Pertes successives et solitude après 60 ans : vivre les absences et garder des liens qui comptent
Dans beaucoup de tiroirs dort un vieux carnet d’adresses où, à partir d’un certain âge, les noms barrés deviennent plus nombreux que les autres. Personne ne raye ces lignes de gaieté de cœur. Chaque trait de stylo dit un ami, une sœur, un voisin, un mari ou une épouse. Cette page parle de ces pertes qui s’enchaînent, du veuvage, de la solitude qui s’installe parfois sans bruit, et de ce que l’on peut faire pour que la vie garde des visages.
Le carnet d’adresses : quand les pertes s’enchaînent
À quarante ans, un deuil est un événement. À quatre-vingts, il devient parfois une saison. Un ami d’enfance meurt au printemps, un beau-frère à l’automne, la voisine du dessus déménage chez sa fille à l’autre bout du pays, et entre deux, il a fallu renoncer à conduire. On n’a pas fini de pleurer une personne qu’il faut déjà se rendre à un autre enterrement. Le psychologue américain Robert Kastenbaum a donné un nom à cette accumulation : la surcharge de deuils. Le travail intérieur que demande chaque perte n’a plus le temps de se faire ; les chagrins s’empilent au lieu de se succéder.
Ce qui nous frappe, en écoutant les personnes âgées qui viennent nous voir, c’est une perte plus discrète que les autres, et peut-être la plus vertigineuse : celle des témoins. Avec un frère ou une amie de jeunesse disparaît la dernière personne qui savait comment on était à vingt ans, qui se souvenait de la maison de la rue des Lilas, du rire de la mère, de la bêtise faite en 1962. Une phrase revient souvent, presque mot pour mot : « Je n’ai plus personne à qui dire : tu te rappelles ? » Perdre ses témoins, c’est perdre une partie de son propre passé, celle qui n’existait que dans la mémoire partagée.
Il serait faux, pourtant, de faire de la vieillesse une longue suite de malheurs. Beaucoup de personnes très âgées que nous rencontrons gardent un appétit pour la vie qui force l’admiration. Simplement, ce qui les tient debout n’est pas l’absence de pertes : c’est la façon dont les pertes ont pu être pleurées, et les liens qui sont restés ou qui sont venus après.
Trois choses à garder
Après 60 ans, les deuils se rapprochent et peuvent s’empiler : le chagrin d’une perte n’a parfois pas le temps de s’apaiser avant la suivante.
On ne perd pas seulement des personnes, mais aussi des lieux, des gestes, des rôles et ceux qui témoignaient de notre passé.
Avoir peu de monde autour de soi n’est pas forcément souffrir de solitude ; ce qui compte, c’est le sentiment d’être relié à quelqu’un.
Ce que l’on perd, au juste
Quand on dit « les pertes du grand âge », on pense aux décès. La réalité est plus large et plus intime. Choisissez un onglet.
Perdre son conjoint après quarante ou cinquante ans de vie commune, c’est perdre une personne et toute une organisation du monde : qui fait les courses, qui parle aux enfants, qui sait où sont les papiers, qui réchauffe les pieds froids la nuit. Le veuvage mérite à lui seul un développement, plus bas sur cette page.
Les amis de longue date, les frères et les sœurs sont souvent ceux qu’on pleure le plus seul. La société reconnaît mal ces deuils : on n’a pas toujours de congé, pas toujours de place au premier rang à l’enterrement, et l’entourage s’étonne qu’on soit « si touché pour un ami ». Leur mort rappelle aussi, brutalement, que l’on fait partie de la même génération et que son propre tour approche.
Des enfants vivants, mais loin. Ils ont suivi un travail, un conjoint, une vie. On les aime, on est fier d’eux, et le téléphone sonne le dimanche. Pourtant, ce n’est pas une perte au sens strict, et c’est justement ce qui la rend difficile à dire : on n’ose pas se plaindre de ce que tout le monde trouve normal. Les liens entre générations ont leur page : grands-parents et enfants aidants.
