Patrick Landman : Tristesse business, Tous hyperactifs ?, le refoulement
Il est psychiatre, psychanalyste et juriste : trois manières de regarder une même personne qui souffre. Patrick Landman a écrit sur la tristesse, sur l’attention, sur le refoulement, sur Freud, et il a codirigé des ouvrages sur la place des psychanalystes dans la société. Cette page présente son parcours public, ses livres et les questions qu’ils soulèvent, avec les repères pour les lire sans avoir fait d’études de psychologie.
Parce qu’il tient ensemble ce que l’on sépare d’habitude. Un psychiatre sait ce qu’est une classification, un psychanalyste sait ce que vaut une parole, un juriste sait ce que pèse un mot : Patrick Landman est les trois, d’après la présentation de son éditeur, et ses livres se tiennent à l’endroit où ces trois savoirs se croisent.
On le lit aussi parce qu’il écrit court et pour tout le monde. Tristesse business est un essai d’environ cent trente pages. Tous hyperactifs ?, selon son éditeur, s’adresse aux parents, aux professionnels de l’enfance, aux associations et à tous les citoyens. Le Refoulement est un livre à deux voix, avec Gérard Pommier, autour d’un mot que tout le monde emploie sans savoir ce qu’il désigne. Et son Freud de 1997 offre une introduction à l’œuvre en un seul volume.
Enfin, ses sujets sont ceux de la salle d’attente : la tristesse qui s’installe, l’enfant qui ne tient pas en place, la colère que l’on dit refouler, la fatigue d’attention des adultes surchargés. Rien d’ésotérique. On ouvre ses livres comme on ouvre une conversation sur ce que chacun vit.
Au cabinet
Nous écoutons chaque personne dans son histoire, quel que soit le mot que l’on pose sur ce qu’elle traverse. Le premier rendez-vous se fait sans engagement, au cabinet ou en téléconsultation, et l’écoute analytique s’associe, selon la personne, à l’EMDR et aux outils de la TCC. Pourquoi un cabinet intégratif
Une œuvre en huit dates
Un auteur vivant se raconte par ses livres : voici les repères publics, dans l’ordre où ils paraissent, tels que les donnent les catalogues et les éditeurs.
1997Freud, aux Belles Lettres, dans la collection Figures du savoir : une introduction à l’œuvre de Freud en un seul volume.
2006Il participe, avec André Michels, à l’ouvrage collectif Les Limites du corps, le corps comme limite (Érès).
2011En août, le Centre culturel international de Cerisy, en Normandie, accueille un colloque intitulé Marx, Lacan : l’acte révolutionnaire et l’acte analytique. Landman en codirige les actes avec Silvia Lippi.
2013En avril, Tristesse business (Max Milo), quelques semaines avant la parution du DSM-5, la cinquième édition du manuel de classification de l’Association américaine de psychiatrie.
2013En octobre, Le Refoulement : pourquoi et comment ? (Érès), écrit avec Gérard Pommier. Les actes du colloque de Cerisy paraissent chez le même éditeur la même année.
2015Tous hyperactifs ? L’incroyable épidémie de troubles de l’attention (Albin Michel).
2019Ce que les psychanalystes apportent à la société (Érès), qu’il codirige avec Pascal-Henri Keller.
2023Il contribue à Psychanalyse et écriture, ouvrage collectif dirigé par Luis Izcovich (Stilus).
Dates
auteur contemporain, livres publiés depuis 1997
Métiers
psychiatre, psychanalyste, juriste
Œuvres clés
Freud (1997), Tristesse business (2013), Le Refoulement : pourquoi et comment ? (2013, avec Gérard Pommier), Tous hyperactifs ? (2015)
Concepts
refoulement, tristesse et deuil, attention, classification et écoute, clinique du sujet
Pourquoi on le lit
il fait dialoguer la psychiatrie, la psychanalyse et le droit
Il est membre d’Espace analytique et préside l’association Initiative pour une clinique du sujet. Ses ouvrages collectifs, codirigés avec Silvia Lippi ou Pascal-Henri Keller, témoignent d’un goût du travail à plusieurs.
