Passage à la retraite : un deuil, une naissance, et tout ce qui se joue entre les deux
Le premier lundi, beaucoup se réveillent à l’heure habituelle, sans réveil, le corps encore réglé sur un rythme qui n’a plus lieu d’être. C’est souvent la première surprise d’une longue série. La retraite arrive avec un pot de départ, des cadeaux, des félicitations ; elle arrive moins souvent avec une explication sur ce qu’elle va remuer. Cette page tente de combler ce manque : ce que le travail donnait sans qu’on s’en aperçoive, ce qui se perd et ce qui peut naître, les saisons de la première année, le temps libre qui inquiète, et le couple qui se retrouve chaque midi à la même table.
Retraite : un mot qui contient déjà l’ambivalence
Le mot vaut qu’on s’y arrête. « Retraite » vient de « se retirer ». On bat en retraite quand on recule devant l’ennemi ; on fait retraite quand on s’isole quelques jours dans un monastère pour se retrouver. Le même mot désigne une défaite et un recueillement, un repli et un ressourcement. Nous trouvons que cette double face dit très bien ce que vivent la plupart des personnes que nous recevons à ce moment-là : un mélange de soulagement et de perte, d’impatience et d’appréhension, qu’elles n’osent pas toujours avouer.
Il faut dire que le discours ambiant ne les aide pas. On félicite le nouveau retraité, on l’envie, on lui demande ses projets de voyage. Il y a peu de place pour dire : « Je suis content, et je suis perdu. » Pourtant les deux sont vrais, et souvent le même jour. Reconnaître cette ambivalence, c’est déjà s’autoriser à la vivre sans honte.
Montaigne en a fait l’expérience bien avant nous. À trente-huit ans, il se retire dans sa tour pour vivre enfin au calme, parmi ses livres. Il raconte dans le chapitre « De l’oisiveté » ce qui se produit alors : son esprit, libéré de ses charges, loin de se reposer, s’emballe comme un cheval échappé et lui fait naître « tant de chimères et monstres fantasques » qu’il décide de les mettre par écrit. Les Essais sont nés, en partie, d’un temps libre qui inquiétait.
- Une retraite désirée peut aussi faire vaciller : ce n’est pas un signe d’échec, c’est la marque d’un vrai passage.
- Le travail apportait bien plus qu’un salaire : un rythme, des liens, une utilité, une identité. C’est souvent leur absence qui pèse, plus que celle du travail lui-même.
- La première année traverse souvent plusieurs climats, de l’euphorie à la désillusion, avant qu’un rythme propre ne s’installe.
- Une tristesse qui s’installe, un repli ou un verre qui devient quotidien méritent d’être pris au sérieux, sans attendre que « ça passe ».
Ce que le travail donnait sans le dire
Erik Erikson rapporte qu’on avait demandé un jour à Freud ce qu’une personne devrait être capable de bien faire. Freud aurait répondu par deux mots : « aimer et travailler ». La formule est célèbre ; on oublie seulement de se demander ce que devient la moitié de la formule le jour où l’on cesse de travailler.
Dans les années 1930, la psychologue sociale Marie Jahoda a étudié avec ses collègues un village autrichien, Marienthal, dont l’usine avait fermé. Elle en a tiré, des années plus tard, une idée devenue classique : au-delà du salaire, l’emploi remplit des fonctions « latentes », que l’on ne remarque pas tant qu’elles sont là. Elle en décrivait cinq. Ce sont exactement celles que la retraite emporte avec elle, et c’est pourquoi un retraité à l’abri du besoin peut pourtant se sentir démuni. Retournez les cartes : au dos, ce que leur disparition fait vivre, et ce qui peut prendre le relais.
Les recherches menées depuis ont surtout montré une chose : ce n’est pas l’arrêt du travail en soi qui fragilise, c’est la perte simultanée de ces cinq fonctions sans relais. Les personnes qui en retrouvent deux ou trois, sous une forme ou une autre, traversent en général le passage beaucoup plus sereinement.
