En France, on les a longtemps présentées comme deux camps : d’un côté le divan et l’inconscient, de l’autre les exercices et les tableaux de pensées. La querelle a été vive, parfois injuste des deux côtés. Cette page raconte son histoire, compare honnêtement les deux méthodes, résume ce que montre la recherche, et explique pourquoi, au cabinet, la même personne peut faire une TCC le mardi et parler de ses rêves le jeudi, sans trahir personne.
Mis à jour le 22 octobre 2026 · Lecture : 18 minutes
2004le rapport de l’Inserm qui a mis le feu aux poudres
23 essaiscomparant les deux approches dans la méta-analyse de Steinert, 2017
1958Aaron Beck, futur père de la thérapie cognitive, finit sa formation de psychanalyste
465 adosdéprimés suivis dans l’essai IMPACT, sans gagnant entre les méthodes
Une querelle en dates
On croit souvent que les TCC sont nées contre la psychanalyse. C’est à moitié vrai. Elles sont nées à côté d’elle, souvent chez des praticiens formés à la psychanalyse qui voulaient autre chose. Voici l’histoire, en quatorze étapes.
1895Freud et Breuer publient les Études sur l’hystérie : parler d’un souvenir avec l’émotion qui l’accompagne peut faire céder un symptôme. La cure par la parole est née.
1913Aux États-Unis, John Watson publie le manifeste du béhaviorisme : la psychologie doit étudier ce qui s’observe, le comportement, et laisser de côté la conscience.
1919Freud reconnaît, dans un texte sur les voies nouvelles de la thérapeutique, qu’on ne vient guère à bout d’une phobie grave en attendant : il faut amener le patient à affronter la situation qu’il redoute. Une idée que les TCC systématiseront.
1952Le psychologue britannique Hans Eysenck affirme que les psychothérapies de son temps, psychanalyse comprise, ne font pas mieux que la rémission spontanée. L’article est très critiqué, mais il lance l’exigence de preuves.
1955Albert Ellis, psychanalyste de formation, rompt avec la cure classique et fonde une thérapie centrée sur les croyances irrationnelles.
1958Joseph Wolpe décrit la désensibilisation systématique : apprendre à rester détendu face à une échelle de situations de plus en plus redoutées.
1958La même année, Aaron Beck termine sa formation à l’institut psychanalytique de Philadelphie. En étudiant les rêves de patients déprimés pour vérifier une hypothèse freudienne, il n’y trouve pas la colère attendue, mais des pensées de perte et d’échec. La thérapie cognitive naîtra de cette surprise.
1979Beck et ses collègues publient la Thérapie cognitive de la dépression, le manuel qui fonde la « deuxième vague ».
1993Marsha Linehan publie le manuel de la thérapie comportementale dialectique (TCD), pour les personnes en grande difficulté émotionnelle.
2004L’Inserm publie une expertise collective comparant trois approches. Les TCC y obtiennent davantage de « preuves d’efficacité », la psychanalyse surtout dans les troubles de la personnalité. Le rapport est reçu comme une déclaration de guerre.
2005En février, le ministre de la Santé retire le rapport du site du ministère. En septembre paraît Le Livre noir de la psychanalyse. L’année suivante, L’Anti-Livre noir lui répond.
2012La Haute Autorité de santé classe les approches psychanalytiques parmi les interventions « non consensuelles » dans l’autisme. Elle confirme en 2026 qu’elle ne les recommande pas pour le trouble du spectre de l’autisme.
2017Deux travaux apaisent le débat : la méta-analyse de Steinert, menée par des chercheurs des deux bords, et l’essai IMPACT chez l’adolescent. Ni l’un ni l’autre ne trouve de vainqueur.
2023Une revue de synthèse dirigée par Leichsenring conclut que la thérapie psychodynamique est un traitement validé, équivalent aux autres thérapies actives dans plusieurs indications.
Les deux fondateurs les plus célèbres des thérapies cognitives, Albert Ellis et Aaron Beck, avaient tous deux été formés à la psychanalyse. La querelle française a donc parfois ressemblé à une dispute de famille : on se fâche d’autant plus fort qu’on a grandi dans la même maison.
