L’école conseille un bilan : que faire, et quel bilan choisir ?
« Je pense qu’un bilan pourrait l’aider. » La phrase de l’enseignante tourne en boucle dans la voiture : quel bilan, chez qui, est-ce grave ? Que faire, concrètement ? D’abord, demander à l’enseignant ce qu’il observe, avec des exemples précis : à quels moments, dans quelles activités, depuis quand. Ensuite, regarder si vous voyez la même chose à la maison. Enfin, prendre un rendez-vous préliminaire, qui sert justement à choisir le bilan utile : psychologique, neuropsychologique ou orthopédagogique. L’école n’a pas à le savoir à l’avance ; c’est le rôle de ce premier temps.
« Il faudrait faire un bilan » : ce que la phrase de l’enseignant veut dire, et ce qu’elle ne dit pas
Un enseignant qui conseille un bilan ne pose pas un diagnostic. Il dit autre chose, de plus modeste et de plus précieux : « Je vois votre enfant peiner, j’ai essayé plusieurs choses, et je n’arrive pas à comprendre ce qui se passe. » Il voit ce que les parents ne voient pas. Votre fille au milieu de vingt-cinq autres, quand la consigne est donnée une seule fois à voix haute. Votre fils à la récréation, quand personne ne l’attend. Les fins de matinée, quand l’attention de tous baisse et que la sienne s’effondre. La copie du soir que vous ne verrez jamais parce qu’elle est restée au fond du casier.
La phrase a aussi ses limites. Elle est souvent vague, parce qu’un enseignant n’a ni le temps ni le rôle d’entrer dans le détail ; elle arrive parfois maladroitement, entre deux portes ; elle peut être teintée de fatigue, quand une classe est lourde. Il arrive que le mot « bilan » soit lancé pour dire « je ne sais plus quoi faire avec lui », et il arrive qu’il soit le fruit de mois d’observation attentive. Les deux méritent d’être entendus, mais pas de la même façon.
Ce que nous voyons souvent, chez les parents qui viennent après une telle remarque, c’est un mélange d’émotions qui surprend. Le soulagement : « Enfin quelqu’un le voit. » La vexation : « Elle insinue que je ne m’en occupe pas. » L’inquiétude : « Et si c’était grave ? » La culpabilité : « J’aurais dû voir avant. » Parfois une vieille histoire qui remonte, chez le parent qui a lui-même été « l’élève qui n’y arrivait pas ». Aucune de ces réactions n’est déplacée. Elles disent simplement que la phrase a touché quelque chose d’important.
Le premier pas utile consiste à transformer l’impression de l’enseignant en observations. Pas pour le contredire, mais pour savoir de quoi l’on parle. Associez chaque remarque à la question qui permet de la préciser.
Demandez si possible deux ou trois exemples récents, avec la date et la situation. Une phrase comme « mardi, pendant la dictée, il a écrit trois mots puis il a posé son stylo » vaut mieux qu’une page d’appréciations générales. Si l’enseignant accepte de les noter, ces exemples feront gagner beaucoup de temps.
À la maison, voyez-vous la même chose ?
La réponse est souvent « pas vraiment », et ce n’est pas un mauvais signe. Un enfant peut se concentrer une heure sur un puzzle et se perdre en dix minutes dans une consigne collective. Il peut être bavard et drôle avec vous, mutique en classe. Il peut lire sans peine une bande dessinée qu’il connaît par cœur, et buter sur un texte nouveau. La maison offre un tête-à-tête, des repères, du temps ; la classe offre du bruit, des autres, un rythme imposé. Ce sont deux décors différents, et c’est justement leur comparaison qui renseigne.
D’autres fois, la remarque de l’école met des mots sur ce que l’on voyait sans oser le nommer : les devoirs qui durent deux heures, les larmes du dimanche soir, le cartable qui revient à moitié vide. Cochez ce que vous observez chez vous, sans réfléchir trop longtemps. Le thermomètre ne mesure pas la gravité : il montre si l’école et la maison racontent la même histoire.