Le versant deuil : ce qui s’arrête
Le mot « deuil » surprend quand on l’applique à la retraite, surtout à une retraite attendue. Il est pourtant juste, au sens où Freud l’entendait : le travail psychique par lequel on se détache peu à peu de ce que l’on a investi et qui n’est plus. On n’investit pas seulement des personnes. On investit un lieu, une équipe, un savoir-faire, une façon d’être regardé, une version de soi-même.
Ce qui se perd varie beaucoup d’une personne à l’autre, et c’est souvent là que le dialogue avec un clinicien est éclairant : on croit regretter le travail, on découvre que c’est autre chose qui manque. Le compagnonnage d’un atelier. Le sentiment d’être compétent, que personne ne remettait en cause. L’autorité, pour ceux qui dirigeaient. La possibilité d’échapper à la maison huit heures par jour, pour certains, et ce n’est pas le moins important. Parfois, plus douloureusement, les projets qu’on n’aura pas menés, la promotion qui n’est jamais venue, le sentiment d’une carrière inachevée.
Le deuil est plus lourd encore quand la retraite n’a pas été choisie : un départ anticipé après un licenciement, une mise en invalidité, une fin de carrière marquée par un burn-out ou par un conflit. On ne quitte pas alors un travail, on en est chassé, et la blessure se mêle au passage. Dans ces cas-là, ce qui s’est passé dans les dernières années mérite souvent d’être travaillé pour lui-même. Voir le dossier burn-out.
On ne quitte pas seulement un poste. On quitte la personne que l’on était quand on l’occupait.
Comme dans tout deuil, il n’y a pas de bonne vitesse. Certains se détachent en quelques semaines, d’autres continuent des mois à lire leurs anciens courriels ou à passer devant l’entreprise. Ce n’est pas grave tant que le mouvement va dans le sens du détachement. Quand la retraite coïncide avec d’autres pertes (un parent qui meurt, un enfant qui part loin, une santé qui flanche), le poids s’additionne ; la page pertes successives et solitude en parle plus longuement.
Le versant naissance : ce qui peut commencer
L’autre face est tout aussi réelle. La retraite libère un temps que la vie adulte avait presque entièrement confisqué. Des désirs mis de côté depuis l’adolescence refont surface : le piano abandonné à quinze ans, l’envie d’écrire, de jardiner pour de bon, de reprendre des études, de s’engager. Anna Mary Robertson Moses, que les Américains appellent « Grandma Moses », a commencé à peindre sérieusement à près de quatre-vingts ans, quand l’arthrite l’a empêchée de broder ; ses toiles ont fini dans les musées.
Nous voyons aussi naître des choses moins spectaculaires et tout aussi précieuses : une disponibilité nouvelle pour les petits-enfants, une amitié qui s’approfondit, une curiosité pour sa propre histoire, l’envie de comprendre enfin pourquoi l’on a vécu certaines choses ainsi. Il n’est pas rare que l’on pousse pour la première fois la porte d’un psychothérapeute à ce moment-là, non parce qu’on va mal, mais parce qu’on a enfin le temps de se poser des questions repoussées depuis trente ans.
Une naissance n’est pas une obligation
Le discours du « bien vieillir actif » peut devenir une injonction de plus : il faudrait être occupé, utile, épanoui, sportif. Certains ont simplement besoin de se reposer longtemps après une vie de travail physique ou épuisant. Ce repos est légitime ; il ne devient un problème que s’il glisse vers le repli.
Elle prend du temps
On ne décrète pas un désir. Personne ne trouve sa « nouvelle vie » en dressant une liste le premier mois. Il faut souvent traverser un temps d’essais, d’abandons et de flottement avant que quelque chose prenne vraiment. Les envies qui durent sont rarement celles que l’on avait prévues.
Les saisons de la première année, et des suivantes
Le gérontologue américain Robert Atchley a décrit, dans les années 1970, les phases que traversent souvent les retraités. Il insistait lui-même sur un point : tout le monde ne les traverse pas, l’ordre varie, et certaines personnes en sautent une ou y reviennent. Elles restent un bon repère pour comprendre que l’humeur d’un mois n’est pas celle de toute la retraite. Faites glisser le curseur.