Psychiatre, psychanalyste, juriste : trois regards
Les trois mots qui accompagnent son nom sur la page de son éditeur ne désignent pas les mêmes gestes. Un petit détour permet de voir ce que chacun apporte à quelqu’un qui écrit sur la souffrance.
Le regard du psychiatre
Médecin spécialiste, le psychiatre est formé à reconnaître des tableaux : une dépression, une psychose, un trouble anxieux. Il connaît l’hôpital, l’urgence, les médicaments et leurs usages. Sa question est d’abord : de quoi souffre cette personne, et que peut-on faire maintenant ?
Le regard du psychanalyste
Il écoute autrement : ce que la personne dit, et ce qu’elle dit sans le savoir, dans ses lapsus, ses répétitions, ses silences. Sa question est : que raconte cette souffrance de l’histoire, des liens et des mots de celui qui la porte ?
Le regard du juriste
Le droit travaille avec des définitions, des critères, des procédures, et il sait qu’un mot posé sur une situation a des conséquences : une qualification ouvre ou ferme des droits, engage des responsabilités. Sa question est : comment les mots que nous employons organisent-ils la vie en commun ?
Lire un auteur qui cumule ces regards, c’est s’exercer à passer de l’un à l’autre : se demander, devant une même situation, ce que dirait le médecin, ce que dirait l’analyste, ce que dirait le juriste. La personne qui souffre est tout cela à la fois : un tableau clinique, une histoire, et quelqu’un qui a des droits.
Imaginons un homme de quarante ans qui n’a plus goût à rien depuis la mort de son père. Le psychiatre demande comment il dort, mange, travaille, et s’il lui arrive de penser à disparaître. Le psychanalyste remarque qu’il parle de son père au présent, et qu’il n’a jamais pu dire que son père est mort sans se reprendre. Le juriste sait qu’il y a une succession à régler, des papiers à signer, des mots officiels à prononcer, décès, héritier. Trois regards, une seule personne, et chacun voit quelque chose de vrai.
Quant au mot « clinique », il vient du grec klinê, le lit : la clinique, c’est ce qui se passe au chevet de celui qui souffre. Le nom de l’association que préside Landman, Initiative pour une clinique du sujet, dit à lui seul la direction : partir de la personne singulière qui parle.
Le vocabulaire de ses livres
Les livres de Landman, comme beaucoup d’ouvrages de psychiatrie et de psychanalyse, emploient des mots que l’on croit connaître. Huit d’entre eux méritent qu’on s’y arrête avant de commencer.
Symptôme
En médecine, c’est ce dont le patient se plaint ou ce que l’on observe : une fièvre, une toux, une insomnie. En psychanalyse, depuis Freud, le symptôme est aussi un message déformé : il dit quelque chose de l’histoire de la personne, à qui sait l’entendre. Les deux sens coexistent dans une même consultation.
Syndrome
Un ensemble de symptômes qui vont souvent ensemble, sans que l’on préjuge de leur cause. Le mot décrit, il n’explique pas : on peut observer un syndrome dépressif avant de savoir ce qui l’a produit.
Diagnostic
Du grec diagnôsis, le discernement. C’est l’opération qui consiste à rapprocher des signes, à les nommer et à en tirer une orientation : quel suivi, quels soins. Un diagnostic soulage souvent d’abord par le simple fait de découvrir que ce que l’on vit a un nom, et que d’autres le vivent.
Classification
Un système qui range les troubles en catégories, ce que l’on appelle la nosographie (du grec nosos, la maladie). Les deux grandes classifications en usage aujourd’hui sont le DSM, publié par l’Association américaine de psychiatrie, et la CIM, publiée par l’Organisation mondiale de la santé. Elles offrent une langue commune aux soignants et aux chercheurs. La page DSM-5-TR et CIM-11 les présente.
Sujet
En droit, un sujet de droit est une personne qui peut avoir des droits et des devoirs. En psychanalyse, le sujet est celui qui parle, et qui ne sait pas tout de ce qu’il dit. Le mot figure dans le nom de l’association que préside Landman, Initiative pour une clinique du sujet, et suggère une clinique qui part de la personne qui parle, avant son dossier.
