« Je n’ai plus d’énergie »
Le moteur est vide. On aimerait bien faire, on n’en a plus les forces. Le repos soulage un peu, sans suffire.
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« Je suis en burn-out » : la phrase est devenue courante, et elle dit souvent quelque chose de juste. Mais derrière le même mot se cachent des réalités différentes : une fatigue qui se répare avec quelques semaines de repos, un épuisement profond lié au travail, une dépression qui a éteint toute la vie, une anxiété qui ne laisse plus dormir, parfois une cause physique. Cette page explique ce que disent les classifications internationales (CIM-11 et DSM-5-TR), comment se recoupent ces situations, et pourquoi le fait de les distinguer change la façon de vous aider.
Le mot « burn-out » a un grand mérite : il a permis à beaucoup de personnes de dire enfin qu’elles n’en pouvaient plus, sans avoir honte. Il a aussi un inconvénient : il sert à tout. On l’emploie pour une semaine chargée, pour un épuisement de plusieurs mois, pour une dépression qui ne dit pas son nom, pour une anxiété qui a pris toute la place. Or ces situations ne se soignent pas tout à fait de la même façon, et elles n’évoluent pas au même rythme.
Distinguer ne veut pas dire enfermer. Il s’agit plutôt de répondre à quelques questions simples. Le repos suffit-il ou non ? La souffrance est-elle limitée au travail, ou a-t-elle gagné toute la vie ? Y a-t-il des idées noires ? Un événement précis pèse-t-il encore ? Le corps a-t-il une raison médicale d’être aussi fatigué ? Selon les réponses, l’accompagnement mettra l’accent sur la récupération, sur le traitement d’une dépression, sur l’apaisement de l’anxiété, sur des souvenirs à retraiter, ou sur un examen médical.
Deux grandes classifications servent de langage commun aux soignants. La CIM-11 (Classification internationale des maladies, onzième révision) est publiée par l’Organisation mondiale de la santé et utilisée dans le monde entier depuis 2022. Le DSM-5-TR (Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, version révisée de 2022) est publié par la société savante des psychiatres américains. Elles ne traitent pas le burn-out de la même façon. Choisissez un onglet.
Un code, QD85, rangé à part des maladies. La CIM-11 décrit le burn-out sous le code QD85, dans le chapitre des « facteurs influençant l’état de santé ou motifs de recours aux services de santé », parmi les problèmes associés à l’emploi. L’Organisation mondiale de la santé le présente comme un phénomène lié au travail, et non comme une maladie : c’est un motif pour lequel on consulte, qui peut avoir des conséquences sur la santé.
La définition tient en une phrase : un syndrome qui résulte d’un stress chronique au travail qui n’a pas pu être géré avec succès. Il se reconnaît à trois dimensions :
Deux précisions comptent. La CIM-11 réserve le terme au contexte professionnel : il n’est pas prévu pour décrire l’épuisement dans d’autres domaines de la vie. Et le code ne s’utilise pas quand les symptômes s’expliquent mieux par un trouble de l’adaptation, un trouble lié au stress, un trouble anxieux ou un trouble de l’humeur, comme une dépression. Autrement dit, la classification demande de vérifier d’abord qu’il ne s’agit pas d’autre chose.
Aucune entrée « burn-out ». Le DSM-5-TR ne contient pas de diagnostic de burn-out. Quand une personne épuisée par son travail consulte, le clinicien qui utilise ce manuel cherche si sa souffrance correspond à l’un des troubles décrits, par exemple :
Cette absence ne signifie pas que l’épuisement n’existe pas. Elle signifie seulement que, dans ce manuel, on décrit la souffrance par ses symptômes, quelle qu’en soit la cause, plutôt que par son contexte.
Une longue histoire, depuis les années 1970. Le mot vient de l’anglais to burn out, « se consumer », comme une bougie qui a brûlé toute sa cire. Le psychiatre Herbert Freudenberger l’emploie en 1974 pour décrire l’épuisement des bénévoles d’une clinique de New York, dont il faisait partie. La psychologue Christina Maslach en propose ensuite une description en trois dimensions, et un questionnaire de recherche, qui ont inspiré la définition actuelle.