La maison qu’on quitte pour un appartement plus pratique, le jardin qu’on ne peut plus entretenir, la voiture qu’on rend, le chien qui meurt et qu’on ne remplacera pas, le marché du jeudi où l’on n’a plus la force d’aller. Chacune de ces pertes coupe un fil avec le monde extérieur. Le permis de conduire, en particulier, est souvent vécu comme une petite mort sociale, surtout loin des villes : il emporte avec lui les visites spontanées et l’indépendance.
L’audition et la vue sont des pertes qu’on sous-estime. Une personne qui entend mal se fatigue vite dans les conversations à plusieurs, fait répéter, rit à contretemps, puis finit par ne plus aller aux repas de famille. La baisse de l’audition est d’ailleurs étudiée comme un facteur d’isolement et de déclin cognitif. Un appareil auditif bien réglé, et réellement porté, change souvent plus de choses dans la vie sociale qu’on ne l’imagine. Le corps qui change a sa propre page : corps qui vieillit, image de soi.
Le veuvage, de près
Il y a d’abord le temps des démarches, qui occupe et anesthésie : les papiers, la banque, les appels, la famille qui vient. Puis, quelques semaines plus tard, quand tout le monde est reparti, arrive le silence. La chaise vide à table. Le côté du lit qu’on n’ose pas occuper. Le café qu’on prépare encore pour deux, par habitude, avant de verser la seconde tasse dans l’évier. Beaucoup de veufs et de veuves nous disent que le plus dur n’a pas été l’enterrement, mais le premier dimanche sans visite.
Freud a décrit, dans Deuil et mélancolie, ce que le psychisme accomplit après la mort d’un être aimé : il revisite un à un les souvenirs, les attentes, les habitudes qui le reliaient à la personne disparue, et s’en détache lentement, morceau par morceau. Ce texte de 1917 garde une utilité très concrète aujourd’hui. Il explique pourquoi on éprouve le besoin de trier les photos, de raconter dix fois la même scène, de porter un pull du défunt : ce n’est pas « ressasser », c’est le travail lui-même. Et il explique pourquoi ce travail fatigue autant.
Les épidémiologistes ont décrit un effet de veuvage : dans les mois qui suivent la perte du conjoint, le risque de tomber malade, et même de mourir, augmente nettement pour celui qui reste. Les hommes très âgés y sont particulièrement exposés, souvent parce que leur épouse tenait les fils de la vie sociale, les invitations, les anniversaires, les nouvelles des uns et des autres. Les femmes, elles, sont plus souvent veuves, et plus longtemps. Quand le chagrin se fige au bout de nombreux mois, ou qu’il emporte l’appétit, le sommeil et le goût de tout, il ne s’agit plus seulement de deuil : voir le deuil qui ne passe pas et perdre un conjoint, un parent ou un enfant.
Est-ce normal de parler encore à mon mari, ou à ma femme, des mois après sa mort ?
Oui, c’est très fréquent. Beaucoup de personnes veuves continuent de s’adresser au défunt, de lui raconter leur journée, de sentir sa présence dans la maison. Ce lien intérieur ne signifie pas que le deuil se passe mal : il peut au contraire aider à traverser l’absence. Il devient préoccupant seulement s’il empêche toute autre vie, ou s’il s’accompagne de l’envie de rejoindre la personne disparue.
Ce qu’on entend en séance : quatre paroles
Personne n’a prononcé ces phrases mot pour mot : nous les avons assemblées avec ce qui revient souvent dans nos consultations. Sous chacune, ce que nous y écoutons.
1
Lucienne, 84 ans
« Je suis la dernière de ma classe de communion. »
Une plaisanterie, presque. Elle dit pourtant une solitude très particulière : celle de la survivante, qui a vu partir tous ceux qui partageaient ses repères. Il y a là un deuil de génération, rarement reconnu, et parfois une culpabilité sourde d’être encore là.