Si les deux parents ne voient pas la même chose, c’est fréquent aussi, surtout quand l’enfant vit dans deux maisons. Chacun peut faire l’exercice de son côté : les écarts sont des informations, pas des désaccords à trancher.
Quel bilan choisir : psychologique, neuropsychologique ou orthopédagogique ?
Au cabinet, chaque bilan a son clinicien. Notre pédopsychothérapeute réalise les bilans psychologiques, dès la petite enfance. Notre neuropsychologue réalise les bilans neuropsychologiques, dont les bilans TDAH et TSA. Une orthopédagogue réalise, au cabinet, le bilan orthopédagogique. Aucun de ces bilans ne commence sans rendez-vous préliminaire, et chacun se termine par un compte rendu écrit.
Les trois mots se ressemblent, et l’école les emploie parfois l’un pour l’autre. Ils ne regardent pourtant pas l’enfant du même endroit. Un bilan psychologique s’intéresse à ce que l’enfant vit et ressent ; un bilan neuropsychologique, à la façon dont il pense, retient, s’organise et raisonne ; un bilan orthopédagogique, à la façon dont il s’y prend pour apprendre. Il arrive que deux bilans soient utiles, à des moments différents. Il arrive aussi qu’aucun ne soit nécessaire tout de suite. Parcourez les onglets.
Le bilan psychologique, par notre pédopsychothérapeute. C’est une évaluation du fonctionnement psychique de l’enfant, adaptée à son âge et proposée dès la petite enfance. Il est indiqué quand l’émotion semble prendre toute la place : une inquiétude qui vide la tête, une tristesse qui éteint l’envie, des colères, un refus d’aller à l’école, un changement net après un événement (une naissance, un déménagement, une séparation, un deuil, une moquerie qui a duré). Avec les plus jeunes, le jeu, le dessin et les histoires font partie de l’évaluation. Ce bilan peut se faire en téléconsultation. Voir les bilans psychologiques.
Le bilan neuropsychologique, par notre neuropsychologue. Psychologue clinicienne spécialisée en neuropsychologie, elle réalise au cabinet des évaluations intellectuelles, cognitives et logico-mathématiques. Ce bilan est indiqué quand l’attention, la mémoire, le langage, le raisonnement, l’organisation ou les mathématiques posent question, ou quand on se demande si un enfant qui s’ennuie fonctionne à un autre rythme que sa classe. À partir des résultats, elle peut proposer une remédiation cognitive ou une rééducation logico-mathématique. Voir le bilan des difficultés d’apprentissage.
Les bilans TDAH et TSA, par notre neuropsychologue. Quand l’école parle d’agitation, d’impulsivité, d’un enfant « qui ne tient pas en place » ou « qui n’écoute rien », ou quand elle s’étonne de sa façon d’être avec les autres, la question d’un TDAH ou d’un trouble du spectre de l’autisme peut se poser. Ces deux bilans sont les seuls à demander une évaluation du QI, parce qu’il faut connaître le fonctionnement de base de l’enfant pour interpréter le reste. Notre pédopsychothérapeute n’intervient pas dans le bilan TDAH, mais il peut recevoir l’enfant et sa famille avant, pour aider à orienter. Voir le diagnostic du TDAH étape par étape et le bilan d’autisme.
Le bilan orthopédagogique, par une orthopédagogue, au cabinet. Il est centré sur les stratégies d’apprentissage de la lecture, de l’écriture et des mathématiques : non pas seulement ce que l’élève réussit ou rate, mais la façon dont il s’y prend, là où il se perd, ce qui pourrait l’aider à apprendre autrement. Il complète utilement un bilan neuropsychologique quand les difficultés sont d’abord scolaires. Voir aussi le bilan des troubles dys, qui décrit le rôle de chaque professionnel autour d’un enfant qui bute sur l’écrit.
Si l’enseignant a cité un bilan précis, gardez-le en tête sans vous y enfermer. Il a souvent raison sur le constat ; le choix de l’outil, lui, se fait au cabinet, une fois l’histoire de l’enfant entendue. La page les bilans du cabinet présente l’ensemble des évaluations proposées.
Quiz : de quel côté chercher d’abord ?