Ce qui les oppose : le tableau
Les différences sont réelles, et il serait malhonnête de les gommer. Elles portent moins sur la valeur des méthodes que sur ce qu’elles cherchent. Le tableau ci-dessous les résume ; sur téléphone, faites-le glisser de côté.
Comparaison entre psychanalyse et thérapies cognitives et comportementales
Question
Psychanalyse et psychothérapie analytique
TCC
Le symptôme
Un message, un compromis entre un désir et une défense : il a un sens dans une histoire.
Un comportement ou une pensée appris, entretenu par ses conséquences : il a une fonction.
Le but
Comprendre ce qui se répète et retrouver une liberté de choix ; le symptôme cède souvent en chemin.
Réduire la souffrance et atteindre des objectifs concrets, définis ensemble et vérifiés.
Le temps
Plusieurs mois à plusieurs années, sans date de fin fixée d’avance.
Souvent 10 à 25 séances, selon l’Inserm en 2004 ; davantage pour les troubles complexes.
Le passé
Central : l’enfance, les premiers liens, les scènes qui insistent.
Exploré pour comprendre l’origine, mais le travail porte surtout sur l’ici et maintenant.
La parole
Libre : dire ce qui vient, sans trier. Les détours comptent.
Structurée : un ordre du jour, des questions précises, une analyse fonctionnelle.
Le thérapeute
Il écoute beaucoup, intervient par moments, ne dit pas ce qu’il faut faire.
Il est actif, explique, propose des exercices, fait le point.
La relation
Le transfert est un matériau de travail : ce qui se rejoue avec le thérapeute s’analyse.
L’alliance est un outil : on la soigne, on en parle si elle se grippe, sans en faire l’objet principal.
Entre les séances
Rien n’est demandé ; le travail continue de lui-même, dans les rêves et les pensées.
Des observations, des exercices, des expositions graduées.
L’évaluation
Difficile à standardiser ; les études récentes mesurent symptômes, relations et fonctionnement.
Intégrée à la méthode : questionnaires, échelles, objectifs chiffrés.
Points forts reconnus
Troubles de la personnalité, dépressions chroniques, effets qui se prolongent après la fin.
Troubles anxieux, phobies, TOC, trouble panique, insomnie, avec des résultats rapides.
Tableau de synthèse : chaque école compte des courants qui débordent ces cases, et la pratique réelle est plus souple.
Ce qui les rapproche
Quand on regarde de près des séances réelles, les ressemblances sautent aux yeux. Elles ne viennent pas d’un compromis tiède, mais de la même réalité clinique : les gens souffrent de ce qui se répète, et ils changent dans une relation.
L’alliance
Dans toutes les études, la qualité du lien entre patient et thérapeute est l’un des meilleurs prédicteurs du résultat. Les chercheurs des « facteurs communs », comme Bruce Wampold, lui attribuent une part bien plus grande qu’à la technique elle-même.
La répétition
Freud parlait de compulsion de répétition ; les TCC parlent de schémas et de cercles vicieux. Les deux décrivent la même chose : un scénario ancien qui se rejoue et que la personne ne choisit plus.
L’évitement
Ce qu’on évite grandit. Les TCC l’affrontent par l’exposition, la psychanalyse l’approche par la parole, en repérant les défenses. Dans les deux cas, on va doucement vers ce qui fait peur.
Les pensées automatiques
Beck décrit des pensées qui surgissent sans qu’on les choisisse, et que l’on prend pour la réalité. Elles ressemblent beaucoup à ce que la psychanalyse appelle le préconscient : ce qui est là, juste sous la surface, et qu’on peut apprendre à entendre.
Une TCC part du même constat, avec d’autres mots : nos pensées et nos réactions nous gouvernent plus que nous ne les gouvernons. La différence est dans la suite. La TCC propose d’apprendre à reprendre la main ; la psychanalyse propose de faire connaissance avec les autres locataires de la maison. Beaucoup de personnes ont besoin des deux.
Vrai ou faux, en cartes
Six phrases qu’on entend dans les dîners, et parfois dans les colloques. Retournez les cartes.
Ce que dit la recherche
Pendant longtemps, les TCC ont eu beaucoup plus d’études que la psychanalyse, et l’on a confondu « moins étudié » avec « moins efficace ». Depuis une quinzaine d’années, les comparaisons directes se sont multipliées. Voici les plus importantes, résumées sans parti pris.
