Faux
L’idée ne résiste pas aux faits : les études, les textes ou la pratique actuelle la contredisent. Il peut rester une petite part de vérité historique, que nous signalons.
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« Ça dure dix ans », « le psy ne dit rien », « tout est sexuel », « c’est pour les riches »… La psychanalyse traîne derrière elle une valise de clichés, certains injustes, d’autres pas tout à fait faux. Cette page en retient vingt-quatre, les plus fréquents au téléphone ou en premier rendez-vous. Pour chacun, une carte à retourner, un verdict honnête (faux, nuancé ou vrai) et ce que disent les sources : études, textes officiels, écrits des analystes eux-mêmes. Nous défendons la psychanalyse ; nous ne la défendons pas contre les faits.
Une idée reçue n’est pas un mensonge. C’est une phrase qui a circulé si longtemps qu’on ne se demande plus d’où elle vient. Certaines naissent d’une caricature de cinéma, d’autres d’une vraie dérive, d’autres encore d’une pratique d’il y a cent ans qui n’existe plus. Les démonter une par une n’a d’intérêt que si l’on accepte d’y trouver, parfois, un fond de vérité.
Chaque carte porte une idée sur sa face visible. Cliquez ou appuyez dessus : elle se retourne et affiche un verdict, puis l’essentiel de ce que disent les sources. Trois verdicts sont possibles.
L’idée ne résiste pas aux faits : les études, les textes ou la pratique actuelle la contredisent. Il peut rester une petite part de vérité historique, que nous signalons.
Il y a du vrai et du faux, souvent selon le type de cure, le praticien ou l’époque. C’est le verdict le plus fréquent, et le plus intéressant.
Oui, c’est exact, et autant le savoir avant de commencer. Deux idées seulement sur vingt-quatre, mais deux qui méritent d’être connues de tous.
Les chiffres cités viennent d’études publiées ou de sites officiels (Service-Public, Haute Autorité de santé, Onisep). Quand une donnée est discutée, nous le disons. La page sources et méthode du guide liste les références complètes.
Ce sont les questions qu’on pose en premier, souvent avant même de dire pourquoi on appelle. Elles sont légitimes : s’engager dans une analyse, c’est engager du temps et de l’argent. Six idées à retourner.
Sources de cette famille : Service-Public, « Mon soutien psy » (page vérifiée le 3 juillet 2026) ; Fonagy et al., essai TADS, World Psychiatry, 2015 ; Freud, « Le début du traitement », 1913. Le détail du cadre est dans la page comment se passe une psychanalyse, et le sens du paiement dans psychanalyse et argent.
« Dix ans sur un divan » : la formule fait rire, et elle fait peur. Remarquons que personne ne dit « dix ans de piano » sur le même ton. On trouve normal d’apprendre longtemps un instrument ; on s’étonne qu’apprendre à s’entendre soi-même prenne aussi un peu de temps.
Ce qui se passe derrière la porte du cabinet nourrit l’imaginaire, parce que personne n’y assiste. Le cinéma a rempli le vide avec un barbu muet, un divan et un « hmm hmm ». Six idées sur la séance elle-même.
Sources de cette famille : Onisep, fiche « psychanalyste » ; essai IMPACT (Goodyer et al., 2017) ; Lacan, Note adjointe à l’Acte de fondation, 1964 ; code de déontologie des psychologues, version 2021. Pour aller plus loin : le divan du psychanalyste et rêves, lapsus, actes manqués.
C’est le terrain des débats les plus vifs, et celui où les idées reçues vont dans les deux sens : certains disent « ça ne marche pas », d’autres « ça marche pour tout ». Les études récentes permettent de répondre avec plus de précision qu’il y a vingt ans.
Sources de cette famille : Steinert et al., American Journal of Psychiatry, 2017 ; Leichsenring et al., World Psychiatry, 2023 ; Shedler, American Psychologist, 2010 ; rapport Inserm « Psychothérapie : trois approches évaluées », 2004 ; Fonagy et al., essai TADS, 2015. Le détail des chiffres, avec leurs limites, est dans la page points forts et points faibles ; le dialogue avec les TCC dans psychanalyse et TCC.
Les essais portent presque tous sur des psychothérapies d’inspiration analytique, en face à face, une fois par semaine. La cure type sur le divan, plusieurs fois par semaine pendant des années, est très peu étudiée par essai randomisé, parce qu’on voit mal comment tirer au sort qui fera dix ans d’analyse. Ce qu’on sait de son efficacité vient d’études d’observation, plus fragiles. Nous préférons le dire que le cacher.
