PPRE, PAP, PPS, PAI, AESH, tiers-temps : derrière ces sigles se cachent des droits bien réels pour l’élève qui vit avec un trouble dys. Le PAP pour un enfant dys est souvent la première marche, la MDPH intervient quand il ne suffit plus, et les examens se préparent bien avant le jour J. Cette page démêle chaque dispositif, explique qui le demande, qui décide et à quel moment, puis vous propose un jeu pour vérifier que la carte est claire.
Mis à jour le 21 octobre 2026. Informations tirées de textes et de sites officiels français, sans valeur de conseil juridique individuel.
Trois niveaux de réponse, du coup de pouce pédagogique à la compensation du handicap.
Aménagements scolaires dys : s’y retrouver entre les plans
Avant d’entrer dans le détail, une image aide à s’orienter : celle de deux portes. Derrière l’une, l’école agit par elle-même, sans qu’aucun handicap ait besoin d’être reconnu. L’établissement peut alors mettre en place un PPRE, un PAP ou, si l’enfant a un problème de santé, un PAI, et tout se décide sur place avec la famille. Derrière l’autre, on entre dans la compensation du handicap : c’est le PPS, qui relève de la MDPH et de sa commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH). Aide humaine notifiée, orientation en ULIS, certaines allocations : tout cela passe par cette commission.
Pour la grande majorité des enfants qui présentent une dyslexie, une dyscalculie, une dyspraxie ou une dysphasie, la porte d’entrée la plus fréquente reste le PAP. Le PPS est envisagé lorsque les adaptations du PAP ne suffisent plus à rendre la scolarité possible. Si vous découvrez le sujet, la page les troubles dys présente d’abord chacun de ces troubles.
Les quatre plans en un coup d’œil
Plan
Pour quelle situation ?
Qui décide ?
Reconnaissance MDPH
PPRE
Compétences non maîtrisées, besoin d’un soutien ciblé et court
L’équipe pédagogique, souvent l’enseignant
Non
PAP
Difficultés scolaires installées, dues à un ou plusieurs troubles des apprentissages
Le directeur ou le chef d’établissement, après avis du médecin de l’Éducation nationale
Non
PAI
Problème de santé au long cours (allergie, asthme, diabète…)
Le directeur ou le chef d’établissement, avec le médecin scolaire
Non
PPS
Handicap reconnu demandant une compensation (aide humaine, matériel, orientation)
La CDAPH de la MDPH
Oui
À retenir
PAP et PPS ne se cumulent pas : c’est l’un ou l’autre.
Le PAP prend le relais du PPRE quand le trouble est durable.
Un PAI peut s’ajouter au PAP lorsque l’enfant souffre aussi d’une maladie chronique.
Le PPRE : le coup de pouce de l’école, en premier recours
Le programme personnalisé de réussite éducative est un soutien pédagogique ciblé, pensé pour un élève qui ne maîtrise pas encore certaines compétences. Nul besoin de diagnostic, de bilan ou de reconnaissance de handicap pour en bénéficier. L’enseignant peut l’élaborer lui-même, et il devient obligatoire lorsqu’un redoublement est décidé. Il prend la forme d’objectifs précis sur une période courte, généralement quelques semaines, souvent en français ou en mathématiques, avec l’engagement de l’élève et de ses parents.
Ce dispositif a toute sa place au tout début, quand on ne sait pas encore si les difficultés sont passagères. La Haute Autorité de santé rappelle d’ailleurs que l’école agit en premier : pédagogie différenciée, aides explicites et intensives, en petit groupe. Lorsque les difficultés persistent malgré ces aides bien conduites, en général au bout de trois à six mois, ou lorsqu’elles sont sévères d’emblée, il est temps d’en parler au médecin qui suit l’enfant et de demander l’avis du médecin scolaire. Les étapes de ce parcours de soins sont détaillées sur la page consacrée aux bilans à réaliser et aux professionnels à consulter.
PPRE, aide personnalisée, RASED : quelle différence pour les parents ?