2
René, 79 ans
« Ma femme s’occupait de tout ça, les gens. »
Depuis le décès de son épouse, plus personne ne l’invite, et il n’ose inviter personne. Ce que nous entendons : il n’a pas seulement perdu sa femme, il a perdu la passerelle qui le reliait aux autres. Les liens se réapprennent, à 79 ans comme à 20.
3
Monique, 71 ans
« Je ne veux pas embêter mes enfants. »
Une phrase de délicatesse, qui protège ses enfants et l’enferme. Souvent, derrière, se cache la peur de devenir un poids, et parfois la crainte d’être déçue si elle demande et qu’on ne vient pas.
4
Paul, 88 ans
« Je suis seul, et je ne m’ennuie pas. »
Pourquoi pas ? Certaines personnes très âgées trouvent dans le calme une forme de plénitude, et leurs proches s’en inquiètent à tort. Écouter Paul, c’est aussi accepter qu’il aille bien. Nous y revenons plus bas.
Isolé ou seul : deux choses qui ne se recouvrent pas
L’isolement se compte : nombre de visites, d’appels, de sorties dans la semaine. La solitude se ressent : c’est le décalage douloureux entre la présence dont on aurait besoin et celle qu’on reçoit. On peut être entouré tous les jours par une aide à domicile, un voisin serviable, un fils qui passe, et se sentir profondément seul parce que personne ne sait ce qu’on éprouve vraiment. À l’inverse, on peut vivre retiré et ne pas souffrir.
Le sociologue Robert Weiss a proposé, dans les années 1970, une distinction qui reste très parlante. La solitude émotionnelle naît de l’absence d’une personne intime, celle à qui l’on peut tout dire et qui vous choisit : c’est typiquement celle du veuvage, et les amis, même nombreux, ne la comblent pas. La solitude sociale naît de l’absence d’un réseau, d’un groupe où l’on a sa place : c’est celle du nouveau retraité ou de la personne qui a déménagé. Elles n’appellent pas les mêmes réponses, et c’est pour cela qu’on se trompe souvent de remède en multipliant les activités à quelqu’un qui pleure un être unique.
Ce que la recherche rassure
Avec l’âge, beaucoup de personnes choisissent de resserrer leur entourage sur les liens qui comptent vraiment : la psychologue Laura Carstensen y voit un choix actif, pas un repli subi.
Un petit cercle chaleureux protège souvent mieux qu’un grand réseau distant.
Le goût de la tranquillité n’est pas toujours un symptôme.
Ce qui doit faire réagir
Des journées entières sans parler à personne, subies et non choisies.
Des invitations qu’on refuse par fatigue, par honte de son audition ou de sa démarche.
Un repli qui s’accompagne de tristesse, de perte d’appétit, de propos comme « à quoi bon ».
Quand le repli s’accompagne d’une tristesse qui dure, d’inquiétudes envahissantes ou d’un corps qui s’éteint, la solitude peut cacher une dépression ou une anxiété. Voir la page sur l’humeur et l’anxiété des aînés. Pour la solitude à tout âge, le dossier des relations y consacre une page : se sentir seul.
Quiz pédagogique : quelle solitude est la mienne ?
Sept situations, une réponse à chaque fois : celle qui colle le mieux à vos semaines actuelles. À la fin, une barre par forme de solitude, et des pistes. Quiz pédagogique : ce n’est ni un test validé ni un diagnostic, et rien n’est enregistré. Vous pouvez aussi le faire en pensant à un parent âgé.
Les deuils dont on ne parle pas
Le chercheur Kenneth Doka a parlé de deuils non reconnus pour désigner ceux que l’entourage ne mesure pas, et qu’on finit par vivre en cachette. Après 60 ans, ils sont nombreux. La mort d’un ancien conjoint dont on était divorcé depuis trente ans, et qui bouleverse pourtant. Celle du chat qui partageait vos journées depuis quinze ans, et dont on n’ose pas dire à quel point elle vide la maison. La vente de la maison familiale, où chaque pièce gardait une époque. La perte d’une amie dont les enfants n’ont pas pensé à vous prévenir à temps pour l’enterrement.