Ce qui nous paraît le plus utile dans cette description, c’est le « désenchantement ». Il est fréquent, il arrive souvent quand on ne l’attend plus, et il est très mal vécu parce qu’on se sent coupable de ne pas profiter d’une chance que tant d’autres envient. Savoir qu’il a un nom, qu’il est connu et qu’il précède souvent une réorientation change beaucoup la façon de le traverser.
Le temps libre qui inquiète : deux pièges opposés
Face à un agenda vide, deux réactions dominent, et elles sont symétriques. La première consiste à le remplir au plus vite : trois clubs, deux cours, la garde des petits-enfants quatre jours sur sept, un voyage par mois. On ne laisse aucun trou, de peur de ce qui pourrait remonter dans le silence. La seconde consiste à laisser faire : les journées se diluent, le lever recule, la télévision s’allume plus tôt, et l’on finit par ne plus avoir envie de sortir. Le premier piège épuise, le second éteint. Les deux évitent la même question : qu’est-ce que je veux, moi, de ce temps-là ?
Ce petit questionnaire vous aide à repérer la tendance qui se dessine chez vous. Quiz pédagogique, ni test validé ni diagnostic ; rien n’est enregistré. Il n’y a pas de bon ou de mauvais profil, seulement des pentes à connaître.
À deux, tous les jours : le couple qui se retrouve
Une boutade circule depuis longtemps parmi les épouses de jeunes retraités : « Je l’ai épousé pour le meilleur et pour le pire, mais pas pour le déjeuner. » Elle fait rire parce qu’elle touche juste. Pendant trente ou quarante ans, le couple s’est organisé autour de deux absences quotidiennes. Chacun avait son territoire, ses horaires, ses amis, ses silences. La retraite, surtout quand elle est simultanée, supprime ces respirations d’un coup.
Il faut alors renégocier des choses qui paraissent dérisoires et ne le sont pas : qui décide du menu, à qui appartient la cuisine, à quelle heure on allume la radio, si l’on a le droit de partir seul une journée sans se justifier. Derrière ces querelles de cuisine se jouent des questions plus profondes : la place de chacun, la dépendance, la peur de se retrouver face à face avec quelqu’un qu’on connaît trop, ou plus assez.
Le décalage. Celui qui part le premier découvre la maison en semaine, ses bruits, ses rythmes, et attend parfois beaucoup trop du retour de l’autre le soir. Celui qui travaille encore se sent responsable de l’humeur du premier, ou envié, ou jugé. Les rôles domestiques se réorganisent, souvent sans qu’on en parle. Mettre des mots sur ce décalage évite qu’il ne se transforme en reproches.
Le face-à-face. Partir ensemble est un projet ; vivre ensemble toute la journée en est un autre. Ce qui aide : garder chacun des activités et des amitiés propres, s’accorder des journées séparées sans y voir un désamour, et parler franchement de ce que chacun attend de ce temps commun. Les couples qui allaient bien se redécouvrent souvent avec plaisir ; ceux que le travail tenait à distance découvrent parfois une distance plus ancienne.
La solitude choisie ou subie. Pour une personne qui vit seule, le travail était parfois le principal lieu de vie sociale. La retraite peut alors ouvrir sur une liberté appréciée, ou sur un isolement qui s’installe sans bruit. Il est utile d’y penser tôt, avant que les liens professionnels ne se soient dissous. Voir pertes et solitude après 60 ans.
Pour ce qui touche à l’intimité et au désir dans ce nouveau quotidien, voir couple et sexualité après 60 ans. Quand les tensions s’enkystent, quelques séances de couple (80 minutes chacune) permettent souvent de faire circuler à nouveau des mots là où ne restaient que des agacements ; la page couple présente ce travail.
