Comment va-t-il ?
Le sommeil, l’appétit, les maux du corps, la peur du matin, l’humeur, la colère, les idées noires. Est-il encore exposé, ou le harcèlement a-t-il cessé ? Est-il protégé ?
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Un enfant harcelé n’a pas seulement besoin que le harcèlement s’arrête. Il a besoin d’être cru, de retrouver un sentiment de sécurité, d’apaiser les scènes qui reviennent, de réparer l’image qu’il a de lui-même et de retrouver le chemin des autres. Ses parents ont besoin d’être soutenus, et parfois toute la famille. Au Cabinet Bouche & Chmura, nous travaillons les relations avec les pairs, le harcèlement et le repli sur soi. Nos deux axes principaux sont l’EMDR et l’écoute analytique ; les outils des thérapies cognitives et comportementales viennent en complément, et le regard de la neuropsychologue éclaire le fonctionnement de l’enfant quand c’est utile. Cette page explique ce que nous cherchons à comprendre, ce que chaque approche permet de travailler, ce que dit la recherche, et quand consulter.
Deux enfants peuvent arriver avec la même phrase, « on se moque de moi à l’école », et porter des histoires très différentes. L’un vit depuis trois ans une exclusion silencieuse, d’une classe à l’autre. L’autre a été humilié une fois, devant tout le collège, par une vidéo qui a circulé. Un troisième se fait rejeter parce qu’il réagit très fort à la moindre provocation, et finit par frapper. Avant de proposer une méthode, nous prenons le temps de comprendre, avec l’enfant et ses parents, plusieurs dimensions.
Le sommeil, l’appétit, les maux du corps, la peur du matin, l’humeur, la colère, les idées noires. Est-il encore exposé, ou le harcèlement a-t-il cessé ? Est-il protégé ?
Les formes du harcèlement, sa durée, les lieux, en ligne ou non, le rôle du groupe, ce qui a été tenté, ce que les adultes ont fait ou pas.
Une phrase, un rire, un vestiaire, une photo, le jour où il a été retiré du groupe. Ces souvenirs nourrissent l’alarme, et sont une cible de l’EMDR.
La honte, l’image de soi, la confiance dans les autres, la place dans la famille, parfois une histoire qui se répète. C’est le terrain de l’écoute analytique.
A-t-il un ami, un lieu où il se sent accepté ? Comment se comporte-t-il dans un groupe ? Évite-t-il les autres ? Les outils des TCC s’attaquent directement à ces évitements.
Un TDAH, un fonctionnement autistique, un haut potentiel peuvent rendre les relations plus coûteuses et exposer davantage. La neuropsychologue peut l’éclairer par un bilan.
On ne soigne pas une blessure pendant qu’elle se rouvre chaque jour. Faire cesser le harcèlement relève des adultes qui entourent l’enfant, à l’école et à la maison. Le travail thérapeutique avance d’autant mieux que l’enfant est protégé, et qu’il se sent protégé. Nous pouvons aider les parents à réfléchir à cette protection.
L’enfant harcelé se demande souvent ce qu’il a fait pour mériter cela. Nous ne lui demandons jamais de changer pour que cela cesse. Travailler son affirmation de soi ou ses façons de réagir peut l’aider ; ce n’est jamais une condition pour être respecté.
Les parents connaissent leur enfant mieux que quiconque, et ils sont souvent eux-mêmes bouleversés. Ils sont tenus informés du cadre et de l’avancée générale du travail, tandis que ce que dit l’enfant en séance individuelle reste protégé. Ils peuvent aussi avoir leur propre espace.
Certains enfants racontent tout dès la première séance ; d’autres mettent longtemps à dire l’essentiel. Avec les plus jeunes, le jeu et le dessin sont des façons de parler. Nous suivons le rythme de chacun, sans forcer le récit des scènes les plus douloureuses avant qu’il soit prêt. Le rythme des séances, lui aussi, s’adapte à chaque situation et se décide avec vous.
Touchez un onglet. Pour chaque approche : ce qu’elle apporte face au harcèlement et à l’isolement, et la façon dont elle s’articule avec les autres.
L’EMDR : alléger ce qui reste gravé. On associe souvent l’EMDR (désensibilisation et retraitement par les mouvements oculaires) aux suites d’accidents ou d’agressions. Nous en faisons un usage plus large : une psychothérapie à part entière, tournée vers tout ce qui, dans l’expérience vécue, continue de faire mal. Le harcèlement laisse beaucoup de ces traces, même sans coups ni violence spectaculaire.
