La personne avant le handicap
Le handicap est une partie de la vie, pas son tout. Nous parlons avec la personne, pas de la personne, quel que soit son mode de communication, et nous lui laissons la place de décider de ce qu’elle veut travailler.
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Nous ne soignons pas un handicap : nous accompagnons des personnes, des parents, des familles et des proches, avec ce que le handicap leur fait vivre. Cette page décrit concrètement ce que nous cherchons à comprendre, ce que permettent les bilans neuropsychologique et psychologique, ce qui peut être travaillé en EMDR, en écoute analytique et avec des outils issus des TCC, comment la neuropsychologue et le psychothérapeute se complètent, et ce que l’on sait de chaque approche.
Une personne ne vient presque jamais au cabinet « pour son handicap ». Elle vient pour un épuisement, une angoisse, une question sur son enfant, un dossier à préparer, un couple qui se défait, un souvenir d’hôpital qui revient la nuit, un diagnostic à comprendre. Notre premier travail est d’entendre cette demande telle qu’elle est formulée, et de chercher avec la personne ce qui se joue autour.
Quelques questions nous guident. Qui souffre, et de quoi ? La personne en situation de handicap elle-même, un parent, un frère, un conjoint, ou plusieurs à la fois. Quelle place le handicap prend-il dans cette souffrance ? Parfois centrale, parfois secondaire : une personne autiste peut venir pour un deuil qui n’a rien à voir avec son autisme, et qui doit être entendu pour lui-même. Que sait-on du fonctionnement de la personne ? Un profil cognitif mal compris peut expliquer des années d’échecs et de reproches. Qu’est-ce qui, dans l’histoire, résonne avec la situation actuelle ? Une annonce réveille souvent d’autres blessures. Qu’est-ce qui aide déjà ? Chaque famille a ses ressources, et nous partons d’elles.
Nous connaissons aussi, par nos propres vies, ce que représente un membre de la famille en situation de handicap. Cette expérience ne nous fait pas croire que nous savons ce que vous vivez ; elle rend notre présence plus attentive à ce qui se dit difficilement : la fatigue, l’ambivalence, la colère contre les démarches, la peur de l’avenir.
Le handicap est une partie de la vie, pas son tout. Nous parlons avec la personne, pas de la personne, quel que soit son mode de communication, et nous lui laissons la place de décider de ce qu’elle veut travailler.
L’entretien clinique fait entendre ce qui se joue, les épreuves étalonnées situent le fonctionnement, l’histoire replace le tout dans une vie. Une conclusion n’est retenue que lorsque ces angles convergent ; ce qui ne converge pas est signalé plutôt que lissé.
Seul, en couple, en famille ; au cabinet ou en téléconsultation ; en séances longues de 80 minutes pour l’EMDR et les séances à plusieurs. Le cadre se choisit pour que la parole et l’évaluation puissent se déployer sans hâte.
Le cabinet réalise deux types de bilans, chacun porté par le clinicien dont c’est le cœur de pratique. Ils ne disent pas la même chose, et c’est précisément ce qui les rend utiles. Aucun bilan ne se fait sans un rendez-vous préliminaire, qui permet de comprendre la question posée et de choisir l’évaluation qui y répond.
Réalisé par la psychologue clinicienne spécialisée en neuropsychologie, auprès des enfants, des adolescents et des adultes. Il explore le raisonnement et l’efficience intellectuelle, le langage, la mémoire, l’attention, les fonctions exécutives, la sphère visuo-spatiale, les émotions, et, quand c’est la question, les acquisitions logico-mathématiques. Il est indiqué pour un TDAH, un trouble du spectre de l’autisme, des troubles des apprentissages, une déficience intellectuelle ou un haut potentiel, des difficultés cognitives, ou des antécédents neurologiques (épilepsie, tumeur cérébrale, accident vasculaire cérébral, traumatisme crânien, maladie génétique).
Il commence par un entretien d’anamnèse, qui recueille l’histoire et cible ce qui gêne au quotidien, puis s’appuie sur des tests standardisés et des questionnaires. L’évaluation intellectuelle vient en premier, car elle donne le fonctionnement de base auquel comparer le reste ; les bilans TDAH et TSA la comprennent. Il se passe au cabinet. Voir le bilan neuropsychologique, le bilan TSA et le bilan logico-mathématique.