Il y a aussi les deuils de soi : le dernier voyage qu’on sait être le dernier, la danse qu’on ne fera plus, le métier qu’on ne pratique plus même en amateur. Ils ne figurent sur aucun faire-part. Ils comptent pourtant, et il est fréquent qu’une petite perte, en apparence anodine, fasse surgir un torrent de larmes qui étonne tout le monde : elle ouvre la porte à toutes celles qui n’avaient pas été pleurées. Les autres pertes de la vie ont leur page dans le dossier deuil : les autres pertes.
Exemple fictif : Jeanne, 78 ans, « je ne veux déranger personne »
Exemple fictif
Jeanne a perdu son mari il y a deux ans, puis sa sœur cadette l’hiver dernier. Elle vit seule dans un village ; ses deux fils habitent loin. Elle a cessé d’aller au marché depuis qu’elle entend mal dans le brouhaha, décline les invitations de sa voisine (« je ne serais pas de bonne compagnie ») et répète au téléphone que tout va bien. Son fils aîné, inquiet, lui propose de « s’inscrire à plein d’activités pour se changer les idées ».
Par où commenceriez-vous ?
Garder des liens qui comptent, concrètement
On recommande souvent aux personnes âgées « de sortir, de voir du monde ». Le conseil n’est pas faux ; il est juste trop vague pour être suivi par quelqu’un qui a mal aux genoux, qui entend mal et qui vient d’enterrer sa meilleure amie. Ce qui fonctionne, dans ce que nous observons, ce sont des choses plus petites et plus régulières, qui ne demandent pas d’être en forme pour être faites.
Un rendez-vous fixe, toujours le même jour, à la même heure : l’appel du mardi soir, le café du jeudi avec la voisine. La régularité épargne l’effort de décider à chaque fois.
Faire régler et porter ses appareils auditifs, ou ses lunettes, avant de conclure qu’on n’aime plus les repas de famille.
Accepter une invitation sur deux même quand on n’en a pas envie, en se donnant le droit de partir tôt.
Écrire. Une lettre, une carte, un message à un ancien collègue ou à une cousine perdue de vue : le courrier reste un lien précieux, et il attend qu’on ait le temps de répondre.
Avoir quelque chose à donner : apprendre un point de tricot à une petite-fille, une recette, une histoire de famille. On se sent moins seul quand on se sent utile à quelqu’un.
Laisser la porte ouverte aux nouveaux venus. Les amitiés nées après 70 ans sont souvent plus libres, débarrassées des enjeux d’autrefois.
Et parfois, il faut accepter qu’aucune activité ne remplace une personne. Le chagrin a besoin d’un lieu où il puisse se dire sans qu’on vous réponde « il faut te changer les idées ». C’est souvent pour cela qu’on vient nous voir.
Si vous allez très mal
En cas de danger immédiat, faites le 15 (SAMU). Prenez un rendez-vous au cabinet en téléconsultation le plus rapidement possible. Si Doctolib ne permet pas un rendez-vous immédiat, envoyez des textos WhatsApp ou/et SMS aux cliniciens du cabinet.
Ce que l’on vient déposer chez nous
On vient rarement nous voir en disant « je me sens seul ». On vient parce qu’on dort mal depuis la mort de sa sœur, parce qu’un enfant a insisté, parce que les larmes arrivent au supermarché devant le rayon des biscuits que l’autre aimait. Le premier rendez-vous, sans engagement, sert d’abord à cela : déplier ce qui a été perdu, dans l’ordre où cela vient.
L’écoute analytique, nourrie de plusieurs grands repères de la psychanalyse, offre au deuil le temps dont il a besoin : revenir sur le lien, sur ce qui n’a pas été dit, sur la place que l’on occupait auprès du disparu. Quand une mort a été brutale, qu’un souvenir revient en boucle (l’appel de l’hôpital, la dernière image), l’EMDR permet de le retraiter ; le psychothérapeute, spécialisé dans le trauma, propose alors un bilan psycho-traumatique avant de commencer. Quant aux outils des TCC, ils servent à remettre un peu de régularité et quelques rendez-vous dans des semaines devenues vides, sans rien forcer.