Nous travaillons sur trois temps. Le passé : les scènes humiliantes qui reviennent en images, en sensations, en cauchemars, comme le rire de la classe, le vestiaire, la photo partagée, le jour de l’exclusion du groupe. Le présent : les déclencheurs qui rallument l’alarme, comme la sonnerie de la récréation, l’entrée de la cantine, une notification, un groupe d’enfants qui rient au loin. Le futur : les situations redoutées, préparées avec le scénario du futur, comme retourner en classe, croiser l’ancien harceleur, entrer dans un nouveau collège, prendre la parole devant les autres.
L’EMDR travaille aussi les croyances sur soi laissées par les insultes : « je suis nul », « c’est ma faute », « personne ne peut m’aimer », « je suis en danger avec les autres ». Il s’agit de les transformer en pensées plus justes : « je n’ai rien fait pour mériter cela », « j’ai de la valeur », « aujourd’hui, je peux me protéger et demander de l’aide ». Le travail commence toujours par une phase de préparation et de stabilisation (lieu sûr, ressources), adaptée à l’âge de l’enfant. Au cabinet, une séance d’EMDR est une séance longue, de 80 minutes. Voir l’EMDR chez l’enfant et l’adolescent et EMDR, estime et confiance en soi.
L’écoute analytique : entendre ce que le harcèlement a touché. Notre écoute s’appuie sur les apports de Freud, de Lacan et de Jung. Elle s’intéresse à l’histoire de la personne, à sa parole, à sa singularité, à ce qui se répète dans sa vie. Face au harcèlement, elle ouvre des questions que les techniques seules laissent de côté.
La honte. Pourquoi l’enfant se sent-il coupable de ce qu’on lui a fait subir ? Que vient toucher l’humiliation dans l’image qu’il a de lui-même ? La place. Quelle place occupe-t-il dans les groupes, et dans sa famille ? Retrouve-t-on, d’une classe à l’autre, la même position de bouc émissaire, de celui qui encaisse, ou de celui qui provoque ? La colère. Un enfant harcelé porte souvent une colère immense qu’il n’ose pas dire, et parfois des pensées de vengeance qui lui font peur. Pouvoir les déposer, sans être jugé, soulage. Les échos. Le harcèlement d’un enfant réveille parfois l’histoire d’un parent qui l’a vécu lui aussi, ou une loyauté familiale. Les entendre aide chacun à reprendre ce qui lui appartient.
Avec les plus jeunes, la parole passe aussi par le jeu, le dessin, les histoires inventées. Les adolescents, eux, ont un temps de parole seuls en séance, et leurs parents sont reçus à d’autres moments. Voir l’accompagnement des enfants et des adolescents et la psychanalyse au cabinet.
Les outils des TCC : s’affirmer et retrouver les autres. Les thérapies cognitives et comportementales proposent des outils concrets, qui complètent le travail en EMDR et l’écoute analytique.
L’affirmation de soi. Trouver une phrase courte et calme face à une moquerie (« arrête, ça ne me fait pas rire »), tenir son regard, garder une posture droite et une voix posée, s’éloigner vers un adulte, oser demander de l’aide, dire non. Ces compétences s’entraînent, par exemple en rejouant des situations, jusqu’à ce qu’elles deviennent plus naturelles. Les pensées. Repérer les pensées automatiques comme « tout le monde me déteste », « ils vont encore se moquer », et les mettre à l’épreuve des faits. Les évitements. Quand la peur s’est étendue (l’école, la cantine, les groupes), réapprivoiser peu à peu ces situations, par petites étapes choisies avec l’enfant. Les émotions. Reconnaître la colère ou la panique qui montent, et avoir quelques outils pour les apaiser.
Quand l’anxiété domine, par exemple une anxiété sociale ou un refus scolaire anxieux, la TCC est le premier outil que nous utilisons, à part égale avec l’EMDR et l’écoute analytique ; la combinaison des trois amplifie les résultats. Voir les TCC au cabinet et notre approche de l’anxiété.
La famille et les parents : un appui pour l’enfant. Le harcèlement touche toute la maison : un parent en colère, l’autre inquiet, une fratrie qui ne comprend pas, des disputes sur la conduite à tenir. Plusieurs formes d’accompagnement sont possibles, et peuvent se combiner.
