Ce qu’il fait
- Repérer un ensemble de signes
- Donner un ordre de grandeur, faible, moyen, élevé
- Mettre des mots pour en parler
- Orienter vers la bonne page ou le bon professionnel
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Alexithymie, hypersensibilité, colère, anxiété, dissociation, style de régulation, charge parentale : le guide compte une vingtaine de questionnaires. Cette page les rassemble, explique ce qu’ils font et ne font pas, et propose un test boussole pour savoir par lequel commencer.
Un auto-test en ligne est une liste de questions qui met des mots sur ce que vous vivez et vous donne un ordre de grandeur. C’est utile pour trois choses : remarquer un ensemble de signes que l’on prenait pour des détails isolés, oser en parler, et préparer un rendez-vous avec des exemples précis plutôt qu’un vague « ça ne va pas ».
Il ne fait pas le reste. Il ne pose pas de diagnostic, parce qu’un diagnostic suppose un entretien, une histoire, un regard extérieur, et souvent d’autres examens. Il ne mesure pas une réalité, mais l’idée que vous vous en faites un jour donné : le même questionnaire rempli un lundi de pluie et un samedi de soleil ne donne pas le même score. Et il ne sait rien de ce qu’il ne demande pas : un test de colère ne verra pas la dépression qui se cache derrière.
Ils ont été rédigés pour ce site, à partir des signes décrits dans la littérature clinique et des outils validés dont ils s’inspirent, sans les reproduire. Le questionnaire d’alexithymie, par exemple, interroge les trois dimensions du TAS-20 (identifier, décrire, penser vers l’extérieur) avec des questions différentes. Cela permet de les proposer librement, mais cela signifie aussi qu’ils n’ont pas été validés sur des échantillons de population : leurs seuils sont indicatifs.
Le biais du jour : on répond selon son humeur du moment. Le biais de désirabilité : on répond ce que l’on aimerait être, ou ce que l’on croit que le test attend. Le biais de confirmation : on a déjà une idée, et on lit les questions dans ce sens. Et l’effet « étudiant en médecine » : à force de lire sur un sujet, on s’y reconnaît. Un bon réflexe : répondre vite, en pensant aux six derniers mois plutôt qu’à la semaine en cours.
Émo a fait tous les tests de ce guide en une soirée. Résultat : un peu alexithymique, assez hypersensible, moyennement anxieux, légèrement en colère contre les tests, et manifestement en manque de sommeil. Diagnostic final, posé par Émo lui-même : il est 1 h du matin. Les tests, c’est bien. Un à la fois, de jour, c’est mieux.
Douze questions, pas de score, juste une direction. Le résultat classe six grandes pistes et vous envoie vers le questionnaire le plus utile pour vous.
Chaque questionnaire se trouve sur la page de son thème, au milieu des explications qui permettent de comprendre le résultat. Les liens mènent directement au test quand c’est possible.
Identifier, décrire, penser ses émotions : trois dimensions, douze questions.
Sensibilité sensorielle, émotionnelle, profondeur de traitement, et ce qui relève de l’anxiété.
Éviter, réévaluer, supprimer, ruminer : votre profil selon le modèle de Gross.
Plutôt explosion ou plutôt coupure ? Et la largeur de votre zone calme.
Sommeil, café, alcool, écrans : ce qui use vos émotions sans que vous le voyiez.
Vitesse de montée, temps de redescente, impulsivité et sentiment de vide.
Fréquence, intensité, ce qui la déclenche et ce qu’elle vous coûte.
Inquiétude de fond, crises, évitements : repérer de quelle anxiété il s’agit.
Humeur, intérêt, énergie, sommeil, idées noires : un repérage qui dit quand consulter vite.
« J’ai mal agi » ou « je suis mauvais » : laquelle des deux vous habite.
Brouillard, détachement, trous de mémoire : les signes d’une coupure émotionnelle.
Ce que vous évitez, depuis quand, et ce que l’évitement vous fait perdre.
Où en est le deuil, et ce qui distingue un deuil long d’un deuil bloqué.
Épuisement, cynisme, perte d’efficacité : les trois dimensions du burn-out.
Ce que les émotions font au désir : honte, peur de décevoir, colère rentrée.
À quel point vous êtes débordé, et par quoi exactement.
Pour les parents : distinguer la tempête normale de l’adolescence des signes qui inquiètent.
Colères et refus : caractère affirmé ou trouble oppositionnel ?
Pleurs, nuits, co-régulation : comment vous tenez, et ce qui vous aiderait.
Impulsivité émotionnelle, sensibilité au rejet, frustration : le versant émotionnel du TDAH.
Le cycle de vos disputes, votre style d’attachement, et où ça se répare.
