Conflits à répétition : l’escalade, les rôles que l’on prend, et la sortie
On se promet que, cette fois, on restera calme. Puis il suffit d’un mot, d’un soupir, d’une porte de placard claquée un peu fort, et l’on se retrouve exactement là où l’on s’était juré de ne plus aller. Les conflits qui reviennent ont une mécanique, étonnamment semblable d’une relation à l’autre, entre frères, voisins, colocataires, collègues ou amis. Cette page la démonte pièce par pièce : la dispute vue au ralenti, l’escalier de l’escalade, le triangle des rôles où l’on s’enferme sans le vouloir, et les chemins pour redescendre.
Une dispute au ralenti : quatre-vingt-dix secondes
Les disputes vont trop vite pour qu’on les observe. En séance, nous les faisons souvent raconter image par image, comme on repasse un match. Ce qui apparaît alors, ce sont toutes les petites décisions invisibles qui se prennent en une fraction de seconde. Voici celle de Mélanie et Théo, colocataires depuis deux ans. Exemple fictif.
0 secondeMélanie rentre du travail. Le sac-poubelle déborde dans l’entrée, comme la veille.Rien ne s’est encore passé. Pourtant le corps de Mélanie se tend : il se souvient d’hier.
2 secondesUne pensée, si rapide qu’elle n’a pas le temps d’être entendue : « Il s’en fiche. Il me prend pour sa bonne. »Un fait (la poubelle) vient d’être converti en intention (le mépris). C’est le moment décisif de toute la scène.
5 secondes« Tu comptes la sortir un jour, cette poubelle ? »La phrase a la forme d’une question. Elle n’en est pas une : personne n’attend de réponse.
8 secondesThéo, qui vient de raccrocher avec son père, entend surtout le ton. Il se sent pris en faute, une fois de plus. « Bonsoir à toi aussi. »Il répond à l’attaque, pas à la poubelle. Le sujet vient de changer sans que personne s’en aperçoive.
20 secondes« Ne joue pas la victime. C’est toujours moi qui fais tout ici. »« Toujours » : la scène n’est plus celle de ce soir, c’est un procès de deux ans.
45 secondes« Pardon de ne pas être aussi parfait que toi. » Le cœur bat vite des deux côtés, les voix montent.Chacun défend désormais son image, et plus du tout l’état de l’entrée.
90 secondesUne porte claque. Le sac-poubelle est toujours là.Le problème de départ n’a pas été abordé une seule fois. Il reviendra demain, chargé de cette soirée en plus.
Ce qui nous frappe, à chaque reconstitution, c’est que personne n’a voulu cette dispute. Mélanie voulait que la poubelle sorte. Théo voulait qu’on lui dise bonsoir. Entre les deux, une interprétation éclair, une phrase-reproche, et un sujet qui glisse de l’objet vers la personne. La suite de la page reprend ces trois glissements.
Pourquoi ça monte si vite : cinq accélérateurs
Les chercheurs en psychologie sociale et les psychanalystes ne parlent pas la même langue, mais sur ce point ils se rejoignent : la colère d’un conflit vient rarement du sujet du conflit. Elle vient de ce que l’on croit lire chez l’autre, et de ce que la dispute menace chez soi.
Lire dans l’autre
« Il l’a fait exprès »
Le psychologue Lee Ross a appelé erreur fondamentale d’attribution notre penchant à expliquer la conduite des autres par leur caractère, et la nôtre par les circonstances. Si je suis en retard, c’est la circulation ; si tu l’es, c’est que tu t’en moques. Les travaux de Kenneth Dodge sur le biais d’attribution hostile montrent en plus que certaines personnes, souvent parce qu’elles ont grandi dans un climat menaçant, lisent de l’hostilité dans des gestes ambigus. Elles ne se trompent pas par méchanceté : elles se protègent d’un danger qui a existé.
La honte
La colère qui couvre l’humiliation
La psychanalyste américaine Helen Block Lewis a décrit une « rage humiliée » : quand une remarque nous fait honte, nous la retournons très vite en colère contre celui qui l’a faite, parce que la colère est plus supportable que la honte. Beaucoup de disputes qui « partent de rien » partent en réalité d’une petite humiliation que personne n’a vue, pas même celui qui l’a ressentie.
