Le négatif qui construit
Dire non, se séparer, faire un deuil, juger qu’une chose est ou n’est pas. En 1925, Freud montrait que le patient qui dit « ce n’est pas ma mère » fait entrer sa mère dans la pensée par la porte du non.
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Certaines souffrances ne viennent pas de ce qui s’est passé, mais de ce qui ne s’est pas passé : une présence qui s’est éteinte trop tôt, un regard qui n’est pas revenu, un deuil que personne n’a fait. André Green, psychiatre et psychanalyste né au Caire, en a fait l’œuvre de sa vie. Il nous a laissé des expressions que l’on cite sans toujours les connaître, la mère morte, le travail du négatif, le narcissisme de mort, et une façon de penser le cadre de la cure comme une présence qui tient. Portrait d’un penseur exigeant, et clefs pour le lire.
Parce qu’il a pensé ce qui manque. La psychanalyse s’est longtemps intéressée à ce qui est caché mais bien présent : le désir refoulé, déguisé, prêt à resurgir dans un rêve ou dans un lapsus. André Green s’est intéressé à ce qui n’a pas pu s’inscrire du tout : une présence qui n’a pas tenu, un trou dans la trame des premières relations, une perte que rien n’a nommée. Ce sont des souffrances discrètes. Elles ne ressemblent pas toujours à de la tristesse. Elles disent plutôt : « tout va bien, et je ne sens rien », ou « je réussis, et c’est comme si ce n’était pas moi ».
On le lit aussi pour la qualité de la conversation qu’il tient avec ses prédécesseurs. Green a passé des décennies à écouter des patients, à lire Shakespeare et Conrad avec la même attention qu’un cas clinique, et à discuter sans relâche avec Freud d’abord, puis avec Winnicott, avec Bion, et même avec Lacan, dont il a longtemps suivi le séminaire avant de s’en éloigner. Le prix Sigourney, qui l’a distingué en 1995, le présente comme l’un des psychanalystes les plus influents de France.
Les titres de Green sont des programmes. À l’énoncé du Travail du négatif ou de La Folie privée, on comprend qu’on n’ouvre pas un manuel de relaxation. Mais une fois la porte franchie, on trouve des scènes de séance, des phrases de clinicien, un goût de la littérature qui rendent la lecture moins austère qu’annoncé.
Un jeune Cairote venu étudier la médecine à Paris, interne à Sainte-Anne, devenu professeur à Londres et président de la Société psychanalytique de Paris.

Green ne se rattache à aucune chapelle. Un commentateur l’a décrit comme un analyste freudien qui a intégré Lacan, Bion et, surtout, Winnicott. Choisissez l’un des quatre noms pour voir ce que Green leur doit, et ce qu’il leur répond.
Green revient à ce que Freud a laissé de plus difficile : la seconde théorie des pulsions, la pulsion de mort, Le Moi et le Ça (1923), l’article de 1925 sur la négation. Il en tire des questions que Freud n’a fait qu’effleurer. Que devient une psyché qui désinvestit ses objets ? Comment pense-t-on une absence ? Il relit aussi le complexe de castration (Que sais-je ?, 1990). Chez lui, la fidélité n’est pas la répétition : c’est la poursuite de la discussion.
À Sainte-Anne, puis au séminaire de Lacan, Green apprend beaucoup : l’importance du tiers, la fonction symbolique, l’idée que le langage organise la vie psychique. Mais il juge que le primat du signifiant laisse l’affect et le corps au bord du chemin. Il s’éloigne à partir de la fin des années 1960, et Le Discours vivant (1973) est en partie sa réponse. Il restera toute sa vie un lecteur attentif de ce qu’il avait quitté.
De Winnicott, Green prend l’objet transitionnel et l’aire intermédiaire pour penser le cadre de la cure, cet espace qui n’est ni tout à fait le dedans du patient ni tout à fait le dehors. Il lui consacre un livre entier, Jouer avec Winnicott. Il lui emprunte aussi le regard sur la mère réelle, celle qui porte et qui tient. On peut lire la mère morte comme l’envers de la mère suffisamment bonne.