Ce que vous ressentez pour votre psy, et pourquoi c’est précieux d’en parler.
La largeur de votre palette, et ce que la colère cache peut-être.
Idées reçues, cerveau, définitions : des quiz avec explications immédiates, et des confettis.
En consultation, les questionnaires changent de nature. Le cabinet utilise des outils validés, dont les seuils ont été établis sur des populations de référence, et les fait passer dans un cadre précis : avant la première consultation, entre deux séances, ou au cours d’un bilan.
L’équipe dispose d’un outil d’envoi en ligne qui permet d’adresser au patient, avant ou entre les séances, des questionnaires validés : le TAS-20 pour l’alexithymie, le GAD-7 pour l’anxiété, le PHQ-9 pour la dépression, le DASS-21 pour le stress, l’anxiété et la dépression, le PSWQ pour les inquiétudes, le PCL-5 pour le stress post-traumatique, l’ASRS pour le TDAH de l’adulte, le RSES pour l’estime de soi. Un bilan dissociatif complet (DES-II, SDQ-20, DDIS) est proposé quand la question se pose. Et pour les enfants, les adolescents et les adultes, les bilans psychologiques et neuropsychologiques explorent aussi la dimension émotionnelle avec des outils normés. Ces questionnaires sont interprétés en séance, dans le contexte de votre histoire : c’est ce qui fait la différence avec un test en ligne.
Parce que ces outils ont des droits d’usage et, surtout, parce qu’un score de TAS-20 lu sans accompagnement fait plus de mal que de bien. Le questionnaire d’alexithymie du guide reprend l’esprit de ses trois dimensions sans en copier les items, pour vous donner un premier repère. Le vrai TAS-20 vous sera envoyé si la question se pose en consultation.
Pas toujours. Beaucoup de personnes commencent une thérapie sans bilan et avancent très bien. Un bilan devient utile quand on soupçonne quelque chose de plus large derrière les émotions : un TDAH, un trouble autistique, un haut potentiel, une dissociation, des difficultés d’attention. Il permet alors de ne pas travailler à côté. La page bilans psychologiques décrit les formats selon l’âge.
Huit questions, avec la réponse expliquée tout de suite. Objectif : ne plus jamais se faire peur avec un score.
Il peut dire que vous reconnaissez beaucoup de signes de l’un ou de l’autre, et vous orienter vers la bonne page et le bon professionnel. Il ne peut pas trancher : l’alexithymie se repère avec des outils validés et un entretien, et l’hypersensibilité n’est pas un diagnostic mais un trait de tempérament, qu’il faut distinguer de l’anxiété.
Non. Tous les questionnaires du guide fonctionnent dans votre navigateur. Rien n’est envoyé au site, rien n’est conservé : si vous fermez la page, le résultat disparaît. Prenez une capture d’écran si vous souhaitez le garder ou l’apporter en séance.
Parce qu’un auto-test mesure l’idée que vous vous faites de vous-même un jour donné, et que cette idée dépend du sommeil, des événements de la journée et de l’humeur. C’est pourquoi il vaut mieux répondre en pensant aux six derniers mois, et refaire le test à distance pour voir une tendance.
Les questionnaires utilisés au cabinet, comme le TAS-20, le GAD-7 ou le PHQ-9, sont des outils validés, avec des seuils établis sur des populations de référence, et ils sont interprétés en séance dans le contexte de votre histoire. Ceux du guide s’en inspirent pour donner un premier repère, sans prétendre à la même précision.
Par le test boussole de cette page : douze questions qui classent six grandes pistes et vous envoient vers le questionnaire le plus utile. Si aucune piste ne ressort nettement, parcourez la liste et choisissez le thème dont le titre vous parle le plus.
Un questionnaire rempli est un bon point de départ pour un premier rendez-vous : il donne des exemples, il fait gagner du temps, et il permet de décider ensemble si des questionnaires validés ou un bilan sont utiles. Les enfants, les adolescents, les adultes, les couples et les familles sont reçus au cabinet, à Colombes, ou en téléconsultation.
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La « loi de l’instrument », formulée par en 1964 puis reprise par dans The Psychology of Science: A Reconnaissance (1966), rappelle qu’« il est tentant, si le seul outil dont on dispose est un marteau, de traiter tout comme si c’était un clou ».
En psychologie, une méthode ne peut pas répondre à toutes les situations. Forts de plusieurs décennies de pratique et de formations complémentaires, nous mobilisons de nombreux outils, choisis avec discernement, afin d’identifier rapidement les leviers les plus efficaces. Nous proposons ainsi un accompagnement aussi bref qu’efficace, tout en sachant accompagner aussi bien les suivis prolongés que le besoin d’un espace de parole régulier.