La proximité
Le narcissisme des petites différences
Freud s’étonnait que les querelles les plus âpres opposent les voisins, les proches, ceux qui se ressemblent. Il a parlé de « narcissisme des petites différences » : plus l’autre nous est proche, plus le moindre écart semble menacer notre identité. On se dispute rarement avec un inconnu sur la façon de ranger le lave-vaisselle.
Tout ou rien
Le bon et le méchant
Melanie Klein a décrit le clivage, ce mouvement très archaïque par lequel le jeune enfant sépare un « tout bon » d’un « tout mauvais ». Nous gardons cette capacité adulte : au plus fort d’une dispute, l’autre devient tout entier mauvais, ses qualités disparaissent, et l’on ne comprend plus le lendemain comment on a pu le voir ainsi.
Le corps
Un cerveau en mode alarme
Sous la colère, le cœur cogne, la mâchoire se serre, le regard ne voit plus que la menace. Cet état prépare à se battre ou à fuir, pas à nuancer. Personne n’écoute bien avec le pouls dans les tempes. La page sur la colère montre comment elle s’installe dans le corps, et comment l’apaiser.
Aucun de ces accélérateurs n’est un défaut honteux. Ils sont humains, et ils ont tous eu une utilité. Mais ils se combinent : une interprétation hostile provoque une phrase humiliante, qui provoque une rage, qui provoque un clivage. Reconnaître lequel s’allume en premier chez vous est souvent la clé.
L’escalier de l’escalade : neuf marches
Le chercheur autrichien Friedrich Glasl, qui a passé sa vie à étudier les conflits dans les organisations, a décrit neuf marches que les conflits descendent quand rien ne les arrête. Il les représente comme un escalier qui mène vers le bas, et la métaphore est juste : chaque marche se descend facilement, chaque marche se remonte difficilement. Nous l’utilisons volontiers pour les conflits du quotidien, entre proches, voisins ou amis. Faites glisser le curseur.
chacun peut gagnerl’un doit perdretous perdent
Glasl regroupe ces marches en trois paliers. Sur les trois premières, les deux peuvent encore gagner : on peut s’en sortir seuls, en se parlant. Sur les trois suivantes, l’un doit perdre pour que l’autre gagne ; un tiers devient précieux. Sur les dernières, tout le monde perd. Beaucoup de conflits du quotidien se situent entre la deuxième et la cinquième marche, et beaucoup oscillent : on remonte, on se réconcilie, puis on redescend à la prochaine occasion, chaque fois un peu plus vite.
À garder sous la main
Une dispute se perd dès qu’elle glisse de l’objet (la poubelle) vers la personne (« tu es égoïste »).
La colère couvre souvent une honte ou une peur, que l’autre ne voit pas.
Chaque marche descendue se remonte plus difficilement : mieux vaut agir tôt, à la marche 2 ou 3.
À partir de la cinquième marche, un tiers aide beaucoup : seul, on ne voit plus que le personnage de l’autre.
Persécuteur, sauveur, victime : le triangle où l’on tourne
En 1968, le psychiatre Stephen Karpman, qui travaillait dans le courant de l’analyse transactionnelle, a proposé un schéma simple à partir des contes de fées. Il y a, dans les histoires qui tournent mal, trois rôles : un persécuteur qui accuse, une victime qui subit, un sauveur qui vole à son secours. Le « drame », disait-il, ne vient pas des rôles eux-mêmes, mais du moment où les personnages en changent.
Le triangle dramatique de Karpman. Les flèches tournent dans tous les sens : c’est le passage d’un rôle à l’autre qui fait le drame.
Revenez à Mélanie et Théo. Elle commence en persécutrice (« tu comptes la sortir un jour ? »), se vit en victime (« c’est toujours moi qui fais tout »), et se serait volontiers posée en sauveuse la semaine précédente, quand elle rangeait derrière lui « pour lui rendre service ». Théo, lui, passe de victime (« bonsoir à toi aussi ») à persécuteur (« pardon de ne pas être aussi parfait que toi »). Personne n’a le rôle du méchant. Tout le monde tourne.