Bion lui laisse un souci : comment un esprit peut-il contenir, et transformer en pensée, ce qu’un autre esprit n’arrive pas à penser ? Cette question traverse la clinique des états limites et Le Travail du négatif. Avec Winnicott, Bion l’aide à affiner la notion d’état limite.
Dans les années 1960 et 1970, une grande partie de la pensée analytique française se rassemble autour du langage. Green, lui, veut qu’on n’oublie ni l’affect ni le corps. Le Discours vivant, paru aux PUF en 1973 avec pour sous-titre La conception psychanalytique de l’affect, est le livre qui a remis l’affect au centre de la discussion, à une époque où l’on préférait parler de structure.
Pour Lacan, l’inconscient est « structuré comme un langage » : des signifiants s’enchaînent, et c’est dans cet enchaînement que le sujet se trouve, ou se perd.
Pour Green, le langage compte, mais il repose sur des mouvements pulsionnels, des affects, du corps. La parole de la séance n’est pas une chaîne de lettres : c’est une voix, adressée à quelqu’un, qui porte ce qu’elle ne dit pas.
Cette attention à ce qui vit sous les mots se prolonge dans la littérature. Un œil en trop (1969) relit le complexe d’Œdipe à travers les grandes tragédies. Hamlet et Hamlet (Bayard, 2003), sous-titré Une interprétation psychanalytique de la représentation, lit la pièce de Shakespeare comme une manière de penser le théâtre intérieur. Sortilèges de la séduction (2005) poursuit avec d’autres textes de Shakespeare, puis Joseph Conrad. Le premier commandement (2008) s’attache au romancier. Green n’y diagnostique pas les auteurs : il écoute ce que leurs œuvres savent de la vie psychique.
Il se sert aussi d’une notion empruntée au philosophe Charles Sanders Peirce, la tiercéité : tout ce qui, dans une relation à deux, vient faire tiers, un signe, une loi, un interprétant, une autre personne. Elle rejoint ce que Lacan appelait la Loi symbolique, dont Green retient la fonction de tiers.
C’est son texte le plus célèbre, écrit en 1980 et repris dans Narcissisme de vie, narcissisme de mort en 1983. Le titre trompe : la mère morte n’est pas une mère décédée. C’est une mère bien vivante, présente, qui continue à nourrir, à soigner, à conduire à l’école, mais qui, aux yeux de son jeune enfant, s’est éteinte au-dedans. Green parle d’une mère psychiquement morte.
Que s’est-il passé ? Le plus souvent, un deuil ou une déception profonde a plongé cette mère dans la dépression : la perte d’un proche, d’un enfant, une rupture, une blessure d’amour-propre. L’enfant, jusque-là au centre de son attention, la voit soudain ailleurs, sans comprendre pourquoi. Il n’y est pour rien, et il ne le sait pas. Il essaie, comme il peut, de la ranimer ; puis, faute de réponse, quelque chose se retire en lui. Il désinvestit cette mère qui ne répond plus, et il s’identifie à elle, comme pour la garder en lui. À l’intérieur, il devient un peu éteint à son tour.
Ce qu’il en reste à l’âge adulte surprend. Pas forcément de la tristesse : plutôt une difficulté à s’enflammer, des amours qui s’éteignent quand elles deviennent sérieuses, un sentiment d’impuissance ou de vide, des succès qui ne réchauffent pas. Et, dans la cure, une dépression qui se montre d’abord dans la relation elle-même : Green parle de dépression de transfert, et, pour le deuil que personne n’a pu pleurer, de deuil blanc.
