Piège 1
« Le diagnostic suffit, la MDPH comprendra. »
La MDPH évalue le retentissement, pas le diagnostic. Il faut décrire concrètement les difficultés de la vie quotidienne.
Cette page n'est pas encore publique. Entrez le mot de passe pour la consulter.
La schizophrénie peut ouvrir des droits importants : prise en charge des soins à 100 %, allocation aux adultes handicapés, reconnaissance de travailleur handicapé, aide humaine, aménagements. Encore faut-il les connaître et constituer un dossier qui décrive vraiment les difficultés du quotidien. Ce guide explique les étapes, les pièges fréquents, et propose un outil pour préparer votre dossier.
Depuis la loi du 11 février 2005, la France reconnaît le handicap d’origine psychique. Il ne se confond pas avec la maladie : on peut avoir une schizophrénie sans être en situation de handicap, et le handicap peut varier dans le temps. Ce qui compte pour la MDPH, ce n’est pas le diagnostic, mais son retentissement sur la vie quotidienne, sociale, scolaire ou professionnelle.
Le handicap psychique est souvent invisible et variable. Un dossier qui se limite à « schizophrénie paranoïde, stabilisée » risque d’être sous-évalué. Il faut décrire concrètement ce que la personne n’arrive pas à faire, ou n’arrive à faire qu’avec de l’aide, de la stimulation ou beaucoup de temps : se lever, se laver, gérer son argent, faire ses courses, prendre les transports, tenir un rendez-vous, supporter un imprévu.
La schizophrénie fait partie de l’affection de longue durée n° 23, « affections psychiatriques de longue durée ». Le médecin traitant remplit un protocole de soins, validé par le médecin-conseil de l’Assurance maladie. Les soins en rapport avec la maladie (consultations médicales, traitements, hospitalisations, soins en CMP) sont alors remboursés à 100 % sur la base du tarif de la Sécurité sociale. Le guide de la Haute Autorité de santé sur ce parcours a été actualisé en juillet 2025.
Les montants des aides changent chaque année. Pour des chiffres actualisés (AAH, PCH, AEEH, compléments) et des conseils pour constituer le dossier, consultez bilan-mdph.fr.
Attention : les séances de psychologues libéraux ne sont pas remboursées par l’ALD, sauf dans le cadre du dispositif conventionné de l’Assurance maladie, auquel le cabinet n’adhère pas. Certaines mutuelles les remboursent en partie.
La maison départementale des personnes handicapées reçoit la demande. Une équipe pluridisciplinaire évalue la situation, puis une commission, la CDAPH, prend les décisions. Une seule demande peut porter sur plusieurs aides.
Un revenu minimum, versé par la CAF ou la MSA, d’un montant maximal de 1 041,59 € par mois depuis le 1er avril 2026, réduit selon les autres ressources. Les montants sont revalorisés chaque année : les chiffres à jour de l’AAH et des autres aides sont réunis sur bilan-mdph.fr. Elle est accordée si le taux d’incapacité est d’au moins 80 %, ou entre 50 et 79 % avec une « restriction substantielle et durable d’accès à l’emploi » liée au handicap. Depuis octobre 2023, les revenus du conjoint ne sont plus pris en compte. Lorsque le taux est d’au moins 80 % et que la situation ne peut pas s’améliorer, elle peut être attribuée sans limitation de durée.
Elle ouvre l’accès à des dispositifs d’insertion et de maintien dans l’emploi : accompagnement par des services spécialisés, emploi accompagné, aménagements de poste et d’horaires, formations, aides de l’Agefiph ou du FIPHFP. Elle compte dans l’obligation d’emploi des entreprises. La personne choisit librement de la mentionner ou non à son employeur.
Elle finance des aides concrètes : aide humaine, aides techniques, aménagements. Depuis le 1er janvier 2023, l’aide humaine comprend un volet de « soutien à l’autonomie », pensé pour le handicap psychique, mental ou cognitif : jusqu’à trois heures par jour pour être accompagné, sans que l’on fasse à sa place, dans l’organisation du quotidien, la gestion du stress face à l’imprévu, les démarches, les relations. Ce temps peut être utilisé de façon souple sur l’année.
La mention « invalidité » (taux d’au moins 80 %) donne une priorité d’accès et des avantages fiscaux. La mention « priorité » (taux inférieur à 80 % avec pénibilité à la station debout) donne une priorité dans les files et transports. Elles aident aussi à faire reconnaître un handicap invisible.
La CDAPH peut orienter vers un service d’accompagnement à la vie sociale (SAVS) ou médico-social (SAMSAH, avec une dimension de soins), un établissement ou service d’accompagnement par le travail (ESAT), l’emploi accompagné, des foyers ou des logements accompagnés. Ces services sont souvent décisifs pour le maintien à domicile et le rétablissement.
L’AEEH, allocation d’éducation de l’enfant handicapé, et ses compléments, ainsi que le projet personnalisé de scolarisation (PPS), qui peut prévoir un accompagnant (AESH), des aménagements d’examens ou une orientation adaptée.