Steinert, 2017 : l’équivalence
Christiane Steinert et ses collègues, dont Falk Leichsenring, ont réuni 23 essais randomisés comparant une thérapie psychodynamique à un autre traitement validé, le plus souvent une TCC, soit 2 751 patients. Leur méta-analyse, publiée dans l’American Journal of Psychiatry, conclut à l’équivalence sur les symptômes visés, à la fin du traitement comme au suivi. Particularité rare : l’équipe associait des chercheurs des deux traditions, pour limiter le biais d’allégeance. Des critiques ont fait remarquer qu’un léger avantage statistique pour les comparateurs subsistait à la fin du traitement, même s’il restait dans la marge d’équivalence fixée.
IMPACT, 2017 : les adolescents
L’essai britannique IMPACT a suivi 465 adolescents de 11 à 17 ans, atteints de dépression, répartis entre une TCC, une psychothérapie psychanalytique brève et une intervention psychosociale plus courte. Après 86 semaines, les symptômes dépressifs avaient baissé d’environ moitié en moyenne, sans différence significative entre les trois groupes, ni sur les coûts.
Leichsenring, 2013 : l’anxiété sociale
Il faut aussi citer les résultats moins flatteurs pour la psychanalyse. Dans un grand essai allemand sur l’anxiété sociale, 495 patients ont reçu une TCC, une thérapie psychodynamique ou ont été mis en liste d’attente. Les deux thérapies ont fait mieux que l’attente, mais la TCC a obtenu davantage de rémissions.
Rémission avec la TCC36 %
Rémission avec la thérapie psychodynamique26 %
Rémission en liste d’attente9 %
Leichsenring et al., American Journal of Psychiatry, 2013. Au suivi à deux ans publié ensuite, les auteurs ne trouvent plus de différence significative entre les deux thérapies, mais beaucoup de participants avaient été perdus de vue.
Et le reste
D’autres travaux complètent le tableau. Un essai néerlandais de Driessen, en 2013, sur 341 patients déprimés, ne trouve pas de différence entre seize séances de TCC et seize séances de thérapie psychodynamique, mais relève que, quelle que soit la méthode, seize séances ne suffisent pas à beaucoup de patients. Une revue de synthèse de 2023, dirigée par Leichsenring, juge les preuves de qualité élevée pour la dépression et les troubles à symptômes somatiques, et modérées pour l’anxiété et les troubles de la personnalité. Enfin, une méta-analyse de Munder et ses collègues, en 2013, rappelle que toutes les écoles ont tendance à trouver de meilleurs résultats pour la méthode que préfèrent les chercheurs : c’est le biais d’allégeance, et il ne touche pas qu’un seul camp.
À retenir
Dans la dépression, les comparaisons directes ne trouvent pas de différence nette entre TCC et thérapie psychodynamique.
Dans les troubles anxieux, les phobies et les TOC, les TCC ont plus de preuves et donnent souvent des résultats plus rapides.
Dans les troubles de la personnalité et les difficultés chroniques, les approches psychodynamiques et les thérapies intégratives montrent des effets durables.
Aucune méthode ne convient à tout le monde : la préférence de la personne compte aussi dans le résultat.
Pour les chiffres d’efficacité de la psychanalyse au-delà de la comparaison avec les TCC, la page points forts et points faibles détaille les grandes études de longue durée.
La troisième vague, les schémas, la mentalisation
On décrit l’histoire des TCC en trois vagues : le comportement d’abord, la pensée ensuite, puis, à partir des années 1990, le rapport que l’on entretient avec ses pensées et ses émotions. Cette troisième vague a rapproché les TCC de questions que la psychanalyse connaît bien : l’acceptation, le sens, la relation, l’émotion. Quatre approches méritent d’être connues.
Ne plus se battre contre ses pensées
La thérapie d’acceptation et d’engagement (ACT) et les thérapies fondées sur la pleine conscience ne cherchent plus à corriger une pensée pénible, mais à la laisser passer sans se laisser emmener, et à avancer vers ce qui compte pour soi. On y retrouve une attitude familière aux analystes : laisser venir, observer sans juger, ne pas trier.