Dans la classification précédente, la CIM-10, le burn-out apparaissait déjà, plus discrètement, sous le code Z73.0, parmi les « difficultés liées à l’orientation de son mode de vie », avec le mot « surmenage ». La CIM-11 lui a donné une définition plus précise, sans en faire une maladie. Certains pays ont fait d’autres choix : la Suède, par exemple, utilise une catégorie de « trouble d’épuisement » pour les formes les plus sévères.
Pour vous, concrètement. Que le burn-out ne soit pas une « maladie » dans les classifications ne retire rien à la réalité de ce que vous vivez. L’épuisement, le sommeil cassé, les trous de mémoire, la boule au ventre, le corps qui lâche : tout cela est réel et mérite des soins.
La nuance sert surtout à ne rien manquer. Si votre épuisement s’accompagne d’une dépression, d’un trouble anxieux ou des traces d’un événement traumatique, ces difficultés ont leurs propres façons d’être soignées, et il serait dommage de les laisser de côté sous prétexte qu’on a trouvé un mot. C’est pourquoi, au cabinet, nous prenons le temps de faire le tour de la situation avant de proposer un chemin. Voir notre approche.
Parce que le burn-out est défini par sa cause, le stress chronique au travail, et non par un ensemble de symptômes propre à une maladie. Ses signes (épuisement, détachement, perte d’efficacité) peuvent se retrouver dans plusieurs troubles. La CIM-11 le range donc parmi les motifs de consultation liés à l’emploi, ce qui permet de le nommer et de le prendre au sérieux, tout en invitant à chercher si une dépression ou un trouble anxieux s’y ajoute.
La CIM-11 réserve le mot burn-out au travail rémunéré. Pourtant, une aidante qui s’occupe seule de sa mère malade depuis trois ans, un étudiant qui prépare un concours pour la troisième fois, une personne qui porte à bout de bras un engagement bénévole, un foyer, une épreuve qui n’en finit pas, décrivent souvent exactement les mêmes signes : le réservoir vide, la distance, le sentiment de ne plus rien réussir. Dans la vie courante, et dans notre dossier, on parle alors de burn-out privé. Le mot n’est pas un code de classification, mais il décrit une réalité que nous recevons souvent. Ses visages sont présentés sur la page burn-out privé.
Les repères de cette page s’appliquent de la même façon : on vérifie si une dépression, une anxiété ou une cause physique sont en jeu, et on cherche ce qui épuise et ce qui pourrait ressourcer. Le burn-out parental, lui, a fait l’objet de recherches spécifiques ; nous lui avons consacré un site entier : burnout-parental.fr.
Ce tableau se lit comme une liste de tendances, jamais comme une grille de diagnostic. Les situations se superposent souvent, et une seule ligne ne permet jamais de trancher.
| Question | Fatigue ordinaire | Burn-out | Dépression | Anxiété |
|---|---|---|---|---|
| Le repos répare-t-il ? | Oui, un week-end ou des congés suffisent | De moins en moins ; les vacances ne suffisent plus | Non, la fatigue est là même au repos | Peu : le corps se repose, la tête non |
| Où se loge la souffrance ? | Après une période chargée | D’abord autour du travail, puis elle s’étend | Partout : travail, loisirs, liens, avenir | Dans l’anticipation de ce qui pourrait arriver |
| Le plaisir | Intact | Éteint au travail, souvent préservé ailleurs au début | Éteint presque partout | Gâché par l’inquiétude, mais présent |
| L’image de soi | Inchangée | « Je ne suis plus à la hauteur au travail » | « Je ne vaux rien », culpabilité large | « Je n’y arriverai pas », peur d’échouer |
| Le rapport au travail | Neutre ou positif | Distance, cynisme, boule au ventre | Tout est difficile, pas seulement le travail | Peur des erreurs, des réunions, du regard |
| Le sommeil | Profond, récupérateur | Difficile à trouver, ruminations du travail | Réveils précoces ou besoin de dormir sans fin | Endormissement long, réveils en alerte |
| Les idées noires | Absentes | Possibles quand l’épuisement dure | Fréquentes : à prendre très au sérieux | Rares, sauf si une dépression s’ajoute |
Le trouble de l’adaptation et le stress post-traumatique, qui se repèrent surtout par leur lien avec un événement, sont présentés plus bas.
