Plus de rechutes
L’Assurance maladie indique que l’alcool, le tabac et les drogues favorisent les épisodes bipolaires, et que la dépendance augmente le risque de rechute.
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Boire pour se calmer, fumer pour dormir, consommer pour oublier une dépression : chez les personnes bipolaires, les consommations sont fréquentes, et l’on parle parfois d’automédication. Elles aggravent pourtant presque toujours la maladie. Mieux comprendre ce cercle aide à en sortir.
Psycom souligne que les troubles bipolaires sont fortement associés aux comportements addictifs. Une revue publiée en 2021 dans Frontiers in Psychiatry rassemble les chiffres disponibles, qui varient selon les études et les pays.
Les troubles liés aux substances seraient de 25 à 50 % plus fréquents dans le type I que dans le type II, selon la même revue. Le lien fonctionne dans les deux sens : les personnes ayant un trouble lié à l’alcool auraient environ quatre fois plus de risque de présenter un trouble bipolaire.
L’Assurance maladie indique que l’alcool, le tabac et les drogues favorisent les épisodes bipolaires, et que la dépendance augmente le risque de rechute.
La revue de 2021 associe l’alcool à un début plus précoce, des épisodes plus longs à guérir, des changements d’humeur plus fréquents, des cycles rapides, des états mixtes et des dépressions plus sévères.
Les consommations sont décrites comme le principal facteur de mauvaise observance, et elles réduiraient la réponse au lithium.
Dans une étude brésilienne citée par la revue, 68 % des patients bipolaires ayant un trouble lié à l’alcool avaient fait au moins une tentative de suicide, contre 35 % des autres.
La Fondation FondaMental rappelle qu’une consommation quotidienne d’alcool, de café ou de tabac, même faible, dégrade le sommeil. Or le sommeil est l’un des piliers de la stabilité de l’humeur. Les consommations du soir, présentées comme une aide pour dormir, peuvent ainsi fragiliser l’équilibre qu’elles prétendent protéger. Voir sommeil et rythmes.
La cocaïne, les amphétamines et d’autres stimulants, l’alcool ou un sevrage peuvent provoquer un état qui ressemble à une manie. La HAS rappelle que les substances peuvent être un diagnostic différentiel ou une comorbidité : le médecin doit faire la part des choses, ce qui demande parfois du temps.
Sortir de ce cercle ne passe pas seulement par la volonté. Cela demande souvent de soigner en même temps l’humeur et la consommation, avec le médecin, et parfois une équipe spécialisée en addictologie. L’Assurance maladie rappelle qu’une aide au sevrage peut être demandée.
Six questions rédigées pour ce guide, pour réfléchir à la place des consommations dans votre équilibre. Ce n’est pas un test de dépendance.
Les raisons ne sont pas entièrement établies, et le lien fonctionne dans les deux sens : les troubles liés à l’alcool sont plus fréquents chez les personnes bipolaires, et le trouble bipolaire est plus fréquent chez les personnes ayant un trouble lié à l’alcool. Les sources s’accordent sur un point : les consommations aggravent l’évolution de la maladie.
Les sources citent le cannabis parmi les substances qui favorisent les épisodes et recommandent de limiter les substances psychotropes. Un sommeil réparateur et régulier se travaille plutôt avec le médecin et des habitudes adaptées.
C’est une question à poser au médecin qui prescrit, car les interactions dépendent du traitement. De façon générale, Psycom et l’Assurance maladie recommandent de limiter l’alcool, qui favorise les épisodes et les rechutes.
Une psychothérapie ne répond pas à l’urgence. Si vous êtes en danger, si vous pensez au suicide ou si un proche vous inquiète gravement, appelez sans attendre :
Toutes les ressources utiles sont réunies dans la page urgences et numéros utiles.
Un premier rendez-vous permet de faire le point, d’entendre ce que vous vivez et de réfléchir ensemble à l’accompagnement le plus adapté, en lien avec le psychiatre ou le médecin qui vous suit. Les adolescents, les adultes, les couples et les familles sont reçus, au cabinet ou en téléconsultation.
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