Après 40 ans
Une dépersonnalisation ou une déréalisation qui apparaît pour la première fois après 40 ans est inhabituelle et mérite un examen.
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Un épisode d’irréalité après une nuit blanche ne demande pas forcément de consultation. Des trous de mémoire répétés, une impression d’être loin de soi qui ne passe plus, des « absences » que l’entourage remarque, oui. Cette page aide à faire la différence, à repérer ce qui demande un avis médical, et explique ce que l’accompagnement et le bilan dissociatif peuvent apporter.
La plupart des expériences dissociatives ne sont pas des urgences. Certaines situations, en revanche, demandent d’agir vite, pour vous ou pour un proche :
Contactez sans attendre votre médecin traitant ou les services d’urgence. Si vous êtes déjà suivi au cabinet, parlez-en lors de votre prochain rendez-vous, ou avancez-le. Vous n’avez pas à attendre d’être « sûr » que c’est grave pour demander de l’aide.
Certaines maladies donnent des sensations proches de la dissociation : certaines épilepsies, des migraines, des troubles du sommeil, des effets de médicaments ou de produits, plus rarement d’autres affections neurologiques. Un avis médical (médecin traitant, puis si besoin neurologue ou psychiatre) est utile notamment dans ces cas :
Une dépersonnalisation ou une déréalisation qui apparaît pour la première fois après 40 ans est inhabituelle et mérite un examen.
Toujours la même sensation étrange, une odeur bizarre, un déjà-vu intense, suivis d’une absence : cela peut évoquer une crise d’épilepsie.
Pertes de connaissance, chutes, mouvements involontaires, morsure de langue, confusion après l’épisode, maux de tête nouveaux.
Des épisodes apparus avec le cannabis, la kétamine, un hallucinogène, ou un nouveau médicament.
Si vous n’êtes plus certain que ce ne sont que des impressions, ou si vous entendez des voix venant de l’extérieur.
Des trous de mémoire ou une étrangeté apparus après un traumatisme crânien doivent être signalés au médecin.
Le médecin peut proposer des examens selon la situation (bilan sanguin, recherche de produits, électroencéphalogramme, imagerie). Une fois ces causes écartées, le travail psychothérapeutique prend tout son sens. Les deux démarches ne s’opposent pas : elles peuvent se mener en parallèle.
Il n’est pas nécessaire d’aller très mal pour consulter. Ces signes, seuls ou associés, sont de bonnes raisons de prendre rendez-vous :
Si vous vous reconnaissez dans plusieurs de ces points, ce n’est pas un diagnostic : c’est une invitation à en parler. Pour l’impression d’irréalité seule, la page « comme dans un rêve » aide aussi à faire le point.
Cochez ce qui vous correspond. La balance montre de quel côté penche la situation aujourd’hui. Ce n’est pas un test : c’est une manière de voir ce qui pèse et ce qui soutient.
Les personnes qui dissocient attendent souvent longtemps avant d’en parler. Ce n’est pas un hasard : la dissociation elle-même pousse à minimiser, à oublier, à « faire comme si ». Retournez les cartes : elles reprennent les freins que nous entendons le plus souvent.
Vous remarquez chez un conjoint, un parent ou un adolescent des « absences », des oublis surprenants, des changements d’attitude soudains, un regard qui se vide pendant les disputes ? Vous pouvez lui faire part de ce que vous observez, sans diagnostic ni reproche : « je vois que parfois tu sembles ailleurs, et ça m’inquiète ; est-ce que tu veux qu’on en parle ? ». Lui proposer de l’accompagner au premier rendez-vous aide souvent. Vous pouvez aussi consulter vous-même, pour être soutenu et mieux comprendre. La page proches et couple donne des repères concrets.
Nous ne promettons pas de résultat, mais voici les bénéfices que beaucoup de personnes décrivent au fil d’un accompagnement :
Savoir que ce que l’on vit est connu, décrit, et n’annonce pas une folie. Rien que cela fait souvent baisser l’angoisse.
Repérer les premiers signaux et disposer d’ancres pour revenir dans le présent, avant que la coupure ne s’installe.
Avec l’EMDR adaptée, diminuer la charge des souvenirs et des déclencheurs qui relancent la coupure.
Avec l’écoute analytique, relier ce qui était séparé et donner un sens à son histoire.
Reprendre les activités évitées, retrouver des émotions, de l’intimité, de la présence aux autres.
Aider le couple et la famille à comprendre, et à ne plus prendre les oublis pour de la mauvaise volonté.
Le détail de notre manière de travailler, et ce que dit la science pour chaque approche, est présenté dans notre approche de la dissociation.
Toutes les situations ne demandent pas un bilan. Mais quand la dissociation semble importante, ancienne ou difficile à démêler, une évaluation approfondie aide à savoir de quoi l’on parle, et à choisir la bonne manière de travailler.
Il explore en détail les trous de mémoire, la dépersonnalisation, la déréalisation, la confusion et l’altération de l’identité, ainsi que les symptômes du corps. Il associe une longue consultation clinique et plusieurs évaluations psychométriques, dont des entretiens structurés de référence, puis une analyse, une restitution et un rapport. Il s’adresse aux adolescents à partir de 12 ans et aux adultes.
