Test d’anxiété : évaluer votre niveau en 12 questions (quiz pédagogique)
Douze questions, trois minutes, et deux réponses à la sortie : l’intensité de votre anxiété ces deux dernières semaines, puis la forme qu’elle prend chez vous, car une même intensité n’a pas le même visage selon qu’elle passe par les inquiétudes, le corps, l’évitement, la panique ou le regard des autres. Ce test est un outil de repérage écrit par des cliniciens pour vous aider à vous situer et à choisir par quelle page continuer. Il ne se substitue pas aux questionnaires validés, dont nous expliquons plus bas ce qu’ils mesurent.
Répondez pour les quinze derniers jours, et non pour l’ensemble de votre vie ou pour votre pire moment. Il n’existe pas de réponse attendue, et personne ne lira les vôtres : elles restent dans votre navigateur et disparaissent quand vous quittez la page. Les questions vont deux par deux : inquiétudes, corps, évitement, panique, regard des autres, puis deux questions sur ce que l’anxiété change dans vos journées. Vous verrez ensuite votre résultat sous la forme d’un anneau, de l’anxiété discrète à l’anxiété qui occupe le terrain.
Lire son résultat : ce que le chiffre mesure, et ce qu’il laisse dans l’ombre
Le chiffre que vous venez d’obtenir mesure une intensité, c’est-à-dire la fréquence avec laquelle l’anxiété s’est manifestée ces quinze derniers jours. Il ne mesure ni une gravité, ni un pronostic, ni un trouble. Nous recevons des personnes dont le score serait modeste et qui souffrent beaucoup d’une anxiété concentrée sur une seule situation, et d’autres dont le score serait élevé pendant une période de vie éprouvante, et qui n’ont pas de trouble anxieux au sens des classifications. Le résultat vous situe ; il ne vous définit pas.
Trois lectures nous semblent plus utiles que le total. La première est la comparaison avec vous-même : refaites le test dans deux semaines, puis dans un mois, et regardez le mouvement plutôt que le niveau. Une anxiété qui monte doucement depuis trois mois mérite plus d’attention qu’un pic isolé après une mauvaise semaine. La deuxième est la répartition : deux questions à « tous les jours » dans une même paire signalent une forme qui s’est installée, même si le reste est calme. La troisième est le retentissement, c’est-à-dire les deux dernières questions : une anxiété qui ne gêne rien et une anxiété qui vous fait renoncer n’appellent pas la même réponse, à intensité égale.
Un mot encore sur la période de référence. Nous avons choisi deux semaines parce que c’est assez long pour lisser les aléas d’une journée, et assez court pour que la mémoire soit fidèle. Si ces deux semaines ont été exceptionnelles, dans un sens ou dans l’autre, notez-le et refaites le test plus tard : un score pris au lendemain d’un deuil ou à la veille d’un examen parle surtout de l’événement.
Les cinq formes de l’anxiété et leurs pages
Deux personnes peuvent sortir du test avec le même chiffre et vivre des anxiétés sans rapport. L’une passe ses nuits à dérouler des scénarios, l’autre ne pense à rien mais a les épaules en béton et le ventre noué ; une troisième a cessé de prendre le métro, une quatrième craint par-dessus tout la prochaine crise, une cinquième redoute d’abord d’être regardée. C’est pourquoi le test interroge cinq formes, deux questions chacune. Le radar ci-dessous les dessine : placez chaque curseur en vous appuyant sur vos réponses, et la figure prend la forme de votre anxiété.
Forme 1
Les inquiétudes
Le « et si ? » qui enchaîne les scénarios, l’anticipation du pire, l’impossibilité de poser le dossier le soir. Quand cette forme domine depuis des mois sur de nombreux sujets, on parle d’anxiété généralisée. La page anxiété généralisée et ruminations distingue l’inquiétude utile, la rumination et la réflexion, et donne les outils de première ligne.