Cinq questions pour mettre de l’ordre dans ce que vous avez entendu et observé. Le résultat ne choisit pas le bilan à votre place : il vous aide à arriver au rendez-vous préliminaire avec une première idée, et avec les bons exemples.
Le rendez-vous préliminaire : pourquoi tout commence par là
Au cabinet, aucun bilan ne se fait sans rendez-vous préliminaire. Ce n’est pas une formalité. C’est le moment où l’on entend l’histoire de l’enfant, où l’on met côte à côte ce que dit l’école, ce que voient les parents et ce que l’enfant en dit lui-même, et où l’on décide ensemble de ce qui sera utile. Parfois un bilan neuropsychologique s’impose. Parfois c’est un bilan psychologique qui doit passer d’abord, parce que l’émotion brouille tout. Parfois les deux. Et parfois aucun bilan n’est nécessaire pour l’instant.
Ce temps protège aussi l’enfant d’un bilan inutile, ou fait trop tôt, ou mal ciblé. Un enfant qui traverse la séparation de ses parents ne passe pas ses épreuves d’attention dans les mêmes conditions qu’un enfant tranquille ; un enfant qui vient de changer de pays et de langue non plus. Entendre le contexte avant de mesurer, c’est éviter de prendre un moment difficile pour un fonctionnement durable.
Voici, dans l’ordre, le chemin le plus fréquent entre le mot de l’enseignant et le compte rendu.
- Demander des exemples à l’enseignantDeux ou trois situations précises, datées si possible, et ce qu’il a déjà essayé en classe. Cela suffit souvent à éclaircir ce qu’il entend par « bilan ».
- Observer une ou deux semaines à la maisonLe temps des devoirs, les matins, ce que l’enfant raconte de l’école, ses phrases sur lui-même. Quelques notes sur un carnet valent mieux qu’un souvenir global.
- Rassembler ce qui existe déjàLes bulletins, quelques cahiers, les comptes rendus d’évaluations déjà faites. Il n’est pas utile de tout trier : apportez, on regardera ensemble.
- Le rendez-vous préliminaireOn y entend l’histoire, la question de l’école et la vôtre. On décide quel bilan est utile, par qui, et à quel moment, ou s’il vaut mieux commencer autrement.
- Le bilan choisiPsychologique par notre pédopsychothérapeute, neuropsychologique par notre neuropsychologue, orthopédagogique par l’orthopédagogue. Le bilan neuropsychologique se fait au cabinet ; le bilan psychologique peut se faire en téléconsultation.
- Le compte rendu écrit, puis une séance pour l’expliquerChaque bilan se termine par un compte rendu écrit. Pour qu’il vous soit expliqué, il suffit de prendre une séance. C’est aussi le moment de décider de la suite. La page après le bilan vous accompagne dans cette étape.
Ce que l’on cherche à comprendre, et pourquoi ce n’est pas une étiquette
Beaucoup de parents redoutent le bilan pour une raison simple : la peur de l’étiquette. « Et s’il en ressort avec un mot qu’il traînera toute sa vie ? » La question est légitime. Elle mérite pourtant d’être retournée : l’enfant, souvent, porte déjà une étiquette. Elle s’appelle « paresseux », « dans la lune », « pas fait pour l’école », « insolent », « trop sensible ». Elle n’est écrite nulle part, mais il l’entend tous les jours, et il finit parfois par se la donner lui-même. Un bilan bien conduit remplace ces mots flous par une compréhension plus juste.
Ce que l’on cherche, au fond, tient en trois questions. Comment cet enfant apprend-il : ce qui lui est facile, ce qui lui coûte, là où il compense sans que personne s’en aperçoive ? Comment se sent-il : est-ce que l’inquiétude, la tristesse, la colère ou un événement ancien pèsent sur ses journées ? Et comment est-il avec les autres : est-ce qu’il trouve sa place, est-ce qu’il comprend et se fait comprendre ? Selon la réponse, la suite n’est pas la même, et l’aide proposée à l’école non plus.
