Solitude et isolement : quand créer des liens devient difficile
Le dimanche soir a mauvaise réputation, et pas sans raison. C’est souvent là que l’on fait défiler ses contacts sans trouver qui appeler, que l’on regarde les photos des autres en se demandant comment ils font, que la chaise vide en face de soi devient soudain très visible. La solitude ne se voit pas de l’extérieur ; beaucoup de personnes très seules ont un travail, une famille, des collègues aimables. Cette page distingue les différentes solitudes, explique ce que la solitude fait au regard que l’on porte sur les autres, et propose des chemins pour renouer, à son rythme.
Isolement, solitude, désolation : trois mots pour ne pas tout confondre
Hannah Arendt, dans les dernières pages des Origines du totalitarisme, distingue avec une grande finesse trois expériences que le langage courant mélange. L’isolement est un fait : on est coupé des autres, on ne participe plus à la vie commune. La solitude, au sens où elle l’entend, est un état choisi et fécond : être seul avec soi-même, en conversation intérieure, comme le penseur ou l’artiste. La troisième, qu’elle appelle en anglais loneliness et que l’on traduit souvent par désolation, est la plus douloureuse : se sentir abandonné de tous, et même de soi. Et elle remarque que cette désolation se fait sentir avec le plus d’acuité… en compagnie des autres.
Le sociologue américain Robert Weiss a proposé, en 1973, une autre distinction que nous trouvons très utile en consultation. Il parlait d’isolement émotionnel quand il manque un lien proche, intime, une personne à qui l’on compte vraiment, et d’isolement social quand il manque un réseau, des amis, des collègues, une appartenance. Les deux ne se compensent pas. Une personne très entourée qui vient de perdre son conjoint vit un isolement émotionnel que dix dîners entre amis ne combleront pas. Un couple très uni qui vient d’arriver dans une ville inconnue vit un isolement social que l’amour ne suffit pas à réchauffer.
Trois idées à emporter
Vivre seul et souffrir de solitude sont deux choses distinctes ; on peut vivre seul sans souffrir, et souffrir de solitude au milieu d’une famille.
Il manque parfois un lien proche, parfois un réseau : ce qui aide n’est pas le même.
La solitude qui dure modifie la façon de voir les autres, ce qui rend plus difficile d’en sortir ; la volonté n’y est pour rien.
Seul au comptoir : la solitude au milieu des autres
Il existe un tableau qu’on pourrait accrocher dans toutes les salles d’attente : Nighthawks, d’Edward Hopper, peint en 1942. Un bar de nuit, éclairé comme un aquarium au milieu d’une rue vide. Trois clients, un serveur. Un homme et une femme assis côte à côte, qui ne se regardent pas. Un autre homme de dos, seul. Personne n’est vraiment isolé, et pourtant tout le tableau dit la solitude. Hopper refusait qu’on y voie un message ; il reconnaissait seulement qu’il avait peut-être peint, sans le vouloir, la solitude des grandes villes.
C’est cette solitude-là que l’on nous décrit le plus souvent. « J’ai des gens autour de moi, mais personne ne me connaît vraiment. » La conversation reste à la surface, sur le temps qu’il fait, les enfants, le travail. On rit aux bons moments. On rentre chez soi avec le sentiment d’avoir joué un rôle. Ce qui manque, ce n’est pas la présence des autres, c’est d’être rejoint, et cela suppose de se montrer un peu, ce qui fait peur.
Le renard du Petit Prince explique qu’apprivoiser, c’est une chose trop oubliée, et que cela signifie « créer des liens ». Il ajoute que l’on ne connaît que les choses que l’on apprivoise. Il y a, dans cette fable pour enfants, une vérité clinique : un lien se tisse dans la durée, par des rencontres répétées où l’on prend le risque d’être vu un peu plus à chaque fois. Les réseaux sociaux ont multiplié les contacts sans multiplier les apprivoisements. On peut avoir huit cents abonnés et personne à qui dire que l’on a peur avant une opération.
Est-ce que les réseaux sociaux rendent plus seul ?