Forme 2
Le corps
Une anxiété qui ne pense pas, ou peu, mais qui se tient dans la nuque, le ventre, la poitrine et le sommeil. Beaucoup de personnes la découvrent après un bilan médical rassurant. La page le corps anxieux parcourt les organes un à un ; la page anxiété et sommeil s’occupe des nuits.
Forme 3
L’évitement
La forme la plus silencieuse : on ne souffre pas tant qu’on évite, et l’on ne voit pas la vie se rétrécir. Trajets, lieux, animaux, hauteurs, piqûres, mais aussi demandes de réassurance et objets « porte-bonheur ». La page phobies et évitement explique pourquoi fuir une peur la fait grossir, et comment reprendre le terrain.
Forme 4
La panique
Des vagues brutales, un cœur qui s’emballe, la conviction qu’on va mourir ou perdre la raison, puis la peur de la peur qui fait surveiller chaque sensation. La page crise d’angoisse et attaque de panique décrit la vague seconde par seconde et comment la traverser ; la page l’angoisse va au-delà de la crise.
Forme 5
Le regard des autres
Craindre d’être observé, évalué, de rougir, de trembler, de perdre le fil, et ce film que l’on se repasse après chaque échange. La page anxiété sociale sépare timidité, trac et anxiété sociale, et montre comment reprendre sa place ; si la peur porte sur votre santé plutôt que sur le jugement, c’est la page anxiété de la santé qu’il faut ouvrir.
Ce que mesurent les questionnaires validés d’anxiété, et en quoi ce test en diffère
Un questionnaire validé n’est pas un meilleur quiz : c’est un autre objet. Ses questions ont été éprouvées auprès de milliers de personnes, puis comparées à des entretiens cliniques, pour vérifier qu’elles mesurent bien ce qu’elles prétendent mesurer, que le score ne change pas quand on le repasse à quelques jours d’intervalle sans que rien n’ait changé, et qu’il bouge quand la personne va réellement mieux. Il possède des seuils établis par ces comparaisons, qui disent au-dessus de quel score il devient probable qu’un entretien conclue à un trouble. Ces seuils sont des probabilités, pas des verdicts, et un clinicien ne les lit jamais sans la personne en face de lui.
Les grandes familles de questionnaires suivent les formes de l’anxiété. Certains mesurent l’inquiétude généralisée et la tendance à se faire du souci ; d’autres l’anxiété sociale, situation par situation ; d’autres encore la peur des sensations corporelles qui nourrit la panique. Le psychologue américain Charles Spielberger a proposé de distinguer l’anxiété-état, celle du moment, et l’anxiété-trait, la tendance stable d’une personne à réagir par l’anxiété : deux chiffres pour une même personne, et la différence entre les deux est souvent ce qu’il y a de plus instructif. D’autres échelles mesurent en même temps l’anxiété, la dépression et le stress, parce qu’ils voyagent souvent ensemble et qu’il faut savoir lequel conduit.
Le test de cette page emprunte à ces outils leur logique, deux semaines de référence et une échelle de fréquence, mais il n’a pas été étalonné et n’a donc pas de seuil au sens scientifique : ses quatre niveaux sont des repères cliniques que nous avons posés pour orienter la lecture. Le dossier DSM-5-TR et CIM-11 décrit, lui, les repères des classifications sur lesquels ces questionnaires s’appuient.
Six pièges quand on s’évalue soi-même
S’évaluer soi-même est un exercice plus délicat qu’il n’y paraît, et les personnes anxieuses y sont particulièrement exposées, parce que l’anxiété déforme précisément le regard qu’on porte sur soi. Voici les six pièges que nous rencontrons le plus souvent quand un patient nous apporte un score. Touchez chaque carte.
Et maintenant ? Les suites possibles, niveau par niveau
Choisissez l’onglet qui correspond à votre résultat. Ces conseils sont généraux : ils ignorent votre histoire et la forme dominante, que seules les pages du dossier ou un rendez-vous peuvent prendre en compte.
