». Quand l’amitié blesse
7
Fabrice, 42 ans
« Troisième fois, même scénario »
Des compagnes différentes, et chaque fois le même moment où il se sent étouffé et s’en va. Il commence à soupçonner que le point commun de ces histoires, c’est lui, et cette idée le soulage autant qu’elle l’inquiète. La répétition dans les liens
8
Lou, 23 ans
« On me trouve toujours un peu à côté »
Trop franche, trop intense, absente au milieu d’une conversation, puis intarissable sur un sujet qui la passionne. Elle se demande depuis longtemps si quelque chose dans sa façon de fonctionner explique ce décalage. Quand le fonctionnement complique les liens
9
Paul, 50 ans
« Par quel bout prendre tout ça ? »
Un peu de tout cela à la fois : un divorce récent, des amis perdus de vue, des tensions avec son fils. Avant tout, il aimerait comprendre comment on s’y prend avec un tel écheveau, et s’il doit venir seul. Notre façon d’accompagner
Vous vous reconnaissez peut-être dans deux ou trois de ces voix. C’est fréquent : la façon dont nous nous lions aux autres a une certaine cohérence, et ce qui coince au travail ressemble souvent, de loin, à ce qui coince en famille.
Une scène, deux prises
Au cinéma, quand une scène est ratée, on la refait. Dans la vie, on ne peut pas revenir en arrière, mais on peut rejouer la suivante. Ce dossier vous proposera plusieurs fois cet exercice : une scène courte, puis la même, tournée autrement. Voici la première. Deux amies, un restaurant, un retard. Exemple fictif.
Sarah attend depuis quarante minutes. Nina arrive, essoufflée, son écharpe à la main.
Sarah : « Quarante minutes. Comme d’habitude. »
Nina : « Oh, ça va, tu ne vas pas en faire une affaire. Tu sais que j’ai une vie compliquée. »
Deux répliques, et le dîner est gâché. Sarah se sent méprisée ; Nina se sent accusée d’être une mauvaise amie, ce qui la blesse d’autant plus qu’elle le craint elle-même. Le reste de la soirée sera poli, et froid.
Même restaurant, même retard.
Sarah : « J’ai cru que tu ne venais plus. Au bout d’un moment, je me suis sentie un peu bête, toute seule à cette table. »
Nina : « Pardon. Je n’ai pas vu l’heure filer, et ensuite j’ai eu honte d’écrire que j’étais encore en retard. »
Rien n’est réglé : Nina sera sans doute de nouveau en retard un jour. Mais chacune a dit quelque chose d’elle au lieu de dire quelque chose de l’autre, et la conversation peut continuer.
Dans la première prise, « comme d’habitude » transforme un retard en trait de caractère : Nina n’est plus quelqu’un qui est en retard, elle est en retard, par nature. Elle se défend donc de ce qu’elle est, pas de ce qu’elle a fait. Dans la seconde, Sarah parle de ce qu’elle a vécu à cette table, ce que personne ne peut contester. Et Nina, qui n’a plus à se défendre, peut avouer la honte qui l’a empêchée d’écrire.
Remarquez aussi ce que la seconde prise ne fait pas : elle ne demande à Sarah ni de cacher son agacement ni de sourire. Elle lui demande d’en dire la vraie couleur. La page se parler sans se blesser propose des exercices pour s’y entraîner ; la page conflits à répétition explique pourquoi la première prise est si tentante.
Sous la dispute, autre chose
Quand une relation coince, on cherche volontiers un coupable : l’autre, qui est impossible, ou soi, qui « ne sait pas s’y prendre ». En séance, nous préférons chercher à quel étage se situe la difficulté. Il y en a souvent plusieurs, et c’est leur empilement qui rend la situation si pénible. Ouvrez chaque étage.
Le rez-de-chaussée : ce qui se passe entre nous, maintenant
Les mots employés, le ton, le moment choisi, la façon dont une remarque appelle une réplique plus dure. C’est l’étage le plus visible, celui des disputes qui s’emballent et des messages qu’on regrette. C’est aussi celui où des outils simples changent vite quelque chose : reformuler, différer, dire ce que l’on ressent au lieu de juger l’autre. Voir les conflits et la communication.
Le premier étage : la place que chacun occupe
Le sauveur qui finit épuisé, la victime qui ne peut rien, le persécuteur qui ne voit pas qu’il fait peur ; l’aîné responsable de tout, le collègue qui dit oui à chaque demande. Ces places se distribuent sans qu’on les choisisse, et elles se renforcent l’une l’autre. Les reconnaître permet de ne plus les occuper par réflexe. Voir la famille et le travail.
La cave : ce qui vient d’avant
La façon dont on a été aimé, regardé, protégé ou laissé seul quand on était petit a laissé des empreintes. Elles orientent ce qu’on attend des autres, ce qu’on redoute, ce qu’on rejoue. Freud parlait de répétition, les théoriciens de l’attachement de modèles intérieurs. La réponse à « pourquoi toujours les mêmes ? » dort souvent à cet étage. Voir la répétition dans les liens.
