Idée reçue n° 1
« Un enfant dys est moins intelligent que les autres »
C'est même l'inverse de la définition. Pour retenir un trouble des apprentissages, la classification de l'Organisation mondiale de la santé (CIM-11) exige d'abord d'écarter un trouble du développement intellectuel comme explication des difficultés. Le niveau atteint en lecture, en orthographe ou en calcul est jugé nettement inférieur à ce qu'on attendrait compte tenu de l'âge et du fonctionnement intellectuel de l'enfant. Autrement dit, le trouble dys se repère justement par un décalage entre ce que l'enfant comprend, raisonne, imagine, et ce qu'il parvient à produire sur un domaine précis.
L'erreur est particulièrement fréquente avec les troubles du langage oral : un enfant qui cherche ses mots, construit mal ses phrases ou comprend mal les consignes longues peut être pris à tort pour un enfant en retard intellectuel. Un support de formation du fonds pour l'insertion des personnes handicapées dans la fonction publique (FIPHFP) met justement en garde contre ce contresens. À l'inverse, avoir un trouble dys n'indique pas une intelligence hors du commun : l'image du « génie incompris » est aussi trompeuse que celle de l'enfant « limité ».
Et si un bilan montre des résultats faibles partout ?
Le diagnostic d'un trouble dys suppose d'écarter d'autres explications : déficience intellectuelle, problème de vue ou d'audition, maladie neurologique, manque d'accès à l'enseignement, langue d'enseignement mal maîtrisée. C'est tout l'intérêt d'un bilan pluridisciplinaire. Le bilan sert d'abord à comprendre ce qui se passe, pour proposer une aide qui corresponde à l'enfant. Le parcours est détaillé sur la page bilan des troubles dys et professionnels à consulter.