Imaginons un homme de quarante-cinq ans, cadre apprécié, père attentif. Il consulte parce qu’il ne ressent plus grand-chose, ni joie ni peine, et que cela commence à se voir. Il raconte son enfance sans amertume : une mère « toujours là », gentille, fatiguée, qui avait perdu son frère l’année où il est né. Rien de dramatique, dit-il. Pendant des mois, les séances ont un ton poli et un peu gris. Puis, un jour : « Je crois que je parle pour que vous ne vous éteigniez pas. » Cette phrase-là, c’est la mère morte qui prend enfin la parole.
Le concept n’a pas été écrit pour accuser les mères, mais pour comprendre ce qui se transmet quand personne n’a pu faire le deuil d’une perte. Winnicott disait qu’il suffit d’être une mère suffisamment bonne ; on peut voir dans la mère morte la situation où la dépression a emporté, pour un temps, cette suffisance, sans que ce soit une question de mérite.
L’expression vient de Hegel, pour qui le négatif n’est pas un simple manque : il agit, il fait avancer. Green l’emprunte, le livre paraît aux Éditions de Minuit en 1993, pour dire que dans la vie psychique aussi, l’absence, le refus, la perte et le retrait travaillent. Quand un enfant dit non, il se sépare, il devient quelqu’un. Quand un deuil s’accomplit, la perte devient souvenir. Il y a un négatif qui construit.
Dire non, se séparer, faire un deuil, juger qu’une chose est ou n’est pas. En 1925, Freud montrait que le patient qui dit « ce n’est pas ma mère » fait entrer sa mère dans la pensée par la porte du non.
Désinvestir, couper, effacer, ne plus s’intéresser. Green y voit l’œuvre de la pulsion de mort, comprise comme une force de déliaison, une fonction « désobjectalisante » qui retire à l’objet sa couleur d’objet d’intérêt.
Ne pas percevoir ce qui est pourtant là : un visage qu’on ne voit plus, une page qu’on ne lit plus. Freud l’avait décrite ; Green en fait une opération ordinaire de la psyché, qui peut protéger ou détruire.
Dans cette famille de notions, Green range le refoulement, la négation, le déni, le désaveu, la forclusion, et, du côté de la clinique, la résistance, le transfert négatif, la dépression. Son idée forte est de les regarder ensemble : ce ne sont pas des accidents, mais des manières, pour la psyché, de statuer par un oui ou par un non sur ce qu’elle peut accueillir. La Déliaison (1992) et, bien plus tard, Pourquoi les pulsions de destruction ou de mort ? (2007) prolongent cette réflexion.
Dans le livre de 1983, Green reprend la question du narcissisme, cet investissement de soi que Freud avait décrit en 1914. La plupart des auteurs ne retiennent que son versant de vie : le narcissisme qui lie, qui unifie, qui donne le sentiment d’exister. Mais si l’on prend au sérieux la seconde théorie freudienne des pulsions, dit Green, il faut aussi admettre un narcissisme de mort, qu’il appelle narcissisme négatif.
Il ne s’agit pas de la haine de soi, qui est bruyante et qui, au moins, relie. C’est plutôt un renoncement : après avoir voulu ne se soucier que de soi, on devient indifférent à soi. Une pente vers l’effacement, le vide, parfois le néant, qui touche l’estime de soi comme le désir. Faites glisser le curseur pour la suivre étape par étape.
Quand le vide devient trop lourd, ou que l’envie de disparaître se glisse dans les pensées, il ne faut pas attendre. En cas de danger immédiat, faites le 15 (SAMU). Prenez un rendez-vous au cabinet en téléconsultation le plus rapidement possible. Si Doctolib ne permet pas un rendez-vous immédiat, envoyez des textos WhatsApp ou/et SMS aux cliniciens du cabinet.
Green est aussi l’un des grands penseurs des états limites. En psychanalyse, le mot désigne des personnes qui ne se laissent classer ni du côté de la névrose ni du côté de la psychose : elles tiennent debout, travaillent, aiment, et pourtant leurs limites sont fragiles. Peur d’être envahi, peur d’être abandonné, relations en tout ou rien, passages à l’acte, sentiment de vide. Il leur consacre Le Concept de limite (1976), puis La Folie privée (Gallimard, 1990), sous-titré Psychanalyse des cas-limites. Le titre évoque une folie qui reste privée, enfermée, qui ne se voit pas de l’extérieur.