Les parents seuls, pour faire le point sur ce qu’ils observent, réfléchir à la façon d’en parler à leur enfant, préparer le dialogue avec l’établissement, traverser leur propre colère ou culpabilité, ou démêler ce que la situation réveille de leur histoire. La thérapie familiale, conduite par le psychothérapeute, en séances longues de 80 minutes, quand les relations à la maison sont prises dans la tourmente. Elle est intégrative : elle articule le regard systémique sur les interactions et les rôles, le regard psychanalytique sur les répétitions et les loyautés, et des outils plus directs pour apaiser les réactions et restaurer la sécurité. Il arrive que le psychothérapeute demande à la neuropsychologue d’y participer. Voir EMDR et thérapie familiale.
Le regard de la neuropsychologue : comprendre le fonctionnement. Certains enfants sont plus exposés au harcèlement et à l’isolement parce que leur façon de fonctionner rend les relations plus coûteuses : un TDAH qui fait couper la parole et réagir fort, un fonctionnement autistique qui rend l’implicite difficile à saisir, un haut potentiel qui crée un décalage avec les enfants de son âge. Les identifier change la façon d’aider, et souvent la façon dont l’enfant se voit lui-même.
La psychologue du cabinet, spécialisée en neuropsychologie, réalise les bilans neuropsychologiques : évaluations intellectuelles et cognitives, bilans TDAH et TSA. Elle propose aussi la remédiation cognitive quand certaines fonctions, comme l’attention, ont besoin d’être entraînées. Dans un harcèlement, son regard aide aussi à faire la part des choses : une inattention liée à l’alerte permanente n’est pas un TDAH, et l’inverse peut se produire. Voir le bilan neuropsychologique et notre accompagnement du HPI.
Prenons une phrase que nous entendons souvent chez les enfants isolés ou harcelés : « Personne ne veut de moi. » Chaque approche l’entend à sa façon, et c’est leur rencontre qui donne une vision complète. Touchez les cartes.
Il est utile de distinguer la place de chaque approche dans notre pratique et ce que la recherche sait de son efficacité pour ces difficultés. Aucune approche ne garantit un résultat : les bénéfices possibles varient selon chaque enfant et chaque situation.
Les thérapies cognitives et comportementales sont les approches les plus étudiées pour les troubles anxieux et la dépression de l’enfant et de l’adolescent, avec des résultats solides, notamment pour l’anxiété sociale. L’entraînement à l’affirmation de soi et aux compétences sociales fait partie de nombreux programmes évalués.
L’Organisation mondiale de la santé recommande l’EMDR, comme les TCC centrées sur le trauma, pour le stress post-traumatique de l’enfant, de l’adolescent et de l’adulte. Elle fait aussi l’objet de recherches pour d’autres indications, dont l’anxiété et l’estime de soi ; les études portant spécifiquement sur le harcèlement restent peu nombreuses.
Les psychothérapies d’inspiration psychanalytique ont été moins évaluées chez l’enfant. Les études disponibles montrent des bénéfices, et une grande étude britannique a trouvé qu’une psychothérapie psychanalytique brève aidait des adolescents déprimés autant qu’une TCC sur la durée.
Les programmes de prévention menés avec toute la classe, et en particulier avec les témoins, réduisent le harcèlement de façon mesurable. C’est un rappel utile : l’arrêt du harcèlement se joue d’abord là où il a lieu, et le soin de l’enfant vient s’y ajouter.
C’est pour cela que nous ne choisissons pas une seule approche. Les outils des TCC apportent des moyens concrets et rapides contre l’anxiété et les évitements ; l’EMDR apaise ce que les souvenirs gardent d’alarme ; l’écoute analytique donne un sens à ce qui a été vécu et à ce qui se répète. Leur combinaison permet de répondre à l’enfant tout entier, et pas seulement à un symptôme.
Un bilan ne « diagnostique » pas un harcèlement : c’est l’écoute de l’enfant et de ses parents qui le reconnaît. Son intérêt est ailleurs. Il aide à comprendre ce que le harcèlement a fait à l’enfant, à repérer une difficulté qui l’exposait ou qui s’est installée, et à orienter l’accompagnement. Au cabinet, aucun bilan ne se fait sans un rendez-vous préliminaire.