Retournez les cartes : chaque rôle a sa phrase favorite, et chaque rôle protège quelque chose.
Un point mérite d’être dit nettement : le triangle décrit des rôles que l’on joue dans des relations où chacun a du pouvoir. Il ne s’applique pas aux situations de violence ou d’emprise, où une personne est réellement victime d’une autre. Dans ces situations, parler de « rôle de victime » serait une seconde violence. La page sur l’emprise traite de ces relations-là.
Quiz pédagogique : quelle est ma place favorite dans le triangle ?
Nous avons tous un sommet où nous revenons plus volontiers. Pensez aux conflits des derniers mois, avec n’importe qui. Un simple quiz pédagogique : aucune valeur de mesure validée, aucun diagnostic, et rien de ce que vous cochez n’est gardé.
Sortir du triangle : trois autres places
Une autre analyste transactionnelle, Acey Choy, a proposé en 1990 de transformer chaque sommet plutôt que de le fuir. Nous aimons cette idée, parce qu’elle ne demande à personne de renoncer à ce qui fait sa force. Le persécuteur a de l’énergie, le sauveur de l’attention, la victime une conscience aiguë de ce qui fait mal. Chacun peut garder sa qualité en changeant de manière.
Au lieu de…
…on peut devenir
Ce que cela change dans la phrase
Persécuteur : accuser, punir
Affirmé : dire ce que l’on veut et ce que l’on refuse, sans écraser
« Tu ne fais jamais rien » devient « J’ai besoin qu’on se partage la poubelle ; je propose les jours pairs pour toi. »
Sauveur : faire à la place
Attentionné : être présent, proposer, laisser l’autre décider
« Laisse, je m’en occupe » devient « Tu as l’air débordé. Tu veux un coup de main, ou juste en parler ? »
Victime : subir, se plaindre
Vulnérable : reconnaître sa difficulté et demander
« De toute façon, je n’y peux rien » devient « Je n’arrive pas à tout gérer en ce moment. Est-ce que tu pourrais prendre les courses cette semaine ? »
Sur le papier, c’est simple. Dans la vie, c’est une autre affaire, parce que les rôles du triangle ne sont pas des habitudes de langage : ils viennent souvent de loin. On ne devient pas sauveur par hasard ; on l’est parfois devenu à huit ans, en consolant un parent triste. C’est là que le travail de compréhension rejoint l’entraînement, et que la page sur la répétition dans les liens prend le relais. Pour l’affirmation de soi proprement dite, dire non et demander, voir s’affirmer.
La scène rejouée : Mélanie et Théo, deuxième prise
Reprenons la soirée de la poubelle. Mêmes personnes, même fatigue, même sac qui déborde. Seule change la façon d’entrer dans la scène. Exemple fictif.
Mélanie : « Tu comptes la sortir un jour, cette poubelle ? »
Théo : « Bonsoir à toi aussi. »
Et nous connaissons la suite : quatre-vingt-dix secondes et une porte qui claque.
Mélanie pose son sac. Elle sent la pensée arriver (« il me prend pour sa bonne ») et, cette fois, elle la remarque au lieu de la croire.
Mélanie : « Salut. Je suis crevée. Et la poubelle me met en rogne, je préfère te le dire avant de m’énerver. »
Théo : « Ah oui, pardon. Mon père m’a appelé, j’étais complètement ailleurs. Je la descends. »
Mélanie : « Merci. On pourra en reparler ce week-end ? J’aimerais qu’on trouve un système qui ne dépende pas de mon humeur. »
Remarquer l’interprétation. « Il me prend pour sa bonne » est une hypothèse, pas un fait. Mélanie ne la chasse pas, elle la tient à distance : c’est tout l’enjeu de la deuxième seconde.
Dire l’état plutôt que le verdict. « Je suis crevée, ça me met en rogne » informe Théo sans l’accuser. Il n’a rien à défendre, donc il peut répondre à la poubelle.
Séparer le moment et le sujet. Ce soir, la poubelle descend ; samedi, on parlera du partage des tâches. Un problème de fond ne se règle pas sur le pas de la porte, à 19 h 30, en manteau.
