Bipolarité
Le traitement régulateur de l’humeur, prescrit et suivi par un psychiatre, est la base. La psychothérapie aide à vivre avec le trouble et à comprendre ce que les épisodes réveillent. Le trouble bipolaire · Bipolarité et psychanalyse
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On ne vient pas en analyse avec un diagnostic, on vient avec une plainte : je suis triste depuis des mois, j’ai peur sans raison, je tombe toujours sur le même genre de personne, je ne sais plus ce que je veux. Cette page dit honnêtement quand la psychanalyse est une bonne réponse, quand elle accompagne d’autres soins, quand une autre approche est préférable, et quand il faut d’abord appeler un médecin.
Un médecin part d’un diagnostic pour choisir un traitement. Le psychanalyste part d’une demande. Deux personnes « déprimées » ne souffrent pas de la même façon : l’une a perdu quelqu’un, l’autre ne s’est jamais autorisée à vouloir quelque chose, la troisième rejoue sans le savoir la tristesse de sa mère. C’est pourquoi la question n’est pas d’abord « quelle maladie avez-vous ? », mais « qu’est-ce qui vous amène, maintenant, et qu’attendez-vous ? ».
Trois choses rendent une psychanalyse ou une psychothérapie analytique particulièrement utile : une souffrance ou un malaise qui dure, une envie de comprendre ce qui se passe, et pas seulement de le faire cesser, et la possibilité de venir régulièrement, dans la durée. Quand l’une manque, ce n’est pas impossible, mais une autre porte d’entrée est parfois plus juste.
Une psychothérapie, quelle qu’elle soit, n’est pas faite pour l’urgence. Si vous pensez au suicide, si quelqu’un est en danger, si vous ou un proche êtes dans un état de confusion, d’agitation ou de détresse que vous ne pouvez pas contenir :
Les urgences de l’hôpital le plus proche accueillent aussi les urgences psychiatriques. Le cabinet ne peut pas assurer de permanence d’urgence : nous vous aiderons ensuite, une fois la crise passée.
Douze motifs fréquents de consultation. Cliquez sur celui qui vous ressemble pour lire ce que la psychanalyse peut y apporter, ce qu’elle ne peut pas faire, et la page du site qui en dit plus.
Voici, de manière synthétique, la place que nous donnons à la psychanalyse ou à la psychothérapie analytique selon la difficulté. C’est une boussole, pas une règle : chaque situation se discute.
| Difficulté | Place de la psychanalyse | Ce qui l’accompagne souvent |
|---|---|---|
| Dépression, notamment chronique | Indication principale, bien étayée | Médecin ou psychiatre si la dépression est sévère |
| Anxiété diffuse, inhibitions | Indication principale, à égalité avec les TCC | Outils de TCC ou de relaxation pour les crises |
| Répétitions amoureuses, professionnelles, familiales | Indication de choix | Thérapie de couple ou familiale si besoin |
| Deuil difficile ou prolongé | Indication de choix | EMDR si la mort a été traumatique |
| Troubles de la personnalité | Indication reconnue, travail long | Approches dérivées (mentalisation), TCD |
| Quête de sens, désir de se connaître | Indication historique de la cure | Rien d’autre, le plus souvent |
| Trauma, stress post-traumatique | En complément, ou après | EMDR, TCC centrée sur le trauma en première ligne |
| Troubles alimentaires | En complément | Suivi médical, nutritionnel, thérapie familiale |
| Trouble bipolaire | En complément | Psychiatre et traitement régulateur, indispensables |
| Psychose | En complément, avec prudence | Psychiatre, traitement, CMP, indispensables |
| Addictions | En complément, ou après le sevrage | Médecin, centre spécialisé |
| Autisme | Non recommandée pour traiter l’autisme (HAS) | Interventions développementales et comportementales |
Une femme de trente-cinq ans consulte pour « une fatigue ». Bilan médical normal. Elle raconte, au fil des entretiens, qu’elle quitte chaque emploi au bout de deux ans, au moment précis où on lui propose une promotion. Elle ne s’en était jamais aperçue. Il ne s’agissait pas de soigner une fatigue, mais de comprendre pourquoi réussir lui faisait si peur. La fatigue a reculé quand cette question a pu être posée.
Dans plusieurs situations, la psychanalyse peut aider, mais jamais seule. Ce n’est pas une faiblesse : c’est une question de sécurité et d’efficacité. Le cabinet travaille en lien avec les médecins, psychiatres et structures concernés.
Le traitement régulateur de l’humeur, prescrit et suivi par un psychiatre, est la base. La psychothérapie aide à vivre avec le trouble et à comprendre ce que les épisodes réveillent. Le trouble bipolaire · Bipolarité et psychanalyse
Psychiatre, traitement et suivi en centre médico-psychologique d’abord. L’écoute analytique peut aider à donner une place à l’expérience vécue, sans jamais remplacer les soins. Paranoïa et psychanalyse
Le corps passe d’abord : suivi médical et nutritionnel, surveillance du poids. La psychothérapie analytique travaille ce que le symptôme dit et protège. Les troubles alimentaires · L’approche analytique
L’EMDR ou une TCC centrée sur le trauma pour traiter le souvenir ; la psychanalyse pour l’histoire où il s’inscrit. Les deux se complètent très bien. L’EMDR · Psychanalyse et EMDR
Le médecin et un centre spécialisé d’abord, surtout si un sevrage s’impose. La psychanalyse peut accompagner ensuite ce que la consommation venait apaiser.