Cela dépend de l’usage. Quand ils servent à garder le lien avec des proches éloignés, à organiser des rencontres ou à trouver des personnes qui partagent une passion rare, ils peuvent relier. Quand ils servent surtout à regarder la vie des autres, ils nourrissent la comparaison et le sentiment d’être en dehors. Voir les réseaux sociaux.
Ce que la solitude fait au regard que l’on porte sur les autres
Le psychologue John Cacioppo, qui a passé des décennies à étudier la solitude, la comparait à la faim ou à la soif : un signal douloureux qui nous pousse vers ce dont nous avons besoin pour survivre, ici la présence des autres. Pour une espèce comme la nôtre, être seul a longtemps voulu dire être en danger. La douleur de la solitude n’est donc pas un caprice ; elle est ancienne et profondément inscrite en nous.
D’autres travaux vont dans le même sens. En 2003, Naomi Eisenberger, Matthew Lieberman et Kipling Williams ont fait jouer des volontaires, allongés dans un appareil d’imagerie, à un jeu de balle virtuel. À un moment, les deux autres joueurs, programmés par l’ordinateur, cessaient de leur envoyer la balle. Être exclu de ce jeu sans enjeu suffisait à activer des régions du cerveau impliquées dans la détresse de la douleur physique. On dit « ça m’a fait mal » d’un rejet ; ce n’est pas seulement une image.
Mais Cacioppo a décrit aussi un effet plus inattendu, et plus cruel. Quand la solitude dure, le cerveau se met en alerte : il guette les signes de rejet, interprète plus négativement les visages et les silences, se prépare au pire. Cette vigilance, faite pour protéger, finit par éloigner.
Le cercle que décrivait John Cacioppo : la solitude rend vigilant au rejet, et cette vigilance pousse à se retirer, ce qui entretient la solitude.
Concrètement, cela donne des scènes que beaucoup reconnaîtront. Un collègue ne répond pas à un bonjour, et l’on en conclut qu’il nous évite (il avait ses écouteurs). Une invitation arrive, et l’on imagine qu’elle a été envoyée par politesse ; on décline. Un ami ne rappelle pas, et l’on n’ose pas relancer, de peur de déranger. Chacune de ces décisions est raisonnable, prise isolément. Ensemble, elles construisent un mur. C’est pourquoi le conseil « sors, va voir du monde » tombe souvent à plat : il ne tient pas compte de cette vigilance, qui fait de chaque sortie une épreuve.
Quiz pédagogique : de quelle solitude s’agit-il ?
Six questions pour mieux cerner ce qui vous manque. Ce quiz est pédagogique, il ne vaut pas diagnostic et ne remplace aucun test validé ; rien n’en est conservé.
Ce que l’on croit des autres, et ce que les études observent
Une série de recherches récentes a de quoi réconforter ceux qui hésitent à aller vers les autres : nous nous trompons beaucoup, et presque toujours dans le sens du pessimisme. Testez vos intuitions.
Intuition 1
« Les inconnus préfèrent qu’on les laisse tranquilles. »
Les psychologues Nicholas Epley et Juliana Schroeder ont demandé à des voyageurs des trains de banlieue de Chicago de parler à un inconnu, de rester seuls, ou de faire comme d’habitude. Les voyageurs prédisaient que parler serait désagréable. Ceux qui l’ont fait ont trouvé le trajet plus agréable que les autres, et les inconnus abordés ont bien réagi.
Intuition 2
« Après une conversation, je sais à peu près si l’autre m’a apprécié. »
Une équipe menée par Erica Boothby a montré que, après une première conversation, nous sous-estimons régulièrement combien l’autre nous a appréciés. Les chercheurs ont appelé cela le liking gap, l’écart d’appréciation. Nous repensons à nos maladresses ; l’autre, lui, se souvient surtout d’un moment agréable.
Intuition 3
« Les petits échanges avec des gens qu’on connaît peu comptent. »
Le sociologue Mark Granovetter a parlé en 1973 de « la force des liens faibles ». Plus tard, la psychologue Gillian Sandstrom a observé que les jours où l’on échange davantage avec ces connaissances (la boulangère, le voisin, un collègue d’un autre étage), on se sent mieux et plus relié.
