Délires et voix
Se sentir surveillé ou visé, croire que des signes vous sont adressés, entendre des voix qui commentent ou ordonnent, avoir l’impression que ses pensées sont lues ou imposées.
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Une maladie fréquente, mal connue, entourée de peurs et de clichés. Une maladie qui commence souvent chez le jeune adulte, bouleverse une famille entière, et qui pourtant se soigne : beaucoup de personnes se rétablissent et mènent une vie choisie. Ce guide réunit, en 24 pages, tout ce qu’il faut savoir pour comprendre, repérer les signes, connaître les soins et les droits, et trouver sa place dans l’accompagnement, que vous soyez concerné, proche ou simplement curieux.
La schizophrénie est un trouble psychique sévère qui modifie la manière de percevoir la réalité, de penser, de ressentir et d’entrer en relation. Elle associe, à des degrés très variables, des symptômes positifs (idées délirantes, hallucinations, le plus souvent des voix), des symptômes négatifs (perte d’élan, de plaisir, retrait), une désorganisation de la pensée et du comportement, et des troubles cognitifs (attention, mémoire, planification). On parle aujourd’hui volontiers des schizophrénies, au pluriel, tant les formes sont diverses.
Elle touche environ une personne sur cent, hommes et femmes, dans toutes les cultures. Elle débute le plus souvent entre 15 et 25 ans, après une période de changements discrets. Elle naît de la rencontre entre une vulnérabilité, en partie génétique et liée au développement du cerveau, et des facteurs de vie, dont le cannabis, les traumatismes et le stress. Elle n’est ni une double personnalité, ni la faute des parents, ni une condamnation.
Pour la définition détaillée et les chiffres, lisez qu’est-ce que la schizophrénie ?. Pour les symptômes un à un, la page symptômes.
Les expériences psychotiques se situent sur un continuum avec des expériences que tout le monde connaît. Faites glisser le curseur pour comprendre où commence la maladie. Ces repères sont pédagogiques : ils ne servent pas à se classer.
Se sentir surveillé ou visé, croire que des signes vous sont adressés, entendre des voix qui commentent ou ordonnent, avoir l’impression que ses pensées sont lues ou imposées.
Moins d’envie, moins de plaisir, moins de paroles, moins d’émotions exprimées, isolement. Ce n’est pas de la paresse.
Un discours difficile à suivre, des comportements étranges, des émotions en décalage.
Des difficultés d’attention, de mémoire de travail, d’organisation, souvent présentes avant le premier épisode.
Les signes précoces, chez l’adolescent et le jeune adulte, sont détaillés dans les premiers signes. Ce qui peut ressembler à une schizophrénie (trouble bipolaire, trauma, autisme, drogues) est expliqué dans le diagnostic différentiel.
Tout est détaillé dans traitements et soins et dossier MDPH et droits.
Le Cabinet Bouche & Chmura réunit une psychologue clinicienne spécialisée en neuropsychologie et un clinicien psychothérapeute et psychanalyste, tous deux formés à l’hôpital. Bilans neuropsychologiques et psychologiques, remédiation cognitive, TCC, EMDR, approche analytique, thérapies familiales et de couple, thérapie du travail, écrits pour les dossiers MDPH : ces outils se combinent selon chaque personne, en lien avec son psychiatre. Consultations 365 jours par an, à Colombes, aux Pavillons-sous-Bois, en Ardèche ou en téléconsultation.
Découvrir l’accompagnement en détail · Pourquoi être accompagné
Vingt-trois pages, regroupées en cinq familles. Chacune comporte des questionnaires ou des jeux interactifs, des paragraphes à déplier et des réponses aux questions les plus fréquentes.
Trois questions pour vous proposer les pages les plus utiles dans votre situation.
Idée reçue 1
C’est le trouble dissociatif de l’identité, une autre maladie. Les 24 idées reçues.
Idée reçue 2
Elles sont bien plus souvent victimes qu’auteurs de violences.
Idée reçue 3
Environ un tiers des personnes atteint une rémission durable, et beaucoup d’autres vivent bien. Le rétablissement.
Tapez un mot pour filtrer les questions.
Un trouble psychique sévère qui modifie la perception de la réalité, la pensée, les émotions et les relations, avec des symptômes positifs (délires, voix), négatifs (retrait, perte d’élan), une désorganisation et des troubles cognitifs. Elle concerne environ une personne sur cent et se soigne.
