Le médecin traitant
La première porte, souvent la plus simple. Il vérifie l’état général, les traitements, prescrit un bilan sanguin, oriente si besoin.
Cette page n'est pas encore publique. Entrez le mot de passe pour la consulter.
Beaucoup de personnes attendent des années avant de parler d’une difficulté sexuelle, par gêne, par peur d’être jugées, ou parce qu’elles pensent que « ça va passer ». Parfois c’est le cas. Souvent, la difficulté s’installe, et la honte avec elle. Cette page vous aide à savoir quand consulter, qui consulter, ce que l’accompagnement peut apporter, quand un bilan est utile, et comment la sexualité évolue aux grandes étapes de la vie : jeunes adultes, grossesse et après, ménopause, avancée en âge.
Il n’y a pas de règle absolue, mais quelques repères simples. Une difficulté passagère, pendant une période de fatigue ou de stress, n’a rien d’inquiétant. En revanche, il est utile de consulter quand :
Un critère résume tous les autres : si vous vous posez la question au point de lire cette page, c’est que la situation compte pour vous. Cela suffit pour en parler. On ne consulte pas seulement quand « c’est grave », on consulte aussi pour comprendre et ne pas laisser une difficulté s’enkyster.
Quand une difficulté sexuelle s’accompagne d’un grand découragement, d’une honte envahissante ou d’idées noires, n’attendez pas : parlez-en à votre médecin traitant, ou adressez-vous aux services d’urgence en cas de danger immédiat. Un rendez-vous au cabinet peut ensuite vous aider à reprendre pied.
Les difficultés sexuelles se situent au carrefour du corps et du psychisme. Plusieurs professionnels peuvent intervenir, idéalement en se parlant, avec votre accord.
La première porte, souvent la plus simple. Il vérifie l’état général, les traitements, prescrit un bilan sanguin, oriente si besoin.
Pour les douleurs, les questions hormonales, la contraception, la grossesse et la ménopause, les troubles de l’érection ou de l’éjaculation, les suites de chirurgie.
Pour apprendre à sentir et relâcher les muscles du plancher pelvien, après un accouchement ou en cas de vaginisme.
Pour l’anxiété, la honte, les souvenirs difficiles, l’histoire, le couple. C’est la place du cabinet, en lien avec le médecin.
En France, le titre de sexologue n’est pas protégé. Il est utile de vérifier la formation de la personne : médecin, psychologue ou professionnel de santé ayant suivi un diplôme universitaire de sexologie, par exemple.
Au cabinet, la sexologie est assurée par le psychothérapeute, qui associe l’écoute analytique, l’EMDR, les outils des TCC et la thérapie de couple, et travaille volontiers avec le médecin, la sage-femme ou le kinésithérapeute qui vous suit. Voir la sexologie au cabinet et notre approche.
Sans rien promettre, voici ce que les personnes accompagnées décrivent le plus souvent.
Pour la plupart des difficultés sexuelles, un bilan psychologique n’est pas nécessaire : l’entretien clinique, l’avis médical et le travail en séance suffisent. Mais dans certaines situations, un bilan peut éclairer ce qui se joue et orienter la suite.
Quand une anxiété, une dépression, une faible estime de soi ou un trait de personnalité semblent peser sur la vie intime, et que la situation reste confuse, un bilan psychologique aide à faire la part des choses et à choisir l’approche la plus adaptée. Voir le bilan psychologique.
Quand des expériences difficiles, des violences, un accouchement traumatique ou des moments de « coupure » pendant l’intimité sont présents, un bilan psycho-traumatique évalue leur retentissement et prépare un éventuel travail en EMDR, avec la stabilisation nécessaire. Voir le bilan psycho-traumatique.
La neuropsychologue intervient peu dans ce domaine. Un bilan peut cependant être utile quand un TDAH ou un autisme non reconnu semble compliquer la vie intime : attention qui part ailleurs, sensibilités sensorielles, difficulté à décoder les attentes implicites. Comprendre ce fonctionnement apaise souvent les malentendus dans le couple. Voir le bilan TDAH et le bilan TSA.
Le bilan n’est jamais une fin en soi. Il sert à mieux comprendre, puis à orienter : vers un travail sur l’anxiété, vers l’EMDR, vers une écoute de l’histoire, vers une thérapie de couple, ou vers un professionnel de santé. Les modalités pratiques (déroulement, durée) sont présentées sur la page bilans.
La sexualité n’est pas un état fixe : elle change avec le corps, les relations et les étapes de la vie. Chaque période a ses questions particulières. Touchez les onglets.
Les premières années de la vie intime sont souvent marquées par l’inquiétude d’être « normal ». Les images pornographiques, accessibles très tôt, installent des attentes irréalistes de durée, de corps, de performance. Une première panne, une éjaculation rapide, une douleur découverte lors des premiers rapports, une difficulté à atteindre l’orgasme, des questions sur son orientation ou son identité : tout cela est fréquent, et souvent vécu dans une grande solitude.
Consulter tôt évite que la peur s’installe. C’est aussi l’âge où se posent les questions du consentement, de la contraception et de la prévention des infections, à aborder avec un médecin ou une sage-femme. Une expérience non consentie, même si on n’a pas su la nommer ainsi sur le moment, mérite d’être entendue.
Pendant la grossesse, le désir peut augmenter, diminuer ou fluctuer d’un trimestre à l’autre, et les deux partenaires vivent parfois des inquiétudes (faire mal au bébé, corps qui change). Dans une grossesse sans complication, l’intimité n’est généralement pas contre-indiquée ; en cas de doute, le médecin ou la sage-femme répond simplement.