Dernière famille, la plus sensible, parce qu’elle touche à l’image de soi : « ce n’est pas pour moi », « c’est pour les fous », « ça ne sert à rien pour mon enfant ». Et une idée reçue favorable à la psychanalyse, qu’il faut pourtant démentir fermement.
Sources de cette famille : HAS et Anesm, recommandation sur l’autisme de mars 2012 ; HAS, recommandations du 12 février 2026 sur le TSA de l’enfant et de l’adolescent, présentées par Vidal (16 février 2026) ; Midgley et Kennedy, Journal of Child Psychotherapy, 2011 ; histoire des CMPP (DREES). Voir aussi psychanalyse de l’enfant et de l’adolescent et pour quelles souffrances.
Quand un trouble du spectre de l’autisme est suspecté, chez un enfant comme chez un adulte, nous proposons une démarche d’évaluation et d’orientation conforme aux recommandations de la HAS, et nous travaillons avec les équipes qui mettent en place les interventions recommandées. L’écoute analytique peut accompagner les parents, la fratrie, ou la personne elle-même dans ce qu’elle vit (anxiété, deuil d’une image, fatigue), mais elle ne remplace pas ces interventions et ne prétend pas « traiter » l’autisme. Les bilans du cabinet et les tests en ligne permettent un premier repérage.
Vingt-quatre clichés ne naissent pas par hasard. Ils ont des causes, et la psychanalyse en porte une partie. Comprendre d’où ils viennent aide à les dépasser sans mépris pour ceux qui y croient.
Une opération chirurgicale se filme, un cours se suit, un entraînement sportif se regarde. Une séance d’analyse, jamais : le secret professionnel l’interdit, et c’est heureux. Mais ce qui ne se montre pas s’imagine. Chacun remplit le vide avec ce qu’il a sous la main, souvent un film ou une blague, parfois une mauvaise expérience racontée par un ami. Le cliché naît de l’absence d’images.
Les patients eux-mêmes parlent peu de leur analyse, par pudeur ou parce que c’est difficile à résumer. Ceux qui en parlent publiquement sont précieux : la page 24 personnalités qui aiment la psychanalyse en rassemble quelques-uns.
Un analyste de film doit être reconnaissable en trois secondes : barbe, lunettes, carnet, divan, silence pesant ou interprétation fracassante. Woody Allen en a fait un ressort comique, les séries un décor de huis clos. Ces images sont souvent tendres, parfois justes, mais elles figent une pratique qui a beaucoup changé : la plupart des séances d’aujourd’hui se déroulent en face à face, avec un praticien qui parle.
Freud recevait ses patients six jours par semaine, et ses premières analyses duraient quelques mois. Puis les cures se sont allongées, les écoles se sont multipliées, les séances lacaniennes ont raccourci. Une idée reçue est souvent une photographie ancienne : vraie à une époque, dans une école, chez un praticien. Le problème n’est pas qu’elle soit fausse, mais qu’elle soit généralisée.
La France a connu des polémiques retentissantes : le rapport de l’Inserm en 2004, retiré du site du ministère l’année suivante ; Le Livre noir de la psychanalyse en 2005 ; le film Le Mur en 2011 sur l’autisme ; les recommandations de la HAS en 2012 puis en 2026. Une partie des critiques était fondée, notamment sur l’autisme. Mais les polémiques fabriquent des camps, et les camps fabriquent des slogans : « ça ne marche pas » contre « vous ne pouvez pas comprendre ». Ni l’un ni l’autre n’aide quelqu’un qui souffre.
Il faut le dire avec douceur : certaines idées reçues sont des défenses. « C’est pour les fous » permet de ne pas se demander si l’on va mal. « Ça dure dix ans » permet de ne pas commencer. « Le psy va tout ramener à ma mère » protège parfois d’une histoire qu’on préfère ne pas rouvrir. Ce n’est pas un reproche : c’est exactement le genre de chose dont une analyse s’occupe. Freud appelait cela la résistance, et il la respectait.
Freud parlait ici d’argent, mais la remarque vaut pour la psychanalyse elle-même : on en parle volontiers en riant, rarement avec précision. Cette page est une tentative pour en parler franchement.
Si l’on compte les verdicts des vingt-quatre cartes, voici ce qu’il reste des idées reçues. Les jauges se remplissent quand elles apparaissent à l’écran.