Son idée centrale tient en deux mots : la double limite. Chez ces patients, dit-il, deux frontières font défaut ou vacillent.
Celle qui sépare l’inconscient du préconscient. Chez la plupart d’entre nous, ce qui est refoulé reste à sa place et ne revient que déguisé, dans les rêves, les lapsus, les symptômes. Quand cette barrière du rêve est fragile, l’inconscient déborde sans se déguiser.
Celle qui distingue ce qui vient de soi et ce qui vient de l’autre. Quand elle vacille, on se sent envahi, collé, vidé par l’autre, ou l’on projette sur lui ce qu’on ne peut supporter en soi.
À l’arrière-plan, Green décrit une dépression primitive, parfois sans tristesse, qu’il rattache à la psychose blanche de L’Enfant de ça : un deuil impossible, parce que l’absence n’a pas pu être symbolisée. Elle n’est pas représentée, elle est éprouvée comme un trou.
En 2000, dans l’International Journal of Psychoanalysis, il décrit la position phobique centrale. En séance, les associations s’interrompent : ce n’est pas un objet du dehors qui fait peur, c’est la pensée elle-même, comme si penser risquait de réveiller des traumatismes anciens. Cette interruption protège, et elle empêche. La repérer permet de ne pas prendre le silence pour de l’indifférence.
Les liens entre cette notion analytique et les classifications actuelles sont exposés sur la page États limites, DSM-5-TR et CIM-11. Quant au même terrain pensé avec l’image d’une peau, c’est le travail de Didier Anzieu.
Pour Green, le cadre de la cure n’est pas une affaire de règlement intérieur. Quand on parle de cadre en psychanalyse, on pense d’abord au lieu, aux horaires, à la durée et à la fréquence des séances, au divan ou au fauteuil. Green y distingue deux parts. La part variable, qu’il compare à un écrin : la fréquence, la position du patient, les aménagements selon les personnes. Et la part constante, qu’il compare à un bijou : une matrice vivante, faite de l’association libre du patient et de l’attention flottante de l’analyste, ce couple que Green dit dialogique. Changer d’écrin ne change pas le bijou. Il y ajoute le cadre intérieur de l’analyste, la manière dont il a fait sienne cette façon d’écouter.
Plus profondément encore, il rattache le cadre à ce que le petit enfant a pu intérioriser de sa mère : il parle de structure encadrante. Au début, la mère est là, puis elle s’absente. L’enfant qui a été assez porté peut supporter qu’elle ne soit plus visible et garder à sa place une sorte de cadre vide, mais vivant, sur lequel des représentations vont pouvoir se dessiner. Green la lie à l’hallucination négative de la mère, c’est-à-dire à la capacité de ne plus la voir sans l’avoir perdue : un vide habité plutôt qu’un trou. Sans cette structure, penser est difficile ; avec elle, les images, les mots et les rêves ont où s’accrocher.
C’est pourquoi, dans la clinique de la mère morte et des états limites, la constance du cadre compte autant que les interprétations : une présence qui revient aux mêmes heures, vivante, ni envahissante ni absente, rend peu à peu possible ce qui n’a pas pu être intériorisé. Voici ce que cela change, en général, dans l’écoute.
Chaque personne est écoutée dans son histoire, à son rythme. Un premier rendez-vous, sans engagement, permet de poser ce qui pèse ou ce qui manque. Nous recevons au cabinet ou en téléconsultation, et l’écoute analytique s’associe, selon la personne, à l’EMDR et aux outils de la TCC. Pourquoi un cabinet intégratif
Green et Didier Anzieu appartiennent à la même génération et au même Paris analytique, mais à deux sociétés différentes : l’un à la Société psychanalytique de Paris, l’autre cofondateur, en 1964, de l’Association psychanalytique de France. L’un a suivi le séminaire de Lacan, l’autre a connu Lacan sur le divan. Tous deux ont lu Winnicott et Bion, tous deux ont écrit sur les créateurs, Green sur Hamlet et Conrad, Anzieu sur Beckett et Bacon. Et ils reviennent à la même question : où commence, où finit un psychisme ? Le titre du recueil publié après la mort de Green range d’ailleurs Anzieu parmi les auteurs avec lesquels il pense la psychanalyse.