Écoute
Ce que la psychanalyse met au centre : entendre une parole au-delà de son sens immédiat, dans ses hésitations, ses retours, ses silences. L’expression d’écoute thérapeutique revient dans la présentation que l’éditeur donne de Tristesse business.
Trouble
Dans les classifications, un trouble est un ensemble de signes qui entraîne une gêne ou une souffrance dans la vie quotidienne. Le mot, plus large que « maladie », laisse ouverte la question de la cause. Il figure dans le titre complet de Tous hyperactifs ?, qui parle de troubles de l’attention.
Neurosciences
L’ensemble des disciplines qui étudient le cerveau et le système nerveux : biologie, imagerie, psychologie expérimentale. La page Psychanalyse et neurosciences en parle du côté de la clinique.
Tristesse business : la tristesse et ses étiquettes
Paru chez Max Milo en avril 2013, Tristesse business est un essai bref, d’environ cent trente pages, qui sort quelques semaines avant la cinquième édition du DSM, le manuel de classification des troubles mentaux de l’Association américaine de psychiatrie. Son éditeur ouvre sur des exemples de la vie courante : un deuil, un enfant remuant, un goût prononcé pour les sucreries. Le livre s’intéresse à la manière dont de telles expériences se retrouvent dans les manuels, et à la place qui reste ensuite pour l’écoute thérapeutique. Landman y plaide pour que cette écoute garde la sienne.
Tristesse business en bref
Éditeur et date : Max Milo, avril 2013.
Sujet : la tristesse, le deuil, et les étiquettes que les manuels de classification leur donnent.
Idée portée par l’auteur : l’écoute thérapeutique doit garder sa place.
À lire avec : Deuil et mélancolie, de Freud.
Reste le sujet de fond, qui dépasse n’importe quel manuel : que fait-on de la tristesse ? Tout le monde en a. Elle vient avec un deuil, une déception, une rupture, un échec, une longue fatigue. Spinoza la définit, dans le livre III de l’Éthique, comme le passage à une moindre perfection, c’est-à-dire à une moindre puissance d’agir. Freud lui a consacré l’un de ses textes les plus beaux, Deuil et mélancolie, écrit en 1915 et publié en 1917.
Il y compare deux états qui se ressemblent. Celui qui fait son deuil trouve le monde appauvri ; le mélancolique se trouve appauvri lui-même, et s’en accuse sans fin. Le deuil, écrit Freud, finit par se dénouer quand le travail d’adieu est accompli : on s’attend à ce qu’il soit surmonté après un certain temps. La mélancolie ne se dénoue pas d’elle-même, parce que la perte y est moins claire : l’ombre de l’objet perdu tombe, selon l’image célèbre, sur le moi.
Entre la tristesse du jour et la dépression, il y a toute une gamme que les mots ordinaires distinguent mal. Ce curseur propose cinq repères pour s’y retrouver : il ne classe personne, il sert de carte.
une tristesseun chagrinune dépression
Les états se chevauchent : on passe de l’un à l’autre, on revient en arrière, on en traverse parfois deux à la fois.
Si vous êtes en danger
Des idées noires, l’envie de disparaître : ne restez pas seul avec elles. En cas de danger immédiat, faites le 15 (SAMU). Prenez un rendez-vous au cabinet en téléconsultation le plus rapidement possible. Si Doctolib ne permet pas un rendez-vous immédiat, envoyez des textos WhatsApp ou/et SMS aux cliniciens du cabinet.
Tous hyperactifs ? Un livre sur l’attention
Publié chez Albin Michel au début de 2015, Tous hyperactifs ? L’incroyable épidémie de troubles de l’attention traite du trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité, le TDAH, d’abord décrit chez l’enfant, puis évoqué aussi chez l’adulte stressé ou débordé.
Autour de ce livre, une question plus simple traverse tous les âges : de quoi parle-t-on quand on parle d’attention ? L’attention n’est pas une chose, c’est un ensemble de fonctions : se concentrer, se détourner, filtrer, tenir sur la durée, passer d’une tâche à l’autre. Elle dépend du sommeil, de la peur, de l’intérêt, du plaisir, de la fatigue et de tout ce qui occupe l’esprit. Quand elle vacille, les raisons peuvent donc être très différentes, et c’est le travail du clinicien de les démêler.
