Le dessin
Dessiner ce qui fait peur, puis ce qui rassure, permet de cibler un souvenir sans avoir à le raconter. Le dessin évolue souvent au fil du retraitement.
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L’EMDR chez l’enfant ne ressemble pas à une version miniature de la thérapie de l’adulte. Avec les plus petits, on passe par le jeu, le dessin, une histoire écrite avec le parent, des tapotements ou un « câlin du papillon ». Avec les adolescents, le travail se rapproche du protocole adulte. Cette page explique comment l’EMDR s’adapte à l’âge, quelle place revient aux parents, ce que montre vraiment la recherche, et propose deux outils interactifs pour y voir plus clair.
Un enfant qui a vécu quelque chose de trop lourd pour lui le dit rarement avec des mots. Il le montre. Son sommeil se dérègle, il rejoue la même scène avec ses figurines, il refuse soudain l’école ou la voiture, il se colle à un parent ou au contraire se ferme. Les adultes autour de lui sentent que quelque chose s’est bloqué, sans toujours savoir quoi.
L’EMDR part d’une idée simple, issue du modèle du traitement adaptatif de l’information : certains souvenirs n’ont pas pu être « rangés » normalement par le cerveau et continuent de produire de la peur, de la honte ou de la colère comme si l’événement était encore là. Le travail vise à aider l’enfant à les retraiter, pour qu’ils deviennent des souvenirs ordinaires, que l’on peut évoquer sans être submergé. Il s’agit d’un modèle théorique, utile pour comprendre et pour soigner, dont les mécanismes biologiques précis restent étudiés.
Ce qui rend l’approche si bien adaptée à l’enfance tient à sa manière de faire. Dans ses recommandations de 2013, l’Organisation mondiale de la santé relève que l’EMDR ne demande ni récit détaillé de l’événement, ni discussion directe des croyances, ni exposition prolongée, ni devoirs entre les séances. Pour un enfant qui n’a pas les mots, ou qui ne veut pas raconter, ce point change beaucoup de choses.
À retenir
L’EMDR avec les enfants garde la structure rigoureuse de la méthode, mais passe par des supports concrets et adaptés à l’âge. L’enfant n’a pas besoin de tout raconter pour que le souvenir soit travaillé.
Pour découvrir les bases de la méthode, la page Qu’est-ce que l’EMDR ? et la page sur la stimulation bilatérale alternée sont de bons points de départ. Pour voir la méthode en images, la rubrique vidéos du site présente aussi l’EMDR.
C’est la première question des parents, et la réponse demande un peu de nuance. L’association EMDR France indique que la thérapie s’adresse aux enfants dès le nourrisson, à condition que le praticien ait suivi une formation complémentaire spécifique. Le référentiel européen de formation des praticiens EMDR enfants et adolescents (version de 2016, diffusé en France par l’IFEMDR) décrit un protocole « développemental » organisé en quatre tranches : 2 à 3 ans, 4 à 5 ans, 6 à 8 ans et 9 à 12 ans. Les adolescents relèvent d’une adaptation plus proche du protocole adulte.
Il faut aussi dire honnêtement que les données de recherche sont plus nombreuses à partir de l’âge scolaire. Chez les tout-petits, les travaux existent mais restent exploratoires. La recommandation britannique NICE, la plus prudente sur ce point, ne retient l’EMDR qu’entre 7 et 17 ans selon les synthèses publiées. Cliquez sur chaque étape de la frise pour découvrir les adaptations habituelles.
Le parent est présent et au centre du travail. Des protocoles parent-enfant ont été étudiés chez les 0 à 4 ans, avec des séances d’interaction, de la guidance parentale et, si besoin, un travail EMDR pour le parent lui-même. Les résultats publiés sont encourageants mais proviennent d’études pilotes, sur de petits effectifs.
Ces repères sont généraux. Chaque enfant avance à son rythme et l’âge de développement compte autant que l’âge civil.
Le protocole standard en huit phases reste la colonne vertébrale du travail. Ce qui change, c’est la manière de le parcourir. Un enfant de cinq ans aura du mal à formuler une « croyance négative sur lui-même » ou à noter sa détresse de 0 à 10. Le praticien s’appuie alors davantage sur l’émotion, sur le corps et sur des supports non verbaux, en gardant le cap de chaque étape.