Dans la vie de l’école, plusieurs aides pédagogiques se croisent et leur nom varie selon les établissements. Ce qui compte pour une famille, c’est de savoir qu’elles relèvent toutes de la réponse ordinaire de l’école : elles ne nécessitent aucune démarche médicale ou administrative. Elles sont précieuses pour gagner du temps, mais elles ne remplacent pas une évaluation quand un trouble durable est suspecté. N’hésitez pas à demander à l’enseignant ce qui est proposé concrètement, à quel rythme, et comment les progrès seront observés.
Le PAP pour un élève dys : le dispositif le plus courant
Le plan d’accompagnement personnalisé trouve son origine dans la loi du 8 juillet 2013, qui l’a inscrit au Code de l’éducation (article L. 311-7, complété par l’article D. 311-13). Ses modalités sont fixées par la circulaire n° 2015-016 du 22 janvier 2015. Il vise l’élève dont les difficultés, installées dans la durée, tiennent à un ou plusieurs troubles des apprentissages, quand un PPRE ou un PAI ne sont pas la bonne réponse et que la situation ne nécessite pas de passer par la MDPH. Le ministère rappelle qu’un avis médical doit confirmer ces troubles.
Qui le demande
La famille ou l’école
Les parents d’un élève mineur, ou l’élève lui-même s’il est majeur, peuvent le solliciter quand ils le souhaitent. L’école peut aussi en prendre l’initiative, en conseil des maîtres ou en conseil de classe, et dans le second degré le professeur principal peut le suggérer. L’accord de la famille reste indispensable.
Le rôle du médecin
Un constat, puis un avis
Un médecin, celui de l’Éducation nationale ou celui qui suit l’enfant, établit l’existence du trouble à partir de son examen et des éventuels bilans psychologiques ou paramédicaux. C’est ensuite au médecin de l’Éducation nationale de dire si un PAP lui paraît pertinent ; sans son avis favorable, le plan ne peut pas voir le jour.
Qui le rédige
L’équipe, avec vous
Le directeur d’école ou le chef d’établissement l’élabore avec l’équipe pédagogique, la famille et, si besoin, les professionnels qui suivent l’enfant. Les enseignants l’appliquent en classe ; dans le second degré, la coordination revient au professeur principal.
Combien de temps
Aussi longtemps que nécessaire
Le PAP est mis à jour chaque année et suit l’élève tout au long de sa scolarité. Il doit être transmis à chaque changement d’établissement, en particulier à l’entrée au collège puis au lycée, avec un point à chaque changement de cycle.
Que contient un PAP ?
Un modèle national existe en quatre versions, de la maternelle au lycée. Il se présente comme une liste d’adaptations à cocher et à préciser. Le texte de 2015 recommande d’aller à l’essentiel : un plan court, réellement appliqué, vaut mieux qu’une liste interminable que personne ne peut tenir. Les adaptations varient selon le trouble et l’âge. Pour un élève dyslexique, on pense volontiers aux textes agrandis ou aérés et aux consignes lues ; pour un élève dyspraxique, à la réduction de la copie et à l’usage du clavier ; pour un élève dyscalculique, à des supports visuels et à la calculatrice selon les situations.
Exemples d’adaptations souvent rencontrées dans un PAP
Fournir des photocopies des cours ou des enregistrements audio pour limiter la copie.
Lire ou reformuler les consignes à voix haute.
Aménager les contrôles : temps supplémentaire, nombre d’exercices réduit, évaluation à l’oral quand c’est possible.
Autoriser l’ordinateur ou d’autres outils de compensation lorsque l’élève sait s’en servir.
Permettre une prise en charge extérieure (par exemple une séance d’orthophonie) sur le temps scolaire.
Placer l’élève dans la classe de façon à limiter la fatigue et les distractions.
Ces exemples ne constituent pas un catalogue de droits : chaque PAP se construit à partir des besoins de l’élève et de ce qui est faisable en classe. Vous trouverez des pistes plus précises sur les pages dyslexie et dysorthographie, dyscalculie, dysgraphie et dyspraxie et dysphasie.
