Vidéo · Bilans · Évaluation psychologique
Évaluation cognitive, évaluation projective : ce qui les distingue
Deux psychologues, l’une neuropsychologue et l’autre spécialiste de l’évaluation psychologique, expliquent en neuf minutes la différence entre une évaluation cognitive et une évaluation projective, et pourquoi un bilan associe souvent les deux. Centre médical de Paris, 2025.
L’évaluation cognitive
Selon la neuropsychologue, il s’agit d’abord d’une évaluation intellectuelle, un test de quotient intellectuel qui montre le fonctionnement global de l’enfant : le verbal, le non-verbal, le raisonnement, un peu d’attention et de vitesse. Il permet de voir si le profil est homogène, avec des points forts et des points faibles, et de le situer par rapport aux enfants du même âge.
On y ajoute ensuite des tests plus spécifiques, choisis selon ce qui est observé et selon les questions des parents ou de l’école : l’attention, la mémoire, les fonctions exécutives (planification, organisation), la motricité, l’espace, le graphisme. Le bilan se termine par des préconisations pour l’école et pour la maison, des pistes de remédiation ou de rééducation, et l’ordre des priorités.
L’évaluation projective
Sa collègue présente l’évaluation projective comme un bilan de la personnalité. On y utilise du matériel peu structuré, des images ou des histoires à raconter, sur lequel la personne projette une part de son fonctionnement psychique : sa façon de penser, de contrôler ses émotions, l’équilibre entre raison et affect, le rapport à la réalité. À la différence des tests cognitifs, disent-elles, il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse.
Elles indiquent que ces épreuves peuvent se faire dès quatre ans environ, selon le test, et que les premières évaluations de l’intelligence commencent vers deux ans et demi, les tests plus complets arrivant vers six ans.
Repères
Pour l’évaluation cognitive de l’enfant, l’échelle de Wechsler (WISC-V) est celle qui convient le mieux de 6 à 17 ans, et elle doit être interprétée par un psychologue clinicien ou un neuropsychologue, en tenant compte du contexte de l’enfant (source : Sante.fr, « Identifier le haut potentiel intellectuel avec un test sur Internet, vraiment ? »).
Les épreuves projectives font l’objet d’un débat scientifique. Une revue de référence conclut que peu d’indices du Rorschach et du TAT ont un soutien empirique solide, et que la plupart n’en ont pas (source : Lilienfeld et coll., 2000, résumé). Elles sont donc utilisées comme un complément d’entretien, et non comme une mesure à elles seules.
À prendre avec recul
Cette vidéo présente la façon de travailler de deux praticiennes. Le choix des épreuves dépend de chaque situation, et un bilan ne se décide qu’après un premier entretien.
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