La HAS ne recommande pas la psychanalyse pour traiter l’autisme ; le cabinet suit ses recommandations. Elle peut soutenir les familles et les difficultés associées. Enfant, ado, parents
Un cabinet qui ne pratiquerait que la psychanalyse aurait tendance à tout voir avec les mêmes lunettes. Nous pratiquons aussi les TCC, l’EMDR et les bilans, et nous les proposons en premier quand ils sont mieux indiqués. Quelques situations typiques :
On prête au psychologue Abraham Maslow la remarque que celui qui n’a qu’un marteau voit des clous partout. Le cabinet a choisi d’avoir une boîte à outils. Le divan y occupe une belle place, mais il n’est pas fait pour planter des clous.
Il existe peu de contre-indications absolues à la parole. Mais il y a des moments où commencer une analyse n’est pas la priorité, et où d’autres aides doivent passer d’abord.
Une psychothérapie viendra ensuite, et sera alors très utile pour comprendre ce qui a mené là.
Quand la réalité vacille ou que l’humeur s’emballe, le psychiatre et le traitement passent d’abord. Le travail de parole reprend quand l’état est stabilisé.
Une anorexie avec dénutrition, une consommation qui impose un sevrage médicalisé : le soin médical est prioritaire. La psychothérapie accompagne, elle ne remplace pas.
Comprendre viendra après, dans un lieu sûr.
« Mon conjoint veut que je consulte », « mon médecin m’a dit de venir ». Ce n’est pas une contre-indication, mais une analyse ne peut pas se faire à la place de quelqu’un. Les premiers entretiens servent alors à chercher s’il existe aussi une demande à vous.
Huit questions pour vous orienter parmi six portes d’entrée : la psychanalyse, la psychothérapie analytique en face à face, la TCC, l’EMDR, le bilan, ou la thérapie de couple et familiale. Ce n’est pas un test : c’est une première piste, à discuter lors d’un rendez-vous. Rien n’est enregistré ni envoyé.
Retournez les cartes.
Six questions, avec l’explication à chaque fois. Rien n’est enregistré ni envoyé.
Le premier rendez-vous sert à entendre ce qui vous amène et à choisir ensemble la porte d’entrée : psychanalyse, psychothérapie analytique, TCC, EMDR, bilan, thérapie de couple ou familiale, ou plusieurs à la fois. Nous travaillons en lien avec votre médecin et votre psychiatre si vous en avez un, et nous vous orientons ailleurs si une autre structure est plus adaptée. Tout ce que le cabinet sait faire
Non. Beaucoup de personnes commencent une analyse parce que quelque chose se répète ou coince, sans être en crise. À l’inverse, en pleine crise, d’autres soins passent souvent d’abord.
Oui : les thérapies psychodynamiques sont parmi les mieux étayées pour la dépression, avec des effets qui durent après la fin. Dans une dépression sévère, un médecin doit être associé, et un traitement médicamenteux peut être un complément utile.
Oui, en complément d’un suivi psychiatrique et d’un traitement régulateur de l’humeur, qui restent indispensables. La psychothérapie aide à vivre avec le trouble et à comprendre ce que les épisodes réveillent.
Pour un trouble de stress post-traumatique, l’EMDR et les TCC centrées sur le trauma sont recommandées en première ligne. La psychanalyse peut s’y ajouter, pour comprendre ce que l’événement réveille d’une histoire plus ancienne. Au cabinet, les deux se pratiquent et se combinent.
Oui, sous une forme adaptée : jeu, dessin, entretiens avec les parents. Elle n’est pas recommandée pour traiter l’autisme. La page enfant, adolescent et parentalité détaille cette pratique.
C’est le cas de la plupart des personnes qui consultent. Le premier rendez-vous sert justement à déplier ce qui vous amène, et à décider ensemble par où commencer, y compris par un bilan si une question de diagnostic se pose.
C’est précisément l’objet d’un premier rendez-vous : entendre ce qui vous amène, et choisir avec vous la porte d’entrée la plus juste. Le cabinet reçoit les adultes, les adolescents et les enfants à Colombes, aux Pavillons-sous-Bois et en Ardèche, ou en téléconsultation.
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La « loi de l’instrument », formulée par en 1964 puis reprise par dans The Psychology of Science: A Reconnaissance (1966), rappelle qu’« il est tentant, si le seul outil dont on dispose est un marteau, de traiter tout comme si c’était un clou ».
En psychologie, une méthode ne peut pas répondre à toutes les situations. Forts de plusieurs décennies de pratique et de formations complémentaires, nous mobilisons de nombreux outils, choisis avec discernement, afin d’identifier rapidement les leviers les plus efficaces. Nous proposons ainsi un accompagnement aussi bref qu’efficace, tout en sachant accompagner aussi bien les suivis prolongés que le besoin d’un espace de parole régulier.