Vers une phase haute
- Montée d’énergie, d’optimisme ou d’estime de soi
- Envie de lancer plusieurs projets à la fois
- Besoin de sommeil qui diminue
- Pensées plus rapides, parole plus abondante
- Irritabilité croissante
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Plus de neuf personnes sur dix connaissent au moins une rechute. Ce chiffre fait peur, mais il a un revers encourageant : un épisode s’annonce souvent par de petits signes, propres à chacun, que l’on peut apprendre à reconnaître. Repérer ces signaux et savoir quoi faire est l’un des piliers du soin.
Les signes avant-coureurs, que les soignants appellent prodromes, précèdent souvent un épisode de quelques jours ou quelques semaines. Ils varient d’une personne à l’autre, mais certains reviennent souvent dans les sources.
Selon l’Assurance maladie, des changements du sommeil accompagnent souvent le début d’une nouvelle phase. Dormir nettement moins sans se sentir fatigué, ou se mettre à dormir beaucoup plus, mérite toujours attention.
L’Institut français d’EMDR, qui présente le protocole de Benedikt Amann pour le trouble bipolaire, y décrit un module dédié aux symptômes prodromiques : aider la personne à les identifier le plus tôt possible, puis renforcer sa capacité à demander de l’aide. La psychoéducation poursuit le même but.
Un épisode peut survenir sans cause apparente. Mais chez une personne prédisposée, certains facteurs augmentent le risque. L’Assurance maladie et l’OMS citent notamment :
L’Assurance maladie rappelle que le traitement régulateur de l’humeur ne doit jamais être arrêté brutalement sans avis médical, et que son arrêt pendant une phase hypomaniaque peut provoquer un épisode maniaque plus grave. Elle indique aussi qu’une prise irrégulière peut favoriser les cycles rapides. Si un effet indésirable vous gêne, comme une prise de poids, parlez-en au médecin : un changement de dose ou de médicament peut souvent améliorer les choses.
Le journal de l’humeur est l’outil de base de la psychoéducation. L’Assurance maladie conseille de tenir un carnet des variations d’humeur, et le Psycom propose le livret « mon GPS ». Essayez ici : notez chaque jour votre humeur de −3 (très bas) à +3 (très haut), 0 étant votre humeur habituelle. La courbe se dessine en direct. Rien n’est enregistré.
Un vrai journal de l’humeur note aussi le sommeil, la prise du traitement, l’alcool ou les substances et les événements marquants. Les applications et carnets proposés par les équipes de soin le permettent, comme l’application SIMPLe évoquée par la Fondation FondaMental.
Un plan de prévention s’écrit en période stable, idéalement avec son psychiatre, son thérapeute et, si on le souhaite, un proche. Il répond à une question simple : « Quand je remarque tel signe, qu’est-ce que je fais ? ». Certains praticiens proposent pour cela l’image d’un feu tricolore.
Je garde mes habitudes protectrices : horaires de sommeil, traitement, activité physique, peu ou pas d’alcool. Je continue à noter mon humeur.
Je renforce mon hygiène de vie, je réduis les stimulations et le stress, je préviens l’équipe soignante et un proche de confiance.
Je consulte sans attendre, j’active mon réseau de soutien. Le médecin adapte le traitement s’il le juge utile. En cas de danger, j’appelle le 15.
Huit questions sur les sept derniers jours, pour les personnes qui connaissent leur trouble et veulent faire le point. Ce n’est pas un outil de diagnostic.
Les proches voient souvent les premiers signes avant la personne elle-même. L’Assurance maladie recommande de s’appuyer sur l’avis de l’entourage pour les repérer. Encore faut-il que ce regard soit accepté, et le mieux est d’en parler ensemble en période stable. La psychoéducation familiale, citée par l’OMS, aide les proches à mieux comprendre la maladie et à soutenir la personne.
Voir proches et famille.
Ils varient d’une personne à l’autre. Les plus fréquents sont un changement du sommeil, une montée d’énergie ou d’optimisme avec de nombreux projets, ou au contraire une tristesse, une fatigue et un repli. Une irritabilité nouvelle peut annoncer les deux. Les connaître permet de consulter tôt.
On peut en réduire le risque. Un traitement bien suivi, une psychoéducation, une psychothérapie, des horaires de sommeil réguliers et la limitation de l’alcool et des drogues diminuent la fréquence des épisodes. Un plan de prévention aide à agir dès les premiers signes.
C’est l’un des outils les plus utiles de la psychoéducation. Quelques secondes par jour suffisent pour noter l’humeur, le sommeil et les événements importants. Sur plusieurs semaines, la courbe révèle des tendances invisibles au jour le jour.
Une psychothérapie ne répond pas à l’urgence. Si vous êtes en danger, si vous pensez au suicide ou si un proche vous inquiète gravement, appelez sans attendre :
Toutes les ressources utiles sont réunies dans la page urgences et numéros utiles.
Un premier rendez-vous permet de faire le point, d’entendre ce que vous vivez et de réfléchir ensemble à l’accompagnement le plus adapté, en lien avec le psychiatre ou le médecin qui vous suit. Les adolescents, les adultes, les couples et les familles sont reçus, au cabinet ou en téléconsultation.
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La « loi de l’instrument », formulée par en 1964 puis reprise par dans The Psychology of Science: A Reconnaissance (1966), rappelle qu’« il est tentant, si le seul outil dont on dispose est un marteau, de traiter tout comme si c’était un clou ».
En psychologie, une méthode ne peut pas répondre à toutes les situations. Forts de plusieurs décennies de pratique et de formations complémentaires, nous mobilisons de nombreux outils, choisis avec discernement, afin d’identifier rapidement les leviers les plus efficaces. Nous proposons ainsi un accompagnement aussi bref qu’efficace, tout en sachant accompagner aussi bien les suivis prolongés que le besoin d’un espace de parole régulier.