Réalisé par le psychothérapeute-psychanalyste. Il évalue le fonctionnement psychique dans son ensemble, en tenant compte de l’âge : la vie émotionnelle, les relations, la pensée, mises en perspective avec le parcours de la personne. Dans le champ du handicap, il documente l’intensité et l’ancienneté d’une souffrance, son retentissement sur la vie quotidienne, les relations, le travail, et les mécanismes de compensation mis en place. C’est le bilan indiqué pour un handicap psychique, ou quand la question porte sur le retentissement émotionnel d’une situation.
Il s’appuie sur des entretiens cliniques et, selon la situation, sur des échelles validées. Il peut se faire à distance selon la situation ; pour un jeune enfant, il repose en grande partie sur les questionnaires remplis par les parents. Quand un événement traumatique est au premier plan, un bilan psycho-traumatique, réalisé lui aussi par le psychothérapeute, peut être proposé. Voir le bilan psychologique et le bilan psycho-traumatique.
Après chaque bilan, un compte rendu écrit vous est remis ; pour qu’il vous soit expliqué, il suffit de prendre une séance. Mais un bilan ne s’arrête pas au compte rendu. La restitution clinique est un temps dédié pour expliquer les résultats et construire les étapes suivantes. Le suivi de bilan accompagne la mise en œuvre des préconisations dans la durée. La remédiation cognitive, conduite par la neuropsychologue, stimule les fonctions cognitives (attention, mémoire, fonctions exécutives, fonctions visuo-constructives) en croisant exercices ciblés, métacognition et jeux de société ; pour les enfants, les séances se font en présence des parents, pour qu’ils puissent poursuivre le travail au quotidien. La rééducation logico-mathématique, avec un nombre de séances variable, relève aussi de la neuropsychologue. Voir la remédiation cognitive.
Les comptes rendus associent des données chiffrées, une analyse clinique et une description du retentissement observable au quotidien. Ils peuvent appuyer une démarche auprès de la MDPH, une demande de PPS ou de reconnaissance de travailleur handicapé, sans jamais en garantir l’issue : voir bilans et dossier MDPH et le site du cabinet, bilan-mdph.fr.
Les deux axes principaux de notre psychothérapie sont l’EMDR et l’écoute analytique ; des outils issus des thérapies cognitives et comportementales viennent en complément, et la TCD complète est proposée au cabinet. Voici ce que chacune permet de travailler dans le champ du handicap.
L’EMDR est une psychothérapie centrale dans notre pratique, bien au-delà du seul traumatisme identifié. Elle travaille sur les souvenirs qui pèsent encore, les émotions qui y restent attachées, les croyances sur soi qu’ils ont laissées, les déclencheurs actuels et les situations à venir. Dans le champ du handicap, cela peut concerner :
Chaque séance d’EMDR dure 80 minutes. Elles s’adaptent à l’âge et aux moyens de communication. Voir l’EMDR et l’EMDR avec les enfants.
L’écoute analytique s’intéresse à l’histoire de la personne, à sa parole, à sa singularité, à ses relations, et à ce qui se répète dans sa vie. Notre écoute est nourrie des apports de Freud, de Lacan et de Jung. Dans le champ du handicap, elle permet notamment d’entendre :
Voir la psychanalyse au cabinet et l’écoute analytique dans nos pratiques.
Des outils issus des thérapies cognitives et comportementales viennent en complément, pour agir concrètement sur ce qui entretient la souffrance :
Voir TCC et TCD au cabinet.
La thérapie comportementale dialectique, la TCD, est proposée au cabinet dans sa forme complète : séances individuelles, groupes et soutien entre les séances. Elle aide les personnes dont les émotions débordent, avec des crises, de l’impulsivité, des gestes contre soi. Certaines situations de handicap s’accompagnent de cette difficulté à réguler les émotions, chez la personne concernée ou chez un proche épuisé. Les compétences enseignées (tolérer la détresse, réguler les émotions, communiquer ses besoins, rester présent) sont utiles bien au-delà. Voir les compétences de la TCD.
Une phrase entendue souvent en consultation : « Je suis un poids pour tout le monde. » Retournez les cartes pour voir comment chaque regard l’entend, et ce qu’il propose.
Ces lectures ne s’opposent pas. Elles s’appuient l’une sur l’autre, et le dosage se choisit avec la personne, selon ce qu’elle souhaite et ce qui l’aide le plus.
Chaque approche a sa place dans notre pratique, et chacune a été étudiée de façon différente dans les situations liées au handicap. En quelques mots, voici ce que montrent les travaux disponibles. Aucune approche ne permet de promettre un résultat : les bénéfices possibles varient d’une personne à l’autre.