C’est la question qu’on nous pose le plus souvent. Les recherches qui comparent les deux trouvent un recouvrement important : beaucoup de personnes en burn-out sévère remplissent aussi les critères d’un épisode dépressif. Les deux partagent la fatigue, le sommeil perturbé, les difficultés de concentration, le retrait. Plusieurs repères aident pourtant à les distinguer, en tout cas au début.
Ce qui compte, au fond, n’est pas de choisir l’un ou l’autre mot, mais de ne pas passer à côté d’une dépression quand elle est là : elle a ses propres soins, et elle demande une attention particulière aux idées noires. Le dossier dépression la décrit en détail, notamment ses symptômes et ce qu’en disent les classifications. Si des idées de mort sont présentes, la page idées suicidaires explique comment être aidé.
Parce que les deux états partagent beaucoup de signes : la fatigue, le retrait, les troubles du sommeil et de la concentration, le sentiment d’être moins capable. Quand on mesure les symptômes, une partie des personnes en burn-out sévère ont un profil très proche de celui d’une dépression. Pour la personne qui souffre, l’enjeu est surtout pratique : repérer ce qui est présent aujourd’hui, et ajuster l’aide en conséquence.
Le stress chronique est, en lui-même, un état d’alerte prolongé. Il n’est donc pas étonnant que l’anxiété accompagne souvent l’épuisement : boule au ventre le dimanche soir, cœur qui s’emballe à la vue d’un nom dans la boîte mail, réveils à quatre heures avec la liste des dossiers en tête. Parfois, une véritable crise d’angoisse survient, au bureau, dans la voiture ou sur le quai de la gare, et c’est elle qui fait consulter.
On parle d’un trouble anxieux à part entière quand l’anxiété a pris son autonomie : elle continue même pendant les congés, elle s’attache à d’autres sujets que le travail (la santé, les enfants, l’argent), ou elle déclenche des évitements qui s’étendent. Un trouble anxieux généralisé peut d’ailleurs précéder le burn-out et l’avoir préparé, en rendant chaque tâche plus coûteuse. Les repères sont détaillés dans le dossier anxiété, en particulier sur les pages anxiété généralisée et ruminations et crises d’angoisse.
Le moteur est vide. On aimerait bien faire, on n’en a plus les forces. Le repos soulage un peu, sans suffire.
Le moteur tourne trop vite. Même allongé, on anticipe, on vérifie, on refait les conversations. Le repos n’arrive pas à se poser.
Le plus fréquent : vidé le jour, réveillé la nuit. On a besoin à la fois de récupérer et de faire baisser l’alarme.
Le burn-out naît d’une usure lente. D’autres souffrances liées au travail commencent par un événement : un changement brutal, une scène violente, une humiliation publique. Les classifications les décrivent autrement.
C’est une réaction qui déborde, face à un ou plusieurs facteurs de stress identifiables : une réorganisation, un changement de poste imposé, un licenciement, une mutation, mais aussi une séparation ou une maladie. La personne reste préoccupée par l’événement et ses conséquences, s’inquiète, rumine, et n’arrive plus à fonctionner comme avant. Les symptômes apparaissent dans les semaines qui suivent (dans le mois pour la CIM-11, dans les trois mois pour le DSM-5-TR) et s’apaisent généralement en quelques mois, sauf si la situation stressante continue.
Il suit un événement vécu comme menaçant pour la vie ou l’intégrité : une agression par un usager, un braquage, un accident, une scène de mort violente, des menaces. On revit la scène malgré soi (images, cauchemars), on évite ce qui la rappelle, on reste en alerte, on sursaute. Certaines situations de harcèlement très violentes laissent des traces proches. L’EMDR est une psychothérapie de référence pour ces souvenirs. Voir les types de traumatisme.
Ces situations peuvent aussi se mêler au burn-out : un épuisement installé depuis des mois, puis une réunion humiliante qui « fait déborder le vase » et reste gravée. Dans ce cas, le travail sur la récupération et le travail sur le souvenir avancent ensemble. Les situations de travail elles-mêmes (charge, conflits de valeurs, harcèlement) sont décrites sur la page burn-out professionnel.