Il y a aussi une quatrième question, que l’on oublie souvent : pourquoi maintenant ? Une difficulté qui existait depuis toujours peut devenir visible au passage en CP, quand la lecture arrive, en CE2, quand il faut lire pour apprendre, ou en sixième, quand il faut s’organiser seul avec dix professeurs. Ce n’est pas que l’enfant change : ce sont les exigences qui montent, et les compensations qui ne suffisent plus. D’autres fois, c’est l’inverse : rien n’existait, et quelque chose est arrivé.
- L’enseignant décrit un constat ; le choix du bilan se fait au rendez-vous préliminaire, sans lequel aucun bilan ne commence au cabinet.
- Bilan psychologique par notre pédopsychothérapeute, bilans neuropsychologiques (TDAH et TSA compris) par notre neuropsychologue, bilan orthopédagogique par une orthopédagogue.
- Des exemples précis, de l’école et de la maison, valent plus que des impressions générales.
- Chaque bilan se termine par un compte rendu écrit ; une séance suffit pour qu’il vous soit expliqué.
Comment présenter le bilan à son enfant, selon son âge
Un enfant à qui l’on ne dit rien imagine. Il a entendu la conversation au téléphone, il a vu la mine de ses parents à la sortie de la réunion. S’il n’a pas d’explication, il en fabrique une, souvent pire que la réalité : « Ils pensent que je suis malade », « on va me changer d’école », « c’est parce que j’ai été méchant ». Lui dire la vérité, avec des mots à sa mesure, est presque toujours plus rassurant que le silence.
- Vers 4 à 6 ans : peu de mots, la veille ou l’avant-veille. « Demain, on va voir quelqu’un qui joue et qui dessine avec les enfants, pour mieux comprendre ce qui t’embête à l’école. Papa (ou maman) sera là. »
- Vers 7 à 10 ans : partir de ce qu’il vit, pas de ce que dit l’école. « Tu m’as dit que la lecture te fatiguait beaucoup. On va voir une personne dont le métier est de comprendre comment chacun apprend. Ce n’est pas une note, tu ne peux pas rater. »
- Vers 11 à 14 ans : expliquer à quoi cela sert, et lui laisser une place dans la décision. « Ce n’est pas pour te coller une étiquette. C’est pour savoir pourquoi tu travailles autant pour un résultat qui ne te ressemble pas. Tu pourras poser toutes tes questions, et on décidera ensemble de la suite. »
- À partir de 15 ans : en parler d’égal à égal, lui proposer de lire ce que l’école a écrit, accepter qu’il ait un avis. S’il refuse, la page mon enfant refuse de voir un psy propose des pistes.
Quelques phrases sont à éviter, même dites avec tendresse : « On va voir si tu es normal », « Si tu travaillais mieux, on n’en serait pas là », « C’est la maîtresse qui veut ». La première fait peur, la deuxième accuse, la troisième met l’enfant au milieu d’un désaccord entre adultes. Si vous êtes vous-même inquiet, ce n’est pas grave qu’il le voie un peu ; dites-le simplement : « Je m’inquiète parce que je vois que c’est dur pour toi, et je veux qu’on t’aide. »
Avec les plus jeunes, un bilan psychologique ressemble souvent à un moment de jeu : des dessins, des histoires inventées, des figurines. Les enfants en ressortent rarement inquiets, et souvent fiers de ce qu’ils ont fabriqué. La page les jeux en séance montre comment le jeu sert à comprendre.
Exemple fictif : Rayan, 7 ans, « toujours dans la lune »
Rayan n’existe pas, mais des enseignants qui disent « il est dans la lune », nous en entendons très souvent, et derrière la même phrase se cachent des histoires très différentes.
Situation
Rayan est en CE1. Il vit une semaine sur deux chez chacun de ses parents, séparés depuis l’été. Son enseignante dit qu’il « décroche dès la deuxième phrase de la consigne », qu’il ne finit pas ses fiches et qu’il regarde souvent par la fenêtre ; elle conseille « un bilan pour l’attention ». À la maison de sa mère, il construit des circuits de billes pendant une heure. Chez son père, les devoirs tournent aux larmes. Depuis la rentrée, Rayan dit qu’il est « le plus nul de la classe ».
Que faire en premier ?
