La première porte, souvent
Il examine, recherche une cause physique (thyroïde, cœur, médicaments, substances), peut proposer un traitement si c’est utile, et vous oriente. Son rôle est essentiel quand les symptômes physiques sont au premier plan.
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« Ce n’est pas assez grave. » « Tout le monde stresse. » « Je devrais pouvoir m’en sortir seul. » Les personnes anxieuses attendent souvent des années avant de demander de l’aide, alors que l’anxiété fait partie des difficultés pour lesquelles un accompagnement peut le plus changer le quotidien. Cette page aide à repérer les signes qui justifient de consulter, explique comment se passe un premier rendez-vous, ce qu’un bilan psychologique ou neuropsychologique peut éclairer, et ce que l’on peut attendre d’un accompagnement.
Il n’est pas nécessaire d’avoir un « vrai trouble » pour consulter : souffrir suffit. Mais certains signes indiquent que l’anxiété a pris trop de place et qu’il serait utile de ne pas rester seul avec elle.
Faites glisser le curseur pour parcourir les situations, de l’anxiété ordinaire à celle qui demande de l’aide sans attendre.
Si vous pensez à mourir, si vous avez envie de vous faire du mal, ou si l’angoisse devient insupportable, ne restez pas seul. En cas de danger immédiat, adressez-vous aux services d’urgence. Parlez-en aussi rapidement à votre médecin traitant, qui peut vous recevoir ou vous orienter, et vous pouvez en parler lors d’un rendez-vous au cabinet. N’arrêtez jamais brutalement un traitement par tranquillisants ou une consommation importante d’alcool sans avis médical : le sevrage peut être dangereux.
Quiz pédagogique, ce n’est ni un test validé ni un diagnostic. Il aide à regarder la place que l’anxiété prend dans votre vie. Pensez aux quatre dernières semaines.
Pour un repérage standardisé, le cabinet met en ligne plusieurs questionnaires de repérage validés : le GAD-7 (anxiété généralisée), le PSWQ (tendance à l’inquiétude), la LSAS (anxiété sociale) et le DASS-21 (dépression, anxiété, stress). Vous pouvez apporter vos résultats au premier rendez-vous.
L’anxiété elle-même est souvent le premier obstacle à la consultation : elle fait redouter l’inconnu, le jugement, le téléphone. Voici les freins que nous entendons le plus souvent. Touchez les cartes.
Plusieurs professionnels peuvent vous aider, avec des rôles complémentaires. Il n’y a pas de « mauvaise porte » : chacun peut vous orienter.
Il examine, recherche une cause physique (thyroïde, cœur, médicaments, substances), peut proposer un traitement si c’est utile, et vous oriente. Son rôle est essentiel quand les symptômes physiques sont au premier plan.
Il est utile quand l’anxiété est sévère, associée à une dépression importante, à des idées noires, à des consommations, ou quand un traitement médicamenteux doit être ajusté. Il peut aussi pratiquer une psychothérapie.
Il accompagne le travail de fond : comprendre, apaiser, reprendre ce que l’anxiété a pris. Les approches diffèrent selon les formations ; il est légitime de demander comment il travaille.
Il évalue le fonctionnement cognitif quand une question se pose (attention, mémoire, TDAH, autisme, apprentissages) et oriente la suite.
Au Cabinet Bouche & Chmura, un psychothérapeute-psychanalyste (EMDR, écoute analytique, outils des TCC) et une psychologue clinicienne spécialisée en neuropsychologie travaillent ensemble, et en lien avec les médecins. Voir notre approche de l’anxiété.
Beaucoup de personnes anxieuses redoutent ce premier rendez-vous presque autant que ce qui les amène. Savoir comment il se déroule aide à l’aborder plus sereinement.
Vous pouvez noter quelques situations récentes où l’anxiété a été forte, ce que vous avez ressenti et fait, les traitements que vous prenez, et les questions que vous voulez poser. Si vous avez rempli un questionnaire en ligne, apportez vos résultats. Le questionnaire avant la première consultation du cabinet peut aussi vous aider à rassembler les informations utiles.
Oui, pour une partie du rendez-vous si cela vous rassure, en particulier si l’anxiété rend difficile le trajet ou l’entrée dans un lieu inconnu. Le clinicien voudra en général vous entendre aussi seul à un moment. Pour un enfant ou un adolescent, les parents sont bien sûr associés.
Un bilan n’est pas nécessaire pour soigner une anxiété. Mais dans certaines situations, il apporte une compréhension que les entretiens seuls ne permettent pas, et il peut changer la suite de l’accompagnement.
Des difficultés de concentration peuvent venir de l’anxiété, d’un TDAH, d’un trouble du sommeil ou d’une dépression ; un retrait social peut venir d’une anxiété sociale ou d’un fonctionnement autistique. Le bilan aide à faire la part, et à repérer quand plusieurs choses s’additionnent.
L’anxiété grignote l’attention et la mémoire de travail. Le bilan montre ce qui relève de cet effet, ce qui est préservé, et rassure souvent les personnes qui craignent « de perdre la mémoire ».
Un bilan psychologique peut éclairer la personnalité, la manière de faire face à l’angoisse, les ressources, ce qui se joue dans les relations. Chez l’enfant, il peut montrer d’où vient une anxiété scolaire (trouble dys, décalage lié à un haut potentiel, pression).
