Enfant préféré : se sentir plus proche de l’un, ou peiner à aimer l’autre
Avec l’aîné, tout est simple : les mêmes blagues, les mêmes silences, le même goût pour les randonnées. Avec la cadette, chaque conversation finit en accrochage, et vous vous surprenez à soupirer quand elle entre dans la pièce. Vous vous l’avouez à peine, et jamais à voix haute : vous vous sentez plus proche de l’un de vos enfants. Rassurez-vous sur un point, c’est l’une des expériences les plus répandues de la vie de parent, et elle ne fait de personne un parent indigne. Ce qui compte n’est pas d’éprouver exactement la même chose pour chacun, c’est ce que cette différence devient dans les gestes de tous les jours, ce que les enfants en perçoivent, et la façon dont on peut, à tout âge, rééquilibrer et réparer.
Avoir un enfant préféré : est-ce que cela arrive à beaucoup de parents ?
Oui, et la recherche le confirme, même si les parents l’avouent rarement. En 2025, deux chercheurs américains, Alexander Jensen et McKell Jorgensen-Wells, ont rassemblé dans une méta-analyse trente études et quatorze bases de données, soit plus de 19 000 personnes, sur la façon dont les parents traitent différemment leurs enfants. Les écarts existent, ils sont modestes, et ils suivent quelques pentes : les parents disent favoriser légèrement les filles, sans que les enfants le perçoivent ; les enfants consciencieux et accommodants reçoivent un peu plus de chaleur, sans doute, supposent les auteurs, parce qu’ils sont plus faciles à élever ; les aînés reçoivent davantage d’autonomie. Rien de spectaculaire, mais une vérité simple : on ne réagit pas de la même façon à des enfants différents.
Il faut distinguer trois choses qui se mêlent dans le mot « préféré ». L’affinité, d’abord : on se sent plus à l’aise, plus complice, avec un enfant qui nous ressemble, partage nos goûts ou nous apaise. C’est presque universel, et cela change souvent avec les âges : le bébé qui comblait devient un adolescent difficile, l’enfant pénible un jeune adulte proche. Le favoritisme, ensuite : quand l’affinité se traduit en actes inégaux et durables, plus de tendresse, moins de reproches, des règles plus souples, toujours pour le même. Enfin, la difficulté à aimer un enfant en particulier, plus rare et beaucoup plus douloureuse à reconnaître. Cette page parle des trois, parce que les parents qui nous en parlent passent souvent de l’une à l’autre.
Freud, qui s’y connaissait en rivalités fraternelles, a écrit en 1917 une phrase restée célèbre, à propos de Goethe : « quand on a été sans contredit l’enfant de prédilection de sa mère, on garde pour la vie ce sentiment conquérant, cette assurance du succès qui, en réalité, rarement reste sans l’amener ». La phrase dit vrai, en partie. Elle oublie l’autre enfant, celui qui n’était pas le préféré, et elle oublie aussi que la place de favori a parfois un prix, comme on le verra plus bas.
D’où vient la préférence ? Six sources fréquentes
Une préférence a presque toujours des raisons, et elles sont rarement celles que l’on croit. Touchez les cartes : vous en reconnaîtrez peut-être une ou deux.
À ces six sources s’ajoute une situation qui ressemble à de la préférence sans en être : l’enfant qui a besoin de plus. Un enfant malade, en situation de handicap, qui a un TDAH ou traverse une phobie scolaire accapare forcément plus de temps et d’inquiétude. Ses frères et sœurs, eux, peuvent le vivre comme une préférence. La page mes enfants se disputent sans cesse parle de ces jalousies, et celle sur l’enfant en situation de handicap et sa fratrie de la place des frères et sœurs.
« Je n’arrive pas à aimer mon enfant » : quand le lien avec l’un ne se fait pas
C’est la confidence la plus difficile à faire, et nous l’entendons pourtant régulièrement : « je l’aime, bien sûr, mais je n’éprouve pas pour lui ce que j’éprouve pour sa sœur ». Parfois, c’est plus net encore : de l’irritation, une sorte de froideur, un soulagement quand il part chez ses grands-parents. Le parent qui le dit s’attend à être jugé, et il se juge lui-même bien plus sévèrement que quiconque.