Exemple fictif : Odile, 61 ans, « si je ne sers pas, je ne sers à rien »
Exemple fictif
Exemple fictif : Odile a été infirmière de nuit pendant près de trente ans. Elle est à la retraite depuis trois mois. Elle se réveille encore vers trois heures, l’heure de sa tournée. Son mari travaille toujours. Elle a pris en charge toute la maison, les courses de sa mère, et garde ses petits-enfants quatre jours par semaine. Elle est épuisée et irritable, et quand sa fille lui suggère de lever le pied, elle répond : « Si je ne sers pas, je ne sers à rien. »
Quelle piste vous semble la plus juste ?
Odile illustre un profil fréquent chez celles et ceux qui ont exercé des métiers du soin ou de l’aide : la retraite ne supprime pas le besoin d’être utile, elle le déplace vers la famille, où personne ne le limite. La page grands-parents, enfants aidants parle de ces équilibres entre générations, et la page estime de soi de ce qui se joue quand la valeur de soi dépend de ce que l’on fait pour les autres.
Se préparer au passage, sans tout planifier
On prépare minutieusement sa retraite sur le plan administratif, et presque jamais sur le plan psychique. Voici ce que nous suggérons volontiers dans l’année qui précède, ou dans les premiers mois si le départ a déjà eu lieu. Rien de tout cela n’est obligatoire ; ce sont des invitations.
- Faire l’inventaire de ce que l’on quitte. Pas le métier en général, mais ses ingrédients : la pause de dix heures, la camaraderie de l’équipe, le plaisir d’un geste bien fait, le prestige, l’échappée hors de la maison. On saura ainsi ce qu’il faudra remplacer, et ce dont on sera content d’être délivré.
- Marquer la fin. Un pot, une lettre aux collègues, un dernier tour des lieux, un objet que l’on garde. Ce qui n’est pas marqué a tendance à traîner.
- Garder un ou deux fils. Une personne à revoir, une compétence à transmettre, une activité qui assure une continuité entre l’avant et l’après.
- Prévoir du vide. Ne pas tout programmer dès le premier mois. Laisser venir ce qui a envie de venir, quitte à s’ennuyer un peu. L’ennui est souvent l’antichambre du désir.
- Parler du quotidien à deux. Avant le départ, dire à son conjoint ce que l’on imagine, ce que l’on redoute, ce que l’on aimerait garder pour soi.
- Se donner rendez-vous. Choisir une date, six mois plus tard, pour faire le point honnêtement : qu’est-ce qui me fait du bien, qu’est-ce qui me pèse, qu’est-ce que je veux changer ?
Un exercice simple, que beaucoup trouvent révélateur : écrire en trois colonnes ce que je laisse avec soulagement, ce que je laisse avec regret, et ce que j’emporte. La troisième colonne est souvent plus longue qu’on ne le pensait.
Quand le passage coince
Le désenchantement des premiers mois est fréquent et finit en général par se dissiper. D’autres signes indiquent que le passage s’enlise et qu’il serait utile d’en parler :
- une tristesse, un vide ou une irritabilité qui s’aggravent au fil des semaines au lieu de s’alléger ;
- un lever qui recule, des journées passées devant un écran, l’envie de sortir qui disparaît ;
- l’apéritif qui avance d’une heure, puis de deux, ou un somnifère qui devient quotidien ;
- des disputes de couple qui s’installent et ne se dénouent plus ;
- l’impression d’être devenu inutile, qui envahit la pensée ;
- des souvenirs pénibles de la fin de carrière (un conflit, un harcèlement, un licenciement) qui reviennent sans cesse ;
- des pensées de mort, ou l’idée que les autres se porteraient mieux sans vous.
En cas de danger immédiat, faites le 15 (SAMU). Prenez un rendez-vous au cabinet en téléconsultation le plus rapidement possible. Si Doctolib ne permet pas un rendez-vous immédiat, envoyez des textos WhatsApp ou/et SMS aux cliniciens du cabinet.
Ces signes peuvent annoncer une dépression, plus fréquente qu’on ne le croit dans les années qui suivent le départ, et souvent cachée derrière la fatigue ou des douleurs : voir dépression et anxiété après 60 ans et la dépression de la personne âgée. Pour les passages de vie en général, et pourquoi une étape même heureuse peut ébranler, voir passages de vie.