Une anxiété discrète. Rien à soigner, mais quelque chose à connaître. C’est le bon moment pour apprendre comment fonctionne votre alarme, avant d’en avoir besoin : la plupart de celles et ceux que nous recevons pour une anxiété installée auraient aimé savoir plus tôt ce qu’est un cercle d’évitement ou une prédiction catastrophique.
Lisez l’accueil du dossier anxiété, qui explique l’alarme et ses visages.
Essayez un exercice de respiration lente au calme, pour l’avoir en main le jour où il servira : page outils.
Si une pointe isolée ressort dans le radar, ouvrez la page de cette forme.
Une anxiété présente, encore contenue. C’est le niveau où l’on peut faire beaucoup avec peu, à condition d’agir sur ce qui entretient l’anxiété plutôt que sur l’anxiété elle-même. Repérez votre forme dominante et une seule habitude qui la nourrit : une vérification, une demande de réassurance, une situation contournée, un café de trop, une heure de coucher mobile.
Choisissez une page de forme et appliquez un de ses outils pendant deux semaines, puis refaites le test.
Si le score ne bouge pas, ou si vous sentez que vous « tenez » au prix d’efforts croissants, un premier entretien aide à comprendre pourquoi : page quand consulter.
Vérifiez qu’il s’agit bien d’anxiété et non d’une période de stress : page stress ou anxiété ?.
Une anxiété qui pèse. À ce niveau, les outils seuls suffisent rarement, parce que les cercles qui entretiennent l’anxiété sont difficiles à voir de l’intérieur et que la volonté s’y épuise. Nous conseillons un premier rendez-vous, au cabinet ou en téléconsultation, pour comprendre la forme de votre anxiété, son histoire et ce qui la tient, puis décider ensemble de la part respective de la TCC, de l’EMDR et de l’écoute analytique.
Prenez rendez-vous : le premier entretien n’engage à rien, et rien n’interdit de venir à deux.
En attendant, ne changez pas tout : gardez vos horaires de lever et une activité physique, et évitez de « calmer » avec l’alcool ou les écrans de nuit.
Une anxiété qui occupe le terrain. Vos journées s’organisent autour d’elle, et sans doute aussi celles de vos proches. Ce niveau se soigne, et il se soigne d’autant mieux qu’on ne reste pas seul : la première chose à faire est de prendre rendez-vous rapidement, en téléconsultation si sortir est devenu difficile. Si l’anxiété s’accompagne de tristesse, d’épuisement ou d’idées noires, dites-le dès le premier contact.
Prenez rendez-vous au cabinet, ou demandez à un proche de le faire pour vous si le téléphone est un obstacle.
Un bilan psychologique pourra être proposé pour comprendre ce qui se cache derrière, en particulier si des événements difficiles jalonnent votre histoire.
En cas d’idées de mort ou de détresse insupportable, lisez l’encadré d’urgence plus bas et appliquez-le.
Au-delà de l’intensité : ce que l’anxiété a changé dans votre vie
Les classifications ne définissent pas un trouble par l’intensité des symptômes, mais par ce qu’ils coûtent : ce que la personne ne fait plus, ce qu’elle fait autrement, ce que ses proches ont pris en charge. C’est ce que nous appelons le retentissement, et c’est souvent la mesure qui décide. Une anxiété de niveau « présente » qui vous a fait refuser une promotion pèse plus lourd qu’une anxiété « qui pèse » sans conséquence sur vos choix. Cochez ce qui s’est produit au cours des derniers mois : le thermomètre monte avec le nombre de cases, mais lisez surtout lesquelles.