Réalisé par le psychothérapeute, et proposé dès la petite enfance, c’est le premier bilan à envisager quand l’anxiété, la tristesse ou les traces d’un choc dominent. Il explore le fonctionnement émotionnel et relationnel de l’enfant, l’image qu’il a de lui-même, ses ressources, et ce qui s’est installé depuis le harcèlement. Quand les traces traumatiques sont au premier plan, un bilan psycho-traumatique, réalisé lui aussi par le psychothérapeute, peut les explorer en profondeur. Voir le bilan psychologique.
Réalisés par la neuropsychologue, ils répondent à des questions précises : l’enfant a-t-il un TDAH, un fonctionnement autistique, un haut potentiel ? Ses difficultés d’attention viennent-elles d’un trouble ou de l’alerte permanente ? Les bilans TDAH et TSA, et l’évaluation intellectuelle, éclairent ce qui rend les relations plus coûteuses. Le psychothérapeute n’intervient pas dans le bilan TDAH, mais il peut recevoir l’enfant avant pour orienter. Voir les pages du bilan TDAH et du bilan TSA.
La restitution est un moment d’échange : les résultats sont expliqués et reliés à la vie de l’enfant. Ils orientent la suite : un travail en EMDR, une écoute analytique, des outils des TCC, des séances familiales, une remédiation cognitive, ou plusieurs de ces pistes. Après chaque bilan, un compte rendu écrit vous est remis ; pour qu’il vous soit expliqué, il suffit de prendre une séance. Pour la durée et le déroulement, voir la page bilans.
Chaque accompagnement est différent, et ces étapes ne sont ni obligatoires ni toujours dans cet ordre. Elles donnent une idée de la façon dont le travail avance le plus souvent.
Les consultations ont lieu au cabinet ou en téléconsultation. Tout le monde est reçu : l’enfant harcelé, l’enfant qui a harcelé, les témoins, et les adultes qui portent les traces d’un harcèlement ancien. EMDR comme séances familiales se font en séances longues de 80 minutes. Avec votre accord, nous échangeons avec les autres professionnels qui suivent l’enfant, comme le médecin ou l’école.
Situation
Exemple fictif : Lina est en cinquième. Pendant un an, un groupe de filles l’a exclue, a fait circuler des rumeurs sur elle et l’a retirée du groupe de classe. Le harcèlement a cessé après l’intervention de l’établissement, mais Lina a toujours mal au ventre le matin, ne dort plus bien, refuse d’aller à la cantine et pleure en disant qu’elle « ne vaut rien ». Elle ne veut plus retourner au collège. Ses parents, épuisés, se disputent sur la conduite à tenir.
Quelle suite proposeriez-vous ?
Il n’est pas nécessaire d’attendre que tout aille très mal. Plus on consulte tôt, plus les traces ont de chances de s’apaiser avant de s’installer. Voici des situations où un rendez-vous est utile.
Maux de ventre du matin, pleurs au départ, absences, refus de certaines activités ou de la cantine : la peur s’étend. Voir aussi la phobie scolaire.
Cauchemars, endormissement difficile, réveils en sursaut, retour d’habitudes de plus petit.
Tristesse, perte de plaisir, irritabilité, colères inhabituelles, repli dans la chambre.
« Je suis nul », « je suis moche », « personne ne m’aime » reviennent souvent dans sa bouche.
Il en reparle sans cesse, ou au contraire ne peut plus du tout en parler, sursaute, évite tout ce qui rappelle ce qu’il a vécu.
Plus d’amis, plus d’invitations, la conviction que cela ne changera jamais. Voir isolement et amitiés.
Votre enfant a harcelé un camarade, ou il a été témoin et en garde de la culpabilité ou de l’angoisse.
Vous avez été harcelé enfant et la peur du regard, la honte ou la méfiance pèsent encore sur votre vie d’adulte.
En cas de danger immédiat, faites le 15 (SAMU). Prenez un rendez-vous au cabinet en téléconsultation le plus rapidement possible. Si Doctolib ne permet pas un rendez-vous immédiat, envoyez des textos WhatsApp ou/et SMS aux cliniciens du cabinet.
Si vous le souhaitez, le questionnaire avant la première consultation permet de préparer ce rendez-vous. Pour un adolescent plus âgé ou un adulte, des questionnaires de repérage validés sont aussi disponibles en ligne, comme la PCL-5 pour les symptômes post-traumatiques ou l’échelle d’estime de soi de Rosenberg : ils ne posent pas de diagnostic, et leurs résultats se discutent en consultation.