Une fatigue intense et durable a souvent plusieurs causes à la fois. Avant d’attribuer tout à l’épuisement psychique, il est utile de vérifier que le corps n’a pas sa propre raison d’être à plat. C’est le médecin qui fait ces vérifications, par l’examen clinique et, si besoin, une prise de sang ou d’autres examens ; nous travaillons en lien avec lui quand vous le souhaitez. Parmi les causes souvent recherchées :
Un manque de fer, de vitamine B12 ou de vitamine D peut épuiser, essouffler, gêner la concentration.
Une thyroïde qui ralentit, un diabète qui s’installe, les variations hormonales du milieu de vie peuvent imiter un épuisement.
Des pauses respiratoires répétées empêchent un sommeil réparateur, sans qu’on s’en rende compte. Ronflements et somnolence le jour sont des indices.
Certaines infections virales laissent une fatigue de plusieurs semaines ou mois ; des maladies inflammatoires ou chroniques fatiguent aussi.
Certains traitements, l’alcool pris « pour décompresser », l’excès de café ou de boissons énergisantes dégradent le sommeil et l’énergie.
Parfois, la surcharge révèle un TDAH ou un fonctionnement autistique compensé au prix d’efforts énormes. La neuropsychologue peut aider à le repérer. Voir le TDAH de l’adulte.
Ces vérifications ne remettent pas en question votre épuisement. Elles évitent seulement de laisser de côté une cause qui se soigne simplement, et qui, une fois traitée, rend le reste du travail plus facile.
Ces situations sont inventées pour ce guide. Pour chacune, choisissez la piste qui vous paraît la plus juste. L’exercice ne sert pas à poser un diagnostic : il entraîne à repérer ce qui oriente.
Exemple fictif 1
Exemple fictif : Hugo, 41 ans, chef de chantier, travaille soixante heures par semaine depuis deux ans. Il est épuisé, irritable, ne supporte plus les appels de ses clients. Pendant ses deux semaines de congés en août, il a retrouvé le goût de la pêche avec son fils, mais l’angoisse est revenue dès le dimanche soir du retour.
Quelle piste paraît la plus juste ?
Exemple fictif 2
Exemple fictif : Amina, 33 ans, juriste, est en arrêt depuis trois mois pour épuisement. Elle reste couchée une grande partie de la journée, n’a plus envie de voir ses amies, ne lit plus, se dit qu’elle a « tout raté » et qu’elle est un poids pour son compagnon. Elle pense parfois que tout serait plus simple si elle n’était plus là.
Que faut-il retenir en priorité ?
Exemple fictif 3
Exemple fictif : Bertrand, 52 ans, guichetier, a été pris à partie violemment par un client il y a quatre mois. Depuis, il revoit la scène la nuit, sursaute quand la porte s’ouvre, évite l’agence. Il a été arrêté « pour burn-out ». Avant l’agression, il aimait son travail.
Quelle piste explorer ?
Affirmation 1
Faux. La CIM-11 range le burn-out parmi les motifs de consultation plutôt que parmi les maladies, mais ses conséquences peuvent être lourdes : dépression, anxiété, troubles du sommeil, problèmes de santé physique. Il mérite des soins.
Affirmation 2
Vrai. Quand l’épuisement dure et que rien ne change, la tristesse et la perte de plaisir peuvent s’étendre à toute la vie. Repérer ce glissement tôt permet d’adapter l’accompagnement.
Affirmation 3
Faux. Il touche souvent des personnes très engagées, consciencieuses, qui ont longtemps tenu au-delà de leurs forces. La définition parle d’un stress chronique au travail, pas d’une faiblesse de caractère.
Affirmation 4
C’est plus nuancé. Dans la CIM-11, le terme est réservé au contexte professionnel. Dans la vie courante, et dans notre dossier, on parle aussi de burn-out privé pour les aidants, les étudiants, les engagements qui épuisent : les signes et l’aide se ressemblent.