Les fondations : une façon particulière de fonctionner
Une anxiété qui fait tout redouter du regard des autres, un TDAH qui pousse à interrompre et à oublier les anniversaires, un fonctionnement autistique qui rend l’implicite opaque, un haut potentiel qui donne le sentiment de parler une autre langue, une hypersensibilité qui fait tout ressentir trop fort. Rien là d’un défaut de caractère, et cela modifie profondément la façon d’aider. Voir quand le fonctionnement complique les liens.
Le grenier : ce que l’on pense valoir
Quand on doute de sa propre valeur, chaque relation devient un examen. On cherche des preuves qu’on est aimé, on lit du rejet dans un silence, on n’ose pas demander. Ce doute-là ne se voit pas, mais il pèse sur toute la maison. Voir l’estime de soi dans les relations et la dépendance affective.
Un même conflit avec un frère peut ainsi mêler une mauvaise habitude de langage (rez-de-chaussée), une vieille répartition des rôles (premier étage), une jalousie d’enfance (cave) et un TDAH jamais repéré (fondations). On n’est pas obligé de tout visiter. Mais savoir que la maison a plusieurs étages évite de repeindre la façade en s’étonnant que les fissures reviennent.
Par où entrer dans le dossier ?
Un quiz pédagogique, pour s’orienter seulement : il ne diagnostique rien, ne remplace aucun test validé et ne garde aucune trace. Six questions pour repérer la porte qui vous correspond le mieux.
Quand la difficulté porte un autre nom
Certaines difficultés relationnelles sont la partie visible d’autre chose, qui a sa propre page sur le site. Les repérer ne sert pas à coller une étiquette : cela permet de choisir le bon chemin, qui diffère selon qu’il s’agit d’une peur du jugement, d’une relation d’emprise ou d’un fonctionnement autistique.
Ce que vous vivez
Ce qui peut être en jeu
Pour aller voir
Une peur intense d’être jugé, qui fait éviter les soirées, les réunions, les appels
Ces pistes se croisent souvent. Une personne avec un TDAH peut aussi avoir appris à se taire par peur du rejet ; une personne autiste peut avoir été harcelée et garder une méfiance qui n’a rien d’autistique. La page anxiété, TDAH, autisme, HPI aide à démêler ces fils.
Vrai ou faux : six idées que l’on se fait sur les relations
Idée 1
« Dans une bonne relation, on ne se dispute pas. »
Les liens solides connaissent des désaccords, parfois vifs. Ce qui les distingue, c’est qu’on y revient, qu’on répare, et que personne n’a peur. Une relation sans aucun conflit cache parfois un renoncement : l’un des deux s’est tu.
Idée 2
« On peut se sentir seul en étant très entouré. »
La solitude ne se mesure pas au nombre de personnes autour de soi, mais au sentiment d’être vu et compris par au moins quelques-unes. Beaucoup de personnes très sociables décrivent une solitude profonde.
Idée 3
« Bien communiquer, c’est surtout savoir bien parler. »
C’est d’abord savoir écouter, et vérifier qu’on a compris avant de répondre. Les grands orateurs ne sont pas forcément ceux avec qui l’on se sent le mieux compris.
Idée 4
« On peut faire évoluer une relation sans que l’autre vienne consulter. »
Oui. Quand l’un change sa façon de répondre, l’autre ne peut plus tout à fait jouer la même partition. Cela ne garantit pas que la relation s’améliore, mais elle bouge, et l’on y gagne en liberté.
Idée 5
« Mes difficultés avec les autres viennent de mon enfance. »
Souvent en partie, rarement en totalité. L’histoire laisse des empreintes, mais le présent compte aussi : un milieu de travail toxique, un fonctionnement particulier, une période d’épuisement. Chercher dans l’enfance n’a de sens que si cela aide à vivre autrement aujourd’hui.
Idée 6
« Si je souffre dans une relation, c’est forcément que je suis trop sensible. »
Une sensibilité vive peut amplifier une blessure, mais certaines relations blessent tout le monde. Quand on en vient à douter de ses propres perceptions, il est utile d’en parler avec quelqu’un d’extérieur, qui n’est pris ni dans un camp ni dans l’autre.
Comment nous travaillons les liens
Ce motif de consultation a une particularité : le problème se situe entre deux personnes, et le plus souvent une seule est dans la pièce. Nous ne le vivons pas comme un handicap. La personne qui vient est celle qui souffre, celle qui se pose des questions, et c’est elle qui a le plus de leviers. Nous ne prenons pas parti contre l’absent : nous essayons de comprendre la scène entière, avec ses deux rôles, depuis la place que vous y occupez.