Le pont. L’attention flottante de l’analyste et l’attention ouverte de la pleine conscience ne sont pas la même chose, mais elles partagent un refus : celui de la lutte frontale contre ce qui arrive à l’esprit.
Accepter et changer en même temps
La thérapie comportementale dialectique, mise au point par Marsha Linehan, s’adresse aux personnes submergées par leurs émotions : colère qui explose, sensibilité au rejet, gestes d’automutilation, sentiment de vide. Elle associe des séances individuelles, l’apprentissage de compétences (régulation émotionnelle, tolérance à la détresse, relations, pleine conscience) et un soutien entre les séances. Le mot « dialectique » dit l’essentiel : accepter la personne telle qu’elle est, et l’aider à changer.
Au cabinet. Le praticien est membre d’un réseau francophone de thérapie comportementale dialectique transdiagnostique ; la page des TCC aux TCD compare ces approches en détail.
Les besoins de l’enfance, en langage TCC
Jeffrey Young a conçu la thérapie des schémas comme une approche intégrative : elle combine la TCC, la théorie de l’attachement, la Gestalt et des idées psychodynamiques. Elle décrit dix-huit « schémas précoces inadaptés », comme l’abandon, la méfiance ou l’imperfection, nés de besoins de l’enfance qui n’ont pas été comblés, et des « modes » qui se succèdent chez une même personne. Le thérapeute y pratique un « reparentage limité » : il répond, dans les limites du cadre, à certains besoins restés en souffrance.
Le pont. Dans un essai néerlandais publié en 2006 sur 86 patients souffrant d’un trouble borderline, la thérapie des schémas a obtenu plus de rétablissements et moins d’abandons qu’une psychothérapie analytique centrée sur le transfert. Signe que l’intégration n’est pas un vague mélange : elle se teste.
Se voir de l’extérieur, voir les autres de l’intérieur
Anthony Bateman et Peter Fonagy, deux psychanalystes britanniques, ont développé la thérapie basée sur la mentalisation à partir de la psychanalyse et de la théorie de l’attachement. Mentaliser, c’est comprendre ses propres actes et ceux des autres en termes d’états mentaux : intentions, émotions, croyances. Leur premier essai date de 1999 ; le suivi à huit ans montrait moins d’hospitalisations et de médicaments, et plus d’emploi.
Le pont. C’est une thérapie d’origine psychanalytique, manualisée et évaluée comme une TCC. Elle montre que la frontière entre les deux mondes est devenue poreuse.
Du comportement à l’inconscient, au curseur
Plutôt que deux camps, imaginez une ligne. À une extrémité, ce qui s’observe ; à l’autre, ce qui ne se dit pas. Faites glisser le curseur pour parcourir les approches.
le comportementla relationl’inconscient
Au cabinet : les deux, selon le moment
Le cabinet pratique la psychanalyse et les TCC de deuxième et de troisième génération, ainsi que l’EMDR. Les séances de TCC durent quarante-cinq ou quatre-vingts minutes. Ce n’est pas un menu où l’on choisit au hasard : c’est une manière de répondre à ce que la personne demande, au moment où elle le demande.
Entendre la demandeLe premier entretien ne sert pas à placer quelqu’un dans une case, mais à comprendre ce qu’il vient chercher : un soulagement rapide d’un symptôme précis, une compréhension de soi, ou les deux.
Proposer un cadreUne phobie de l’avion à trois mois d’un départ appelle plutôt une TCC. Une vie amoureuse qui répète le même scénario appelle plutôt un travail analytique. Souvent, la réponse est un ordre : d’abord l’un, puis l’autre.
Garder l’écouteMême pendant une exposition, l’écoute analytique reste allumée : un lapsus, un rêve raconté en passant, une émotion inattendue. Ce qui surgit est noté, et repris quand le moment vient.
Faire le pointRégulièrement, on regarde ensemble où l’on en est. Si la méthode ne convient pas, on en change, sans y voir un échec.
Vignette : la peur de conduire
Un homme de trente-cinq ans ne conduit plus depuis une sortie de route sans gravité. Une TCC de quelques mois, avec une exposition graduée, lui permet de reprendre le volant. Quelques semaines plus tard, il revient : il conduit, mais il rêve souvent de son père, mort quand il avait douze ans, dans une voiture. Le symptôme a cédé ; une question est apparue. Il commence alors une psychothérapie analytique. Situation recomposée à partir de plusieurs suivis.