La psychanalyse a, elle aussi, une théorie de l’attention, et elle est inattendue. En 1912, dans ses Conseils aux médecins sur le traitement analytique, Freud recommande à l’analyste une attention dite flottante (gleichschwebende Aufmerksamkeit, en allemand) : ne rien privilégier d’avance, ne pas s’efforcer de retenir, laisser les éléments se rencontrer d’eux-mêmes et voir plus tard comment ils se relient. C’est presque l’inverse de la concentration : une disponibilité.
À l’analysant, Freud demande en retour la règle fondamentale : parler sans censure, laisser sortir ce qui se présente, y compris les pensées absurdes, indécentes ou insignifiantes. Deux personnes qui divaguent ensemble, en somme, mais selon une discipline sévère. Pour quelqu’un qui doit rester concentré toute la journée, à l’école ou au bureau, la disponibilité que demande une séance n’a rien d’évident, et c’est souvent un bon sujet de conversation.
Le refoulement est l’un des mots de la psychanalyse que tout le monde emploie, et l’un des moins bien compris. « Il refoule sa colère », entend-on, pour dire qu’il la retient. En psychanalyse, ce n’est pas la même chose : retenir est un acte conscient, on sait ce que l’on retient. Le refoulement se fait à l’insu : ce qui est refoulé est tenu hors de la conscience sans que l’on s’en aperçoive, et l’on ne sait donc même pas qu’on l’a refoulé.
Landman a consacré au sujet, avec le psychanalyste Gérard Pommier (1941-2023), un livre à deux voix, Le Refoulement : pourquoi et comment ? (Érès, octobre 2013). Le titre pose deux questions simples et redoutables : pourquoi refoule-t-on, et comment cela se passe-t-il ? La page Pommier du guide présente son œuvre à lui.
C’est Freud qui a fait du mot un concept. Dès les Études sur l’hystérie (1895), il remarque que ses patients ont oublié justement ce qu’il leur serait le plus pénible de se rappeler. En 1915, dans un texte intitulé Le Refoulement, l’un des articles de sa Métapsychologie, il en détaille le mécanisme. Quatre temps permettent de le suivre.
Un refoulement originaireTrès tôt, une représentation liée à une pulsion se voit refuser l’accès à la conscience. Freud parle de refoulement originaire. On n’en garde aucun souvenir, seulement une sorte d’attraction pour tout ce qui y touche de près.
Un refoulement proprement ditEnsuite, tout ce qui s’y rattache est repoussé à son tour : pensées voisines, souvenirs apparentés. Ce second refoulement demande une dépense d’énergie constante, comme on tient une porte contre le vent.
Un retour déguiséCe qui est refoulé ne disparaît pas : il revient déformé, sous une forme que le moi peut tolérer. Symptôme, rêve, lapsus, acte manqué, trait d’humour. La page rêves, lapsus et actes manqués en donne des exemples, dont le célèbre oubli du nom Signorelli.
Un travail de paroleL’analyse propose de laisser venir les associations, pour remonter, de déguisement en déguisement, jusqu’à ce qui a été tenu à distance. Il ne s’agit pas de tout se rappeler, mais de changer le rapport à ce qui revenait.
Les concepts voisins (l’inconscient, la pulsion, le transfert) sont rassemblés dans la page Les concepts clés. Pour voir comment Freud pense le mécanisme dans l’ensemble de son œuvre, la page Freud est un bon point de départ.
Freud en un volume, Marx à Cerisy, la société
En 1997, Landman signe un Freud pour la collection Figures du savoir des Belles Lettres, qui consacre ses volumes à de grandes figures de la pensée. Introduire Freud en un seul volume, c’est choisir : l’inconscient, la sexualité infantile, le rêve, le transfert. C’est aussi un exercice de modestie.
En août 2011, le Centre culturel international de Cerisy, en Normandie, réunit des chercheurs autour d’un titre qui intrigue : Marx, Lacan : l’acte révolutionnaire et l’acte analytique. Landman en codirige les actes avec Silvia Lippi, publiés chez Érès en 2013. Le rapprochement n’a rien d’une provocation gratuite. Lacan a lu Marx de près, et c’est de la plus-value qu’il tire, à la fin des années 1960, son « plus-de-jouir », ce supplément de satisfaction que l’on cherche et qui ne rassasie jamais.