Dans une histoire comme celle-ci, les deux parents ont leur mot à dire, et l’enfant aussi. Une séparation récente n’explique pas tout, mais elle compte : elle peut amplifier une fragilité qui existait déjà, ou en créer une passagère. C’est tout l’intérêt de prendre le temps avant de mesurer.
Attendre, ou ne pas tarder ? Les situations où il vaut mieux consulter vite
Il n’y a pas d’urgence à faire un bilan pour un enfant qui va bien et dont les résultats sont un peu en dessous de la moyenne. Il y en a davantage quand la difficulté commence à abîmer l’image que l’enfant a de lui-même, ou ses journées. Ce qui doit faire accélérer, ce n’est pas tant la note que la souffrance.
On peut prendre son temps
- Une difficulté récente, isolée, dans une seule matière.
- Un enfant qui reste joyeux, a des copains, aime certaines activités.
- Une remarque de l’école sans exemple précis, qu’il faut d’abord éclaircir.
- Une période de changement qui vient de commencer et peut se poser.
Mieux vaut ne pas tarder
- L’enfant dit qu’il est « nul », « bête », qu’il voudrait « ne plus exister ».
- Des maux de ventre, des pleurs ou un refus d’aller à l’école le matin.
- Un écart qui se creuse d’un trimestre à l’autre, malgré l’aide.
- Des devoirs qui envahissent toutes les soirées et abîment la relation.
- Un changement net après un événement : moquerie, accident, deuil, séparation.
Même avec ses mots d’enfant, même « pour rire », une phrase de ce genre ne relève plus d’un bilan scolaire : elle demande d’en parler vite avec un clinicien. En cas de danger immédiat, faites le 15 (SAMU). Prenez un rendez-vous au cabinet en téléconsultation le plus rapidement possible. Si Doctolib ne permet pas un rendez-vous immédiat, envoyez des textos WhatsApp ou/et SMS aux cliniciens du cabinet.
Si l’école évoque un refus d’aller en classe qui s’installe, la page phobie scolaire décrit ce qui se passe et ce qui aide. Si elle évoque des moqueries ou un enfant mis à l’écart, voir enfant harcelé : que faire en tant que parent. Et si vous n’êtes pas d’accord avec ce que dit l’école, ce qui arrive, la page conflit avec l’école vous aide à préserver le lien tout en défendant votre enfant.
Ce qui se passe au cabinet quand l’école a conseillé un bilan
Vous pouvez prendre rendez-vous directement, en disant simplement que l’école a conseillé un bilan. Rien ne vous oblige à poursuivre après ce premier échange. Vous pouvez venir seul, en couple, avec l’enfant, ou accompagné d’une personne de confiance ; quand les parents sont séparés, il est précieux que chacun puisse donner sa version. On écoute l’histoire de l’enfant depuis sa naissance, sa scolarité, ses joies, ses peurs, la vie de la famille, et la question précise de l’école.
Si un bilan neuropsychologique est décidé, il se fait au cabinet avec notre neuropsychologue. Si c’est un bilan psychologique, notre pédopsychothérapeute le réalise, au cabinet ou en téléconsultation. Quand les difficultés sont surtout scolaires, l’orthopédagogue peut réaliser un bilan orthopédagogique au cabinet. Il arrive que notre pédopsychothérapeute demande à notre neuropsychologue de participer : deux regards croisés sur un même enfant sont parfois ce qui débloque la compréhension.
Après chaque bilan, un compte rendu écrit vous est remis, et une séance suffit pour qu’il vous soit expliqué. Avec votre accord, le cabinet peut échanger avec les autres professionnels qui suivent votre enfant, et participer à une réunion avec l’école. Le cabinet travaille en lien avec les médecins et les écoles, et reçoit les familles à Colombes, à Pavillons-sous-Bois, en Ardèche et en téléconsultation. Si la suite demande un accompagnement, il peut prendre la forme d’une remédiation cognitive, d’une rééducation logico-mathématique, de séances pour l’enfant (jeu, dessin, histoires, EMDR adaptée à son âge, outils des TCC, écoute analytique), ou de séances avec ses parents. La page l’accompagnement des enfants et des adolescents présente ces suivis.
