Des émotions qui prennent le volant
Des tempêtes fréquentes, intenses, lentes à redescendre, qui abîment votre vie, votre travail ou vos relations. Voir émotions intenses.
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Faut-il consulter quand les émotions débordent, quand les relations finissent toujours dans la douleur, quand on se fait du mal ? Qui voir, et pour quoi faire ? Un bilan est-il utile ? Et surtout, qu’est-ce que l’on peut raisonnablement espérer ? Cette page répond simplement à ces questions, pour vous aider à faire le premier pas, ou à accompagner un proche à le faire.
Il n’est pas nécessaire d’avoir un diagnostic, ni même de se reconnaître dans le mot « borderline », pour consulter. Ce qui compte, c’est la souffrance et son retentissement. Voici des situations qui méritent d’en parler à un professionnel :
Des tempêtes fréquentes, intenses, lentes à redescendre, qui abîment votre vie, votre travail ou vos relations. Voir émotions intenses.
Une peur de l’abandon qui envahit tout, des relations qui alternent entre fusion et rupture, le sentiment que tout le monde finit par partir. Voir relations et abandon.
Automutilation, conduites à risque, consommations, dépenses ou crises alimentaires pour calmer une émotion. Ce sont des raisons de consulter maintenant. Voir impulsivité et automutilation.
Un sentiment de vide chronique, l’impression de ne pas savoir qui l’on est, de changer selon les personnes, une honte permanente.
On vous a parlé de trouble borderline, ou au contraire de bipolarité, de TDAH, de dépression, et vous n’êtes pas sûr que cela décrive votre vécu.
Votre entourage s’inquiète, ou vous êtes vous-même le proche d’une personne qui souffre et vous ne savez plus comment aider. Voir proches et couple.
Un seul de ces signes suffit pour qu’une consultation soit légitime. Il n’y a pas de « trop tôt » : consulter avant que la situation ne s’aggrave est même la meilleure façon de la rendre plus légère.
Certaines situations ne peuvent pas attendre un rendez-vous dans quelques semaines : des idées de suicide qui se précisent, un geste d’automutilation qui a provoqué une blessure à soigner, une consommation qui met en danger, un état de grande confusion ou de coupure qui ne passe pas, des violences subies ou agies. Dans ces situations, la priorité est la sécurité, maintenant.
En cas de danger immédiat, contactez les services d’urgence. Si des idées suicidaires apparaissent, pour vous ou pour un proche, n’attendez pas : parlez-en à votre médecin traitant, ou prenez rendez-vous au cabinet pour en parler.
Une fois la crise passée, le travail de fond peut commencer, ou reprendre. Il vise justement à rendre ces crises plus rares et moins dangereuses.
Beaucoup de personnes attendent des années avant de demander de l’aide. Les raisons sont compréhensibles, et elles méritent d’être entendues. Retournez les cartes.
Huit questions sur les trois derniers mois. Quiz pédagogique, ce n’est ni un test validé ni un diagnostic : il aide à décider s’il est temps de consulter, pas à savoir si vous avez un trouble borderline. Pour un repérage avec un outil validé, voyez le questionnaire de repérage validé MSI-BPD.
Pendant longtemps, le trouble borderline a eu la réputation d’être chronique et difficile à soigner. Deux grandes études américaines ont suivi des centaines de personnes pendant plus de dix ans, et leurs résultats ont changé ce regard. La grande majorité des personnes ne remplissaient plus les critères du trouble après une dizaine d’années, et les rechutes complètes étaient peu fréquentes. Les comportements impulsifs et autodestructeurs s’apaisaient souvent les premiers ; le sentiment de vide, la peur de l’abandon et certaines difficultés relationnelles persistaient plus longtemps. Le rétablissement complet, avec une vie sociale et professionnelle satisfaisante, était plus lent : il concernait environ la moitié des personnes à dix ans.
Ces chiffres ne disent rien d’une personne en particulier, et ils ne sont pas une promesse. Mais ils disent une chose importante : le trouble borderline n’est pas une condamnation. Et l’accompagnement peut aider à aller plus vite, et plus loin. Faites glisser le curseur pour parcourir des étapes souvent décrites.
Tout accompagnement ne commence pas par un bilan. Mais dans certaines situations, un bilan aide beaucoup à y voir clair, et oriente la suite. Il en existe deux grandes familles, souvent complémentaires.
Comprendre la personnalité, les émotions, les relations. Avec des entretiens, des questionnaires validés et parfois des épreuves projectives, il explore la manière dont la personne vit ses émotions, se représente elle-même et les autres, se défend contre l’angoisse. Il aide à préciser s’il s’agit d’un trouble borderline, de traits borderline, ou d’autre chose, et à repérer ce qui s’y associe (dépression, anxiété, trauma). Voir le bilan psychologique et évaluation cognitive et projective.
Comprendre le fonctionnement cognitif. Réalisé par la neuropsychologue, il évalue l’efficience intellectuelle, l’attention, la mémoire, les fonctions exécutives et l’inhibition. Il est particulièrement utile pour repérer un TDAH associé, fréquent, qui change les outils proposés, ou pour comprendre un profil atypique (haut potentiel, fonctionnement autistique). Voir le bilan neuropsychologique et le bilan TDAH.