Au cabinet : faire du passage un vrai passage
On peut venir nous voir avant le départ, quand l’échéance inquiète, ou des mois après, quand le désenchantement dure. La première rencontre n’oblige à rien ; elle aide à démêler ce qui se joue : un deuil du métier, une blessure de fin de carrière, un couple qui grince, une humeur qui s’affaisse, une question de sens qui se pose enfin.
L’écoute analytique, celle qui puise chez plusieurs grands psychanalystes, est particulièrement à sa place à ce moment de la vie. Elle aide à entendre ce que l’on perdait vraiment en quittant son travail, à repérer les désirs laissés en friche, et à aborder ce que Jung appelait le tournant de la vie. L’EMDR est indiquée quand la fin de carrière a laissé une trace traumatique (un harcèlement, une humiliation, un licenciement brutal, un burn-out) ; un bilan psycho-traumatique aide parfois à préparer ce travail. Les outils des TCC, enfin, permettent de reconstruire un rythme, à régler un sommeil désorganisé et à remettre en route des activités qui font du bien.
Des séances individuelles à votre rythme, sur place (nos trois adresses sont à Colombes, Pavillons-sous-Bois et en Ardèche) ou par écran interposé. Pour le couple, des séances de 80 minutes quand le face-à-face devient difficile, avec la neutralité qu’exige ce travail. Un bilan psychologique, possible en téléconsultation, quand il aide à y voir clair, suivi d’un compte rendu écrit. Et, si des oublis vous inquiètent dans cette période, une évaluation cognitive par la neuropsychologue, au cabinet. Voir notre façon d’accompagner.
Questions fréquentes sur le passage à la retraite
Pourquoi déprime-t-on à la retraite alors qu’on l’attendait ?
Parce que le travail apportait bien plus qu’un salaire : une structure du temps, des contacts, le sentiment d’être utile, une identité et une activité régulière. Quand tout cela disparaît en même temps, sans relais, on peut se sentir vide même si l’on désirait ce départ. Ce malaise est fréquent ; s’il s’aggrave au lieu de s’alléger, il mérite d’être parlé.
Combien de temps faut-il pour s’adapter à la retraite ?
Il n’y a pas de durée type. Beaucoup de personnes traversent une période d’euphorie, puis un désenchantement, avant de trouver un rythme propre ; d’autres s’installent tout de suite, d’autres encore mettent plusieurs années. L’important est la direction : un malaise qui s’atténue fait partie du passage, un malaise qui s’alourdit demande de l’aide.
Comment se préparer psychologiquement à la retraite ?
En faisant l’inventaire de ce que le travail vous apportait concrètement, en marquant la fin, en gardant un ou deux fils avec votre ancienne vie, en évitant de tout programmer dès le premier mois, et en parlant avec votre conjoint de ce que chacun attend du quotidien partagé. Se fixer un point d’étape six mois après aide à ajuster.
Retraite et couple : comment éviter les tensions ?
En renégociant explicitement ce qui fonctionnait sans mots quand chacun travaillait : les territoires, les horaires, les tâches, le temps passé ensemble et séparément. Garder chacun des activités et des amitiés propres protège le couple. Si les disputes s’installent, quelques séances de couple, de 80 minutes chacune, aident à renouer le dialogue.
Quand consulter pour une retraite qui se passe mal ?
Quand la tristesse, le vide ou l’irritabilité durent et s’aggravent, quand on se replie, quand l’alcool ou les somnifères prennent une place nouvelle, quand la fin de carrière a laissé une blessure qui revient sans cesse, ou quand des pensées de mort apparaissent. On peut aussi consulter sans aller mal, simplement pour penser ce passage.
Pour aller plus loin
Quitter un rôle, garder sa place
Votre départ approche et vous inquiète, ou bien la retraite a pris un tour que vous n’aviez pas prévu ? Venez en parler, seul ou en couple. Rien ne vous engage au-delà de ce premier rendez-vous, au cabinet ou par écran, et il suffit souvent à remettre un peu d’ordre dans ce qui se passe.
Prendre rendez-vous Notre façon d’accompagner Le dossier vieillissement