Anzieu donne une image, le Moi-peau : une surface qui contient, protège et fait passer. Green donne une logique, celle du négatif : ce qui s’inscrit, ce qui ne s’inscrit pas. Pour penser les premières relations, il est utile d’avoir à la fois le sac et le trou.
Dans Les Enveloppes psychiques, qu’Anzieu dirige en 1987, la psyché est enveloppée de sons, de peau, de groupe, de pensée. Chez Green, ce rôle revient à la structure encadrante, construite à partir de la mère. Deux manières de dire ce qui entoure et fait tenir.
Pour Green, la double limite fait défaut ; pour Anzieu, c’est la peau psychique qui manque de certaines fonctions. Le premier parle de frontières entre inconscient et préconscient, dedans et dehors ; le second d’un contenant qui ne contient pas assez.
Green y voit un bijou dans son écrin, une matrice active dans des dispositifs variables, et un cadre intérieur chez l’analyste. Anzieu pense le cadre comme une enveloppe qui fait peau pour qui n’en a pas assez, et il s’interroge sur l’interdit du toucher.
Sept questions, une réponse expliquée à chaque fois. Rien n’est enregistré ni envoyé.
Le plus abordable est sans doute le livre d’entretiens avec Manuel Macias, Un psychanalyste engagé (1994), où l’on entend sa voix. Pour la mère morte, le texte se lit seul dans Narcissisme de vie, narcissisme de mort. Pour les états limites, La Folie privée. Le Travail du négatif est son livre le plus exigeant.
Non, même s’il a longtemps suivi le séminaire de Lacan. Membre de la Société psychanalytique de Paris, il s’éloigne de Lacan à partir de la fin des années 1960. On le décrit souvent comme un freudien qui a intégré Lacan, Bion et, surtout, Winnicott.
L’absence, le refus, la perte et le retrait ne sont pas de simples manques : ils agissent dans la psyché. Ils peuvent construire, quand ils permettent de se séparer et de faire un deuil, ou détruire, quand ils vident l’intérêt pour soi et pour les autres.
Les deux mots recouvrent en partie les mêmes personnes sans se superposer. « État limite » vient de la psychanalyse et décrit un mode de fonctionnement ; « borderline » vient des classifications actuelles. La page États limites, DSM-5-TR et CIM-11 détaille leurs rapports.
Oui, c’est même l’intention du concept : comprendre une chaîne de pertes, pas désigner un coupable. Une mère éteinte par un deuil n’a pas choisi de l’être. En parler dans un premier rendez-vous, sans engagement, permet de voir ce qui, dans votre histoire, mérite d’être écouté.
Beaucoup. Il a lu la tragédie grecque (Un œil en trop), Shakespeare (Hamlet et Hamlet, Sortilèges de la séduction), Léonard de Vinci (Révélations de l’inachèvement) et Joseph Conrad. Il ne cherchait pas à diagnostiquer les auteurs, mais à entendre ce que leurs œuvres savent de la vie psychique.
Un vide que rien ne comble, l’impression d’être là sans y être tout à fait, une tristesse sans motif apparent, des amours qui s’éteignent : un premier rendez-vous permet de poser la question, sans engagement et à votre rythme. Nous recevons au cabinet, ou en téléconsultation.
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La « loi de l’instrument », formulée par Abraham Kaplan en 1964 puis reprise par Abraham Maslow dans The Psychology of Science: A Reconnaissance (1966), rappelle qu’« il est tentant, si le seul outil dont on dispose est un marteau, de traiter tout comme si c’était un clou ».
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