Les thérapies cognitives et comportementales, et les approches qui en sont issues fondées sur l’acceptation, sont les plus étudiées pour la douleur chronique, l’ajustement aux maladies chroniques et le stress des parents. Elles aident à réduire la détresse et à retrouver une vie plus active.
L’EMDR est recommandée par l’Organisation mondiale de la santé pour le stress post-traumatique, fréquent après un accident, une annonce brutale ou des violences. Son intérêt pour d’autres indications, comme la douleur chronique, fait l’objet de recherches.
La clinique psychanalytique du handicap s’est construite au fil de décennies de travail avec les familles, de Maud Mannoni à Simone Korff-Sausse. Les psychothérapies psychodynamiques ont par ailleurs montré leur intérêt dans la dépression et l’anxiété, fréquentes chez les personnes concernées et leurs proches.
Les programmes de remédiation améliorent surtout les capacités directement entraînées ; leur bénéfice au quotidien dépend de la façon dont ils sont reliés à la vie réelle. C’est pourquoi la remédiation du cabinet croise exercices, métacognition, jeux et présence des parents.
Quelle que soit la méthode, les études sur les psychothérapies retrouvent un même facteur commun : la confiance qui se construit entre le patient et son thérapeute. Pour les personnes en situation de handicap et leurs proches, qui ont souvent eu le sentiment de ne pas être entendus, cette relation prend une importance particulière. C’est l’une des raisons pour lesquelles nous construisons le chemin avec vous, plutôt que d’appliquer un protocole tout prêt.
Chaque parcours est unique, et les étapes se chevauchent souvent. Celui-ci donne une idée des grands temps.
Le cabinet réunit deux cliniciens formés aux pratiques hospitalières. La psychologue clinicienne spécialisée en neuropsychologie conduit les bilans neuropsychologiques et la remédiation cognitive ; son parcours s’est construit pendant plus de vingt ans à l’hôpital et en libéral, notamment auprès d’enfants et d’adultes et dans un service d’éducation spéciale et de soins à domicile. Le psychothérapeute-psychanalyste conduit les bilans psychologiques, les psychothérapies, l’EMDR et la psychanalyse, et il est, au cabinet, le seul formé au trauma et à la dissociation.
Il arrive que le psychothérapeute demande à la neuropsychologue de participer à une séance. Le psychothérapeute peut aussi recevoir avant un bilan TDAH pour orienter, sans intervenir dans ce bilan, qui relève de la neuropsychologue. Le cabinet travaille en lien avec les médecins et les autres professionnels qui suivent la personne, quand elle le souhaite, et les cliniciens peuvent participer aux réunions avec l’école (équipe éducative, réunion de suivi), sur place ou à distance. Voir le double regard neuropsychologue et psychothérapeute.
Un espace pour la peine, la culpabilité, les décalages entre parents ; l’EMDR si la scène de l’annonce revient sans cesse ; des séances de couple de 80 minutes. Voir l’annonce du diagnostic.
Le deuil de soi d’avant, le traumatisme éventuel, la reconstruction de l’image de soi ; un bilan neuropsychologique si des séquelles cognitives sont en question. Voir vivre avec un handicap.
Un bilan pour comprendre le profil, la remédiation cognitive, la participation possible aux réunions avec l’école, un espace pour l’enfant et pour la fratrie. Voir la famille et la fratrie.
Le bilan par la neuropsychologue, puis, si on le souhaite, un travail sur des années de camouflage et d’incompréhension. Voir le handicap invisible.
Un bilan psychologique pour documenter le retentissement, et un accompagnement qui tient compte des périodes de rechute et de stabilité. Voir l’accompagnement au cabinet dans le dossier schizophrénie.
Un espace pour l’aidant lui-même, son épuisement, sa culpabilité, l’après-nous ; des séances en famille quand l’aide déséquilibre tout le monde. Voir les aidants.
Exemple fictif
Exemple fictif : Léo, 9 ans, a été opéré d’une tumeur cérébrale à 6 ans. Il est guéri, mais il est lent, oublie ses consignes, explose en colère le soir. Ses parents, épuisés, se disputent sur la façon de le cadrer. Sa grande sœur, 13 ans, ne parle plus à table. La mère fait encore des cauchemars de l’hôpital. L’école évoque une orientation et parle d’un dossier à constituer.
Quelle organisation de l’accompagnement vous paraît la plus cohérente ?
Cinq questions pour repérer ce qui serait le plus utile pour commencer. Quiz pédagogique : ce n’est ni un test validé ni une prescription ; le premier rendez-vous permet de décider ensemble. Aucune réponse n’est enregistrée.