Intuition 4
« Si un ancien ami ne m’écrit plus, c’est qu’il ne veut plus de moi. »
Le plus souvent, il pense la même chose de vous. Des recherches sur les messages envoyés « pour prendre des nouvelles » montrent que ceux qui les reçoivent les apprécient bien plus que l’expéditeur ne l’imagine. Un lien qui s’est endormi n’est pas forcément un lien mort.
Intuition 5
« Se sentir seul longtemps rend plus méfiant envers les autres. »
Oui. C’est le cercle décrit plus haut : la solitude met en alerte, et l’alerte fait lire du rejet dans des signaux neutres. Le savoir aide à ne pas croire toutes ses premières impressions.
Peser ses liens
Cochez ce qui décrit votre vie actuelle. La balance ne mesure rien de scientifique ; elle aide à voir d’un coup d’œil ce qui vous tire vers l’isolement, et ce qui vous relie déjà, souvent plus qu’on ne le croit.
Ce qui éloigne
Ce qui rapproche
La solitude choisie : l’arrière-boutique de Montaigne
Toute solitude n’est pas une souffrance. Montaigne, dans son essai De la solitude, conseille de garder pour soi un espace intérieur : « Il faut se réserver une arrière-boutique toute nôtre, toute franche, en laquelle nous établissions notre vraie liberté et principale retraite et solitude. » Pour beaucoup de personnes, et en particulier pour celles que l’on dit introverties, être seul est une façon de récupérer, de penser, de créer. Leur demander de « sortir davantage » est aussi déplacé que de demander à un extraverti de rester enfermé.
Nous recevons d’ailleurs des personnes qui ne souffrent pas de leur solitude, mais du regard qu’on porte sur elle : la famille qui s’inquiète, les collègues qui s’étonnent, la petite phrase au repas de Noël. Pour elles, le travail consiste plutôt à assumer un mode de vie, sans avoir à le justifier.
La frontière entre la solitude choisie et la solitude subie n’est cependant pas toujours nette. On peut se dire « j’aime être seul » parce que les autres font peur, ou parce qu’on a été trop souvent déçu. Un indice simple : la solitude choisie repose et rend disponible pour les autres ; la solitude subie, même déguisée en choix, use et rend les autres de plus en plus lointains. À l’inverse, certaines personnes ne supportent pas d’être seules une soirée et s’accrochent à des liens qui leur font mal ; la page peur de la solitude et dépendance affective s’y consacre.
La solitude aux différents âges de la vie
La solitude n’a pas le même visage à 15, à 30 ou à 75 ans. Choisissez un moment de vie.
À l’adolescence, le groupe des pairs devient vital, et en être exclu est vécu comme une catastrophe. Un adolescent seul à la récréation, qui mange vite pour ne pas rester à la cantine, qui ne parle plus de ses amis, n’est pas forcément « un solitaire » : il peut être mis à l’écart, voire harcelé. Voir isolement et amitiés dans le harcèlement. Pour un adolescent qui reste cloîtré chez lui, une téléconsultation permet souvent d’amorcer la rencontre avec nous.
Les études dans une autre ville, le premier emploi, la fin des amitiés de lycée : beaucoup de jeunes adultes vivent une solitude intense dont ils ont honte, parce que c’est censé être « les plus belles années ». Les liens se font moins spontanément qu’avant, et il faut, pour la première fois, les construire volontairement. Voir le mal-être du jeune adulte.
On ne l’attend pas, et pourtant elle est fréquente : la solitude des jeunes parents. Les journées seul avec un bébé, les amis sans enfants qui s’éloignent, le couple qui n’a plus le temps de se parler. On est rarement seul physiquement, et souvent très seul intérieurement. Voir la période périnatale et le couple devenu famille.
Après une séparation, ce ne sont pas seulement l’autre et la vie commune qui disparaissent : souvent aussi une belle-famille, des amis du couple, des habitudes. Après un deuil, la solitude a la forme exacte de la personne absente. Dans les deux cas, il faut du temps, et le droit de ne pas « aller de l’avant » trop vite. Voir la rupture et le deuil.
