Les congés ne suffisent plus
Vous revenez de vacances aussi fatigué qu’en partant, ou la fatigue revient dès le premier jour. Le week-end sert seulement à récupérer pour tenir la semaine.
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On attend souvent trop longtemps. On se dit que ça ira mieux après le rush, après les vacances, après le prochain dossier, et l’on consulte le jour où le corps refuse de se lever. Il n’est pourtant pas nécessaire d’être à terre pour demander de l’aide : plus on vient tôt, plus le chemin est court. Cette page aide à repérer les signes qui justifient de consulter, explique ce qu’un accompagnement peut apporter, ce qu’un bilan peut éclairer, et comment se passe le premier rendez-vous au cabinet.
Aucun de ces signes ne prouve un burn-out. Chacun indique qu’il vaut la peine d’en parler avec nous, surtout s’il dure depuis plusieurs semaines, s’il s’aggrave, ou si plusieurs s’additionnent. La description complète des manifestations se trouve sur la page reconnaître un burn-out ; ici, nous nous concentrons sur ce qui doit faire franchir la porte.
Vous revenez de vacances aussi fatigué qu’en partant, ou la fatigue revient dès le premier jour. Le week-end sert seulement à récupérer pour tenir la semaine.
Réveils à trois ou quatre heures avec le travail en tête, nuits trop courtes depuis des semaines, ou au contraire besoin de dormir sans jamais se sentir reposé.
Maux de tête, douleurs de dos, troubles digestifs, palpitations, infections à répétition, malaise au travail. Le corps dit souvent ce que la tête ne veut pas entendre.
Oublis, erreurs inhabituelles, difficulté à lire un texte, à prendre une décision simple. Vous qui étiez efficace, vous vous sentez lent et confus.
Vous pleurez dans la voiture, vous explosez pour un rien avec vos proches, ou au contraire vous ne ressentez plus rien. L’angoisse du dimanche soir commence au déjeuner.
Plus de sport, plus d’amis, plus de plaisirs, un couple en tension. L’alcool, les médicaments ou les écrans servent de plus en plus à décompresser.
Il est aussi utile de consulter quand une scène précise vous poursuit (une humiliation, une agression, un conflit violent), quand vous êtes en arrêt et que la culpabilité vous empêche de récupérer, ou quand la question de la reprise vous angoisse. Si la tristesse et la perte de plaisir gagnent toute votre vie, la page burn-out, dépression ou fatigue aide à faire la part des choses.
En cas de danger immédiat, faites le 15 (SAMU). Prenez un rendez-vous au cabinet en téléconsultation le plus rapidement possible. Si Doctolib ne permet pas un rendez-vous immédiat, envoyez des textos WhatsApp ou/et SMS aux cliniciens du cabinet.
Il n’y a pas de « trop tôt » pour consulter. Faites glisser le curseur pour voir ce qu’un accompagnement peut apporter selon l’endroit où vous en êtes. Les étapes sont des repères : elles ne sont ni obligatoires, ni toujours dans cet ordre.
Les personnes qui s’épuisent sont souvent celles qui ont l’habitude de se débrouiller seules. Les raisons de ne pas consulter sont nombreuses, et très compréhensibles. Touchez les cartes.
Les bénéfices possibles d’un accompagnement varient d’une personne à l’autre et ne sont jamais garantis. Voici ce que nous voyons souvent changer, pas à pas.
Savoir ce qui vous arrive, distinguer l’épuisement d’une dépression ou d’une anxiété, et cesser de prendre pour une faiblesse ce qui est une usure.
Un sommeil plus réparateur, quelques repères dans la journée, moins de ruminations, une culpabilité qui recule. Voir se rétablir.
Retraiter en EMDR les scènes de travail qui restent à vif et les déclencheurs qui rallument l’alarme. Voir l’EMDR.
Comprendre ce qui vous a empêché de vous arrêter, ce qui se rejoue, et décider de ce qui doit changer. Voir l’écoute analytique.
Préparer la reprise avec le scénario du futur, poser des limites, ou explorer une autre voie avec la thérapie du travail. Voir la thérapie du travail.
Dans le couple et la famille, l’épuisement laisse des traces. Des séances à plusieurs aident à se comprendre à nouveau. Voir burn-out et proches.
Notre façon de travailler, et la place de chaque approche, sont détaillées sur la page notre approche du burn-out.
Un bilan ne « diagnostique » pas un burn-out : ce sont l’entretien et l’histoire qui le reconnaissent. Son intérêt est ailleurs. Il aide à comprendre ce que l’épuisement a fait à votre fonctionnement, à vérifier qu’une autre difficulté n’est pas en jeu, et à orienter la suite. Au cabinet, la neuropsychologue réalise des bilans neuropsychologiques adaptés à la question posée.
Il évalue l’attention, la mémoire, la vitesse de traitement et les fonctions exécutives (organiser, planifier, passer d’une tâche à l’autre) à l’aide de tests étalonnés. Il répond à des questions comme : « mes trous de mémoire sont-ils graves ? », « suis-je prêt à reprendre un poste exigeant ? », « mes difficultés d’organisation existaient-elles avant ? ». Voir le bilan neuropsychologique.