Ce que les psychanalystes apportent à la société (Érès, 2019), qu’il codirige avec Pascal-Henri Keller, prolonge cette ouverture : le titre en annonce le programme, ce que les psychanalystes ont à dire de la vie collective. On retrouve là l’une des intuitions de Freud, qui a écrit sur la foule, la religion, la guerre et la culture autant que sur le rêve.
Landman n’est pas seul à écrire pour un large public. Dans ce guide, Juan-David Nasio, psychiatre et psychanalyste lui aussi, explique Freud et Lacan avec des exemples cliniques. La page Widlöcher, qui précède celle-ci, présente un autre psychiatre et psychanalyste. Et pour les maîtres, Freud et Lacan sans jargon restent les deux portes d’entrée.
Par quel livre commencer ?
Six questions, un résultat en barres : le sujet qui vous attire le plus, et la section de cette page qui lui correspond. C’est un jeu.
Quiz : connaissez-vous Landman ?
Sept questions, une réponse expliquée à chaque fois. Rien n’est enregistré ni envoyé.
Questions fréquentes
Qui est Patrick Landman ?
Psychiatre, psychanalyste et juriste, selon son éditeur. Il est membre d’Espace analytique et préside l’association Initiative pour une clinique du sujet. Il a notamment publié un Freud (1997), Tristesse business (2013), Le Refoulement avec Gérard Pommier (2013) et Tous hyperactifs ? (2015).
Par quel livre commencer ?
Cela dépend de la question qui vous occupe. Pour la tristesse et le deuil, Tristesse business, avec Deuil et mélancolie de Freud. Pour l’attention, Tous hyperactifs ? Pour un mécanisme précis, Le Refoulement. Pour une introduction à Freud lui-même, son Freud de 1997.
Quelle différence entre un psychiatre et un psychanalyste ?
Le psychiatre est un médecin spécialiste des troubles psychiques : il pose des diagnostics et peut prescrire des médicaments. Le psychanalyste pratique l’analyse, une écoute qui passe par la parole et ses détours. On peut être les deux, comme Landman, ou comme Nasio.
Tristesse et dépression, est-ce la même chose ?
Non. La tristesse est une émotion qui répond à une situation et qui passe. La dépression est un état plus durable, qui touche aussi le sommeil, l’énergie, l’appétit, la concentration et le goût de vivre, et qui se soigne. La frontière n’est pas toujours nette, d’où l’intérêt d’en parler en consultation.
Refouler sa colère, est-ce la retenir ?
Pas au sens de la psychanalyse. Retenir sa colère est un acte conscient : on sait ce que l’on retient. Le refoulement se fait à l’insu de la personne, qui ne sait pas qu’elle a écarté quelque chose de sa conscience. Ce qui est refoulé revient déguisé, en symptôme, en rêve ou en lapsus.
Qu’est-ce que l’attention flottante ?
Une manière d’écouter que Freud recommande à l’analyste en 1912 : ne rien privilégier d’avance, ne pas s’efforcer de retenir, laisser les éléments se rencontrer. Elle répond à la règle fondamentale demandée au patient : parler sans faire le tri.
Une tristesse qui s’installe, un enfant qui n’arrive plus à se poser, une colère que l’on ne comprend pas : un premier rendez-vous permet d’en parler, à votre rythme, sans engagement. Nous recevons au cabinet, ou en téléconsultation.
La « loi de l’instrument », formulée par Abraham Kaplan en 1964 puis reprise par Abraham Maslow dans The Psychology of Science: A Reconnaissance (1966), rappelle qu’« il est tentant, si le seul outil dont on dispose est un marteau, de traiter tout comme si c’était un clou ».
En psychologie, une méthode ne peut pas répondre à toutes les situations. Forts de plusieurs décennies de pratique et de formations complémentaires, nous mobilisons de nombreux outils, choisis avec discernement, afin d’identifier rapidement les leviers les plus efficaces. Nous proposons ainsi un accompagnement aussi bref qu’efficace, tout en sachant accompagner aussi bien les suivis prolongés que le besoin d’un espace de parole régulier.