Répondez à quelques questions sur la situation, pour vous ou un proche : le résultat met en avant les aides à envisager en priorité. C’est une orientation, pas une décision : seule la MDPH évalue.
Piège 1
La MDPH évalue le retentissement, pas le diagnostic. Il faut décrire concrètement les difficultés de la vie quotidienne.
Piège 2
Beaucoup de personnes minimisent par pudeur. Il faut décrire la situation habituelle, y compris les mauvais jours et ce qui n’est possible qu’avec l’aide d’un proche.
Piège 3
Oui, et c’est souvent utile, car la personne peut sous-estimer ses difficultés. L’essentiel est que le contenu soit exact.
Piège 4
Il objective les difficultés cognitives, souvent invisibles, qui pèsent lourd sur l’autonomie et l’emploi.
Piège 5
Un recours est possible dans les deux mois. Un dossier complété, avec de nouvelles pièces, aboutit souvent.
Piège 6
Non. La personne décide librement de la mentionner ou non, et à quel moment.
Pour une personne qui a travaillé et dont la capacité de travail est réduite d’au moins deux tiers. Elle se demande à l’Assurance maladie, pas à la MDPH, et peut se cumuler en partie avec l’AAH.
Sauvegarde de justice, curatelle ou tutelle, demandées au juge des contentieux de la protection avec un certificat d’un médecin inscrit sur une liste spéciale. Elles protègent la personne dans la gestion de ses biens, en préservant au maximum son autonomie.
Une complémentaire gratuite ou à faible coût selon les ressources, utile pour les soins non couverts par l’ALD.
Créés par la loi de 2005, ces lieux gérés par et pour les personnes concernées sont ouverts sans démarche administrative.
Cochez mentalement chaque étape. L’anneau indique où vous en êtes, et le résultat vous dit ce qui reste à faire.
Le cabinet accompagne régulièrement des personnes dans la constitution de dossiers MDPH, PPS ou RQTH. Des conseils détaillés et les montants à jour sont aussi réunis sur bilan-mdph.fr. Le bilan neuropsychologique et le bilan psychologique documentent les difficultés cognitives et émotionnelles et les ressources de la personne, avec un compte rendu écrit et un entretien de restitution. Le cabinet peut aussi rédiger des écrits argumentés et participer à des réunions avec les équipes concernées. Le certificat médical, lui, reste rempli par un médecin.
Pas automatiquement. L’AAH dépend du taux d’incapacité évalué par la MDPH : au moins 80 %, ou entre 50 et 79 % avec une restriction substantielle et durable d’accès à l’emploi. C’est le retentissement de la maladie sur la vie quotidienne qui est évalué, pas le diagnostic.
Le montant maximal est de 1 041,59 € par mois depuis le 1er avril 2026. Il est revalorisé chaque année : le montant à jour figure sur bilan-mdph.fr. Le montant versé dépend des autres ressources de la personne. Les revenus du conjoint ne sont plus pris en compte depuis octobre 2023.
Le délai légal est de quatre mois. En pratique, il varie selon les départements. Sans réponse au bout de quatre mois, la demande est considérée comme rejetée, ce qui permet de faire un recours.
Oui. Elle relève de l’affection de longue durée n° 23, qui permet la prise en charge à 100 % des soins en rapport avec la maladie, sur la base des tarifs de la Sécurité sociale. Le médecin traitant fait la demande.
Oui. Depuis 2023, la PCH comprend un volet de soutien à l’autonomie, jusqu’à trois heures par jour, pour accompagner la personne dans son quotidien sans faire à sa place.
Une psychothérapie ne répond pas à l’urgence. Si vous êtes en danger, si vous entendez des voix qui vous ordonnent de vous faire du mal, si vous pensez au suicide ou si un proche vous inquiète gravement, appelez sans attendre :
Hors urgence, le centre médico-psychologique (CMP) de votre secteur reçoit sans avance de frais. Les proches peuvent joindre l’Unafam au 01 42 63 03 03. Voir aussi la page aider un proche.
Un premier rendez-vous permet de faire le point, d’entendre ce que vous vivez, vous ou votre proche, et de construire un accompagnement psychothérapeutique en lien avec le psychiatre ou le médecin qui suit la personne. Adolescents, adultes, couples et familles sont reçus au cabinet ou en téléconsultation, 365 jours par an.
Cliquer sur la photo ou utiliser + et − pour zoomer. Échap pour fermer.
Chargement de l'article…
La « loi de l’instrument », formulée par en 1964 puis reprise par dans The Psychology of Science: A Reconnaissance (1966), rappelle qu’« il est tentant, si le seul outil dont on dispose est un marteau, de traiter tout comme si c’était un clou ».
En psychologie, une méthode ne peut pas répondre à toutes les situations. Forts de plusieurs décennies de pratique et de formations complémentaires, nous mobilisons de nombreux outils, choisis avec discernement, afin d’identifier rapidement les leviers les plus efficaces. Nous proposons ainsi un accompagnement aussi bref qu’efficace, tout en sachant accompagner aussi bien les suivis prolongés que le besoin d’un espace de parole régulier.