On pourrait objecter que Mélanie a bien de la patience, et que ce n’est pas à elle de faire tous les efforts. L’objection est juste, et elle mérite d’être entendue en séance. Mais elle bute sur une réalité : dans un conflit qui se répète, celui qui change le premier n’est pas celui qui a tort, c’est celui qui souffre assez pour vouloir que ça cesse.
Positions et intérêts : l’histoire de l’orange
Roger Fisher et William Ury, qui ont travaillé ensemble à Harvard sur la négociation, racontent une petite histoire que nous aimons beaucoup. Deux sœurs se disputent la dernière orange de la maison. Après un long marchandage, elles la coupent en deux. La première mange sa moitié et jette l’écorce. La seconde jette le fruit et râpe l’écorce pour un gâteau. Chacune aurait pu avoir le double, si l’une avait demandé à l’autre : « Pourquoi la veux-tu ? »
Fisher et Ury distinguent ainsi la position (« je veux l’orange ») de l’intérêt (« je veux du jus », « je veux du zeste »). Les positions s’affrontent, les intérêts se combinent souvent. Dans les conflits que l’on nous raconte, la position est presque toujours sur la table, et l’intérêt presque toujours dessous : « je veux que tu rentres à 20 h » cache « j’ai peur quand je ne sais pas où tu es » ; « je ne viendrai pas à ce repas » cache « je ne supporte plus d’y être le bouc émissaire ».
Exemple fictif
Gaëlle, 52 ans, est en guerre froide avec sa voisine du dessous. Tout a commencé par des bruits de pas le soir ; la voisine a frappé au plafond, Gaëlle a laissé un mot sec dans la boîte aux lettres, la voisine a répondu par un mot plus sec, puis s’est plainte au syndic. Elles ne se disent plus bonjour. Gaëlle dort mal, et rumine des répliques dans l’escalier. Elle se demande que faire.
Quelle piste a le plus de chances de faire redescendre le conflit ?
Un lien qui survit au conflit
On pourrait croire, à lire tout ce qui précède, que le but serait de ne plus se disputer. Ce n’est pas notre idée. Donald Winnicott, pédiatre et psychanalyste anglais, a écrit en 1969 un texte étonnant, L’Utilisation de l’objet. Il y explique que l’enfant a besoin de pouvoir attaquer, en pensée et parfois en actes, ceux qu’il aime, et de constater qu’ils survivent : qu’ils ne se vengent pas, qu’ils ne s’effondrent pas, qu’ils restent là. C’est cette survie qui rend l’autre vraiment réel, distinct de soi, digne de confiance.
La remarque vaut pour les adultes. Une relation qui a traversé une vraie colère sans rupture ni représailles en sort souvent plus solide qu’une relation où l’on a tout gardé pour soi. Ce qui abîme les liens, ce n’est pas le désaccord : ce sont les disputes qui ne se terminent jamais, celles qui humilient, et celles qui font peur. Bien des personnes que nous recevons n’ont jamais vu, enfant, un conflit se résoudre ; elles ne savent pas que c’est possible, et elles fuient tout désaccord, ou elles le portent jusqu’à la rupture.
Si vous allez très mal
En cas de danger immédiat, faites le 15 (SAMU). Prenez un rendez-vous au cabinet en téléconsultation le plus rapidement possible. Si Doctolib ne permet pas un rendez-vous immédiat, envoyez des textos WhatsApp ou/et SMS aux cliniciens du cabinet.
Quand un conflit s’accompagne de menaces, de coups, de destructions ou d’une peur qui ne vous quitte plus, il ne s’agit plus d’escalade ordinaire : la sécurité passe avant toute discussion sur la communication.
Au cabinet : repasser la scène au ralenti
Quand vous venez nous parler d’un conflit, nous ne cherchons pas à désigner qui a raison. Nous vous demandons plutôt de nous raconter la dernière dispute, le plus précisément possible, seconde après seconde. Ce récit suffit souvent à faire apparaître ce qui se rejoue : l’interprétation qui s’allume, la honte qui se transforme en colère, le rôle du triangle où vous retombez, la marche de l’escalier où vous en êtes.