Où retrouver le PAP de son enfant ? Le livret de parcours inclusif
Aujourd’hui, le PAP est saisi dans un outil numérique, le livret de parcours inclusif (LPI). Les familles peuvent le consulter et le télécharger depuis le portail Scolarité Services, avec leurs identifiants ÉduConnect. C’est pratique pour relire le plan avant une rencontre avec l’équipe, ou pour le transmettre lors d’un déménagement.
À retenir
Le PAP reste une organisation propre à l’établissement : sa portée juridique est moindre que celle d’une décision prise par la MDPH, d’où l’importance du dialogue pour qu’il vive vraiment en classe. Aucun délai réglementaire n’est fixé pour l’avis médical : mieux vaut faire la demande tôt dans l’année.
Le PPS et la MDPH : quand le PAP ne suffit plus
Le projet personnalisé de scolarisation s’adresse à l’élève dont le handicap a été reconnu par la MDPH et qui a besoin de mesures de compensation. Il fait partie du plan personnalisé de compensation préparé par l’équipe pluridisciplinaire de la MDPH, et c’est la CDAPH qui prend la décision. Il peut prévoir une orientation scolaire, des aménagements pédagogiques, du matériel pédagogique adapté, un accompagnement humain ou l’intervention d’un service médico-social. Contrairement au PAP, il s’impose aux équipes : c’est une décision administrative, qui peut être contestée.
Un trouble dys n’ouvre pas automatiquement de droits auprès de la MDPH. Tout dépend du retentissement concret sur la scolarité et de ce que les aménagements ordinaires ne parviennent pas à compenser. Le PPS se justifie par exemple quand un enfant a besoin d’une aide humaine en classe, ou quand un trouble sévère demande une orientation particulière.
Constituer un dossier MDPH pour un enfant dys
Le formulaire de demandeCerfa n° 15692*01, en soignant particulièrement la partie consacrée à la vie scolaire ou étudiante.
Le certificat médicalCerfa n° 15695*01, daté de moins d’un an, rempli par le médecin traitant ou le spécialiste qui suit l’enfant.
Les justificatifsPièces d’identité de l’enfant et du représentant légal, justificatif de domicile de moins de trois mois.
Le GEVA-scoCe document décrit la scolarité de l’enfant. Il est vivement conseillé pour une première demande, où l’école le complète en réunion d’équipe éducative, et devient indispensable pour un réexamen, où l’enseignant référent s’en charge.
Les écrits des professionnelsFacultatifs mais éclairants : comptes rendus d’orthophonie, de psychomotricité, d’ergothérapie, bilan psychologique. La MDPH peut en demander d’autres.
Pour une première demande, l’interlocuteur est le directeur d’école ou le chef d’établissement. Pour un renouvellement, c’est l’enseignant référent qui suit les élèves en situation de handicap du secteur. La MDPH dispose réglementairement de quatre mois pour étudier la demande, même si les délais réels sont parfois plus longs. Une fois accordé, le PPS est évalué chaque année en équipe de suivi de la scolarisation (ESS), et réexaminé lors d’un passage de cycle ou d’un changement d’orientation. Des conseils pour constituer un dossier MDPH sont aussi réunis sur un site dédié.
Et l’AEEH, l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé ?
La MDPH peut aussi se prononcer sur l’AEEH, versée pour un enfant de moins de 20 ans selon un taux d’incapacité évalué par la commission (80 % ou plus, ou de 50 à 79 % lorsque l’enfant est accueilli en établissement spécialisé ou nécessite des soins particuliers). Depuis le 1er avril 2026, le montant de base s’élève à 153,01 € par mois. Des compléments peuvent s’y ajouter, en fonction des dépenses liées au handicap ou du temps de travail auquel un parent doit renoncer. Pour un trouble dys, rien n’est automatique : l’attribution dépend entièrement de l’évaluation de la situation.