Affirmation 5
Vrai. Anémie, thyroïde, apnées du sommeil, carences, suites d’infection : plusieurs causes physiques peuvent s’ajouter à l’épuisement ou l’imiter. Le médecin les vérifie, et nous travaillons en lien avec lui.
Affirmation 6
Faux. Il ne contient pas de catégorie « burn-out », mais il décrit les troubles qui peuvent en résulter : dépression, trouble de l’adaptation, troubles anxieux, stress post-traumatique, insomnie.
Quiz pédagogique, ce n’est ni un test validé ni un diagnostic : il vérifie seulement que les repères de la page sont clairs. Six questions, une seule bonne réponse à chaque fois.
Les classifications nous donnent un langage commun et des repères précieux pour ne rien manquer. Mais aucune ne dit ce que votre épuisement signifie pour vous : pourquoi ce poste, pourquoi maintenant, pourquoi il a été si difficile de vous arrêter. C’est l’autre moitié du travail, celle qui se fait dans la parole, et parfois en EMDR quand certaines scènes restent à vif.
Au cabinet, nous utilisons les deux regards. Pendant les premiers rendez-vous, nous faisons le tour des signes (énergie, humeur, anxiété, sommeil, corps, événements marquants) et, si c’est utile, nous proposons des questionnaires validés ou un bilan. Le cabinet en héberge deux, à remplir en ligne si vous le souhaitez, comme point de départ d’un échange :
Un score ne remplace jamais un entretien. Il donne une photographie à un moment, que nous relisons avec vous. Pour la suite, voir quand consulter et notre approche du burn-out.
Dans la CIM-11, l’Organisation mondiale de la santé le décrit sous le code QD85 comme un phénomène lié au travail, parmi les motifs de recours aux soins, et non comme une maladie. Le DSM-5-TR ne contient pas de diagnostic de burn-out. Cela ne retire rien à la réalité de l’épuisement, qui mérite des soins et peut s’accompagner de troubles reconnus comme la dépression ou l’anxiété.
Au début, le burn-out touche surtout le rapport au travail, et le plaisir peut rester présent ailleurs. Dans la dépression, la tristesse et la perte de plaisir gagnent toute la vie, avec une culpabilité large et parfois des idées de mort. Les deux se recoupent souvent, et un burn-out qui dure peut devenir une dépression : un entretien permet de faire la part des choses.
La CIM-11 réserve le terme au travail. Pourtant, les aidants, les étudiants, les personnes très engagées dans leur foyer ou un engagement bénévole décrivent souvent les mêmes signes. On parle alors de burn-out privé : ce n’est pas un code de classification, mais une réalité que nous accompagnons de la même façon.
Une anémie, des carences en fer, en vitamine B12 ou en vitamine D, un trouble de la thyroïde, un diabète, des apnées du sommeil, les suites d’une infection, certains médicaments ou l’alcool. Le médecin les vérifie par l’examen et parfois une prise de sang ; nous travaillons en lien avec lui.
Un questionnaire validé, comme le Burnout Assessment Tool ou le DASS-21, donne une photographie utile à un moment donné. Il ne pose pas de diagnostic : son résultat se relit en entretien, avec votre histoire, votre sommeil, votre humeur et votre état physique.
Vous ne savez pas très bien ce qui vous arrive ? C’est justement l’objet d’un premier rendez-vous : faire le tour de la situation, nommer ce qui se passe, et choisir avec vous le chemin, avec un bilan si c’est utile. Au cabinet ou en téléconsultation.
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La « loi de l’instrument », formulée par Abraham Kaplan en 1964 puis reprise par Abraham Maslow dans The Psychology of Science: A Reconnaissance (1966), rappelle qu’« il est tentant, si le seul outil dont on dispose est un marteau, de traiter tout comme si c’était un clou ».
En psychologie, une méthode ne peut pas répondre à toutes les situations. Forts de plusieurs décennies de pratique et de formations complémentaires, nous mobilisons de nombreux outils, choisis avec discernement, afin d’identifier rapidement les leviers les plus efficaces. Nous proposons ainsi un accompagnement aussi bref qu’efficace, tout en sachant accompagner aussi bien les suivis prolongés que le besoin d’un espace de parole régulier.