La restitution débouche sur des pistes : psychothérapie, remédiation cognitive, aménagements scolaires ou professionnels, orientation vers un médecin. Elle donne aussi des mots pour expliquer la situation à l’entourage.
Les modalités pratiques (durée, déroulement, restitution) sont détaillées sur la page bilans : voir notamment le bilan psychologique, le bilan neuropsychologique, le bilan TDAH, le bilan TSA et le bilan du trauma. Dans les formes sévères et durables, quand l’anxiété limite fortement la vie professionnelle ou sociale, une reconnaissance du handicap peut parfois se discuter : le site du cabinet consacré aux bilans pour la MDPH explique comment faire reconnaître un handicap psychique.
Nous ne promettons pas de résultat : chaque parcours est singulier. Mais voici les bénéfices que beaucoup de personnes décrivent au fil d’un accompagnement.
Savoir ce qui se passe dans le corps et dans la tête, d’où vient l’anxiété, ce qui l’entretient : la peur perd une part de son mystère, et donc de sa force.
Des outils pour traverser une crise, calmer le corps, ralentir les inquiétudes. Le sentiment de pouvoir faire quelque chose change beaucoup.
Reprendre le métro, l’avion, la parole en réunion, les sorties : retrouver progressivement ce que l’anxiété avait confisqué.
Des souvenirs qui ne déclenchent plus la même alarme, des croyances sur soi qui s’assouplissent (« je suis en danger », « je suis nul »).
Moins de réassurance demandée, des proches moins épuisés, une place différente dans le couple et la famille, des choix moins dictés par la peur.
Repérer les premiers signes, connaître ses outils, savoir quand revenir consulter. L’anxiété peut revenir dans les périodes difficiles, mais on ne repart plus de zéro.
Une situation inventée pour ce guide, inspirée de ce que l’on entend souvent en consultation.
Situation
Depuis un an, Damien dort mal, s’inquiète pour tout et a fait trois crises d’angoisse au volant. Il ne prend plus l’autoroute et boit deux ou trois verres de vin chaque soir « pour décompresser ». Sa compagne lui demande de consulter. Il répond que ça va passer, que « tout le monde est stressé en ce moment ».
Quelle piste semble la plus utile ?
Affirmation 1
Faux. On peut consulter pour comprendre, pour prévenir, pour une anxiété qui gêne sans tout empêcher. Consulter tôt est souvent plus simple.
Affirmation 2
Faux. Les psychologues et psychothérapeutes ne prescrivent pas de médicaments. Seul un médecin peut le faire, et toujours avec votre accord.
Affirmation 3
Vrai. Il permet d’écarter une cause physique, puis de ne plus avoir à se poser la question à chaque sensation.
Affirmation 4
C’est plus nuancé. Il n’est pas nécessaire dans la plupart des cas, mais il devient précieux quand des difficultés d’attention, d’apprentissage ou de fonctionnement social posent question.
Affirmation 5
Vrai. La relation compte beaucoup dans les bénéfices d’une psychothérapie. En parler avec le thérapeute est souvent utile ; changer est aussi votre droit.
Quand l’anxiété dure depuis plusieurs semaines, fait éviter des situations, gêne le travail, les études ou les relations, perturbe le sommeil, ou s’accompagne de crises, de consommations ou d’une baisse de l’humeur. Mais on peut aussi consulter plus tôt, simplement parce que l’on souffre.
Le médecin traitant est souvent la première porte, surtout si les symptômes physiques dominent. Le psychologue ou psychothérapeute accompagne le travail de fond. Le psychiatre est utile dans les formes sévères ou quand un traitement doit être ajusté. Chacun peut vous orienter.
Il aide à comprendre si des difficultés d’attention, de mémoire ou d’apprentissage viennent de l’anxiété ou d’autre chose (TDAH, autisme, troubles dys, haut potentiel), et à repérer quand plusieurs difficultés s’additionnent. La restitution oriente la suite de l’accompagnement.
Il n’y a pas de réponse unique. Une phobie isolée peut s’apaiser en quelques mois ; une anxiété ancienne, liée à l’histoire de la personne, demande souvent plus de temps. Les bénéfices varient d’une personne à l’autre, et l’on fait régulièrement le point ensemble.
Oui. Elle convient à beaucoup de personnes, et peut être une première marche quand sortir ou venir dans un lieu inconnu est difficile. L’EMDR peut aussi se pratiquer à distance dans de bonnes conditions.
Un premier rendez-vous permet de faire le point sur votre anxiété, sans engagement, et de choisir ensemble la suite : un accompagnement, un bilan, ou les deux. Au cabinet ou en téléconsultation.
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La « loi de l’instrument », formulée par Abraham Kaplan en 1964 puis reprise par Abraham Maslow dans The Psychology of Science: A Reconnaissance (1966), rappelle qu’« il est tentant, si le seul outil dont on dispose est un marteau, de traiter tout comme si c’était un clou ».
En psychologie, une méthode ne peut pas répondre à toutes les situations. Forts de plusieurs décennies de pratique et de formations complémentaires, nous mobilisons de nombreux outils, choisis avec discernement, afin d’identifier rapidement les leviers les plus efficaces. Nous proposons ainsi un accompagnement aussi bref qu’efficace, tout en sachant accompagner aussi bien les suivis prolongés que le besoin d’un espace de parole régulier.