Si la décision ne convient pas
Une décision de la CDAPH peut être contestée. Les voies et délais de recours sont indiqués sur la notification que reçoit la famille : lisez-la attentivement et conservez-la. L’enseignant référent, l’équipe de la MDPH et les associations de familles peuvent aider à comprendre la marche à suivre.
AESH, ULIS, matériel adapté et pôles d’appui à la scolarité
140 000AESH en poste, et même un peu plusMinistère de l’Éducation nationale, 2026
60 hde formation initiale pour les AESHMinistère de l’Éducation nationale, 2026
11 641dispositifs ULIS de l’école au lycéeMinistère, avant les 225 ouvertures de la rentrée 2026
4 moisdélai réglementaire d’instruction à la MDPHMon Parcours Handicap, 2026
L’AESH, accompagnant d’élève en situation de handicap
L’AESH aide l’élève à gagner en autonomie, sans faire à sa place. L’aide peut être individuelle, mutualisée entre plusieurs élèves ou collective. Elle est notifiée par la CDAPH. Selon le ministère, plus de six élèves en situation de handicap sur dix ont une notification d’accompagnement par un AESH. Pour un enfant dys, cette aide se discute surtout quand la lecture des consignes, la prise de notes ou l’organisation du travail restent impossibles malgré les outils.
L’ULIS, pour les troubles les plus sévères
On trouve des unités localisées pour l’inclusion scolaire de l’école au lycée. L’élève reste inscrit dans sa classe et rejoint le dispositif pour certains apprentissages, en petit groupe, avec un enseignement adapté. Il faut pour cela une notification de la CDAPH. La circulaire de 2015 qui organise les ULIS cite, parmi les troubles pris en compte, les troubles spécifiques du langage et des apprentissages (TSLA). Pour un enfant dys, cette orientation se discute surtout quand le trouble est sévère.
Le matériel pédagogique adapté
Un ordinateur, un logiciel ou un autre équipement peut être attribué par la CDAPH au titre de la compensation. Le ministère indique qu’un pôle d’appui à la scolarité peut également le mettre à disposition pour rendre les apprentissages accessibles, dès un premier niveau de réponse. Dans tous les cas, l’outil n’a de sens que si l’élève et l’équipe apprennent à s’en servir : un ordinateur rangé au fond du cartable ne compense rien. La page matériel et outils numériques détaille ces aides.
Les pôles d’appui à la scolarité (PAS)
Les PAS forment un point d’entrée de proximité. Les parents, l’élève majeur ou un membre de l’équipe (enseignant, directeur, chef d’établissement) peuvent s’adresser à eux. Ils apportent une première réponse, pédagogique, matérielle ou humaine, sans attendre une notification de la CDAPH. Ils ne remplacent pas la MDPH : la famille garde le droit de la saisir directement. Selon le ministère, près de 1 500 pôles sont déployés à la rentrée 2026, soit un peu plus de la moitié du territoire. Le dispositif continue d’évoluer : renseignez-vous auprès de l’école pour savoir s’il en existe un près de chez vous.
Tiers-temps et aménagements d’examens pour un élève dys
Brevet, CAP, baccalauréats, BTS : un candidat en situation de handicap peut obtenir que ses épreuves soient aménagées, et les textes visent expressément les élèves suivis avec un PAP, un PPS ou un PAI. C’est le candidat, ou ses parents s’il est mineur, qui fait la demande. Le cadre actuel est fixé par une circulaire du 14 mars 2022, dont les formulaires ont été remaniés par une circulaire du 17 juillet 2025, en vigueur depuis la session 2026.
Deux procédures
Procédure simplifiée
Dans la continuité de l’année
Elle vise l’élève déjà suivi avec un PAP, un PPS ou un PAI, lorsque ce qu’il demande pour l’examen correspond à ce qu’il utilise en classe. L’équipe pédagogique remplit un formulaire allégé, que l’établissement saisit dans l’application Incluscol.
Procédure complète
Pour les situations nouvelles
Elle s’applique en l’absence de plan, quand la demande s’écarte du plan, quand la situation s’est aggravée ou pour obtenir plus d’un tiers de temps supplémentaire. Le dossier médical part sous pli confidentiel vers un médecin désigné par la CDAPH, chargé de donner son avis.
