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Êtes-vous encore en contact, avez-vous peur, y a-t-il des enfants, des menaces, des violences ? La sécurité vient avant tout le reste, et elle oriente la suite.
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Se remettre d’une relation d’emprise demande plusieurs choses à la fois : se sentir en sécurité, être cru, retrouver sa propre pensée, apaiser les souvenirs qui reviennent, se défaire des phrases installées, reprendre confiance dans son jugement, et parfois continuer à côtoyer l’autre pour les enfants ou le travail. Au Cabinet Bouche & Chmura, les deux axes principaux de notre psychothérapie sont l’EMDR et l’écoute analytique ; les outils des thérapies cognitives et comportementales viennent en complément. Le psychothérapeute réalise les bilans psychologiques et psycho-traumatiques, et la neuropsychologue apporte, quand c’est utile, son regard sur l’attention et la mémoire. Cette page explique ce que nous cherchons à comprendre, ce que chaque approche permet de travailler, et ce que l’on sait de leur efficacité.
Deux personnes peuvent arriver avec la même phrase, « j’ai vécu avec un pervers narcissique », et porter des histoires très différentes. L’une est encore dans la relation et se demande si elle exagère. L’autre est partie depuis cinq ans et revoit encore certaines scènes chaque nuit. Une troisième a grandi auprès d’un parent qui la dénigrait, et découvre à quarante ans que ce n’était pas normal. Aucune méthode n’est choisie d’avance : nous commençons par explorer avec vous les dimensions suivantes.
Êtes-vous encore en contact, avez-vous peur, y a-t-il des enfants, des menaces, des violences ? La sécurité vient avant tout le reste, et elle oriente la suite.
Le sommeil, l’anxiété, l’humeur, les souvenirs qui reviennent, l’évitement, la honte, la confusion, le corps. Y a-t-il un stress post-traumatique, une dépression, des idées noires ?
Une humiliation devant les amis, une nuit de peur, le jour du départ, une phrase qui revient en boucle. Ces souvenirs nourrissent l’alarme, et ils sont une cible de l’EMDR.
La culpabilité, la confusion, l’image de vous-même que l’autre vous renvoyait. Démêler ce qui vient de vous et ce qui a été déposé en vous est le cœur du travail analytique.
Une période de vie fragile, une loyauté, une enfance où l’on a appris à se taire, un besoin de réparer. Sans jamais chercher une faute chez vous : pour vous donner plus de liberté.
Des proches, un travail, des passions, des ressources intérieures. Ces appuis sont des alliés précieux, et le travail commence souvent par les renforcer.
L’EMDR est une psychothérapie qui associe le rappel d’un souvenir difficile à des stimulations bilatérales alternées, le plus souvent des mouvements des yeux, parfois des sons ou des tapotements. Elle s’appuie sur l’idée qu’un souvenir vécu dans un état de grande détresse reste stocké « tel quel », avec ses images, ses sensations et ses croyances, et continue d’agir au présent. Le retraitement permet à ce souvenir de rejoindre la mémoire ordinaire : on s’en souvient, mais il ne fait plus revivre. Au cabinet, l’EMDR est l’un des deux axes principaux de notre psychothérapie, et les séances d’EMDR sont des séances longues de 80 minutes.
Après une emprise, l’EMDR ne se limite pas à un « événement » traumatique. Il porte sur trois temps.
La première humiliation, la nuit de la grande dispute, le regard glacial, le jour où vous avez cru devenir folle, le départ. Mais aussi, parfois, des souvenirs plus anciens qui ont donné à la relation son goût familier.
La vibration du téléphone, son prénom sur l’écran, une voiture qui lui ressemble, un parfum, le trajet vers l’école pour l’échange des enfants. Ces déclencheurs gardent l’alarme allumée, et ils peuvent être désactivés.
La prochaine remise des enfants, une réunion avec le collègue, un repas de famille, une nouvelle rencontre amoureuse. Le scénario du futur prépare ces situations, pour les aborder avec plus de calme. Voir le scénario du futur.
Le travail porte aussi sur les croyances installées : « je suis nulle », « c’est ma faute », « je ne peux pas me fier à mon jugement », « je suis en danger ». Elles sont liées à des souvenirs précis, et elles changent souvent quand ces souvenirs sont retraités, laissant place à des phrases plus justes. Avant tout retraitement, une phase de préparation permet de construire des ressources, comme un lieu sûr imaginaire ou des exercices pour revenir au calme : voir stabilisation et ressources en EMDR et le déroulement d’une séance.