L’écoute analytique, nourrie de lectures de plusieurs grands psychanalystes, forme avec l’EMDR le cœur de notre travail. Elle permet d’entendre ce que vos relations rejouent, ce que vous attendez de l’autre sans le savoir, et elle a un avantage précieux : c’est dans le lien avec le thérapeute que ces scénarios finissent par surgir, et ils peuvent alors être parlés au lieu d’être agis. L’EMDR aide à retraiter les blessures relationnelles qui continuent de commander les réactions : une humiliation devant la classe, un rejet brutal, des années de critiques. En complément, on s’exerce avec les outils des TCC à dire, à refuser, à aller vers les autres. Quand les émotions débordent au point de détruire les liens, la TCD entre en jeu ; nous la proposons dans sa version entière, avec des séances individuelles, des groupes et une aide possible entre deux rendez-vous, et elle enseigne des compétences très concrètes pour la vie relationnelle. Enfin, si l’on soupçonne un haut potentiel, un TDAH ou un fonctionnement autistique, c’est la psychologue clinicienne spécialisée en neuropsychologie qui réalise le bilan.
Concrètement
Seul, à deux ou en famille : les trois sont possibles, et quand vous venez à plusieurs, comptez une séance longue, de 80 minutes. Le premier rendez-vous est libre de toute suite : il sert à regarder la situation et à décider de la suite avec vous. Colombes, Pavillons-sous-Bois, l’Ardèche ou l’écran d’une téléconsultation : chacun est reçu. Le détail est dans la page notre façon d’accompagner.
Si vous allez très mal
En cas de danger immédiat, faites le 15 (SAMU). Prenez un rendez-vous au cabinet en téléconsultation le plus rapidement possible. Si Doctolib ne permet pas un rendez-vous immédiat, envoyez des textos WhatsApp ou/et SMS aux cliniciens du cabinet.
Les pages du dossier
Elles n’ont pas toutes la même allure : ici une scène rejouée, là un escalier, un atelier, des portraits. Entrez par celle qui vous appelle.
Ce sont toutes les situations où le lien avec les autres fait souffrir : conflits qui reviennent, malentendus, difficulté à se faire des amis ou à les garder, solitude, tensions familiales ou professionnelles, impression de revivre toujours la même histoire. Ce n’est pas une catégorie diagnostique, plutôt un motif de consultation courant, dont les causes diffèrent beaucoup selon les personnes.
Pourquoi ai-je toujours des problèmes avec les autres ?
Quand les difficultés se retrouvent dans plusieurs relations, il y a souvent un fil commun : une façon de réagir sous tension, une place que l’on reprend sans le vouloir, une attente ancienne envers les autres, ou un fonctionnement particulier (anxiété, TDAH, autisme, haut potentiel). Chercher ce fil n’a rien d’un procès : c’est ce qui permet d’agir sur ce qui dépend de vous.
Peut-on consulter un psychothérapeute pour des problèmes relationnels ?
Oui, c’est même l’un des motifs les plus courants. Le travail porte à la fois sur ce qui se passe aujourd’hui dans vos relations et sur ce qui, dans votre histoire, l’alimente. Chez nous, l’écoute analytique et l’EMDR en forment le socle, complété au besoin par les outils des TCC, voire par la TCD dans sa version complète.
Faut-il que l’autre personne vienne aussi ?
Non. Beaucoup de personnes viennent seules, et la relation évolue quand même, parce que leur façon de répondre change. Quand c’est possible et souhaité, nous recevons aussi à deux ou en famille ; ces séances-là durent 80 minutes.
Comment savoir si mes difficultés relèvent d’une anxiété sociale, d’un TDAH ou d’un autisme ?
Seule une évaluation permet de le dire. Certains signes orientent : une peur intense du jugement fait penser à l’anxiété sociale ; l’impulsivité et les oublis, à un TDAH ; une grande difficulté à lire l’implicite, à un fonctionnement autistique. Un premier entretien aide à y voir plus clair ; un bilan peut ensuite être proposé, jamais sans rendez-vous préliminaire.
Trop près, on se pique ; trop loin, on a froid. Si vous ne trouvez plus la bonne distance avec les autres, ou si la même histoire recommence, venez en parler. Nous regarderons la scène avec vous, puis nous choisirons ensemble ce qui viendra ensuite. Sur place ou par écran, à votre convenance.
La « loi de l’instrument », formulée par Abraham Kaplan en 1964 puis reprise par Abraham Maslow dans The Psychology of Science: A Reconnaissance (1966), rappelle qu’« il est tentant, si le seul outil dont on dispose est un marteau, de traiter tout comme si c’était un clou ».
En psychologie, une méthode ne peut pas répondre à toutes les situations. Forts de plusieurs décennies de pratique et de formations complémentaires, nous mobilisons de nombreux outils, choisis avec discernement, afin d’identifier rapidement les leviers les plus efficaces. Nous proposons ainsi un accompagnement aussi bref qu’efficace, tout en sachant accompagner aussi bien les suivis prolongés que le besoin d’un espace de parole régulier.