Dessiner ce qui fait peur, puis ce qui rassure, permet de cibler un souvenir sans avoir à le raconter. Le dessin évolue souvent au fil du retraitement.
Figurines, marionnettes, petites voitures : le jeu aide l’enfant à se réguler et à montrer ce qu’il vit. La séance reste structurée, elle ne devient pas un simple moment de jeu.
Pour les souvenirs d’avant le langage, le parent écrit avec le praticien une histoire « à hauteur d’enfant » qui raconte ce qui s’est passé et comment cela s’est terminé. Elle sert de support au retraitement.
Bras croisés sur la poitrine, l’enfant tapote lui-même ses épaules, à gauche puis à droite. Cette technique, créée en 1998 au Mexique auprès des personnes touchées par l’ouragan Pauline, donne à l’enfant un rôle actif.
Les mouvements des yeux ne sont qu’une forme de stimulation. Si suivre la main du regard ne convient pas à l’enfant, on passe aux tapotements, aux sons alternés ou à de petits boîtiers vibrants tenus dans les mains.
Au lieu d’un chiffre, l’enfant montre « combien ça le dérange » en écartant les mains, en choisissant une couleur ou une image. On évalue la pensée positive sur le même mode, plus émotionnel que chiffré.
Certains enfants très protégés, très dissociés ou en grande difficulté de régulation ne peuvent pas approcher un souvenir de front. Pour eux, la formatrice Ana Gomez a développé un protocole EMDR qui passe par le bac à sable et les symboles, avec plusieurs niveaux de distance par rapport au souvenir. Ces approches sont décrites en formation et dans les manuels cliniques ; elles n’ont pas encore fait l’objet d’essais contrôlés. La page EMDR et dissociation détaille ce que recouvre la dissociation.
L’attention et la capacité à rester avec une émotion difficile augmentent avec l’âge. EMDR France indique que les séances sont plus courtes chez l’enfant que chez l’adulte, parfois avec un parent présent. Il convient de sélectionner séance de 80 minutes sur Doctolib pour pratiquer l’EMDR au cabinet. Le référentiel européen recommande aussi davantage de pauses. L’enjeu est d’avancer sans dépasser ce que l’enfant peut accueillir, et de toujours finir la séance dans un état apaisé.
EMDR France rappelle un point clinique que les parents gagnent à connaître : un symptôme peut servir d’appui à l’enfant, comme une soupape pour une tension intérieure. Le viser trop vite, sans préparation, reviendrait à lui retirer un soutien. C’est l’une des raisons pour lesquelles les premières séances servent à comprendre l’enfant et sa famille avant tout retraitement.
À l’adolescence, le travail se rapproche du protocole adulte. Le jeune peut mettre des mots sur ses émotions, repérer les pensées qu’il a sur lui-même (« je suis nul », « c’est ma faute », « je ne suis pas en sécurité ») et suivre une stimulation visuelle ou tactile plus longue. Les supports concrets restent possibles pour ceux qui préfèrent ne pas parler, ou pas tout de suite.
Parmi les difficultés pour lesquelles EMDR France présente la thérapie chez les jeunes figurent les phobies, les troubles du comportement alimentaire, l’échec scolaire, la mésestime de soi et l’énurésie. Les preuves scientifiques les plus solides concernent toutefois les symptômes post-traumatiques ; pour les autres situations, les données sont plus rares et l’indication se discute au cas par cas. Plusieurs pages du site approfondissent ces sujets : EMDR et anxiété, EMDR, estime et confiance en soi, EMDR et troubles alimentaires et phobies, deuil et douleur.
Avec un adolescent, l’accord du jeune compte autant que celui de ses parents. Le référentiel européen prévoit de rechercher le consentement de l’enfant lui-même, en plus de celui de l’adulte responsable. Au cabinet, l’espace de parole du jeune est protégé : les parents sont tenus informés du cadre et de l’avancée générale, sans que ce qui est dit en séance individuelle leur soit rapporté.
À retenir
Un adolescent ne vient pas toujours de lui-même. Lui expliquer qu’il pourra choisir la forme de stimulation, faire des pauses et garder pour lui le contenu de ses séances aide souvent à franchir le pas.
Comme le rappelle EMDR France en citant Winnicott, un enfant ne se pense jamais seul, en dehors de son environnement. Les parents sont donc de véritables partenaires du soin. Le référentiel européen et les formations IFEMDR décrivent plusieurs moments où ils interviennent.