Au cabinet
Nous recevons en Ardèche comme à Pavillons-sous-Bois et à Colombes, et aussi par téléconsultation, bien utile quand les trajets sont devenus pénibles. Si des oublis inquiètent depuis la perte, la neuropsychologue peut évaluer au cabinet la mémoire et l’attention, comme elle le fait souvent pour les plus de 60 ans : un chagrin intense brouille fréquemment la mémoire, et il est rassurant d’en faire la part. Les enfants peuvent être associés, avec votre accord, lors de séances familiales de 80 minutes. Le détail de notre façon de travailler est sur notre approche du vieillissement.
Ce qu’on nous demande souvent
Comment ne plus se sentir seul après la mort de son conjoint ?
Il faut d’abord du temps, et un lieu où le chagrin peut se dire. La solitude du veuvage est une solitude émotionnelle : elle tient à l’absence d’une personne unique, que les sorties et les activités ne remplacent pas. Elles restent utiles pour ne pas se couper du monde, mais c’est souvent le travail du deuil, puis l’ouverture progressive à de nouveaux liens, qui allège vraiment.
Mon père âgé ne voit plus personne : faut-il s’inquiéter ?
Pas forcément. Certaines personnes âgées choisissent un entourage plus restreint et s’en trouvent bien. Il faut s’inquiéter si le repli est récent, subi, et s’il s’accompagne de tristesse, de perte d’appétit, de troubles du sommeil, de propos sombres ou d’un abandon des soins. Lui en parler simplement, et lui proposer un rendez-vous, avec son accord, est alors utile.
Qu’est-ce que la surcharge de deuils ?
C’est l’expression du psychologue Robert Kastenbaum pour décrire la situation de personnes âgées qui perdent plusieurs proches en peu de temps. Chaque deuil n’a pas le temps de s’apaiser avant le suivant, et les chagrins s’accumulent. Cela explique des réactions qui paraissent démesurées face à une perte récente, en réalité chargée de toutes les précédentes.
La surdité peut-elle vraiment isoler ?
Oui, beaucoup. Une personne qui entend mal se fatigue dans les conversations, se sent à l’écart dans les repas, et finit souvent par les éviter. Les chercheurs la relient à la fois au retrait social et à un risque accru de déclin de la mémoire. Un appareillage bien réglé et réellement porté fait souvent partie de ce qui aide à renouer.
Peut-on consulter un psychothérapeute à 85 ans pour un deuil ?
Bien sûr. Il n’y a pas d’âge pour être écouté, et le deuil d’une personne très âgée mérite autant d’attention qu’un autre. On peut venir au cabinet ou consulter à distance, en ménageant les forces de chacun. Un enfant ou un proche peut accompagner le premier rendez-vous, si la personne le souhaite.
Un endroit où l’on peut dire « tu te rappelles ? »
Les témoins de votre vie s’en vont, un à un, ou un parent âgé se referme et vous ne savez plus comment l’atteindre ? Lors d’un premier rendez-vous, nous regardons avec vous ce qui a été perdu et ce qui peut encore relier, sur place ou à distance, comme vous le préférez.
La « loi de l’instrument », formulée par Abraham Kaplan en 1964 puis reprise par Abraham Maslow dans The Psychology of Science: A Reconnaissance (1966), rappelle qu’« il est tentant, si le seul outil dont on dispose est un marteau, de traiter tout comme si c’était un clou ».
En psychologie, une méthode ne peut pas répondre à toutes les situations. Forts de plusieurs décennies de pratique et de formations complémentaires, nous mobilisons de nombreux outils, choisis avec discernement, afin d’identifier rapidement les leviers les plus efficaces. Nous proposons ainsi un accompagnement aussi bref qu’efficace, tout en sachant accompagner aussi bien les suivis prolongés que le besoin d’un espace de parole régulier.