Un rendez-vous préliminaire n’est pas une décision de bilan : c’est une conversation pour savoir s’il en faut un, lequel, et quand. Beaucoup de parents en ressortent avec moins de questions qu’en arrivant, et avec une idée claire de ce qu’ils vont dire à l’enseignant. Les autres pages consacrées aux parents sont réunies sur la page Parent.
Questions fréquentes quand l’école conseille un bilan
Quel bilan faire quand l’école signale des difficultés ?
Cela dépend de ce que l’école observe et de ce que vous voyez à la maison. Quand l’émotion domine (inquiétude, tristesse, colère, refus), un bilan psychologique éclaire le fonctionnement psychique. Quand l’attention, la mémoire, le raisonnement ou les apprentissages posent question, un bilan neuropsychologique est indiqué. Un bilan orthopédagogique regarde les stratégies d’apprentissage de la lecture, de l’écriture et des mathématiques. Au cabinet, aucun bilan ne commence sans rendez-vous préliminaire : c’est lui qui permet de choisir, avec vous, l’évaluation utile.
Faut-il dire à l’enseignant qu’on a pris rendez-vous pour un bilan ?
Rien ne vous y oblige, mais c’est souvent utile. Prévenir l’enseignant montre que sa remarque a été entendue, et lui permet de noter des observations précises d’ici le rendez-vous : à quels moments votre enfant décroche, ce qui l’aide, ce qui le met en difficulté. Vous restez libre de ce que vous partagez ensuite. Après le bilan, c’est vous qui décidez de transmettre ou non le compte rendu, en entier ou en partie.
Comment expliquer un bilan à un enfant de 6 ans ?
Avec des mots simples et vrais, la veille ou quelques jours avant, pas des semaines à l’avance. Par exemple : « Tu sais que lire te fatigue beaucoup. On va voir quelqu’un dont le métier est de comprendre comment les enfants apprennent. Il y aura des jeux et des petites questions. Ce n’est pas une note, et ce n’est pas parce que tu as fait une bêtise. » Évitez de présenter le rendez-vous comme une punition, et laissez-lui poser ses questions.
Un bilan psychologique à 4 ou 5 ans, ce n’est pas trop tôt ?
Non. Au cabinet, le bilan psychologique est proposé dès la petite enfance, réalisé par notre pédopsychothérapeute et adapté à l’âge, avec le jeu, le dessin et les histoires. Chez un tout-petit, il ne s’agit pas de chercher un trouble à tout prix, mais de comprendre ce qu’il exprime par son comportement : une inquiétude, une jalousie, un événement mal digéré, une façon particulière d’être au monde. Le rendez-vous préliminaire permet de juger si ce bilan est utile maintenant.
Peut-on faire un bilan en téléconsultation ?
Le bilan psychologique, oui ; le bilan neuropsychologique se fait au cabinet. Les séances qui suivent, pour expliquer le compte rendu ou accompagner l’enfant et ses parents, peuvent avoir lieu au cabinet ou en téléconsultation. Pour une famille éloignée, ou quand les emplois du temps sont serrés, cette souplesse permet souvent de commencer plus vite, en gardant le déplacement pour le moment où il est vraiment nécessaire. Le rendez-vous préliminaire est l’occasion d’organiser tout cela avec vous.
Et si je ne suis pas d’accord avec l’école ?
Cela arrive, et ce n’est pas un échec. Vous connaissez votre enfant à la maison ; l’enseignant le connaît en groupe, plusieurs heures par jour, face à des exigences précises. Les deux regards peuvent être justes en même temps. Plutôt que de trancher seul, vous pouvez prendre un rendez-vous préliminaire : il ne vous engage pas à faire un bilan, et il permet de faire le point avec un regard extérieur. Si un désaccord s’installe, notre page sur le conflit avec l’école propose des pistes.
Faire du mot de l’école un point de départ
Un rendez-vous préliminaire permet d’entendre l’histoire de votre enfant, de croiser le regard de l’école et le vôtre, et de choisir avec vous le bilan utile, ou de décider qu’il peut attendre. Au cabinet ou en téléconsultation.