Le plus souvent, un repli sur soi, une baisse des résultats, des troubles du sommeil, une méfiance nouvelle, des idées étranges et l’impression que le monde change, chez un adolescent ou un jeune adulte. C’est leur association et leur durée qui doivent alerter.
Les gènes jouent un rôle important, mais la maladie n’est pas transmise de façon simple. Avec un parent atteint, le risque est d’environ 10 à 13 % au cours de la vie : neuf enfants sur dix ne développeront pas la maladie.
Chez une personne vulnérable, il peut la déclencher, l’avancer de plusieurs années et aggraver son évolution, surtout en cas de consommation précoce, quotidienne et de produits fortement dosés.
Non. Entre 5 et 15 % des personnes entendent des voix un jour sans être malades, et les voix se rencontrent aussi dans le trauma, la dissociation, le trouble bipolaire ou le deuil.
On parle de rémission et de rétablissement. Selon l’Inserm, environ un tiers des personnes atteint une rémission durable avec un traitement associé à un accompagnement psychosocial, et beaucoup d’autres mènent une vie satisfaisante.
Un traitement antipsychotique, des psychothérapies (TCC, approche analytique, EMDR pour les traumatismes), la remédiation cognitive, la réhabilitation psychosociale, la psychoéducation des proches et un suivi de la santé physique.
Oui. Beaucoup travaillent, en milieu ordinaire ou adapté. L’emploi accompagné, la RQTH et les aménagements de poste facilitent l’accès et le maintien dans l’emploi.
En s’informant, en écoutant sans contredire le délire, en reconnaissant ses émotions, en trouvant des objectifs communs, en préparant un plan de crise, et en se faisant aider soi-même, notamment par les programmes pour les familles.
Elle relève de l’ALD n° 23, avec une prise en charge à 100 % des soins liés à la maladie. Selon son retentissement, la MDPH peut accorder l’AAH, la RQTH, la PCH, une carte mobilité inclusion ou une orientation vers un service d’accompagnement.
Dans le trouble bipolaire, l’humeur alterne entre phases hautes et basses, et les éventuels symptômes psychotiques surviennent pendant ces épisodes. Dans la schizophrénie, les symptômes psychotiques persistent en dehors des troubles de l’humeur, avec souvent des symptômes négatifs et cognitifs.
Oui, en complément du suivi psychiatrique : bilans, psychothérapie, remédiation cognitive, soutien des proches. Le psychologue ne prescrit pas, et le diagnostic est posé par un psychiatre.
Ce guide a été rédigé par les cliniciens du cabinet à partir de sources institutionnelles, scientifiques et cliniques, reformulées pour être accessibles. Il ne remplace pas un avis médical. Les chiffres sont des ordres de grandeur, arrondis.
Une psychothérapie ne répond pas à l’urgence. Si vous êtes en danger, si vous entendez des voix qui vous ordonnent de vous faire du mal, si vous pensez au suicide ou si un proche vous inquiète gravement, appelez sans attendre :
Hors urgence, le centre médico-psychologique (CMP) de votre secteur reçoit sans avance de frais. Les proches peuvent joindre l’Unafam au 01 42 63 03 03. Voir aussi la page aider un proche.
Un premier rendez-vous permet de faire le point, d’entendre ce que vous vivez, vous ou votre proche, et de construire un accompagnement psychothérapeutique en lien avec le psychiatre ou le médecin qui suit la personne. Adolescents, adultes, couples et familles sont reçus au cabinet ou en téléconsultation, 365 jours par an.
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La « loi de l’instrument », formulée par en 1964 puis reprise par dans The Psychology of Science: A Reconnaissance (1966), rappelle qu’« il est tentant, si le seul outil dont on dispose est un marteau, de traiter tout comme si c’était un clou ».
En psychologie, une méthode ne peut pas répondre à toutes les situations. Forts de plusieurs décennies de pratique et de formations complémentaires, nous mobilisons de nombreux outils, choisis avec discernement, afin d’identifier rapidement les leviers les plus efficaces. Nous proposons ainsi un accompagnement aussi bref qu’efficace, tout en sachant accompagner aussi bien les suivis prolongés que le besoin d’un espace de parole régulier.