Pas toujours joyeuse
Chez l’adolescent, la phase maniaque peut se manifester surtout par de l’irritabilité, de l’agressivité, voire de la violence, plutôt que par de l’euphorie.
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L’adolescence est l’âge des changements d’humeur, des excès et des repliements. Comment distinguer ce qui relève de cette période de vie de ce qui pourrait annoncer un trouble bipolaire ? Les sources donnent des repères précis, utiles aux parents comme aux jeunes eux-mêmes, sans tomber dans le diagnostic hâtif.
La HAS indique que le trouble bipolaire débute surtout à l’adolescence et chez le jeune adulte, souvent entre 15 et 25 ans, et plus précisément entre 15 et 19 ans chez l’adolescent. Les troubles bipolaires de l’enfant avant la puberté sont très rares. La brochure Psycom note que la maladie se développe souvent après des épisodes dépressifs aigus, chez des jeunes de moins de 25 ans.
Selon l’Assurance maladie, le début se fait le plus souvent par un épisode dépressif ou maniaque, avec un changement brutal de l’état psychique. C’est cette rupture, plus que l’intensité des émotions, qui doit attirer l’attention.
Chez l’adolescent, la phase maniaque peut se manifester surtout par de l’irritabilité, de l’agressivité, voire de la violence, plutôt que par de l’euphorie.
La dépression s’exprime souvent par une grande irritabilité, de l’agressivité, des troubles du comportement et des plaintes physiques comme des douleurs, de la fatigue ou des nausées.
L’Assurance maladie et la HAS citent des signes d’alerte qui doivent conduire à consulter :
La HAS recommande une surveillance accrue en cas d’épisode dépressif chez un adolescent dont un parent a un trouble bipolaire, et cite la tentative de suicide d’un adolescent ou d’un jeune adulte parmi les situations où il faut penser à la bipolarité.
Beaucoup de difficultés de l’enfance et de l’adolescence peuvent ressembler à des variations de l’humeur sans relever d’un trouble bipolaire. Le diagnostic demande une évaluation par un pédopsychiatre ou un psychiatre, en lien avec la famille.
Agitation, impulsivité et distractibilité présentes de façon continue depuis l’enfance, sans épisodes. Les deux peuvent coexister : le trouble bipolaire débuterait alors plus tôt. Les différences
Le manuel MSD cite le trouble disruptif avec dysrégulation de l’humeur parmi les diagnostics à distinguer chez l’enfant.
Un repli brutal, une irritabilité ou un décrochage peuvent aussi suivre un événement douloureux. Le site propose une page sur la confusion entre TDAH et traumatisme.
La prudence est de mise dans les deux sens. Plusieurs auteurs, comme dans son enseignement à l’EPhEP, mettent en garde contre l’inflation des diagnostics de bipolarité. À l’inverse, le retard diagnostique reste important et les premiers épisodes passent souvent inaperçus. La HAS précise d’ailleurs que le questionnaire de repérage des hypomanies utilisé chez l’adulte n’est pas recommandé chez l’adolescent, faute de données. D’où l’importance d’une évaluation clinique patiente, qui prend en compte l’histoire du jeune et de sa famille.
Le cabinet reçoit les enfants, les adolescents et leurs familles. Ce qu’un jeune confie en séance lui appartient : les parents sont associés au suivi sans que le contenu de ses séances leur soit rapporté. Voir la page Pédopsy.
Pour les familles, l’association Bicycle accompagne les parents d’enfants et d’adolescents ayant un trouble de l’humeur, et Fil Santé Jeunes répond aux jeunes au 0800 235 236.
Huit questions sur les dernières semaines, inspirées des signes d’alerte décrits par l’Assurance maladie et la HAS. Elles n’établissent aucun diagnostic : elles aident à décider s’il est temps de consulter.
Selon la HAS, les troubles bipolaires de l’enfant avant la puberté sont très rares. La maladie débute surtout à l’adolescence et chez le jeune adulte, souvent entre 15 et 25 ans.
Ce qui doit alerter, c’est un changement brutal par rapport à sa façon d’être habituelle, qui dure, avec des signes comme un sommeil très réduit, une irritabilité intense, un repli, un décrochage scolaire soudain, des consommations ou des idées suicidaires. Seul un professionnel peut poser un diagnostic.
Le médecin traitant ou le pédiatre en premier lieu, un psychologue ou un psychothérapeute pour un accompagnement, et un pédopsychiatre pour confirmer un diagnostic de trouble bipolaire. En cas d’idées suicidaires, le 3114, et le 15 en cas de danger immédiat.
Une psychothérapie ne répond pas à l’urgence. Si vous êtes en danger, si vous pensez au suicide ou si un proche vous inquiète gravement, appelez sans attendre :
Toutes les ressources utiles sont réunies dans la page urgences et numéros utiles.
Un premier rendez-vous permet de faire le point, d’entendre ce que vous vivez et de réfléchir ensemble à l’accompagnement le plus adapté, en lien avec le psychiatre ou le médecin qui vous suit. Les adolescents, les adultes, les couples et les familles sont reçus, au cabinet ou en téléconsultation.
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La « loi de l’instrument », formulée par en 1964 puis reprise par dans The Psychology of Science: A Reconnaissance (1966), rappelle qu’« il est tentant, si le seul outil dont on dispose est un marteau, de traiter tout comme si c’était un clou ».
En psychologie, une méthode ne peut pas répondre à toutes les situations. Forts de plusieurs décennies de pratique et de formations complémentaires, nous mobilisons de nombreux outils, choisis avec discernement, afin d’identifier rapidement les leviers les plus efficaces. Nous proposons ainsi un accompagnement aussi bref qu’efficace, tout en sachant accompagner aussi bien les suivis prolongés que le besoin d’un espace de parole régulier.