Avec l’âge, les pertes s’additionnent : le conjoint, les amis, la mobilité, parfois l’audition qui rend les conversations de groupe épuisantes. La solitude des personnes âgées est souvent silencieuse, parce qu’elles ne veulent pas « être une charge ». Voir pertes et solitude en vieillissant et la dépression de la personne âgée.
Revenir vers les autres, à la manière du renard
Le renard, encore lui, donne au Petit Prince une méthode d’une grande sagesse : « Tu t’assoiras d’abord un peu loin de moi, comme ça, dans l’herbe. » Puis, chaque jour, un peu plus près. Et il ajoute, quand le Petit Prince revient le lendemain : « Il eût mieux valu revenir à la même heure. » Tout y est : la progressivité, la régularité, et l’idée qu’un lien se prépare. Voici comment nous traduisons cela avec nos patients.
Commencer petit. Pas une soirée avec des inconnus : un bonjour un peu plus long à la boulangerie, une question au voisin sur son jardin. Ces liens faibles sont les plus faciles à oser, et ils comptent.
Revenir à la même heure. Les liens naissent de la répétition. Le même cours le mardi, le même marché le dimanche, la même salle de sport : à force de croiser les mêmes visages, la conversation devient possible sans effort particulier.
Faire quelque chose ensemble. Il est plus simple de se lier en jardinant, en chantant ou en jouant aux échecs qu’en « faisant connaissance ». L’activité porte la relation tant qu’elle est fragile.
Réveiller un lien endormi. Un message à un ancien ami (« ta chanson préférée passait à la radio, j’ai pensé à toi ») demande moins de courage qu’une rencontre nouvelle, et il est presque toujours bien reçu.
Comparer la prédiction et la réalité. Avant d’oser, écrivez ce que vous redoutez ; après, ce qui s’est passé. L’écart, répété, est le meilleur argument contre la voix qui dit « ils ne veulent pas de moi ».
Laisser une place à l’intime. Quand un lien s’installe, prendre le risque d’en dire un peu plus sur soi. C’est ce pas-là, plus que le nombre de contacts, qui apaise la solitude émotionnelle.
Nous ne prétendons pas que ces pas soient faciles. Pour une personne qui vit seule depuis longtemps, ou qui a été rejetée, chacun peut ressembler à une montagne. C’est justement là qu’un accompagnement aide : non pour pousser, mais pour comprendre ce qui retient et choisir le pas à sa mesure.
Exemple fictif : Karim, 33 ans, « en télétravail dans une ville où je ne connais personne »
Exemple fictif
Karim a accepté un poste intéressant dans une ville qu’il ne connaissait pas. Son équipe est à Lyon, il travaille de chez lui quatre jours sur cinq. Les premiers mois, il était content d’être tranquille. Un an plus tard, il se rend compte qu’il peut passer un week-end entier sans dire un mot à voix haute. Il a téléchargé une application de rencontres, l’a supprimée au bout de trois jours, et pense de plus en plus qu’il « n’est pas fait pour les autres ».
Qu’est-ce qui aiderait le plus Karim ?
Si vous allez très mal
En cas de danger immédiat, faites le 15 (SAMU). Prenez un rendez-vous au cabinet en téléconsultation le plus rapidement possible. Si Doctolib ne permet pas un rendez-vous immédiat, envoyez des textos WhatsApp ou/et SMS aux cliniciens du cabinet.
La solitude qui s’accompagne de pensées comme « personne ne remarquerait mon absence », d’un sommeil qui se dérègle, d’une perte de goût pour tout, peut signaler une dépression. Voir les symptômes de la dépression et les idées suicidaires.
Venir parler de sa solitude
Il y a un paradoxe touchant à prendre rendez-vous pour dire qu’on n’a personne à qui parler. Beaucoup de personnes s’excusent presque, à la première séance : « Vous allez trouver ça bête. » Nous ne le trouvons pas bête du tout. La solitude est l’un des motifs que nous prenons le plus au sérieux, parce qu’elle use la santé, l’humeur et le sommeil, et parce qu’elle se travaille bien.