Après la naissance, la reprise prend souvent du temps : fatigue, cicatrices, périnée à rééduquer, sécheresse liée à l’allaitement, corps transformé, nouvelle place de parent. Il n’y a pas de délai à respecter pour « devoir » reprendre : la reprise se fait quand on se sent prêt, après l’avis médical. Une baisse durable du désir, des pleurs fréquents, un épuisement ou une anxiété intense peuvent aussi signaler une dépression du post-partum, qui se soigne et mérite d’être repérée. Un accouchement vécu comme traumatique peut laisser une peur qui se manifeste dans l’intimité : l’EMDR peut alors aider. Voir la dépression périnatale.
À la ménopause, la baisse des hormones peut entraîner une sécheresse et une fragilité des muqueuses, des douleurs, des bouffées de chaleur, un sommeil perturbé, et parfois une baisse du désir. Des traitements locaux, et pour certaines femmes un traitement hormonal, peuvent être discutés avec le médecin ou le gynécologue. Beaucoup de femmes vivent aussi cette période comme une libération : fin de la contraception, enfants plus autonomes, rapport au corps plus apaisé.
Chez les hommes, la quarantaine et la cinquantaine voient souvent apparaître les premiers changements de l’érection, qui demandent plus de stimulation et de temps. Ce n’est pas une fin, mais une invitation à vérifier sa santé cardiovasculaire et à élargir sa façon de vivre l’intimité, au-delà de la seule performance.
Le désir n’a pas d’âge, même s’il change de forme. Les maladies chroniques, les traitements, les chirurgies (de la prostate, par exemple), les douleurs articulaires ou la fatigue peuvent compliquer la vie intime. La tendresse, les caresses, la proximité prennent souvent une place plus grande, et beaucoup de personnes décrivent une sexualité plus libre, débarrassée de l’enjeu de la performance.
Le veuvage ou une séparation tardive posent parfois la question d’une nouvelle relation, avec ses joies et ses inquiétudes (le corps, la loyauté envers le conjoint disparu, le regard des enfants). La prévention des infections sexuellement transmissibles reste d’actualité à tout âge. Et il n’est jamais trop tard pour consulter.
Un cancer, une maladie cardiaque, un accident ou une opération bouleversent souvent la vie intime : fatigue, douleurs, effets des traitements, cicatrices, image du corps transformée, peur de la récidive. Ces questions sont encore trop rarement abordées par les équipes soignantes, alors qu’elles comptent beaucoup pour la qualité de vie. Vous pouvez en parler à votre médecin, et un accompagnement psychologique, seul ou à deux, aide à traverser ce qui est aussi un deuil d’une certaine image de soi, et à réinventer une intimité.
La première phrase est la plus difficile à prononcer. Ensuite, c’est une consultation comme une autre. Quelques repères peuvent aider.
Sept questions générales, sans aucune question sur vos pratiques, pour vous aider à décider. Quiz pédagogique, ce n’est ni un test validé ni un diagnostic : dans le doute, il est toujours possible d’en parler à un professionnel.
C’est conseillé, ou au moins en parallèle. Une difficulté sexuelle peut avoir une cause médicale (hormonale, vasculaire, médicamenteuse, gynécologique). Le médecin vérifie le corps, le psychothérapeute travaille l’anxiété, l’histoire et le couple. Les deux se complètent.
Oui. Un travail individuel aide à comprendre ce qui se joue et change souvent la dynamique du couple. Le partenaire peut rejoindre le travail plus tard, s’il le souhaite.
Le plus souvent, non. L’entretien et l’avis médical suffisent. Un bilan psychologique ou psycho-traumatique peut être utile quand une anxiété, une dépression ou un trauma semblent peser ; un bilan neuropsychologique, plus rarement, quand un TDAH ou un autisme non reconnu complique la vie intime.
Jamais. Le désir et le plaisir changent avec l’âge, ils ne disparaissent pas. Les difficultés liées à la santé, aux traitements ou à une nouvelle relation se travaillent à tout âge, avec le médecin et en psychothérapie.
Oui. Les entretiens, le travail sur l’anxiété, l’écoute analytique, la thérapie de couple et l’EMDR peuvent se faire à distance, avec quelques adaptations. Certaines personnes se sentent même plus à l’aise chez elles pour aborder ces sujets.
Un premier rendez-vous permet d’entendre ce que vous vivez et de choisir la suite : un travail individuel, à deux, un bilan si c’est utile, en lien avec votre médecin. Au cabinet ou en téléconsultation.
Cliquer sur la photo ou utiliser + et − pour zoomer. Échap pour fermer.
Chargement de l'article…
La « loi de l’instrument », formulée par Abraham Kaplan en 1964 puis reprise par Abraham Maslow dans The Psychology of Science: A Reconnaissance (1966), rappelle qu’« il est tentant, si le seul outil dont on dispose est un marteau, de traiter tout comme si c’était un clou ».
En psychologie, une méthode ne peut pas répondre à toutes les situations. Forts de plusieurs décennies de pratique et de formations complémentaires, nous mobilisons de nombreux outils, choisis avec discernement, afin d’identifier rapidement les leviers les plus efficaces. Nous proposons ainsi un accompagnement aussi bref qu’efficace, tout en sachant accompagner aussi bien les suivis prolongés que le besoin d’un espace de parole régulier.