Ils racontent l’histoire de l’enfant, avec ou sans lui. Le praticien leur explique la méthode, et l’accord est demandé à l’enfant comme à l’adulte responsable.
Ils peuvent aider à construire le « lieu sûr » et donnent des nouvelles utiles en début de séance. Avec les tout-petits, ils sont présents en séance.
Ils sont prévenus que des émotions ou des souvenirs peuvent remonter, et apprennent comment accueillir ces moments sans s’inquiéter outre mesure.
Si un parent porte lui-même une blessure qui l’empêche de soutenir son enfant, le référentiel demande d’en tenir compte, avant ou en parallèle du travail avec l’enfant.
Lorsque les difficultés touchent aussi les liens familiaux, l’EMDR peut s’associer à un travail familial, qui vise à la fois les blessures de chacun et celles de la relation. Ce sujet fait l’objet de deux pages dédiées : EMDR et thérapie familiale et EMDR et traumatisme d’attachement. Pour les situations de séparation conflictuelle où un enfant se retrouve pris entre ses parents, la rubrique Parents en conflit et rejet d’un parent présente l’accompagnement proposé.
EMDR France souligne que la famille doit adhérer au projet et être suffisamment stabilisée avant de démarrer le retraitement. Cela ne veut pas dire une famille sans difficulté. Cela veut dire que l’enfant doit pouvoir rentrer chez lui dans un cadre assez sûr pour digérer ce qui a été travaillé. Quand ce n’est pas encore le cas, les premières séances servent à soutenir les parents et à sécuriser le quotidien.
On lit parfois que l’EMDR serait une solution miracle pour les enfants. La réalité scientifique est plus nuancée, et la connaître permet de faire un choix éclairé. Voici les principaux repères, présentés sans enjoliver.
| Source | Ce qu’elle indique chez l’enfant et l’adolescent |
|---|---|
| Méta-analyse de Moreno-Alcázar et collaborateurs, 2017 (8 essais randomisés, 295 jeunes) | L’EMDR fait mieux que les groupes de comparaison (liste d’attente ou prise en charge non spécifique) sur les symptômes post-traumatiques et l’anxiété, avec des résultats comparables aux TCC. Les auteurs parlent de résultats préliminaires à confirmer. |
| Méta-analyse en réseau de Mavranezouli et collaborateurs, 2020 (32 essais, 2 260 participants) | Les TCC centrées sur le trauma ont les effets les plus marqués. L’EMDR est efficace par rapport à l’attente, un peu en dessous de la plupart de ces TCC, mais sur seulement 3 essais et 85 participants. |
| OMS, mise à jour 2023 | Des psychothérapies doivent être proposées aux jeunes atteints de stress post-traumatique : TCC centrée sur le trauma, en individuel ou en groupe, ou EMDR. Recommandation forte, niveau de certitude modéré. |
| ISTSS (société internationale du stress traumatique), 2018 et 2019 | Recommandation forte pour la TCC centrée sur le trauma et pour l’EMDR chez l’enfant et l’adolescent. |
| NICE (Royaume-Uni), 2018 | La TCC centrée sur le trauma reste la première intention. L’EMDR est à envisager entre 7 et 17 ans si elle ne convient pas ou n’a pas suffi. |
| HAS (France), guide de 2007 | Chez l’enfant, le guide cite la TCC adaptée à l’âge et ne mentionne pas l’EMDR, qu’il retient en revanche chez l’adulte. Une recommandation sur les psychotraumatismes de l’enfant et de l’adulte est en préparation. |
Ces jauges sont une lecture pédagogique des sources, pas une mesure. Elles résument le niveau de certitude annoncé par les synthèses.
À retenir
L’EMDR fait partie des psychothérapies recommandées au niveau international pour le stress post-traumatique de l’enfant. Les études ne montrent pas qu’elle soit supérieure aux TCC centrées sur le trauma, qui disposent d’une base de recherche plus large. Le choix se fait avec l’enfant, sa famille et le praticien, selon la situation.
Les organismes n’analysent pas les études au même moment, ni avec les mêmes critères d’inclusion ou les mêmes mesures. Un article de 2019 publié dans le Journal of EMDR Practice and Research explique ainsi une bonne partie des écarts entre recommandations. Il ne s’agit donc pas d’un désaveu de la méthode, plutôt d’un débat d’experts sur la manière de pondérer des données pédiatriques encore peu nombreuses. Pour la vue d’ensemble chez l’adulte, voir la page EMDR, une thérapie reconnue.