Affirmation 1
Pas seulement, et pas d’abord. L’enfant n’est pas responsable du harcèlement. La thérapie l’aide à apaiser ce qu’il a vécu, à reprendre confiance et à retrouver les autres. L’affirmation de soi en fait partie, mais l’arrêt du harcèlement relève des adultes.
Affirmation 2
Oui. Une humiliation, une exclusion, une photo partagée peuvent laisser des souvenirs aussi actifs qu’un coup. L’EMDR s’intéresse à toutes les expériences qui pèsent encore, pas seulement aux grands traumatismes.
Affirmation 3
Non. Nous suivons son rythme. Les scènes les plus douloureuses se travaillent quand il se sent prêt, après une phase où il retrouve un peu de sécurité et de ressources.
Affirmation 4
Oui. Un parent peut venir seul pour faire le point, réfléchir à la façon d’aider son enfant, ou traverser ses propres émotions. C’est parfois la première étape, en particulier quand l’enfant refuse de venir : les parents sont alors conseillés sans lui.
Affirmation 5
C’est plus nuancé. Pour certains enfants, une approche répond à l’essentiel. Mais le harcèlement touche souvent plusieurs dimensions à la fois (les souvenirs, l’image de soi, les relations, la famille), et c’est la combinaison des regards qui permet de répondre à l’enfant tout entier.
Cinq questions pour repérer l’approche qui répond le mieux, aujourd’hui, à la situation de votre enfant ou à la vôtre. Quiz pédagogique : ce n’est ni un test validé ni un diagnostic, et le choix se fait toujours ensemble lors du premier rendez-vous. Aucune réponse n’est enregistrée.
Nous partons d’une compréhension partagée de ce qu’il vit. L’EMDR aide à apaiser les scènes qui reviennent, les déclencheurs et les croyances laissées par les insultes, et à préparer le retour vers les autres ; l’écoute analytique à comprendre ce que le harcèlement a touché ; les outils des TCC à s’affirmer et à réapprivoiser les situations redoutées. Les parents sont accompagnés, et des séances familiales sont possibles.
Oui, l’EMDR se pratique avec les enfants et les adolescents, en l’adaptant à leur âge, après une phase de préparation où l’enfant installe un lieu sûr et des ressources. Elle est recommandée par l’Organisation mondiale de la santé pour le stress post-traumatique chez l’enfant. Au cabinet, chaque séance d’EMDR dure 80 minutes.
Quand la peur de l’école s’installe, que le sommeil se dérègle, que l’enfant s’éteint ou explose, se dévalorise, revit des scènes, ou reste seul et en souffre. Il n’est pas nécessaire d’attendre que tout aille très mal : plus on consulte tôt, plus les traces ont de chances de s’apaiser.
Pas toujours. Le bilan psychologique, réalisé par le psychothérapeute, est utile quand on ne sait plus ce qui domine (anxiété, tristesse, traces d’un choc). Les bilans neuropsychologiques de la neuropsychologue répondent aux questions de TDAH, d’autisme ou de haut potentiel. Aucun bilan ne se fait sans un rendez-vous préliminaire.
Oui. Les souvenirs d’un harcèlement ancien peuvent rester actifs et peser sur la confiance, les relations ou le travail. Ils se travaillent à tout âge, notamment en EMDR et par l’écoute analytique, avec des outils des TCC quand l’anxiété sociale domine.
Votre enfant est harcelé, isolé, ou il garde les traces d’un harcèlement ? Vous portez vous-même une blessure ancienne ? Un premier rendez-vous permet de faire le point et de choisir ensemble le chemin le plus adapté.
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La « loi de l’instrument », formulée par Abraham Kaplan en 1964 puis reprise par Abraham Maslow dans The Psychology of Science: A Reconnaissance (1966), rappelle qu’« il est tentant, si le seul outil dont on dispose est un marteau, de traiter tout comme si c’était un clou ».
En psychologie, une méthode ne peut pas répondre à toutes les situations. Forts de plusieurs décennies de pratique et de formations complémentaires, nous mobilisons de nombreux outils, choisis avec discernement, afin d’identifier rapidement les leviers les plus efficaces. Nous proposons ainsi un accompagnement aussi bref qu’efficace, tout en sachant accompagner aussi bien les suivis prolongés que le besoin d’un espace de parole régulier.