Le lithium
Le régulateur de référence, souvent proposé en premier. Son taux dans le sang, la thyroïde, les reins et le cœur sont surveillés régulièrement, car une surdose peut être grave et certaines associations médicamenteuses sont à éviter.
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Le trouble bipolaire se soigne, mais rarement avec une seule solution. Le traitement associe le plus souvent un médicament régulateur de l’humeur, prescrit et suivi par un médecin, un accompagnement psychologique et une hygiène de vie protectrice. Cette page aide à comprendre ce que chaque élément apporte. Elle ne remplace pas les explications de votre médecin.
Les informations qui suivent sont générales. Elles ne permettent pas de choisir, de doser, de modifier ou d’arrêter un médicament. L’Assurance maladie rappelle qu’un traitement régulateur de l’humeur ne s’interrompt jamais brutalement sans avis médical. Si un effet indésirable vous gêne, ou si vous avez un doute, parlez-en à votre médecin ou à votre psychiatre : un ajustement est souvent possible.
Aussi appelés thymorégulateurs, stabilisateurs ou normothymiques, ces médicaments atténuent les épisodes et réduisent le risque de récidive. Selon l’Assurance maladie, ils sont généralement proposés à partir du troisième épisode, ou plus tôt si les premiers épisodes ont eu des conséquences importantes. Leur effet met souvent plusieurs semaines à apparaître, et il faut parfois essayer plusieurs médicaments avant de trouver le mieux adapté.
Le régulateur de référence, souvent proposé en premier. Son taux dans le sang, la thyroïde, les reins et le cœur sont surveillés régulièrement, car une surdose peut être grave et certaines associations médicamenteuses sont à éviter.
Utilisés pour leur effet stabilisateur : valproate et dérivés, carbamazépine, lamotrigine. Plusieurs exposent l’enfant à naître à des risques graves : une information spécifique et une contraception efficace sont prévues chez les femmes en âge d’avoir des enfants.
Utilisés pendant les épisodes maniaques, ou au long cours comme régulateurs, seuls ou associés. Leur surveillance porte notamment sur le poids et le métabolisme.
Ils peuvent être envisagés pendant un épisode dépressif, avec prudence, car ils risquent de provoquer un virage maniaque. L’Assurance maladie précise qu’ils sont alors toujours associés à un régulateur de l’humeur, et l’OMS qu’ils sont à éviter pendant un épisode maniaque. Ces décisions appartiennent au médecin.
Souvent très longtemps, parfois toute la vie. Après une rémission complète, l’OMS recommande en général un traitement d’entretien d’au moins six mois chez l’adulte. L’Assurance maladie indique qu’un arrêt ne s’envisage qu’après une humeur stabilisée depuis au moins deux ans, et toujours sous surveillance médicale stricte.
Les raisons sont nombreuses : effets indésirables comme la prise de poids, sentiment d’aller bien, nostalgie des phases hautes, difficulté à accepter le diagnostic. La Fondation FondaMental estime que 20 à 60 % des personnes rencontrent des difficultés d’observance. En parler sans honte avec son médecin, et en séance, permet souvent de trouver des solutions. Les protocoles EMDR pour le trouble bipolaire comprennent même un module consacré à l’adhésion au traitement.
La plupart des soins se font en consultation. Une hospitalisation peut être proposée en cas de risque suicidaire élevé, d’épisode maniaque avec mise en danger, d’agitation, d’isolement ou d’épuisement des proches. Elle se fait le plus souvent avec l’accord de la personne.
L’électroconvulsivothérapie, autrefois appelée électrochocs, est réalisée sous anesthésie générale. Elle est réservée à des indications précises, par exemple une dépression mélancolique résistante, des cycles très rapides, une manie sévère et prolongée ou une contre-indication aux médicaments comme pendant la grossesse, après une évaluation documentée des risques et des bénéfices.
Le traitement ne se résume pas aux médicaments. Psycom souligne que la psychothérapie améliore le vécu du trouble, aide à faire face à ses conséquences, à repérer tôt les rechutes et à surmonter les symptômes qui persistent. L’OMS recommande d’associer médicaments et interventions psychologiques.
Des programmes structurés, individuels ou en groupe, pour connaître la maladie, son traitement et ses signes d’alerte. Ils existent aussi pour les proches.
Des outils concrets pour s’observer, prévenir les rechutes et travailler les pensées. Bipolarité et TCC
Pour les traumatismes associés, chez une personne stabilisée. Bipolarité et EMDR
Pour comprendre ce que la maladie a bouleversé, dans l’histoire et les liens. Bipolarité et psychanalyse
L’Assurance maladie cite aussi la thérapie interpersonnelle et la thérapie familiale. Le choix dépend des conseils du psychiatre, des préférences de la personne et de l’offre disponible. D’autres accompagnements existent : réhabilitation psychosociale, remédiation cognitive dans certains centres experts, groupes d’entraide.
Le médecin traitant ou le psychiatre peut demander la reconnaissance du trouble bipolaire en affection de longue durée. Les soins et examens liés à la maladie sont alors pris en charge à 100 %, dans la limite des tarifs de l’Assurance maladie.
La Fondation FondaMental coordonne un réseau de centres experts répartis en France. Plus de 4 000 personnes y ont été évaluées et suivies, et la Fondation rapporte une diminution significative des hospitalisations au cours de ce suivi.
Il associe le plus souvent un médicament régulateur de l’humeur, prescrit et surveillé par un médecin, une psychothérapie et une psychoéducation, et une hygiène de vie qui protège le sommeil et limite l’alcool et les drogues.
Le lithium est le régulateur de référence. Il demande une surveillance régulière, notamment du taux sanguin, de la thyroïde, des reins et du cœur, car une surdose peut être grave. Avec ce suivi, il est utilisé depuis longtemps. Toute question à son sujet se pose au médecin prescripteur.
Selon l’Assurance maladie, un arrêt ne s’envisage qu’après au moins deux ans d’humeur stabilisée, et uniquement sous surveillance médicale stricte. Un arrêt brutal expose à une rechute.
Il peut être reconnu en affection de longue durée à la demande du médecin traitant ou du psychiatre. Les soins liés à la maladie sont alors pris en charge à 100 %, dans la limite des tarifs de l’Assurance maladie.
Une psychothérapie ne répond pas à l’urgence. Si vous êtes en danger, si vous pensez au suicide ou si un proche vous inquiète gravement, appelez sans attendre :
Toutes les ressources utiles sont réunies dans la page urgences et numéros utiles.
Un premier rendez-vous permet de faire le point, d’entendre ce que vous vivez et de réfléchir ensemble à l’accompagnement le plus adapté, en lien avec le psychiatre ou le médecin qui vous suit. Les adolescents, les adultes, les couples et les familles sont reçus, au cabinet ou en téléconsultation.
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La « loi de l’instrument », formulée par en 1964 puis reprise par dans The Psychology of Science: A Reconnaissance (1966), rappelle qu’« il est tentant, si le seul outil dont on dispose est un marteau, de traiter tout comme si c’était un clou ».
En psychologie, une méthode ne peut pas répondre à toutes les situations. Forts de plusieurs décennies de pratique et de formations complémentaires, nous mobilisons de nombreux outils, choisis avec discernement, afin d’identifier rapidement les leviers les plus efficaces. Nous proposons ainsi un accompagnement aussi bref qu’efficace, tout en sachant accompagner aussi bien les suivis prolongés que le besoin d’un espace de parole régulier.