Le travail dépend de ce qui entretient votre solitude. Si c’est la peur du jugement qui domine, les outils des TCC, en premier lieu l’exposition progressive, permettent de revenir pas à pas dans les situations évitées. Si de vieilles blessures (un rejet, des moqueries, un harcèlement) alimentent encore la méfiance, l’EMDR peut les retraiter, en général précédée d’un bilan psycho-traumatique. Du côté de l’écoute analytique, on se penche sur ce que votre solitude raconte : qui vous a appris à ne rien demander, quelle place vous avez tenue, ce que vous espérez d’un lien. Et lorsqu’un décalage de toujours évoque une particularité de fonctionnement (autisme, TDAH, haut potentiel), un bilan neuropsychologique peut être mené au cabinet, toujours après un rendez-vous préliminaire.
Pour venir
Vous pouvez faire le premier pas à distance : la téléconsultation simplifie bien des choses quand sortir coûte. Sinon, on nous trouve à Colombes, à Pavillons-sous-Bois, et jusqu’en Ardèche. Une première venue ne crée aucune obligation. Par la suite, la cadence des séances s’ajuste à ce qui vous convient, et nous prenons de temps en temps un moment pour regarder ensemble le chemin parcouru.
Questions fréquentes sur la solitude
Pourquoi je me sens seul alors que je suis entouré ?
Parce que la solitude se mesure moins au nombre de gens présents qu’au sentiment d’être vu et compris. Il peut manquer un lien proche, ou la possibilité de se montrer tel que l’on est. Beaucoup de personnes très entourées jouent un rôle et se sentent profondément seules.
Quelle est la différence entre isolement et solitude ?
L’isolement est un fait : on a peu de contacts avec les autres. La solitude est un ressenti : on souffre de ne pas avoir les liens que l’on souhaite. On peut être isolé sans souffrir, si c’est un choix, et se sentir seul au milieu de beaucoup de monde.
Comment se faire des amis quand on est adulte ?
Surtout par la régularité : revenir dans un même lieu, à la même heure, pour une activité partagée, et laisser les liens se tisser à force de se croiser. Oser de petits échanges, réveiller d’anciennes amitiés, et accepter que cela prenne du temps. La page sur l’amitié développe ces questions.
La solitude peut-elle rendre malade ?
Une solitude qui dure pèse sur le sommeil, l’humeur, le stress et la santé en général. Elle peut favoriser une dépression ou une anxiété, et elle modifie le regard porté sur les autres, ce qui l’entretient. À elle seule, elle justifie de venir en parler, même sans autre symptôme.
Peut-on consulter un psychothérapeute pour la solitude ?
Oui. Nous cherchons ensemble ce qui l’entretient : une peur du jugement, d’anciennes blessures, un fonctionnement particulier, un moment de vie. Selon le cas, nous puisons dans l’EMDR, dans l’écoute analytique ou dans la boîte à outils de la TCC. Pour un premier contact, la téléconsultation est possible.
Si la solitude vous pèse, si aller vers les autres est devenu une épreuve, ou si vous vous demandez ce qui vous en tient éloigné, venez en parler. Nous pouvons nous rencontrer en personne ou par écran, comme cela vous semble le plus simple.
La « loi de l’instrument », formulée par Abraham Kaplan en 1964 puis reprise par Abraham Maslow dans The Psychology of Science: A Reconnaissance (1966), rappelle qu’« il est tentant, si le seul outil dont on dispose est un marteau, de traiter tout comme si c’était un clou ».
En psychologie, une méthode ne peut pas répondre à toutes les situations. Forts de plusieurs décennies de pratique et de formations complémentaires, nous mobilisons de nombreux outils, choisis avec discernement, afin d’identifier rapidement les leviers les plus efficaces. Nous proposons ainsi un accompagnement aussi bref qu’efficace, tout en sachant accompagner aussi bien les suivis prolongés que le besoin d’un espace de parole régulier.