Les modalités pratiques (durée, déroulement) sont présentées dans l’onglet Bilans, bilan dissociatif.
| Situation | Bilan qui peut éclairer |
|---|---|
| Trous de mémoire, sentiment de parties de soi, diagnostic dissociatif évoqué | Bilan dissociatif |
| Oublis, concentration effondrée, doute avec un TDAH ou une cause neurologique | Bilan neuropsychologique (mémoire, attention, fonctions exécutives) |
| Souvenirs traumatiques, reviviscences, cauchemars | Bilan psycho-traumatique |
| Besoin d’une vision d’ensemble du fonctionnement psychique | Bilan psychologique |
Le bilan oriente la suite : une psychothérapie et sa forme, une stabilisation plus ou moins longue, une EMDR adaptée, parfois un avis médical complémentaire, des aménagements à l’école ou au travail. Pour faire le point sur des symptômes de stress post-traumatique avant de venir, le cabinet propose aussi un questionnaire de repérage validé, la PCL-5, dont vous pouvez apporter le résultat.
Quand des troubles dissociatifs retentissent durablement sur le travail, les études ou l’autonomie, une reconnaissance par la MDPH (par exemple une RQTH) peut parfois se discuter, comme pour d’autres handicaps psychiques. Le bilan aide alors à décrire précisément ce retentissement. Le site du cabinet consacré à ces démarches explique comment faire reconnaître un handicap psychique.
Beaucoup de personnes repoussent ce rendez-vous par peur de ne pas savoir expliquer, de ne pas être crues, ou d’être jugées « folles ». Rien de tout cela ne vous attend. Le premier entretien sert à faire connaissance, à écouter ce qui vous amène, et à décider ensemble de la suite.
Noter quelques épisodes récents (quand, où, ce qui s’était passé avant), la liste de vos traitements, et d’éventuels comptes rendus antérieurs. Vous pouvez venir accompagné d’un proche pour une partie de l’entretien si cela vous rassure. Consultations à Colombes, aux Pavillons-sous-Bois, en Ardèche et en téléconsultation.
Situation fictive
Exemple fictif : Nora, 26 ans, retrouve parfois dans son sac des achats dont elle ne se souvient pas, et ses amis lui racontent des soirées qu’elle a « oubliées » alors qu’elle n’a pas bu. Elle a lu des témoignages sur internet et se demande si elle a un trouble dissociatif de l’identité. Elle a peur d’en parler.
Quelle démarche semble la plus juste ?
Quiz pédagogique, ce n’est ni un test validé ni un diagnostic. Il aide à situer votre besoin. Pensez aux trois derniers mois, en dehors des moments sous l’effet d’un produit.
Le médecin traitant est un bon premier interlocuteur pour écarter une cause médicale, surtout si les symptômes sont récents, apparus après 40 ans ou accompagnés de signes neurologiques. Ensuite, un psychothérapeute formé au trauma et à la dissociation peut évaluer et accompagner. Les deux démarches peuvent se faire en parallèle.
Vous pouvez commencer simplement : « il m’arrive de me sentir loin de moi », « j’ai des trous de mémoire ». Les cliniciens formés connaissent ces expériences et ne les jugent pas. Noter quelques épisodes avant le rendez-vous aide à les décrire. Et dire « je ne sais pas » est une réponse tout à fait acceptable.
Non. Pour une déréalisation passagère liée au stress ou à l’angoisse, quelques entretiens suffisent souvent. Le bilan est utile quand la dissociation semble importante ou ancienne, s’accompagne de trous de mémoire ou d’un sentiment de parties de soi, ou quand un diagnostic doit être confirmé ou écarté.
Au cabinet, le bilan dissociatif est proposé à partir de 12 ans. Chez les enfants plus jeunes, l’évaluation passe par des entretiens avec l’enfant et ses parents, éventuellement un bilan psychologique, et la page sur l’enfant et l’adolescent donne des repères.
Non, au contraire. Consulter tôt, quand les épisodes commencent à revenir, permet souvent d’éviter que le cercle de la peur et de l’évitement ne s’installe. Un ou deux entretiens suffisent parfois à rassurer et à donner des outils.
Un premier rendez-vous permet d’entendre ce que vous vivez, de faire le tri entre ce qui demande un avis médical, un bilan ou un accompagnement, et de choisir la suite avec vous. Au cabinet ou en téléconsultation.
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La « loi de l’instrument », formulée par Abraham Kaplan en 1964 puis reprise par Abraham Maslow dans The Psychology of Science: A Reconnaissance (1966), rappelle qu’« il est tentant, si le seul outil dont on dispose est un marteau, de traiter tout comme si c’était un clou ».
En psychologie, une méthode ne peut pas répondre à toutes les situations. Forts de plusieurs décennies de pratique et de formations complémentaires, nous mobilisons de nombreux outils, choisis avec discernement, afin d’identifier rapidement les leviers les plus efficaces. Nous proposons ainsi un accompagnement aussi bref qu’efficace, tout en sachant accompagner aussi bien les suivis prolongés que le besoin d’un espace de parole régulier.