Quelle que soit la procédure, l’avis du médecin ne vaut pas décision. Celle-ci appartient à l’autorité académique, qui la notifie en précisant les recours possibles. Les formulaires ont été alignés sur ceux de l’application en ligne Incluscol.
Quels aménagements ?
Le temps majoré, qui ne dépasse pas en principe un tiers de la durée de l’épreuve : c’est le fameux « tiers-temps ». Davantage de temps reste possible, mais seulement à titre exceptionnel et sur demande motivée.
Des pauses, une salle à part.
Une aide humaine, par exemple un secrétaire à qui l’élève dicte ses réponses ou une personne qui lui lit les sujets.
Des aides techniques : ordinateur, logiciels autorisés, sujets adaptés.
L’adaptation des oraux, l’étalement des épreuves, la conservation de notes ou certaines adaptations d’épreuves quand le règlement de l’examen le permet.
Un principe guide l’ensemble : les aménagements de l’examen doivent ressembler à ceux de l’année. Découvrir un logiciel ou un secrétaire le jour du brevet serait plus déstabilisant qu’aidant. Depuis la session 2026, l’épreuve orale de français peut se passer sans la lecture à voix haute du texte, mais cette possibilité est réservée aux candidats autorisés à communiquer par écrit pendant les oraux : elle ne vaut donc pas pour tous les élèves dyslexiques.
L’année qui précède l’examenOn fait le point avec l’équipe sur les aménagements réellement utilisés en classe. La demande peut être faite dès la 4e pour le brevet, dès la seconde pour le baccalauréat.
Au plus tard à la date limite d’inscriptionPour les autres examens comme le CAP, c’est l’année même de l’examen. L’établissement communique le calendrier de chaque session.
Avis puis décisionLe médecin donne un avis, l’autorité académique décide et notifie la famille.
Le jour de l’épreuveL’élève retrouve des conditions qu’il connaît déjà.
Et après le bac ? Études supérieures et concours
Après le bac, le premier contact se prend auprès de la mission handicap ou du référent handicap de l’université ou de l’école. Ils orientent ensuite l’étudiant vers le service de santé étudiante ou vers un médecin désigné par la CDAPH. Pour les concours, les aménagements accordés au baccalauréat sont reconductibles depuis janvier 2022. La page aménagements dans le supérieur et vie adulte prolonge ce sujet.
Les démarches pas à pas, de la première alerte au PPS
Chaque parcours est singulier, mais la plupart suivent une trame proche. La voici, pour savoir où l’on se situe et ce qui peut venir ensuite.
Parler avec l’enseignantDécrire ce que l’on observe à la maison, écouter ce qu’il voit en classe, convenir d’aides, éventuellement d’un PPRE.
Consulter si les difficultés persistentAprès quelques mois d’aides sans progrès suffisants, prendre rendez-vous chez le médecin de l’enfant et prévenir le médecin scolaire.
Réaliser les bilans prescritsLe plus souvent un bilan orthophonique, puis, suivant les besoins, un bilan de psychomotricité, d’ergothérapie, psychologique ou neuropsychologique. Selon l’âge et le département, le médecin peut adresser l’enfant à une plateforme de coordination et d’orientation.
Demander un PAPÀ l’initiative de la famille ou de l’école, avec l’avis du médecin de l’Éducation nationale.
Se tourner vers la MDPH quand le PAP atteint ses limitesPour un PPS, une aide humaine, du matériel ou une orientation. Là où il existe, un pôle d’appui à la scolarité peut apporter une réponse plus rapide.
Anticiper les examensLa demande peut partir dès la 4e pour le brevet et dès la seconde pour le baccalauréat.
Vous trouverez le détail des professionnels et des examens sur la page les bilans à fournir. Au cabinet, l’accompagnement proposé est psychologique et psychothérapeutique : il ne remplace ni la rééducation orthophonique ni l’ergothérapie.