Ensuite, plusieurs fils se tirent ensemble. L’écoute analytique cherche d’où viennent ces réactions et ce qu’elles protègent : pourquoi ce ton-là vous est insupportable, pourquoi vous avez tant besoin d’avoir raison, ou tant peur d’avoir tort. L’EMDR peut retraiter les souvenirs qui continuent d’alimenter la rage ou la peur, une humiliation, des années de cris à la maison. Avec les outils des TCC, on apprend à attraper au vol les pensées automatiques et à préparer une conversation difficile. Quand la colère déborde au point de détruire ce que vous aimez, la TCD, que nous pratiquons dans son format complet, apprend à traverser l’émotion sans tout casser.
Si le conflit est à deux
Nous pouvons recevoir les personnes concernées ensemble ; à deux comme en famille, la séance dure alors 80 minutes. Le clinicien y tient une place de tiers, qui ralentit l’échange et n’épouse aucun camp. Mais vous pouvez aussi venir seul : un conflit change dès que l’un des deux sort de son rôle.
Questions fréquentes sur les conflits
Pourquoi est-ce que je m’énerve si vite dans les disputes ?
Souvent parce que la dispute touche autre chose que son sujet : une honte, une peur d’être méprisé, un souvenir. Le corps passe alors en mode alarme, ce qui accélère tout et empêche de nuancer. Repérer ce qui s’allume en premier, la pensée, la sensation ou la phrase de l’autre, permet peu à peu de reprendre la main avant l’explosion.
Qu’est-ce que le triangle de Karpman ?
C’est un schéma proposé en 1968 par le psychiatre Stephen Karpman. Il décrit trois rôles que l’on prend dans les relations conflictuelles : le persécuteur, qui accuse, le sauveur, qui fait à la place, et la victime, qui se sent sans prise. Le drame naît quand on passe d’un rôle à l’autre. Il ne s’applique pas aux situations de violence ou d’emprise, où une personne est réellement victime.
Comment sortir d’une escalade avec quelqu’un ?
En revenant de la personne au problème, en disant ce que l’on ressent plutôt qu’un jugement, et en séparant le moment de la tension du moment de la discussion de fond. Plus on agit tôt, plus c’est simple. Quand le conflit a atteint la perte de la face ou les menaces, l’aide d’un tiers devient précieuse.
Faut-il éviter les conflits pour préserver ses relations ?
Non. Éviter tout désaccord revient souvent à se taire et à accumuler du ressentiment, qui finit par exploser ou par éloigner. Un lien qui traverse un conflit sans humiliation ni représailles en sort souvent renforcé. Ce qu’il faut éviter, ce sont les disputes qui blessent, qui ne se terminent jamais, ou qui font peur.
Une thérapie peut-elle aider si l’autre refuse de venir ?
Oui. En comprenant ce qui se rejoue pour vous et en changeant votre façon d’entrer dans la scène, vous modifiez l’équilibre de la relation. L’autre, face à une réponse inattendue, ne peut plus rejouer exactement la même partition. Quand c’est possible, nous recevons aussi les deux personnes ensemble, en séances de 80 minutes.
Si vos disputes se ressemblent toutes, si vous retombez toujours dans le même rôle, ou si un conflit vous empêche de dormir, venez nous le raconter, seconde par seconde. Le premier rendez-vous, sans engagement, peut avoir lieu en personne comme à distance, seul ou à deux.
La « loi de l’instrument », formulée par Abraham Kaplan en 1964 puis reprise par Abraham Maslow dans The Psychology of Science: A Reconnaissance (1966), rappelle qu’« il est tentant, si le seul outil dont on dispose est un marteau, de traiter tout comme si c’était un clou ».
En psychologie, une méthode ne peut pas répondre à toutes les situations. Forts de plusieurs décennies de pratique et de formations complémentaires, nous mobilisons de nombreux outils, choisis avec discernement, afin d’identifier rapidement les leviers les plus efficaces. Nous proposons ainsi un accompagnement aussi bref qu’efficace, tout en sachant accompagner aussi bien les suivis prolongés que le besoin d’un espace de parole régulier.