Un sommeil plus fragile
La Fondation FondaMental rapporte que, même en dehors des épisodes, les personnes bipolaires ont un sommeil plus fragmenté et des rythmes plus irréguliers et plus tardifs que la population générale.
Cette page n'est pas encore publique. Entrez le mot de passe pour la consulter.
Une nuit blanche, un voyage avec décalage horaire, une période de travail qui déborde : chez une personne bipolaire, le sommeil et la régularité des horaires ne sont pas des détails de confort. Ils font partie du soin. Voici ce que disent les sources, et un outil pour regarder vos propres rythmes.
Le sommeil est à la fois un témoin et un levier. Un témoin, parce que ses changements accompagnent souvent le début d’un nouvel épisode, selon l’Assurance maladie : dormir beaucoup moins sans fatigue annonce souvent une phase haute, dormir beaucoup plus peut accompagner une dépression. Un levier, parce qu’un sommeil de qualité et un rythme régulier aident à prévenir les nouveaux épisodes.
La Fondation FondaMental rapporte que, même en dehors des épisodes, les personnes bipolaires ont un sommeil plus fragmenté et des rythmes plus irréguliers et plus tardifs que la population générale.
Certains gènes de l’horloge biologique, qui règle l’alternance du jour et de la nuit, seraient impliqués dans la maladie selon les travaux cités par FondaMental.
Manque de sommeil, décalages horaires et voyages de nuit figurent parmi les facteurs qui peuvent déclencher un épisode chez une personne prédisposée.
Notre horloge interne se règle sur la lumière, mais aussi sur les rendez-vous de la journée : l’heure du lever, des repas, du travail, des rencontres, du coucher. La thérapie interpersonnelle et des rythmes sociaux, développée par l’équipe d’Ellen Frank, s’appuie sur les liens observés entre le dérèglement du sommeil et des horaires quotidiens et les épisodes. Elle aide à rendre ces routines plus régulières, tout en travaillant sur les relations et les changements de vie.
Les quatre grands repères de la journée, sur lesquels l’horloge interne se cale. Une représentation pédagogique.
C’est l’un des signes d’alerte les plus importants. Psycom donne l’exemple d’une personne qui se sent reposée après trois heures de sommeil lors d’un épisode maniaque. Si cela dure plusieurs nuits, surtout avec une énergie et des idées qui s’accélèrent, contactez votre médecin ou votre psychiatre sans attendre.
L’Assurance maladie recommande de repérer les facteurs de stress, comme les changements rapides de mode de vie ou une activité professionnelle très intense, et d’en parler au médecin. Le médecin du travail peut être sollicité pour discuter d’aménagements. Voir vie quotidienne, travail et études.
Entrez l’heure à laquelle vous vous êtes levé chaque jour de la semaine passée. L’outil calcule l’écart entre le lever le plus tôt et le plus tard, et l’aiguille indique si vos horaires sont plutôt réguliers. Rien n’est enregistré.
Le principe s’inspire des outils de mesure des rythmes sociaux utilisés en thérapie interpersonnelle. Les seuils affichés ici sont pédagogiques et ne constituent pas une norme médicale.
Oui, chez une personne prédisposée. L’Assurance maladie cite le manque de sommeil parmi les facteurs déclenchants, avec les décalages horaires et les voyages de nuit. Protéger son sommeil fait partie de la prévention des rechutes.
Parce que l’horloge biologique se règle sur des repères quotidiens, et que les rythmes des personnes bipolaires sont plus fragiles, même en rémission. Des horaires réguliers de lever, de repas et de coucher aident à stabiliser cette horloge.
Souvent. Un besoin de sommeil qui diminue sans fatigue est l’un des signes les plus fréquents d’une phase haute qui commence. Un besoin de dormir beaucoup plus peut accompagner une dépression. Dans les deux cas, il est utile d’en parler à son médecin.
Une psychothérapie ne répond pas à l’urgence. Si vous êtes en danger, si vous pensez au suicide ou si un proche vous inquiète gravement, appelez sans attendre :
Toutes les ressources utiles sont réunies dans la page urgences et numéros utiles.
Un premier rendez-vous permet de faire le point, d’entendre ce que vous vivez et de réfléchir ensemble à l’accompagnement le plus adapté, en lien avec le psychiatre ou le médecin qui vous suit. Les adolescents, les adultes, les couples et les familles sont reçus, au cabinet ou en téléconsultation.
Cliquer sur la photo ou utiliser + et − pour zoomer. Échap pour fermer.
Chargement de l'article…
La « loi de l’instrument », formulée par en 1964 puis reprise par dans The Psychology of Science: A Reconnaissance (1966), rappelle qu’« il est tentant, si le seul outil dont on dispose est un marteau, de traiter tout comme si c’était un clou ».
En psychologie, une méthode ne peut pas répondre à toutes les situations. Forts de plusieurs décennies de pratique et de formations complémentaires, nous mobilisons de nombreux outils, choisis avec discernement, afin d’identifier rapidement les leviers les plus efficaces. Nous proposons ainsi un accompagnement aussi bref qu’efficace, tout en sachant accompagner aussi bien les suivis prolongés que le besoin d’un espace de parole régulier.