Dialoguer avec l’équipe éducative sans s’épuiser
Les textes posent un cadre, mais c’est la qualité des échanges qui fait vivre un plan au quotidien. Les enseignants ont souvent plusieurs élèves à besoins particuliers dans la même classe ; les parents, eux, portent l’histoire de leur enfant et parfois des années d’inquiétude. Les deux points de vue sont légitimes, et l’élève gagne beaucoup quand ils se rencontrent.
Avant la rencontre
Noter trois ou quatre situations concrètes où votre enfant bloque.
Choisir ce que vous partagez des bilans : une synthèse suffit souvent, le reste relève du secret médical.
Demander à votre enfant ce qui l’aide vraiment, s’il est en âge de le dire.
Pendant
Partir de ce qui fonctionne déjà avant de demander plus.
Viser deux ou trois adaptations prioritaires, réalistes en classe.
Convenir d’un moyen simple de se tenir informés.
Après
Garder une trace écrite de ce qui a été décidé.
Faire le point à la fin d’une période, pas seulement en fin d’année.
Remercier quand une adaptation marche : cela compte aussi.
Les bons interlocuteurs
L’enseignant ou le professeur principal pour le quotidien, le directeur ou le chef d’établissement pour le PAP, le médecin de l’Éducation nationale pour l’avis médical, l’enseignant référent dès qu’un PPS existe, le psychologue de l’Éducation nationale selon les situations.
Le plan existe sur le papier mais pas en classe : que faire ?
Cela arrive, souvent par manque d’information plutôt que par mauvaise volonté, surtout en début d’année ou avec des professeurs nouvellement arrivés. Le premier réflexe est d’en parler avec le professeur principal ou le directeur, en apportant des exemples précis. Si rien ne bouge, demander une réunion de l’équipe pour relire le PAP et, au besoin, le simplifier. Lorsqu’un PPS est en place, l’enseignant référent est l’interlocuteur naturel. Si les besoins dépassent ce que permet le PAP, une demande à la MDPH peut se discuter. La page dialoguer avec l’équipe enseignante donne d’autres pistes pour les parents.
Et le vécu de l’enfant dans tout cela ?
Un aménagement ne se résume pas à une ligne dans un formulaire. Pour l’enfant, c’est parfois un soulagement immense, parfois une source de gêne : à l’adolescence, utiliser un ordinateur ou sortir de la classe pour une épreuve à part peut attirer des regards qu’on préférerait éviter. Certains refusent une aide dont ils ont pourtant besoin, pour ne pas paraître différents. D’autres s’épuisent à compenser seuls, au prix d’une fatigue qui ne se voit pas dans les notes.
L’enquête Enabee, dont Santé publique France a publié de nouveaux résultats en janvier 2026, porte sur des enfants de 6 à 11 ans. Ceux qui ont des troubles des apprentissages, et ceux qui disposent d’un accompagnement à la scolarité, y apparaissent plus fréquemment comme victimes probables de harcèlement ou auteurs de comportements agressifs. C’est un lien statistique, pas une relation de cause à effet, mais il invite à rester attentif à ce que l’enfant vit avec ses camarades, pas seulement à ce qu’il apprend.
Huit situations scolaires imaginaires, une seule bonne réponse à chaque fois. Après chaque choix, une courte explication vous dit pourquoi. À la fin, un score animé récapitule vos réponses par thème. Aucune donnée n’est enregistrée ni transmise.
Ce jeu est un outil pédagogique. Il ne remplace ni l’avis de l’équipe éducative, ni celui du médecin, ni une décision de la MDPH, et ne constitue pas un diagnostic.
Situation 1 sur 8
0sur 8
Revoir les huit situations et leurs réponses
Rappel : ce jeu aide à se repérer dans les dispositifs. Il ne remplace pas un bilan par des professionnels ni l’étude de votre situation par l’équipe éducative et la MDPH.
Questions fréquentes sur le PAP, le PPS et le tiers-temps
Quelle différence entre PAP et PPS ?