Une étude pilote publiée en 2024 a suivi 18 enfants de 0 à 4 ans avec un protocole EMDR parent-enfant. À la fin du traitement, aucun ne remplissait plus les critères de stress post-traumatique selon la classification utilisée pour cet âge. L’étude n’avait pas de groupe de comparaison et les évaluations étaient faites par les thérapeutes : c’est un signal encourageant, pas une démonstration. Un travail sur la méthode des histoires chez les 18 mois à 8 ans a aussi été présenté en congrès en 2023, sans publication évaluée à ce jour.
Moderne ne veut pas dire « miraculeuse ». Cela veut dire une méthode qui s’est donné les moyens de s’adapter au développement de l’enfant et qui continue d’évoluer avec la recherche. Plusieurs éléments concrets vont dans ce sens.
Le matériel moderne, comme les barres lumineuses, les casques à sons alternés ou les boîtiers vibrants, a ici un vrai intérêt pratique : réglage fin de la vitesse, régularité, confort, possibilité pour l’enfant de tenir les vibreurs lui-même, aspect ludique qui le met à l’aise. Aucune étude ne montre en revanche qu’un appareil rende l’EMDR plus efficace en soi. La page barre lumineuse, sons et vibreurs présente ces outils en détail.
Sept situations générales, imaginées pour l’exercice. Choisissez la réponse qui vous semble la plus juste : chaque réponse est expliquée. Rien n’est enregistré ni envoyé.
Ce questionnaire d’orientation s’adresse aux parents. Ses questions sont originales et regroupées en six thèmes. Il aide à mettre en mots ce que vous observez et à savoir s’il est utile de demander un avis. Il ne remplace pas une évaluation par un professionnel et ne pose aucun diagnostic. Vos réponses restent sur votre écran : rien n’est enregistré ni envoyé.
Après un événement difficile, il est normal qu’un enfant soit bousculé quelques jours ou quelques semaines. Ce qui doit alerter, c’est la persistance des changements et leur poids sur sa vie quotidienne. EMDR France cite plusieurs signes : un enfant qui ne joue plus ou ne rit plus, des colères très fortes, une chute brutale des résultats scolaires, des cauchemars, des moments où il revit la scène (des flashbacks). Sans prise en charge, ces difficultés peuvent durer ou s’aggraver, d’où l’intérêt de ne pas attendre trop longtemps.
D’autres manifestations sont fréquentes chez l’enfant : rejouer toujours la même scène dans les jeux ou les dessins, perdre des acquis (propreté, langage, autonomie), éviter certains lieux ou certaines personnes, sursauter au moindre bruit. Le DSM-5-TR prévoit d’ailleurs des critères spécifiques pour les enfants de 6 ans et moins, parce que le trauma s’y exprime autrement que chez l’adulte. La page les différents types de trauma décrit ces repères selon la CIM-11 et le DSM-5-TR.
Un trauma n’est pas toujours spectaculaire. Une hospitalisation, une séparation brutale, des moqueries répétées, un déménagement mal vécu, la maladie d’un proche peuvent laisser une trace. Ce n’est pas la taille de l’événement qui compte, c’est la façon dont l’enfant l’a vécu et ce qu’il en garde. Les troubles du sommeil, par exemple, ont parfois une origine de ce type : la page sommeil de l’enfant et EMDR en parle plus en détail.
Pas systématiquement. Quand les difficultés touchent aussi les apprentissages, l’attention ou le comportement, un bilan psychologique peut aider à distinguer ce qui relève du trauma, d’un trouble du développement ou des deux à la fois. Le site propose aussi des tests en ligne d’orientation.
Il existe une formation EMDR spécifique à l’enfant et à l’adolescent, qui s’ajoute à la formation de base. Pour l’accréditation européenne correspondante, le praticien doit notamment avoir suivi deux niveaux de formation enfants, mené un nombre minimal de séances auprès de jeunes patients et été supervisé par un consultant agréé, qui observe son travail avec un enfant de moins de 8 ans et un enfant plus âgé. Il est donc légitime de demander à un professionnel quelle formation il a suivie.
Les annuaires des associations officielles, EMDR France notamment, permettent de vérifier ces informations. L’Inserm comme la Miviludes ont rappelé que la méthode doit être pratiquée par des professionnels formés, car des formations non contrôlées existent. La page FAQ : choisir son thérapeute EMDR rassemble les bonnes questions à poser.
