Être écouté
La ligne Écoute famille de l’Unafam (01 42 63 03 03) et l’association Argos 2001 accompagnent les proches.
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Quand un conjoint, un enfant, un parent ou un ami vit avec un trouble bipolaire, l’entourage traverse lui aussi les tempêtes. Les proches peuvent beaucoup, à condition de ne pas porter seuls ce qui revient aux soignants. Voici des repères concrets, tirés des recommandations, pour soutenir sans s’épuiser.
Psycom le formule clairement : l’entourage ne remplace pas le médecin ou le psychothérapeute, mais il peut apporter un soutien essentiel. Quatre gestes reviennent.
Ces repères reprennent les conseils de psychoéducation familiale présentés par le psychopraticien Gildas Garrec et les recommandations de Psycom.
L’OMS indique que la psychoéducation familiale aide les proches à mieux comprendre et soutenir la personne. Psycom précise que des programmes existent pour l’entourage, notamment dans certains hôpitaux. Ils visent à donner une information fiable, à améliorer la communication, à réduire les critiques et l’hostilité qui peuvent s’installer au fil des crises, et à prévenir l’épuisement des aidants.
La thérapie familiale fait aussi partie des psychothérapies citées par l’Assurance maladie. Dans un essai de Miklowitz et collègues, une thérapie centrée sur la famille a été associée à moins de rechutes sur deux ans qu’une simple gestion des crises, surtout pour les symptômes dépressifs.
Les soignants ne peuvent pas tout dire aux proches sans l’accord de la personne. L’Assurance maladie précise qu’avec cet accord, les proches peuvent être informés, et que la HAS recommande de recueillir l’accord du patient quand c’est possible pour confirmer avec un proche les antécédents. Pour un adolescent, la HAS juge l’alliance thérapeutique avec les parents primordiale.
L’épuisement des proches est une réalité que la HAS compte parmi les situations qui peuvent justifier une hospitalisation de la personne malade. Ce n’est pas un échec : c’est un signal que l’aide doit être partagée.
La ligne Écoute famille de l’Unafam (01 42 63 03 03) et l’association Argos 2001 accompagnent les proches.
Groupes de parole, associations de familles, groupes d’entraide. L’association Bicycle accompagne les familles d’enfants et d’adolescents ayant un trouble de l’humeur.
Un espace personnel pour déposer l’inquiétude, la colère ou la culpabilité que l’on n’ose pas dire.
Préserver ses activités, son sommeil et ses liens, pour durer.
Un enfant dont le père ou la mère traverse des épisodes peut avoir beaucoup de questions. Y répondre avec des mots adaptés à son âge, avec l’aide d’un professionnel si besoin, lui permet de ne pas rester seul avec ce qu’il observe. Le cabinet reçoit les enfants, les adolescents et les familles. Voir aussi la page Pédopsy.
Selon Psycom, en repérant les signes de dépression ou de manie et en en parlant, en aidant à chercher de l’aide et à suivre le traitement, en soutenant dans le quotidien, et en évoquant ouvertement les idées suicidaires si elles sont présentes. Sans se substituer aux soignants.
Mieux vaut éviter les confrontations directes, rester calme et bref, nommer les changements observés et encourager à contacter le médecin. En cas de mise en danger, appelez le 15.
Auprès d’associations comme l’Unafam, Argos 2001 ou Bicycle pour les familles d’enfants, de groupes de parole, et en consultant pour soi si besoin. Le 3114 répond aussi aux proches inquiets.
Une psychothérapie ne répond pas à l’urgence. Si vous êtes en danger, si vous pensez au suicide ou si un proche vous inquiète gravement, appelez sans attendre :
Toutes les ressources utiles sont réunies dans la page urgences et numéros utiles.
Un premier rendez-vous permet de faire le point, d’entendre ce que vous vivez et de réfléchir ensemble à l’accompagnement le plus adapté, en lien avec le psychiatre ou le médecin qui vous suit. Les adolescents, les adultes, les couples et les familles sont reçus, au cabinet ou en téléconsultation.
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La « loi de l’instrument », formulée par en 1964 puis reprise par dans The Psychology of Science: A Reconnaissance (1966), rappelle qu’« il est tentant, si le seul outil dont on dispose est un marteau, de traiter tout comme si c’était un clou ».
En psychologie, une méthode ne peut pas répondre à toutes les situations. Forts de plusieurs décennies de pratique et de formations complémentaires, nous mobilisons de nombreux outils, choisis avec discernement, afin d’identifier rapidement les leviers les plus efficaces. Nous proposons ainsi un accompagnement aussi bref qu’efficace, tout en sachant accompagner aussi bien les suivis prolongés que le besoin d’un espace de parole régulier.