Le PAP est un plan interne à l’école, décidé par le directeur ou le chef d’établissement après avis du médecin de l’Éducation nationale, sans passer par la MDPH. Le PPS découle d’une reconnaissance du handicap par la MDPH et d’une décision de la CDAPH ; il peut ouvrir une aide humaine, du matériel ou une orientation. Les deux ne se cumulent pas.
Comment demander un PAP pour un enfant dys ?
Les parents peuvent en faire la demande à tout moment auprès du directeur d’école ou du chef d’établissement ; l’école peut aussi le proposer. Le trouble doit être constaté par un médecin, au vu des bilans s’il y en a, puis le médecin de l’Éducation nationale donne son avis. Le plan est ensuite rédigé avec l’équipe et la famille, et consigné dans le livret de parcours inclusif.
Un élève dys peut-il avoir un tiers-temps ?
Oui, un temps majoré peut être accordé aux examens, d’un tiers de la durée de l’épreuve au plus, en principe. Il se demande selon une procédure officielle et la décision revient à l’autorité académique. Il est préférable que ce temps supplémentaire soit déjà utilisé en classe pendant l’année, comme le prévoit souvent le PAP.
Quand demander des aménagements pour le brevet ou le bac ?
Tôt : la demande peut être faite dès la 4e pour le brevet et dès la seconde pour le baccalauréat, et dans tous les cas au plus tard à la date limite d’inscription. L’établissement communique le calendrier propre à chaque session. Les élèves qui ont déjà un PAP, un PPS ou un PAI peuvent souvent passer par une procédure simplifiée si leurs demandes sont cohérentes avec leurs aménagements habituels.
Faut-il faire un dossier MDPH pour un enfant dys ?
Pas forcément. Beaucoup d’élèves dys sont accompagnés avec un PAP, sans aucune démarche auprès de la MDPH. Le dossier se justifie quand les besoins dépassent ce que l’école peut organiser seule : aide humaine, matériel attribué au titre de la compensation, orientation en ULIS. La MDPH dispose de quatre mois pour instruire la demande.
Qu’est-ce qu’une ULIS TSLA ?
Une ULIS est un dispositif de l’école, du collège ou du lycée qui accueille, pour certains temps, des élèves en situation de handicap inscrits dans une classe ordinaire. La circulaire de 2015 qui les organise cite, parmi les troubles pris en compte, les troubles spécifiques du langage et des apprentissages, d’où le sigle TSLA. L’orientation en ULIS nécessite une décision de la CDAPH ; pour un trouble dys, elle concerne surtout les formes sévères.
Que faire si le PAP n’est pas appliqué en classe ?
Commencer par en parler avec le professeur principal ou le directeur, exemples à l’appui, puis demander une réunion pour relire le plan et retenir les adaptations prioritaires. Un PAP plus court est souvent mieux appliqué. Si les besoins dépassent ce que permet le PAP, une demande à la MDPH peut être envisagée avec l’équipe.
Être accompagné pendant le parcours scolaire
Les démarches, les rendez-vous et les réunions s’ajoutent souvent à la fatigue de l’enfant et à l’inquiétude des parents. Un espace de parole psychothérapeutique peut aider l’enfant à mieux vivre sa différence à l’école et soutenir la famille dans ses choix, en lien avec les autres professionnels qui l’accompagnent.
La « loi de l’instrument », formulée par en 1964 puis reprise par dans The Psychology of Science: A Reconnaissance (1966), rappelle qu’« il est tentant, si le seul outil dont on dispose est un marteau, de traiter tout comme si c’était un clou ».
En psychologie, une méthode ne peut pas répondre à toutes les situations. Forts de plusieurs décennies de pratique et de formations complémentaires, nous mobilisons de nombreux outils, choisis avec discernement, afin d’identifier rapidement les leviers les plus efficaces. Nous proposons ainsi un accompagnement aussi bref qu’efficace, tout en sachant accompagner aussi bien les suivis prolongés que le besoin d’un espace de parole régulier.