Au cabinet, l’EMDR n’est pas une technique posée isolément. Elle prend place dans une compréhension plus large de l’enfant : son histoire, ses liens, ce que son symptôme exprime, ce qui se joue dans la famille. L’écoute analytique aide à entendre ce que l’enfant ne dit pas directement. Les outils des thérapies cognitives et comportementales apportent des repères concrets pour gérer la peur ou le sommeil au quotidien. L’EMDR permet de retraiter les souvenirs qui entretiennent la souffrance.
Ces approches ne s’opposent pas ; elles se complètent selon le moment du suivi. Pour aller plus loin : l’approche intégrative, EMDR et psychanalyse, EMDR et TCC, ainsi que les pages générales sur la psychanalyse et les thérapies cognitives et comportementales. Le déroulement concret d’une séance est expliqué sur la page déroulement d’une séance EMDR, et les cas où l’EMDR n’est pas indiquée sur la page indications et limites.
EMDR France indique que l’EMDR peut s’adresser aux enfants dès le nourrisson, par des praticiens spécialement formés. Le référentiel européen décrit des adaptations à partir de 2 ans. Avant cet âge, le travail passe surtout par le parent. Les données de recherche sont plus nombreuses à partir de l’âge scolaire et restent limitées chez les tout-petits.
La séance suit les étapes du protocole EMDR, mais elle est plus courte et ponctuée de pauses. Le praticien utilise le dessin, le jeu, des histoires ou une échelle visuelle, et choisit avec l’enfant la stimulation qui lui convient : mouvements des yeux, tapotements, sons ou vibreurs. Elle se termine toujours par un retour au calme.
Cela dépend de l’âge et de la situation. Avec les tout-petits, le parent est présent. Avec les plus grands et les adolescents, une partie du travail se fait seul à seul, dans un espace de parole protégé, et les parents sont associés au cadre, à l’histoire de l’enfant et au suivi entre les séances.
L’OMS (2023) et l’ISTSS (2018 et 2019) recommandent l’EMDR parmi les psychothérapies du stress post-traumatique de l’enfant et de l’adolescent. Les méta-analyses montrent une efficacité par rapport à l’attente, comparable aux TCC dans plusieurs essais, sur une base de recherche plus restreinte que celle des TCC centrées sur le trauma. Le NICE la place en seconde intention entre 7 et 17 ans.
Oui. Chez l’adolescent, le travail se rapproche du protocole adulte, avec la possibilité de garder des supports concrets. L’accord du jeune est recherché en plus de celui des parents, et le contenu de ses séances reste confidentiel.
Un enfant qui ne joue plus ou ne rit plus, des colères très fortes, une chute brutale des résultats scolaires, des cauchemars, des moments où il revit un événement, des régressions ou des évitements qui durent plus de quelques semaines et pèsent sur sa vie quotidienne méritent un avis professionnel.
Le nombre est impossible à prévoir à l’avance. EMDR France indique qu’une difficulté peut parfois se résoudre en trois ou quatre séances, parfois en dix ou douze, voire davantage, avec un rythme qui peut être d’une séance tous les quinze jours. Les situations plus complexes demandent plus de temps.
Si vous pensez qu’un enfant est en danger, ou si vous êtes inquiet pour sa sécurité, n’attendez pas un rendez-vous : ces numéros sont gratuits.
Un premier rendez-vous permet de faire le point avec vous, de rencontrer votre enfant et de voir ensemble si l’EMDR est adaptée, seule ou avec d’autres approches. Chaque situation est différente et la proposition se construit avec vous.
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La « loi de l’instrument », formulée par Abraham Kaplan en 1964 puis reprise par Abraham Maslow dans The Psychology of Science: A Reconnaissance (1966), rappelle qu’« il est tentant, si le seul outil dont on dispose est un marteau, de traiter tout comme si c’était un clou ».
En psychologie, une méthode ne peut pas répondre à toutes les situations. Forts de plusieurs décennies de pratique et de formations complémentaires, nous mobilisons de nombreux outils, choisis avec discernement, afin d’identifier rapidement les leviers les plus efficaces. Nous proposons ainsi un accompagnement aussi bref qu’efficace, tout en sachant accompagner aussi bien les suivis prolongés que le besoin d’un espace de parole régulier.