Un professionnel reconnu
Psychologue diplômé ou psychiatre, ou titulaire du titre de psychothérapeute, qui est réglementé en France.
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Le psychiatre prescrit, ajuste, surveille. C’est indispensable. Mais une consultation de suivi dure souvent vingt minutes, tous les mois ou tous les trimestres. Entre les deux, il y a la vie : les voix du soir, la honte, les conflits familiaux, le travail à reprendre, le sens à retrouver. Un accompagnement psychothérapeutique régulier, coordonné avec le psychiatre, occupe cet espace. Voici pourquoi il compte, et comment bien le choisir.
| Le psychiatre | Le psychologue ou psychothérapeute | |
|---|---|---|
| Formation | Médecin spécialiste | Psychologue (master), formé à une ou plusieurs psychothérapies |
| Rôle principal | Diagnostic, prescription, surveillance du traitement, hospitalisation si besoin | Évaluation psychologique, bilans, psychothérapie, soutien des proches |
| Rythme habituel | Consultations espacées, souvent courtes | Séances régulières de 45 à 80 minutes |
| Ce qu’on y travaille | Les symptômes, les effets du traitement, la sécurité | Le vécu, les stratégies, l’histoire, les relations, les projets |
| Prescription | Oui | Non |
Ces deux rôles ne se concurrencent pas : ils se complètent. Le psychothérapeute ne remplace jamais le suivi psychiatrique dans la schizophrénie. Le meilleur scénario est celui où les deux se parlent, avec l’accord de la personne.
Les études confirment l’importance de ces dimensions : la qualité de l’alliance thérapeutique est associée à une meilleure évolution, toutes approches confondues. Les psychothérapies spécifiques et la psychoéducation des familles ont fait la preuve de leur intérêt, comme expliqué dans les pages TCC, psychanalyse et EMDR.
Quelques questions pour vous aider à décider. Elles concernent la personne concernée ; un proche peut aussi y répondre pour lui-même en adaptant.
Tous les psychothérapeutes ne sont pas formés à la clinique des psychoses. Quelques critères aident à choisir :
Psychologue diplômé ou psychiatre, ou titulaire du titre de psychothérapeute, qui est réglementé en France.
Une expérience à l’hôpital, en CMP ou en institution est un vrai plus pour comprendre la maladie et ses soins.
Une approche intégrative, qui combine selon les besoins TCC, approche analytique, thérapie du trauma, travail avec les familles, s’adapte mieux à chaque moment.
Un thérapeute qui accepte, avec votre accord, de travailler avec votre psychiatre et votre médecin traitant.
Un thérapeute qui fait superviser sa pratique, comme le recommandent toutes les écoles sérieuses.
Durée, fréquence, confidentialité, conduite à tenir en cas de crise : tout est dit dès le départ.
Fuyez toute personne qui vous conseille d’arrêter votre traitement, qui promet une guérison rapide, qui vous coupe de vos proches ou de vos soignants, ou qui propose des pratiques sans fondement. Ce sont des signaux d’alerte.
Avant de vous engager, vous pouvez poser ces questions. Le résultat indique si vous avez les informations nécessaires pour choisir sereinement.
En phase aiguë, la priorité est aux soins médicaux. Mais dès que l’état se stabilise, une psychothérapie adaptée est possible, y compris quand des symptômes persistent. Le rythme et les objectifs s’adaptent.
On ne force rien. Certaines approches partent du présent et des difficultés concrètes, sans revenir sur le passé. D’autres le font, quand la personne le souhaite et qu’elle est prête.
Le suivi psychiatrique est indispensable, mais il n’a pas la même fonction. Beaucoup de personnes découvrent qu’un espace de parole régulier change leur manière de vivre avec la maladie.
Elle est fortement recommandée en complément du traitement médicamenteux. Les psychothérapies adaptées aident à faire face aux symptômes, à prévenir les rechutes, à soigner la souffrance associée, et à reconstruire des projets. Les familles aussi en bénéficient.
Les TCC et la remédiation cognitive ont le meilleur niveau de preuve, la psychoéducation des familles réduit les rechutes, l’EMDR soigne les traumatismes associés, et l’approche analytique aide à donner du sens. Une approche intégrative les combine selon les besoins.
Non, ce n’est pas recommandé. La schizophrénie nécessite un suivi médical. Le psychologue travaille en complément, idéalement en lien avec le psychiatre.
Oui. Il peut consulter pour lui-même, pour être conseillé et soutenu, même si la personne malade refuse les soins.
Un premier rendez-vous permet de faire le point, d’entendre ce que vous vivez, vous ou votre proche, et de construire un accompagnement psychothérapeutique en lien avec le psychiatre ou le médecin qui suit la personne. Adolescents, adultes, couples et familles sont reçus au cabinet ou en téléconsultation.
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La « loi de l’instrument », formulée par en 1964 puis reprise par dans The Psychology of Science: A Reconnaissance (1966), rappelle qu’« il est tentant, si le seul outil dont on dispose est un marteau, de traiter tout comme si c’était un clou ».
En psychologie, une méthode ne peut pas répondre à toutes les situations. Forts de plusieurs décennies de pratique et de formations complémentaires, nous mobilisons de nombreux outils, choisis avec discernement, afin d’identifier rapidement les leviers les plus efficaces. Nous proposons ainsi un accompagnement aussi bref qu’efficace, tout en sachant accompagner aussi bien les suivis prolongés que le besoin d’un espace de parole régulier.