Dans un témoignage filmé, une patiente raconte ce qu’une relation avec une personne manipulatrice lui avait laissé, des séquelles proches d’un stress post-traumatique, et ce que quelques séances d’EMDR ont changé pour elle : se sentir à distance de cette période, et assez libre pour tourner la page.
Oui. Les stimulations bilatérales peuvent être proposées à distance, par exemple en suivant des yeux un point lumineux sur l’écran, ou par des tapotements que l’on se fait soi-même. Cela peut être précieux quand on a déménagé, quand on a peur de croiser l’autre en se déplaçant, ou simplement quand c’est plus simple. La page l’EMDR en visio explique comment cela se passe.
Non. L’EMDR demande moins de récit détaillé que d’autres approches : il suffit souvent d’identifier une image, une phrase, une émotion et une sensation dans le corps. C’est une bonne nouvelle pour les personnes qui ont honte de raconter certaines scènes, ou qui craignent d’être submergées en les décrivant.
L’emprise s’attaque à la capacité de penser. Elle brouille les faits, inverse les responsabilités, installe des paradoxes. L’écoute analytique offre exactement l’inverse : un espace où votre parole est accueillie sans être contestée, où vous pouvez dire une chose et son contraire, revenir en arrière, hésiter, vous tromper, sans que rien ne soit retourné contre vous. Pour beaucoup de personnes, c’est la première fois depuis longtemps qu’elles peuvent penser à voix haute.
Le psychothérapeute du cabinet pratique une écoute nourrie de Freud, de Lacan et de Jung, et il a étudié l’œuvre de Racamier en cartel. Les concepts de Racamier sont ici particulièrement utiles : ils permettent de comprendre que la culpabilité et la confusion que vous portez ont, en partie, été déposées en vous, et de les rendre peu à peu à qui elles appartiennent. Ce travail se fait par la parole, au fil des séances, sans grille ni interprétation plaquée.
Remettre les événements dans l’ordre, retrouver ce qui s’est vraiment passé, sortir de la version imposée. Retrouver sa mémoire, c’est retrouver une part de soi.
Deuil de la personne du début, des années, de la famille rêvée, de l’image de soi. La colère et la tristesse y ont leur place, et la parole aide à les traverser sans s’y perdre.
Il arrive qu’une relation d’emprise en rappelle une autre, plus ancienne. Le comprendre n’est jamais se rendre coupable : c’est se donner la possibilité de choisir autrement.
La relation avec le thérapeute devient elle-même un lieu d’expérience : on peut y être en désaccord, y dire sa colère, y poser des limites, et constater que le lien tient.
Voir aussi Racamier et la perversion narcissique, psychanalyse et EMDR et la psychanalyse au cabinet.
Les outils issus des thérapies cognitives et comportementales viennent en complément, pour agir directement sur ce qui entretient la souffrance au jour le jour. Ils sont concrets, s’apprennent en séance et se pratiquent entre les séances. La thérapie comportementale dialectique (TCD), conçue pour aider à réguler des émotions très intenses, est proposée au cabinet dans sa forme complète : en individuel, en groupe, avec un soutien entre les séances.
La psychoéducation : comprendre le cycle de l’emprise, le lien traumatique, les réactions du corps au stress. Savoir que le manque ressemble à un sevrage, que le doute est un effet de la manipulation, que les allers-retours sont fréquents, allège souvent une grande part de la honte.
Le travail sur les pensées : repérer les phrases automatiques (« c’est encore ma faute »), les confronter aux faits, en écrire d’autres. Tenir un journal des faits pour contrer le brouillage des souvenirs. Limiter les ruminations en leur réservant un moment précis, plutôt que de les laisser envahir la nuit.
L’affirmation de soi : apprendre à dire non, à poser une limite courte et à la tenir, à répondre sans se justifier. Pour la coparentalité ou le travail, s’entraîner à des messages brefs, factuels, polis et fermes, qui ne donnent pas prise. Préparer les échanges difficiles par des jeux de rôle en séance.
Les compétences de la TCD : tolérer la détresse sans agir sur l’impulsion (le message qu’on regrettera, l’appel au milieu de la nuit), réguler les émotions intenses, préserver ses relations et son respect de soi. Et des outils simples pour le sommeil, le corps et la reprise d’activités. Voir les compétences TCD.