Quand consulter, et ce qu’apporte un bilan psychologique
Le test ne décide pas pour vous, mais il donne des indices convergents. Trois d’entre eux nous font conseiller un rendez-vous sans attendre la fin d’un autre essai en solitaire : un niveau « qui pèse » ou « qui occupe le terrain » ; une réponse « tous les jours ou presque » aux deux questions d’une même forme, quelle que soit l’intensité globale ; et plus de cinq cases cochées dans le thermomètre du retentissement. La page quand consulter pour de l’anxiété décrit le premier rendez-vous et les freins habituels ; nous n’y revenons pas ici.
Ce que nous voulons préciser, c’est la place du bilan psychologique, que réalise notre psychothérapeute. Il ne sert pas à confirmer un score : il sert à comprendre ce que l’anxiété recouvre. Quand une histoire comporte des événements difficiles, un accident, des violences, un deuil brutal, une enfance insécure, le bilan prend la forme d’un bilan psycho-traumatique, qui évalue le retentissement de ces événements et la façon dont ils continuent d’alimenter l’alarme. Quand s’y ajoutent des moments d’absence, l’impression d’être à côté de soi, des trous dans le fil des journées, il peut devenir un bilan dissociatif. Ces bilans sont particulièrement utiles avant un travail en EMDR, parce qu’ils disent par où commencer et à quel rythme. La page bilans psychologiques en décrit le déroulement.
Deux règles du cabinet valent pour tous les bilans. Un bilan n’est jamais engagé sans un rendez-vous préliminaire, où l’on décide ensemble s’il est utile et lequel. Et chaque bilan aboutit à un compte rendu écrit, remis et expliqué. Le bilan psychologique est possible à distance ; le bilan neuropsychologique, réalisé par notre neuropsychologue, a lieu au cabinet, et il a sa place quand des difficultés d’attention ou des oublis semblent antérieurs à l’anxiété, ou persistent quand elle recule.
Si le test a réveillé des idées noires
Il arrive qu’un questionnaire mette des mots sur une détresse qu’on tenait à distance. Si la mort vous traverse l’esprit, si l’idée de vous blesser apparaît, ou si l’angoisse paraît impossible à supporter, ne restez pas seul avec ce résultat. En cas de danger immédiat, faites le 15 (SAMU). Prenez un rendez-vous au cabinet en téléconsultation le plus rapidement possible. Si Doctolib ne permet pas un rendez-vous immédiat, envoyez des textos WhatsApp ou/et SMS aux cliniciens du cabinet.
Stress ou anxiété ? Quand le score monte pour une autre raison
Ce test ne distingue pas une anxiété d’une période de stress : les deux tendent le corps, coupent le sommeil et font ruminer. Pourtant la distinction change tout à la suite. Le stress est la réponse à une charge réelle, un surcroît de travail, un proche malade, un déménagement, et il retombe quand la charge est levée ou qu’on a appris à la porter autrement. L’anxiété, elle, anticipe une menace qui n’est pas là, déborde largement la situation qui l’a déclenchée, et persiste quand tout est rentré dans l’ordre. Une personne stressée dort mal la veille d’une échéance ; une personne anxieuse dort mal la veille d’une journée vide.
Si votre score est élevé mais que vous pouvez nommer sans hésiter la charge qui l’explique, et si vous savez qu’il baissera quand elle sera passée, c’est le dossier stress qui vous concerne, et son test de niveau de stress vous parlera peut-être davantage. Si vous hésitez, la page stress ou anxiété ? met à disposition un repère en quatre questions, dont le scénario est de notre psychothérapeute, et qui oriente vers l’un ou l’autre dossier. Et si les deux s’entremêlent, ce qui est très fréquent, l’ordre dans lequel on les travaille se décide en séance : souvent, alléger la charge rend l’anxiété plus lisible, et travailler l’anxiété rend la charge plus légère.
