Les mêmes disputes, en boucle
Le sujet change, le scénario reste : l’un reproche, l’autre se défend ou se ferme, et rien ne se résout. Ou bien plus rien ne se dit, pour éviter le conflit. Voir disputes et communication.
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Les mêmes disputes reviennent, on ne se parle plus que des enfants et des factures, une confiance a été trahie, ou l’on se demande s’il faut rester. Beaucoup de couples hésitent longtemps avant de consulter : par pudeur, par peur que ce soit la fin, parce que l’un des deux refuse. Cette page aide à repérer les signes qui justifient de se faire accompagner, à choisir entre venir à deux ou seul, à le proposer à un partenaire réticent, et à comprendre ce qu’un bilan et un premier rendez-vous peuvent apporter.
John Gottman, qui a consacré sa vie à l’étude des couples, estime que les couples laissent passer en moyenne plusieurs années, souvent autour de six, entre le moment où les difficultés s’installent et celui où ils demandent de l’aide. Pendant ce temps, les habitudes blessantes ont pris racine : les reproches sont devenus automatiques, le mépris s’est glissé dans les échanges, l’un des deux s’est retiré. Le travail reste possible, mais il est plus long que si l’on avait consulté plus tôt.
Les raisons d’attendre sont compréhensibles. On espère que « ça va passer ». On a honte de ne pas s’en sortir seuls. On craint que consulter revienne à reconnaître que le couple est fichu. On redoute d’être jugé, ou que le thérapeute prenne parti. Et souvent, l’un des deux est prêt, l’autre pas. Pourtant, consulter n’est pas un aveu d’échec : c’est un geste de soin envers la relation, comme on va voir un médecin avant que la douleur ne devienne insupportable.
Aucun de ces signes, isolé, ne signifie que le couple va mal. C’est leur durée, leur répétition et la souffrance qu’ils provoquent qui comptent.
Le sujet change, le scénario reste : l’un reproche, l’autre se défend ou se ferme, et rien ne se résout. Ou bien plus rien ne se dit, pour éviter le conflit. Voir disputes et communication.
Sarcasmes, yeux levés au ciel, moqueries, phrases blessantes devant les enfants ou les amis. Le mépris est l’un des signes les plus inquiétants pour l’avenir d’un couple, et l’un de ceux qui se travaillent le mieux quand on s’y prend tôt.
On vit côte à côte comme des colocataires, on ne se touche plus, on ne partage plus rien d’intime. La tendresse et le désir se sont éteints. Voir sexualité et couple.
Une infidélité, un deuil, une maladie, une perte d’emploi, une naissance, un déménagement. Le couple n’arrive pas à se retrouver après la secousse. Voir après une infidélité.
On hésite à se séparer, à s’installer ensemble, à se marier, à avoir un enfant, à recomposer une famille. Être accompagné aide à décider en connaissance de cause. Voir séparation.
Dépression, anxiété, addiction, TDAH, trauma, jalousie envahissante : la difficulté de l’un pèse sur les deux. Voir quand l’un des deux souffre et la jalousie.
Quiz pédagogique, ce n’est ni un test validé ni un diagnostic. Huit affirmations sur votre couple depuis quelques mois : indiquez à quel point elles vous correspondent. Le résultat donne une indication, pas un verdict.
Certaines situations demandent une réponse rapide, et ne se règlent pas d’abord en thérapie de couple :
Dans ces cas, la personne en danger ou en détresse est reçue seule, pour faire le point en sécurité.
En cas de danger immédiat, faites le 15 (SAMU). Prenez un rendez-vous au cabinet en téléconsultation le plus rapidement possible. Si Doctolib ne permet pas un rendez-vous immédiat, envoyez des textos WhatsApp ou/et SMS aux cliniciens du cabinet.
Il n’y a pas une seule bonne porte d’entrée. Choisissez la situation qui vous ressemble.
À deux, c’est le cadre de la thérapie de couple. Chacun peut dire ce qu’il vit, devant l’autre et devant un tiers qui ralentit l’échange, aide à traduire et veille à ce que les deux voix existent. Au cabinet, les séances de couple sont des séances longues de 80 minutes. Il n’est pas nécessaire que les deux soient aussi motivés l’un que l’autre au départ : il suffit que les deux acceptent de venir.
Commencer seul pour avancer à deux. Quand votre partenaire n’est pas prêt à s’engager dans une thérapie, rien ne vous empêche de venir de votre côté, pour parler du couple et y voir plus clair. Ce travail vous fait du bien, et il change souvent la dynamique du couple : quand l’un réagit autrement, l’autre ne peut plus jouer tout à fait la même partition. Et il arrive qu’en vous voyant aller mieux, il ait envie de vous suivre.
Consulter pour décider. On peut venir seul quand on hésite à partir, pour démêler ce qui relève de la relation, de son histoire, d’un moment de vie. On peut aussi venir à deux avec cette question sur la table : la thérapie de couple ne cherche pas à maintenir le couple à tout prix, elle aide à choisir, et, si la séparation est choisie, à se quitter en paix.
Après une rupture, un travail pour soi. Le chagrin, la colère, les ruminations, la peur de ne plus jamais aimer, ou de répéter le même scénario avec la personne suivante : ce sont de bonnes raisons de consulter, même sans couple. Voir la rupture amoureuse et ce qui se rejoue de l’enfance dans le couple.