Un bilan n’est pas indispensable pour commencer une psychothérapie. Mais il peut être très utile dans certaines situations, et il oriente souvent la suite. Au cabinet, aucun bilan n’est réalisé sans un rendez-vous préliminaire, qui permet de vérifier qu’il répond bien à votre question. Après chaque bilan, un compte rendu écrit vous est remis ; pour qu’il vous soit expliqué, il suffit de prendre une séance.
Il évalue, par un entretien clinique et des questionnaires étalonnés, ce que la relation a laissé, selon les critères de la CIM-11 et du DSM-5-TR. Il aide à distinguer ce qui découle de la relation de ce qui était là avant. Beaucoup de personnes y trouvent une réponse à la question « est-ce que j’exagère ? ». Voir le bilan psycho-traumatique.
Plus large, il éclaire le fonctionnement psychique, l’humeur, l’anxiété, la personnalité, l’histoire. Il est utile quand la souffrance déborde la relation elle-même, ou quand on cherche à mieux se comprendre. Voir le bilan psychologique.
Il évalue le fonctionnement intellectuel et cognitif : attention, mémoire, langage, repérage visuo-spatial. Quand les difficultés de mémoire, d’attention ou d’organisation inquiètent et persistent, il permet de les objectiver, de rassurer ou d’orienter. Voir le bilan neuropsychologique.
Sur la page des bilans, une patiente sortie d’une relation sous emprise raconte son bilan psycho-traumatique : l’entretien où elle a pu raconter son vécu en détail, les questionnaires remplis en partie au cabinet et en partie chez elle sur son téléphone, puis la lecture du rapport, qui a fait tomber le doute et une grande part de la culpabilité. Elle raconte ensuite la suite du travail en EMDR.
Non. Le bilan porte sur vous : vos symptômes, votre fonctionnement, ce que la relation vous a laissé. Il ne qualifie pas la personnalité de quelqu’un que le psychothérapeute n’a pas rencontré. C’est précisément ce qui en fait la solidité : il décrit ce qui peut être observé et évalué.
Exemple fictif : six mois après la séparation, Aurélie reçoit un message de son ex : « Tu as toujours été incapable de t’organiser, les enfants en paient le prix. » Elle passe la soirée à trembler, à rédiger des réponses, à se demander s’il n’a pas raison. Voici comment chaque approche peut travailler cette même scène.
On part de ce qui se passe dans le corps quand le message arrive : le cœur qui s’emballe, la gorge serrée, la phrase « je suis incapable ». On cherche les souvenirs qui nourrissent cette réaction, peut-être des scènes où il la reprenait devant les enfants, peut-être une scène plus ancienne. On les retraite. Puis on travaille le déclencheur lui-même (la notification, son nom) et le prochain message, en scénario du futur, jusqu’à ce qu’il puisse être lu sans que l’alarme se déclenche.
On s’intéresse à ce que ce message réveille. À qui appartient cette phrase, « tu es incapable » ? Aurélie se souvient peut-être qu’elle l’a entendue bien avant lui, dans sa famille. On réfléchit à ce qu’il fait en l’écrivant : déposer en elle son propre sentiment d’échec de père ? On parle de la colère, de la peur pour les enfants, du deuil d’une coparentalité paisible. Peu à peu, la phrase redevient la sienne à lui, pas une vérité sur elle.
On repère la pensée automatique (« il a raison ») et on la confronte aux faits : les enfants vont bien, l’organisation fonctionne. On prépare une réponse brève et factuelle, ou le choix de ne pas répondre au reproche. On met en place une règle : ne pas répondre le soir même, attendre le lendemain. On utilise une compétence de tolérance à la détresse pour traverser la soirée sans rédiger dix brouillons.
Ces trois portes ne s’excluent pas. Selon le moment et ce dont vous avez besoin, l’une passe au premier plan, puis une autre. C’est ce que nous appelons une approche intégrative : voir l’approche intégrative.
Il est important de distinguer la place de chaque approche dans notre pratique et l’état des connaissances scientifiques. La recherche ne porte pas sur « les victimes de pervers narcissiques », catégorie qui n’existe pas dans les études, mais sur les troubles que l’emprise peut laisser : le stress post-traumatique, le stress post-traumatique complexe, la dépression, l’anxiété.