Exemple fictif de lecture : Inès, 27 ans, un score de 19
Une situation inventée pour montrer comment nous lisons un résultat. Inès, 27 ans, est développeuse dans une petite entreprise. Elle fait le test un mardi soir et obtient 19, à la frontière entre « présente » et « qui pèse ». En regardant ses réponses paire par paire, voici ce que l’on voit : questions 9 et 10, regard des autres, « tous les jours ou presque » aux deux ; questions 3 et 4, corps, « plusieurs fois par semaine » ; questions 1 et 2, inquiétudes, « une ou deux fois » ; questions 7 et 8, panique, « pas ces deux semaines-ci » ; questions 5 et 6, évitement, « une ou deux fois ». Et aux deux dernières questions, retentissement, « plusieurs fois par semaine ». Dans le radar, la figure est une pointe nette vers le regard des autres, une pointe moyenne vers le corps, et presque rien ailleurs.
La gorge nouée avant la réunion du lundi, le sommeil coupé le dimanche soir : le corps porte ici la peur du regard. Et le fait qu’Inès n’évite presque rien est à la fois une force et une alerte : elle tient, mais à quel prix, et pour combien de temps ?
La suite logique pour Inès n’est pas de refaire le test, ni de s’inquiéter de son 19 : c’est d’ouvrir la page anxiété sociale, qui lui dira si ce qu’elle vit relève du trac, d’une simple timidité ou d’une anxiété sociale installée, et de regarder du côté du dimanche soir, où le corps annonce déjà la semaine. Si, au premier rendez-vous, elle racontait que la peur du regard date d’un oral humilié au collège, ce souvenir deviendrait une cible naturelle pour l’EMDR, tandis que la TCC l’aiderait à prendre la parole en réunion sans préparer trois heures à l’avance, et que l’écoute analytique accueillerait ce que ce regard des autres représente pour elle. Ce n’est pas le chiffre qui dessine ce chemin : c’est la forme, et l’histoire qu’elle raconte.
Vrai ou faux : quatre affirmations sur les tests d’anxiété
Quatre affirmations courtes, pour vérifier que le test a été compris pour ce qu’il est.
Affirmation 1
« Un score élevé à un test d’anxiété signifie que j’ai un trouble anxieux. »
Faux. Un score mesure une intensité sur une période donnée. Un trouble se définit par la durée, le retentissement et le contexte, qui ne s’évaluent que dans un entretien. Un score élevé est une bonne raison de consulter, pas un diagnostic.
Affirmation 2
« Un score bas signifie que tout va bien. »
C’est plus nuancé. Souvent rassurant, un score bas peut aussi refléter un évitement très efficace : on ne ressent plus grand-chose parce qu’on ne s’expose plus à rien. Regardez les questions sur l’évitement et le retentissement avant de conclure.
Affirmation 3
« Refaire le test toutes les deux ou trois semaines aide à suivre l’évolution. »
Vrai. C’est même son meilleur usage : comparé à lui-même, dans des conditions semblables, le score devient un repère de mouvement. Nous utilisons de la même façon les questionnaires validés au fil d’un accompagnement, pour objectiver ce qui change.
Affirmation 4
« Un test en ligne peut remplacer un bilan psychologique. »
Faux. Un bilan psychologique est un travail d’entretiens et d’outils étalonnés, conduit par un clinicien, qui replace les symptômes dans une histoire et aboutit à un compte rendu écrit. Un test en ligne, même validé, est un instantané que seule une rencontre peut interpréter.
À retenir
Le test donne une intensité sur deux semaines, en quatre niveaux : discrète, présente, qui pèse, qui occupe le terrain. Il se compare à lui-même, pas aux autres.
La forme compte autant que le chiffre : inquiétudes, corps, évitement, panique, regard des autres ont chacune leur page et leurs outils de première ligne.
Les questionnaires validés ont des seuils établis sur des milliers de personnes ; ce test n’en a pas, et ni l’un ni l’autre ne tient lieu de diagnostic.
Un niveau élevé, une forme à « tous les jours » ou un retentissement marqué sont trois bonnes raisons de prendre rendez-vous ; un bilan psychologique peut ensuite éclairer ce que l’anxiété recouvre.