Affirmation 1
Le but n’est pas de faire disparaître le handicap, mais de soulager ce qui fait souffrir autour : la culpabilité, un traumatisme, l’épuisement, une image de soi abîmée, des liens tendus.
Affirmation 2
Oui. Parents, conjoints, frères et sœurs, aidants : chacun peut avoir besoin d’un espace à lui, indépendamment de l’accompagnement de la personne concernée.
Affirmation 3
C’est plus nuancé. L’EMDR est recommandée pour le stress post-traumatique, mais nous l’utilisons aussi pour des souvenirs qui pèsent sans être des catastrophes (une remarque humiliante, une annonce mal faite), pour des croyances sur soi et pour préparer des situations à venir.
Affirmation 4
Un bilan décrit un fonctionnement, forces comprises ; il ne résume pas une personne. Bien restitué, il aide souvent à sortir de la culpabilité et à adapter les aides.
Affirmation 5
Oui. Un bilan peut précéder une psychothérapie ; l’EMDR, l’écoute analytique et les outils des TCC peuvent avancer en parallèle ; des séances familiales peuvent s’ajouter. Le dosage se choisit avec vous.
Tout le monde est reçu : enfants, adolescents, adultes, couples, familles, aidants, au cabinet ou en téléconsultation. EMDR, couple ou famille : ces séances durent 80 minutes. Le bilan neuropsychologique se fait au cabinet ; le bilan psychologique peut aussi se faire en téléconsultation. Un rendez-vous préliminaire précède toujours le bilan. Les informations pratiques sont sur la page le cabinet, et les modalités des bilans sur la page bilans.
Le premier rendez-vous ne vous engage pas : il permet de nous rencontrer, de préciser ce que vous attendez et de vérifier que notre manière de travailler vous correspond. Vous pouvez le préparer en notant ce qui vous amène, les difficultés concrètes du quotidien, les bilans déjà réalisés et les questions que vous vous posez. Pour les démarches, le site du cabinet bilan-mdph.fr explique ce qu’un bilan peut apporter à un dossier.
La psychologue clinicienne spécialisée en neuropsychologie réalise les bilans neuropsychologiques (évaluations intellectuelles, cognitives et logico-mathématiques, bilans TDAH et TSA) et la remédiation cognitive. Le psychothérapeute-psychanalyste réalise les bilans psychologiques et psycho-traumatiques, et conduit les psychothérapies : EMDR, écoute analytique, outils des TCC, séances de couple et de famille.
Pas forcément. Un bilan est utile quand il faut comprendre un fonctionnement ou documenter une démarche. Quand la demande porte d’abord sur une souffrance (une annonce, un épuisement, un traumatisme), on peut commencer par la psychothérapie. Le premier rendez-vous permet de choisir ; tout bilan est précédé d’un rendez-vous préliminaire.
Elle s’adapte à l’âge, au mode de communication et à la situation de chacun. Elle peut aider à retraiter un accident, une hospitalisation, une annonce ou des humiliations, à desserrer des croyances sur soi et à préparer des situations à venir. Les séances durent 80 minutes. Le premier rendez-vous permet de voir si elle convient.
Oui. Nous recevons les familles et les couples en séances longues de 80 minutes, au cabinet ou en téléconsultation. Il arrive que le psychothérapeute demande à la neuropsychologue de participer à une séance.
Oui, quand vous le souhaitez. Le cabinet travaille en lien avec les médecins et les professionnels qui suivent la personne, et les cliniciens peuvent prendre part aux réunions autour d’un enfant à l’école, en s’y rendant ou à distance.
Un bilan à réaliser, une annonce à traverser, un proche à aider, une vie avec un handicap qui pèse trop ? Un premier rendez-vous permet d’entendre votre demande et de choisir ensemble la suite, au cabinet ou en téléconsultation.
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La « loi de l’instrument », formulée par Abraham Kaplan en 1964 puis reprise par Abraham Maslow dans The Psychology of Science: A Reconnaissance (1966), rappelle qu’« il est tentant, si le seul outil dont on dispose est un marteau, de traiter tout comme si c’était un clou ».
En psychologie, une méthode ne peut pas répondre à toutes les situations. Forts de plusieurs décennies de pratique et de formations complémentaires, nous mobilisons de nombreux outils, choisis avec discernement, afin d’identifier rapidement les leviers les plus efficaces. Nous proposons ainsi un accompagnement aussi bref qu’efficace, tout en sachant accompagner aussi bien les suivis prolongés que le besoin d’un espace de parole régulier.