La façon de proposer compte presque autant que la proposition elle-même. Dite au milieu d’une dispute, sous forme d’ultimatum ou de diagnostic (« tu as un problème, il faut te soigner »), elle a peu de chances d’être entendue. Dite au calme, en parlant de soi et du couple plutôt que des torts de l’autre, elle ouvre une porte. Associez chaque objection fréquente à une réponse qui peut aider.
Vous pouvez commencer par écrire ce que vous aimeriez dire, ou par lui faire lire une page qui vous a parlé. Certains partenaires acceptent plus facilement « un rendez-vous pour faire le point » qu’« une thérapie de couple ». Et si la peur de sa réaction est très forte, c’est une information importante en soi, dont vous pouvez venir parler seul.
Le premier rendez-vous permet de faire le point, à deux ou seul. Chacun peut dire ce qui l’amène, ce qu’il vit, ce qu’il espère, sans avoir à préparer un discours. C’est aussi le moment de poser vos questions, et de choisir ensemble la façon de travailler.
Un bilan n’est pas indispensable pour commencer une thérapie de couple. Il est utile quand on a besoin de mettre des repères précis sur ce qui se passe, ou quand une question se pose sur le fonctionnement de l’un des partenaires. Comme tous les bilans du cabinet, il se fait toujours après un rendez-vous préliminaire.
Réalisé par le psychothérapeute, il fait une analyse croisée des évaluations des deux partenaires, pour faire ressortir le profil du « troisième » : le couple, avec son fonctionnement propre. Il éclaire ce qui se répète, et oriente le travail. Voir le bilan du couple.
Quand une anxiété, un trauma, une dissociation ou une addiction pèse sur la relation, le psychothérapeute réalise d’abord un bilan psychologique, qui aide à comprendre et à choisir l’accompagnement. Voir les bilans psychologiques.
Quand la question d’un TDAH, d’un trouble du spectre de l’autisme ou d’un haut potentiel se pose, la neuropsychologue réalise le bilan. Comprendre un fonctionnement attentionnel ou relationnel change souvent le regard du couple. Voir les bilans neuropsychologiques.
Pour une première approche, le cabinet met en ligne des questionnaires de repérage validés, dont le résultat peut être apporté en consultation : l’ECR-R pour l’attachement en couple, le DASS-21 pour la dépression, l’anxiété et le stress, ou l’échelle d’estime de soi de Rosenberg. Ils ne posent pas de diagnostic.
Chaque couple avance à sa façon, et personne ne peut promettre une issue. Voici ce que beaucoup de couples retirent d’un accompagnement :
Le psychothérapeute le résume ainsi : être accompagné, c’est se donner les moyens d’un avenir détaché des symptômes passés. Pour le détail de notre façon de travailler, voir notre approche du couple.
Situation
Exemple fictif : Sophie, 42 ans, et Karim, 45 ans, sont ensemble depuis quinze ans et ont deux adolescents. Depuis trois ans, ils se disputent pour tout, puis ne se parlent plus pendant des jours. Sophie voudrait consulter ; Karim refuse : « Tu es toujours en train de te plaindre, c’est ton problème, pas le nôtre. » Sophie pense de plus en plus à partir, sans savoir si elle le veut vraiment.
Quelle piste paraît la plus utile ?
Quand les mêmes disputes reviennent sans se résoudre, que le mépris ou le silence s’installent, qu’on se sent seul à deux, qu’un événement a tout bousculé, ou qu’une décision importante se pose. Nul besoin d’attendre la crise : un couple qui consulte tôt a souvent moins d’habitudes blessantes à défaire.
Proposer au calme, en parlant de soi et du couple plutôt que de ses torts, et rassurer sur le rôle du thérapeute, qui ne prend pas parti. S’il refuse toujours, vous pouvez commencer seul : ce travail vous aide et change souvent la dynamique du couple. Il arrive que le partenaire accepte de venir ensuite.
Il est rarement trop tard pour consulter, même si l’un des deux pense à partir. La thérapie de couple peut aider à se retrouver, mais aussi à décider en connaissance de cause et, si la séparation est choisie, à se quitter en paix en protégeant les enfants.
Il permet de faire le point : chacun dit ce qui l’amène et ce qu’il espère, à son rythme, sans jugement. Ensemble, vous choisissez la suite : séances de couple de 80 minutes, travail individuel, bilan, ou un mélange. Ce rendez-vous a lieu au cabinet ou en téléconsultation, comme vous préférez.
Réalisé par le psychothérapeute après un rendez-vous préliminaire, il croise les évaluations des deux partenaires pour faire apparaître le fonctionnement propre du couple, le « troisième ». Il aide à comprendre ce qui se répète et à orienter le travail. Il n’est pas indispensable pour commencer une thérapie de couple.
Un premier rendez-vous, à deux ou seul, permet de poser ce que vous vivez et de choisir ensemble la suite. Au cabinet ou en téléconsultation.
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La « loi de l’instrument », formulée par Abraham Kaplan en 1964 puis reprise par Abraham Maslow dans The Psychology of Science: A Reconnaissance (1966), rappelle qu’« il est tentant, si le seul outil dont on dispose est un marteau, de traiter tout comme si c’était un clou ».
En psychologie, une méthode ne peut pas répondre à toutes les situations. Forts de plusieurs décennies de pratique et de formations complémentaires, nous mobilisons de nombreux outils, choisis avec discernement, afin d’identifier rapidement les leviers les plus efficaces. Nous proposons ainsi un accompagnement aussi bref qu’efficace, tout en sachant accompagner aussi bien les suivis prolongés que le besoin d’un espace de parole régulier.