Vignette : comprendre ne suffisait pas
Une femme de quarante-deux ans est en analyse depuis plusieurs années. Elle comprend très bien pourquoi elle vérifie dix fois que la porte est fermée, et d’où vient cette inquiétude. Les vérifications, elles, n’ont pas diminué. D’un commun accord, quelques séances de TCC centrées sur ces rituels sont intercalées. Les vérifications baissent nettement, et l’analyse reprend, allégée. Situation recomposée.
Sept questions pour y voir plus clair avant un premier rendez-vous. Ce n’est pas un diagnostic, seulement une manière de mettre des mots sur ce que vous cherchez. Rien n’est enregistré ni envoyé.
Quiz : la querelle en huit questions
Pour vérifier ce que vous avez retenu, ou pour animer le prochain repas de famille. Rien n’est enregistré.
Questions fréquentes
Peut-on faire une TCC et une psychanalyse en même temps ?
Oui, à condition que ce soit pensé. Au cabinet, on peut alterner les deux dans un ordre choisi ensemble : quelques séances de TCC pour un symptôme précis, puis un travail analytique, ou l’inverse. Avec deux thérapeutes différents, il vaut mieux qu’ils le sachent et que chacun respecte le cadre de l’autre.
Laquelle est la plus efficace ?
Cela dépend de ce qu’on traite. Pour la dépression, les comparaisons directes ne montrent pas de différence nette. Pour les phobies, les TOC et la plupart des troubles anxieux, les TCC ont plus de preuves. Pour les troubles de la personnalité et les difficultés chroniques, les approches psychodynamiques montrent des effets durables.
Une TCC, ce n’est pas superficiel ?
Non. Une TCC bien menée touche des croyances profondes sur soi et sur les autres, et la thérapie des schémas remonte jusqu’aux besoins de l’enfance. Elle le fait avec d’autres outils que l’interprétation, mais elle ne se contente pas de la surface.
La psychanalyse, ce n’est pas trop long ?
Une cure analytique est longue, et c’est voulu : elle vise des transformations profondes. Mais il existe des psychothérapies analytiques plus courtes, évaluées dans des essais, et le travail peut commencer par une période limitée. La durée se discute toujours, et l’on peut s’arrêter quand on le souhaite.
Pourquoi la querelle a-t-elle été si violente en France ?
Parce que la psychanalyse occupait en France une place exceptionnelle, à l’université, à l’hôpital et dans la culture, et que le rapport de l’Inserm, puis Le Livre noir, ont été vécus comme une remise en cause de cette place. Le débat sur l’autisme a ajouté une blessure légitime du côté des familles. La HAS ne recommande pas la psychanalyse pour traiter le trouble du spectre de l’autisme, et le cabinet suit ses recommandations.
Quelle est la différence entre une TCC et une TCD ?
La TCD est une TCC de troisième vague conçue pour les émotions très intenses et les comportements impulsifs. Elle ajoute à la TCC l’apprentissage de compétences de régulation émotionnelle et une forte place de l’acceptation. La page des TCC aux TCD détaille les différences.
Un premier rendez-vous permet de poser la demande et de décider du cadre : une TCC, une psychanalyse, l’EMDR, ou un chemin qui passe par plusieurs. Les adultes, les adolescents et les enfants sont reçus à Colombes, aux Pavillons-sous-Bois et en Ardèche, ou en téléconsultation.
La « loi de l’instrument », formulée par en 1964 puis reprise par dans The Psychology of Science: A Reconnaissance (1966), rappelle qu’« il est tentant, si le seul outil dont on dispose est un marteau, de traiter tout comme si c’était un clou ».
En psychologie, une méthode ne peut pas répondre à toutes les situations. Forts de plusieurs décennies de pratique et de formations complémentaires, nous mobilisons de nombreux outils, choisis avec discernement, afin d’identifier rapidement les leviers les plus efficaces. Nous proposons ainsi un accompagnement aussi bref qu’efficace, tout en sachant accompagner aussi bien les suivis prolongés que le besoin d’un espace de parole régulier.