Dix affirmations, à classer en vrai ou faux. L’explication s’affiche dès que vous répondez. Rien n’est enregistré ni envoyé.
Ces idées reçues, nous les entendons presque chaque semaine, souvent formulées avec un sourire gêné : « je sais que c’est un cliché, mais… ». Nous les prenons au sérieux, parce qu’elles disent quelque chose d’une inquiétude réelle. Voici comment nous y répondons, concrètement, dès le premier rendez-vous.
Les consultations ont lieu à Colombes, aux Pavillons-sous-Bois et en Ardèche, ou en téléconsultation, 365 jours par an. Le cabinet n’adhère pas au dispositif Mon soutien psy ; les honoraires sont indiqués sur la page lieux et tarifs. Pour comprendre pourquoi nous conjuguons plusieurs approches : pourquoi un cabinet intégratif.
Une psychothérapie ne répond pas à l’urgence. Si vous avez des idées suicidaires ou si vous craignez pour un proche, appelez le 3114 (numéro national de prévention du suicide, gratuit, 24 h sur 24), le 15 ou le 112.
Il n’y a pas de durée fixe. Une psychothérapie d’inspiration analytique, une fois par semaine, dure souvent de quelques mois à deux ou trois ans. Une cure type, plus intense, s’étend sur plusieurs années. La durée se discute au début et se réévalue en chemin : on peut toujours faire le point, et l’on peut toujours arrêter.
Pour les thérapies psychodynamiques, oui, selon plusieurs méta-analyses : celle de Steinert (2017) les trouve équivalentes aux traitements établis, et l’effet tend à se prolonger après la fin. Les preuves sont moins nombreuses que pour les TCC, et la cure type au long cours est peu étudiée par essai randomisé. La page points forts et points faibles détaille ces données.
La Haute Autorité de santé ne recommande pas la psychanalyse pour traiter l’autisme ; ses recommandations de 2026 privilégient des interventions développementales et comportementales précoces, coordonnées avec la famille. Le cabinet suit ces recommandations. Un soutien psychologique peut en revanche aider les parents ou l’enfant face à l’anxiété ou à des difficultés associées, en complément de ces interventions.
Demandez quel titre réglementé il détient (psychologue avec numéro RPPS, psychiatre, psychothérapeute inscrit à l’ARS), à quelle association il est rattaché, s’il a fait une analyse personnelle et s’il est supervisé. Méfiez-vous des promesses de guérison, d’une interdiction de voir un médecin ou d’un cadre qui change sans explication.
Non. La règle fondamentale, dire ce qui vient sans trier, n’est possible que parce que l’analyste suspend son jugement. Ce que vous dites en séance n’est ni noté sur une échelle morale, ni répété : le secret professionnel s’applique pleinement.
Oui. Une méta-analyse de 2021 (Fernandez et collègues) trouve des résultats très proches entre psychothérapie par vidéo et en présentiel. L’Association psychanalytique internationale reste plus prudente pour les analyses de formation. Au cabinet, la téléconsultation est possible 365 jours par an, et le choix se fait avec chaque personne.
Ce n’est pas une religion : il n’est pas nécessaire d’y croire pour en tirer quelque chose, ni d’avoir lu Freud. Le scepticisme a même sa place en séance. Et si une autre approche vous convient mieux, une TCC ou l’EMDR par exemple, le cabinet peut vous la proposer.
Vous avez peut-être une question qui ne figure pas dans ces vingt-quatre cartes. Le premier rendez-vous est fait pour la poser, sans engagement : faire le point sur ce qui vous amène, entendre comment nous travaillons, et décider ensemble de la suite. Adultes, adolescents et enfants sont reçus à Colombes, aux Pavillons-sous-Bois, en Ardèche, ou en téléconsultation.
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La « loi de l’instrument », formulée par en 1964 puis reprise par dans The Psychology of Science: A Reconnaissance (1966), rappelle qu’« il est tentant, si le seul outil dont on dispose est un marteau, de traiter tout comme si c’était un clou ».
En psychologie, une méthode ne peut pas répondre à toutes les situations. Forts de plusieurs décennies de pratique et de formations complémentaires, nous mobilisons de nombreux outils, choisis avec discernement, afin d’identifier rapidement les leviers les plus efficaces. Nous proposons ainsi un accompagnement aussi bref qu’efficace, tout en sachant accompagner aussi bien les suivis prolongés que le besoin d’un espace de parole régulier.