L’EMDR fait partie, avec les TCC centrées sur le trauma, des psychothérapies recommandées par l’Organisation mondiale de la santé et par les grandes recommandations internationales pour le stress post-traumatique de l’adulte. Elle fait l’objet de recherches pour le TSPT complexe et d’autres indications.
Les TCC centrées sur le trauma disposent de nombreuses études dans le stress post-traumatique. Les TCC ont aussi beaucoup de données pour la dépression et l’anxiété. La TCD a été étudiée surtout pour les difficultés de régulation émotionnelle.
Les psychothérapies psychodynamiques ont des données pour la dépression et certains troubles anxieux, moins pour le stress post-traumatique lui-même. Nous les plaçons au centre pour ce qu’elles apportent de spécifique : retrouver sa pensée, traverser le deuil, comprendre ce qui se répète.
Aucune approche ne promet un résultat. Chacune offre des bénéfices possibles, que l’on ajuste à votre situation. Ce que l’on sait aussi, c’est que la qualité de la relation thérapeutique, le sentiment d’être cru et respecté, compte beaucoup dans l’évolution, quelle que soit la méthode.
Chaque accompagnement est construit avec la personne. Il n’y a ni durée type ni programme imposé. Les étapes ci-dessous décrivent seulement la logique que suit souvent ce travail ; elles se chevauchent, et l’on revient parfois en arrière.
Le cabinet réunit un psychothérapeute-psychanalyste et une psychologue clinicienne spécialisée en neuropsychologie. Le psychothérapeute conduit la psychothérapie, l’EMDR et les bilans psychologiques et psycho-traumatiques ; il est formé au trauma et à la dissociation. La neuropsychologue réalise les bilans neuropsychologiques et les remédiations cognitives. Il arrive que le psychothérapeute lui demande de participer au travail.
Ce regard croisé est utile, par exemple, quand une personne se plaint de « ne plus avoir de mémoire » depuis des années de stress. Le psychothérapeute se coordonne aussi, quand c’est utile et avec votre accord, avec les autres soignants qui vous accompagnent : le cabinet travaille en lien avec les médecins et les structures de soin.
Nous recevons tout le monde, adultes, adolescents, couples et familles, au cabinet ou en téléconsultation. Une séance d’EMDR dure 80 minutes, tout comme une séance de couple ou de famille.
Exemple fictif : Camille, 47 ans, cadre dans une grande entreprise, a quitté son mari après dix-huit ans de mariage. Elle consulte parce qu’elle « ne se reconnaît plus » : elle dort mal, oublie tout au travail, sursaute quand son téléphone vibre, et se demande si elle n’a pas « détruit sa famille pour rien ».
Cinq questions pour voir quelle approche pourrait être la plus utile pour commencer. Quiz pédagogique : ce n’est ni un test validé ni un diagnostic, et c’est ensemble, lors d’un rendez-vous, que se choisit la suite. Rien n’est enregistré.
Venir consulter ne vous oblige à rien. Le travail commence par vous aider à y voir clair, à renforcer vos appuis, à penser votre sécurité et, si vous le décidez, à préparer un départ. Le retraitement de souvenirs très lourds attend généralement que vous soyez à l’abri, car il est difficile d’apaiser une alarme quand le danger est encore là.
Le contact ne s’arrête pas, et chaque échange peut rouvrir la blessure. Nous travaillons alors beaucoup sur les déclencheurs liés à la coparentalité, sur la façon de communiquer sans donner prise, et sur la protection des enfants face au conflit. Des séances en famille, de 80 minutes, peuvent être utiles quand les enfants vont mal.
Quand l’emprise a été exercée par un parent, elle s’est installée au moment où la personnalité se construisait. Le travail est souvent plus long, et il accorde une grande place à l’écoute analytique et au traumatisme d’attachement. L’EMDR s’adapte à ces histoires, avec une préparation attentive. Voir traumatisme d’attachement et EMDR.
Impression de ne plus être dans son corps, trous de mémoire, moments où l’on se sent comme dans un film : ces phénomènes de dissociation demandent une évaluation attentive et une préparation adaptée avant tout retraitement. Le psychothérapeute est formé à la dissociation. Voir le dossier dissociation.