Le trauma et la dissociation. Quand l’histoire comporte des traumatismes, un bilan psychotraumatique aide à repérer un stress post-traumatique, simple ou complexe. Quand des coupures, des trous de mémoire ou un sentiment d’irréalité sont importants, un bilan dissociatif est précieux, notamment avant un travail en EMDR.
Un bilan est particulièrement pertinent dans les situations suivantes :
Le bilan se termine par une restitution, orale et écrite, qui explique les résultats en termes simples et propose des pistes : psychothérapie, outils, aménagements, orientation vers un médecin si un traitement mérite d’être discuté. Il ne sert pas à classer, mais à mieux accompagner. Les modalités pratiques (durée, déroulement) sont présentées sur la page bilans. Quand les difficultés retentissent fortement sur la vie quotidienne ou professionnelle, un bilan peut aussi aider à décrire ce retentissement dans un dossier de reconnaissance de handicap : voir handicap psychique et MDPH.
| Professionnel | Ce qu’il peut faire |
|---|---|
| Le médecin traitant | Premier interlocuteur, il connaît votre santé globale, peut orienter, prescrire si besoin et coordonner les soins. En cas de crise, il est un appui précieux. |
| Le psychiatre | Médecin spécialiste, il pose des diagnostics, prescrit et suit les traitements, organise une hospitalisation quand elle est nécessaire. Il peut exercer en libéral, à l’hôpital ou dans un centre médico-psychologique. |
| Le psychologue clinicien, le psychothérapeute | Il évalue, peut contribuer au diagnostic, réalise des bilans et conduit la psychothérapie, le cœur du soin dans le trouble borderline. |
| Le neuropsychologue | Psychologue spécialisé dans le fonctionnement cognitif, il réalise les bilans neuropsychologiques (attention, mémoire, fonctions exécutives) et peut proposer de la remédiation cognitive. |
Ces professionnels travaillent idéalement ensemble. Au cabinet, la psychothérapie et les bilans se font au même endroit, et nous travaillons en lien avec votre médecin ou votre psychiatre quand c’est utile.
Le Cabinet Bouche & Chmura reçoit adolescents, adultes, couples et familles à Colombes, aux Pavillons-sous-Bois, en Ardèche et en téléconsultation. Notre approche associe l’écoute analytique, l’EMDR, des outils de régulation issus des TCC et le regard de la neuropsychologue. Voir notre approche et le cabinet.
Dès que les émotions, les relations ou les comportements impulsifs font souffrir et pèsent sur la vie quotidienne. Il n’est pas nécessaire d’avoir un diagnostic pour consulter. Automutilation, conduites à risque et idées suicidaires sont des raisons de consulter sans attendre ; en cas de danger, contactez votre médecin traitant ou les services d’urgence.
Les études de suivi au long cours montrent que la grande majorité des personnes ne remplissent plus les critères après une dizaine d’années, et que les rechutes complètes sont peu fréquentes. Certaines difficultés, comme le sentiment de vide, persistent plus longtemps. L’accompagnement aide à avancer, sans pouvoir promettre un résultat.
Il aide à préciser le diagnostic, à distinguer un trouble borderline d’autres situations qui lui ressemblent (bipolarité, TSPT complexe, TDAH), à repérer ce qui s’y associe et à orienter la suite. Un bilan neuropsychologique complète utilement quand un TDAH ou un profil cognitif particulier est suspecté.
Non. Un questionnaire de repérage validé, comme le MSI-BPD, peut indiquer qu’il serait utile d’en parler à un professionnel, mais il ne pose jamais de diagnostic. Celui-ci repose sur une évaluation clinique approfondie, qui tient compte de toute l’histoire et des autres explications possibles.
Souvent les deux, à des moments différents. Le psychologue ou psychothérapeute conduit la psychothérapie, cœur du soin, et peut réaliser des bilans. Le psychiatre pose des diagnostics, prescrit si besoin et intervient en cas de crise. Le médecin traitant est un bon point de départ pour coordonner.
Un premier rendez-vous ne vous engage à rien d’autre qu’à être écouté. Il permet de faire le point, et de choisir ensemble la suite : psychothérapie, bilan, ou les deux. Au cabinet ou en téléconsultation.
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La « loi de l’instrument », formulée par Abraham Kaplan en 1964 puis reprise par Abraham Maslow dans The Psychology of Science: A Reconnaissance (1966), rappelle qu’« il est tentant, si le seul outil dont on dispose est un marteau, de traiter tout comme si c’était un clou ».
En psychologie, une méthode ne peut pas répondre à toutes les situations. Forts de plusieurs décennies de pratique et de formations complémentaires, nous mobilisons de nombreux outils, choisis avec discernement, afin d’identifier rapidement les leviers les plus efficaces. Nous proposons ainsi un accompagnement aussi bref qu’efficace, tout en sachant accompagner aussi bien les suivis prolongés que le besoin d’un espace de parole régulier.