Il explore l’humeur, l’anxiété, l’estime de soi, la personnalité, la façon de faire face au stress et les ressources de la personne. Il aide à comprendre pourquoi l’épuisement s’est installé de cette façon, et ce qui pourrait protéger à l’avenir. Voir le bilan psychologique.
La restitution est un moment d’échange : les résultats sont expliqués et reliés à votre quotidien. Une mémoire ralentie mais intacte rassure et confirme qu’il faut du temps. Un profil qui révèle un fonctionnement ancien change la compréhension de l’épuisement, et parfois la façon d’aménager le poste. Un bilan peut aussi être refait quelques mois plus tard pour mesurer le chemin parcouru, et une remédiation cognitive peut être proposée si certaines fonctions tardent à revenir. Les modalités pratiques (durée, déroulement) sont décrites sur la page bilans.
Certains questionnaires ont été construits et vérifiés par la recherche. Ils ne posent pas de diagnostic, mais ils donnent un point de repère, utile pour en parler et pour suivre l’évolution. Le cabinet en héberge deux, que vous pouvez remplir en ligne :
Il explore l’épuisement, la distance mentale vis-à-vis du travail, les difficultés de concentration et d’émotions, ainsi que certains signes associés. Ouvrir le questionnaire.
Il situe, sur les derniers jours, les niveaux de dépression, d’anxiété et de stress. Il aide à repérer ce qui domine. Ouvrir le questionnaire.
Vous pouvez apporter vos résultats au premier rendez-vous : nous les relirons avec vous, à la lumière de votre histoire. Le quiz en bas de cette page, lui, est un quiz pédagogique, rédigé pour ce guide.
Quand on est épuisé, l’idée même de prendre rendez-vous peut paraître une montagne. Voici comment les choses se passent, pour que l’inconnu fasse un peu moins peur.
La téléconsultation est faite pour cela. Beaucoup de personnes en burn-out commencent depuis leur canapé, et viennent au cabinet plus tard, quand l’énergie revient. L’EMDR elle-même peut se pratiquer à distance dans de bonnes conditions.
Situation
Exemple fictif : Mehdi est responsable commercial. Depuis un an, son équipe a perdu deux personnes, non remplacées. Il travaille le soir, dort cinq heures, a perdu sept kilos et s’est mis à boire deux ou trois verres chaque soir « pour couper ». Il oublie des rendez-vous clients, ce qui ne lui arrivait jamais, et s’énerve contre ses enfants. Il se dit qu’il va « tenir jusqu’à l’été ». On est en février.
Que lui conseilleriez-vous ?
Huit questions sur le dernier mois. Quiz pédagogique, ce n’est ni un test validé ni un diagnostic : il ne dit pas si vous êtes en burn-out. Il vous aide à savoir s’il serait utile d’en parler lors d’un rendez-vous.
Dès que la fatigue ne se répare plus avec le repos, que le sommeil se dégrade, que le corps proteste ou que les émotions débordent depuis plusieurs semaines. Il n’est pas nécessaire d’attendre l’effondrement : plus on vient tôt, plus le chemin est court.
Oui, et c’est même souvent le moment le plus utile. Un accompagnement commencé tôt aide à remettre des limites et peut éviter un arrêt, ou le raccourcir. Si un arrêt devient nécessaire, il est prescrit par un médecin, avec qui nous travaillons en lien.
Il mesure l’attention, la mémoire et les fonctions exécutives, souvent ralenties par l’épuisement. Il rassure quand les fonctions sont intactes, repère un fonctionnement ancien jusque-là compensé, et aide à préparer une reprise adaptée.
Vous racontez ce qui vous amène, à votre rythme, et nous posons les questions utiles sur le sommeil, l’humeur, l’anxiété, le corps et ce qui s’est passé. À la fin, nous vous proposons un premier chemin, que nous décidons ensemble. Il peut se faire au cabinet ou en téléconsultation.
Non. Un questionnaire validé comme le Burnout Assessment Tool ou le DASS-21 donne une photographie utile, mais il ne pose pas de diagnostic. Ses résultats se relisent en entretien, avec votre histoire.
Vous vous reconnaissez dans certains signes ? Un premier rendez-vous permet de faire le point et de choisir ensemble la suite : quelques séances pour souffler, un travail de fond, un bilan si c’est utile. Au cabinet ou en téléconsultation.
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La « loi de l’instrument », formulée par Abraham Kaplan en 1964 puis reprise par Abraham Maslow dans The Psychology of Science: A Reconnaissance (1966), rappelle qu’« il est tentant, si le seul outil dont on dispose est un marteau, de traiter tout comme si c’était un clou ».
En psychologie, une méthode ne peut pas répondre à toutes les situations. Forts de plusieurs décennies de pratique et de formations complémentaires, nous mobilisons de nombreux outils, choisis avec discernement, afin d’identifier rapidement les leviers les plus efficaces. Nous proposons ainsi un accompagnement aussi bref qu’efficace, tout en sachant accompagner aussi bien les suivis prolongés que le besoin d’un espace de parole régulier.