Les hommes sous emprise et les personnes en couple de même sexe ont souvent encore plus de mal à être crus et à en parler. Nous recevons tout le monde, avec la même attention et sans a priori.
Une relation d’emprise peut conduire au désespoir. Si des idées de mort vous traversent, parlez-en dès le premier rendez-vous : elles sont fréquentes, elles se soignent, et elles changent l’ordre des priorités. L’encadré ci-dessous dit quoi faire en cas de danger immédiat.
En cas de danger immédiat, faites le 15 (SAMU). Prenez un rendez-vous au cabinet en téléconsultation le plus rapidement possible. Si Doctolib ne permet pas un rendez-vous immédiat, envoyez des textos WhatsApp ou/et SMS aux cliniciens du cabinet.
Affirmation 1
Non. Le travail porte sur ce que vous avez vécu et ce que cela vous a laissé. Qualifier l’autre n’est ni possible à distance ni nécessaire pour avancer.
Affirmation 2
Oui. L’EMDR travaille aussi les souvenirs répétés, les humiliations du quotidien, les déclencheurs actuels et les situations à venir, ainsi que les croyances installées sur soi.
Affirmation 3
Au contraire. Comprendre ce qui a pu rendre une relation familière ne signifie jamais que vous l’avez cherchée. C’est une façon de vous donner plus de liberté pour la suite.
Affirmation 4
Oui. Beaucoup de personnes consultent avant de partir, pour y voir clair et retrouver des appuis. Le travail s’adapte à votre situation et à votre sécurité.
Affirmation 5
Ce n’est pas indispensable, mais c’est souvent utile, notamment pour lever le doute ou quand des difficultés de mémoire persistent. Au cabinet, un bilan se décide après un rendez-vous préliminaire.
Au cabinet, les deux axes principaux sont l’EMDR, pour retraiter les souvenirs qui restent à vif, les déclencheurs et les situations à venir, et l’écoute analytique, pour retrouver sa pensée, comprendre ce qui s’est noué et traverser le deuil. Les outils des TCC et de la TCD viennent en complément pour se protéger au quotidien.
L’EMDR est recommandée pour le stress post-traumatique, que l’emprise peut laisser. Elle travaille les scènes qui reviennent, les déclencheurs et les croyances installées sur soi. Comme toute psychothérapie, elle ne promet pas de résultat, mais elle offre des bénéfices possibles importants, que l’on ajuste à chaque situation.
Il n’y a pas de durée type. Elle dépend de la durée de l’emprise, de ce qui s’est passé avant, du contact qui continue ou non, et de ce que vous cherchez. Certaines personnes viennent pour quelques séances ciblées, d’autres pour un travail plus long. Nous en parlons ensemble, nous faisons régulièrement le point avec vous sur l’avancée du travail, et le rythme des séances s’adapte à votre situation : il se décide avec vous.
Réalisé par le psychothérapeute, après un rendez-vous préliminaire, il évalue ce que la relation vous a laissé, selon les critères de la CIM-11 et du DSM-5-TR, et distingue ce qui en découle de ce qui était là avant. Il aide souvent à lever le doute et oriente la suite du travail.
Oui. Les entretiens, l’EMDR et de nombreux outils peuvent se faire à distance. C’est souvent précieux après une emprise : quand on a déménagé, quand on craint de croiser l’autre, ou simplement quand c’est plus simple.
Vous n’avez pas besoin de savoir quelle approche vous conviendra, ni d’avoir tout compris de ce qui vous est arrivé. Un premier rendez-vous suffit pour commencer : nous écoutons, nous faisons le point avec vous, et nous construisons ensemble la suite. Au cabinet ou en téléconsultation.
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La « loi de l’instrument », formulée par Abraham Kaplan en 1964 puis reprise par Abraham Maslow dans The Psychology of Science: A Reconnaissance (1966), rappelle qu’« il est tentant, si le seul outil dont on dispose est un marteau, de traiter tout comme si c’était un clou ».
En psychologie, une méthode ne peut pas répondre à toutes les situations. Forts de plusieurs décennies de pratique et de formations complémentaires, nous mobilisons de nombreux outils, choisis avec discernement, afin d’identifier rapidement les leviers les plus efficaces. Nous proposons ainsi un accompagnement aussi bref qu’efficace, tout en sachant accompagner aussi bien les suivis prolongés que le besoin d’un espace de parole régulier.