Questions fréquentes sur le test d’anxiété
Ce test d’anxiété est-il fiable ?
Il tient ses promesses, qui sont modestes : vous situer sur deux semaines, repérer la forme dominante de votre anxiété et vous mener vers la page qui vous concerne. Il n’a pas été étalonné sur une population et n’a donc pas de seuil au sens scientifique ; ses quatre niveaux sont des repères cliniques posés par le cabinet. Pour une mesure standardisée, utilisez un questionnaire validé, puis apportez le résultat en consultation pour qu’il soit interprété.
Quel est le test d’anxiété le plus utilisé ?
Il n’y en a pas un seul, parce que les questionnaires validés suivent les formes de l’anxiété : certains mesurent l’inquiétude généralisée, d’autres l’anxiété sociale, d’autres la peur des sensations ou l’anxiété-trait d’une personne. Le GAD-7, court et très répandu, cible l’anxiété généralisée. Le choix dépend de ce que l’on cherche à mesurer ; la page tests en ligne du cabinet aide à s’y retrouver.
À partir de quel score faut-il consulter ?
Le chiffre seul ne suffit pas. Nous conseillons un rendez-vous quand le niveau est « qui pèse » ou « qui occupe le terrain », quand les deux questions d’une même forme sont à « tous les jours ou presque », ou quand l’anxiété a commencé à décider à votre place dans le travail, les relations ou les projets. Et rien n’empêche de venir plus tôt, parce que l’on souffre ou que l’on veut comprendre.
Comment savoir si c’est de l’anxiété ou du stress ?
Demandez-vous si vous pouvez nommer la charge qui explique votre état, et si elle retombera avec lui. Le stress répond à une situation réelle et s’apaise quand elle est levée ; l’anxiété anticipe, déborde la situation et persiste quand tout est réglé. Les deux font monter ce test, et ils coexistent souvent. La page « stress ou anxiété ? » du site offre un repère en quatre questions pour trancher.
Un test d’anxiété peut-il repérer une dépression ?
Pas celui-ci, qui ne pose aucune question sur l’humeur. Or anxiété et dépression voyagent souvent ensemble, et une anxiété ancienne finit fréquemment par épuiser et décourager. Si à votre anxiété s’ajoutent une tristesse qui dure, une perte d’intérêt ou d’élan, un sommeil très précoce ou des idées noires, lisez le dossier dépression et dites-le dès le premier entretien : la suite de l’accompagnement en dépend.
Mes réponses sont-elles enregistrées ?
Non. Le test tourne dans votre navigateur seulement : rien ne part vers le cabinet ni vers un tiers, aucun cookie n’est déposé, et vos réponses disparaissent quand vous quittez la page. Si vous voulez garder une trace pour suivre l’évolution ou en parler en consultation, notez le score et la date, ou faites une capture d’écran de votre résultat.
Si votre résultat vous a parlé, le plus utile est d’en discuter : lors d’un premier entretien, nous relisons votre test avec vous, nous cherchons la forme et l’histoire de votre anxiété, puis nous choisissons avec vous ce qui vient après : un accompagnement, un bilan, ou de simples repères pour continuer seul. Au cabinet ou à distance, à votre convenance.
La « loi de l’instrument », formulée par Abraham Kaplan en 1964 puis reprise par Abraham Maslow dans The Psychology of Science: A Reconnaissance (1966), rappelle qu’« il est tentant, si le seul outil dont on dispose est un marteau, de traiter tout comme si c’était un clou ».
En psychologie, une méthode ne peut pas répondre à toutes les situations. Forts de plusieurs décennies de pratique et de formations complémentaires, nous mobilisons de nombreux outils, choisis avec discernement, afin d’identifier rapidement les leviers les plus efficaces. Nous proposons ainsi un accompagnement aussi bref qu’efficace, tout en sachant accompagner aussi bien les suivis prolongés que le besoin d’un espace de parole régulier.