Il est utile de savoir que l’amour d’un parent n’est pas un sentiment fixe, versé une fois pour toutes à la naissance. Il se construit dans les échanges, les soins, les moments partagés, et il peut tarder, se tendre ou se refroidir. Avec un bébé, le lien met parfois des mois à venir (voir quand le lien avec le bébé tarde). Plus tard, il peut se gripper autour d’un cercle bien connu : l’enfant sent la distance, il proteste, s’oppose ou se replie ; le parent s’agace davantage ; et chacun confirme à l’autre ce qu’il redoutait. Ce cercle n’est pas une fatalité, mais il a besoin d’être vu pour être interrompu.
On peut aussi rappeler ceci, qui soulage beaucoup de parents : aimer, pour un enfant, c’est d’abord recevoir des soins fiables, de l’attention, de la protection, des retours après les disputes. Un parent qui, malgré un sentiment moins vif, continue à prendre soin, à s’intéresser et à protéger, offre déjà l’essentiel. Le sentiment, lui, suit souvent, quand on comprend ce qui l’empêchait.
Ce que perçoivent les enfants, et ce qu’ils en font
Les enfants ne lisent pas dans le cœur de leurs parents, mais ils observent leurs gestes avec une précision redoutable : qui est grondé pour la même bêtise, qui a droit au câlin du soir, qui est écouté quand il raconte sa journée, de qui l’on parle aux voisins. Ce n’est pas tant l’écart de sentiment qui pèse sur eux que l’écart de traitement, surtout quand il dure et qu’aucun adulte ne le nomme.
Le récit le plus ancien de la préférence parentale est peut-être celui de Joseph, dans la Genèse. Jacob aime Joseph plus que ses autres fils et lui offre une tunique de plusieurs couleurs. Le verset suivant dit tout : « Ses frères virent que leur père l’aimait plus qu’eux tous, et ils le prirent en haine. » Les frères de Joseph ne s’en prennent pas à leur père, mais à Joseph. C’est encore ce que l’on voit dans les familles : la préférence parentale se paie souvent entre frères et sœurs, parfois pendant des décennies, jusqu’au moment où il faut s’occuper ensemble d’un parent âgé (voir frères et sœurs face au parent âgé).
L’enfant qui se sent moins aimé peut réagir de bien des façons : redoubler d’efforts pour plaire, devenir « l’enfant sage » qui ne demande rien, ou au contraire s’opposer, provoquer, endosser le rôle du mouton noir puisque c’est la place qu’on semble lui donner. Mais la place de préféré n’est pas toujours enviable non plus. Une équipe de l’université Purdue et de l’université Cornell, qui suit depuis 2001 des mères âgées et leurs enfants adultes, a observé que les enfants adultes qui se percevaient comme les plus proches de leur mère avaient davantage de symptômes dépressifs, tout comme ceux qui se pensaient sa plus grande déception. Être le confident, le soutien, celui sur qui l’on compte, est aussi une charge. Le préféré porte souvent une attente : rester brillant, joyeux, présent, et ne jamais décevoir.
Ce que l’enfant entend dans nos phrases du quotidien
Certaines phrases, dites sans y penser, en disent plus long qu’on ne le voudrait. Associez chaque phrase à ce qu’un enfant risque d’en comprendre. L’exercice ne cherche pas à faire honte : nous avons tous prononcé l’une de ces phrases un jour de fatigue.
Mesurer l’écart : un exercice pour y voir clair
Plutôt que de vous demander « est-ce que je l’aime moins ? », question sans réponse qui tourne en rond la nuit, regardez les gestes. Pensez à deux de vos enfants, et pour chaque geste, placez le curseur selon l’écart entre eux, en vous fiant aux dernières semaines plutôt qu’à vos intentions.
Exemple fictif : Karim, 41 ans, et les photos du téléphone
Karim et ses enfants sont inventés ; la scène, elle, ressemble à beaucoup d’autres.
Situation
Karim est séparé de la mère de ses enfants depuis cinq ans. Avec Sami, 10 ans, tout est léger : le foot du mercredi, les mêmes fous rires. Avec Lina, 13 ans, tout accroche. Elle est vive, critique, et elle a, dit-il, « exactement le ton de sa mère quand on se disputait ». Un dimanche, Lina fait défiler les photos du téléphone de son père : des dizaines de Sami au stade, deux d’elle en un an. Elle repose le téléphone et dit seulement : « Tu vois bien. » Depuis, elle ne veut plus venir le week-end.
Qu’est-ce qui semble le plus juste pour Karim ?
L’histoire de Karim montre un mécanisme fréquent : l’enfant qui ressemble à un ex-conjoint reçoit, sans le savoir, une part de la colère destinée à l’adulte. La séparation de ses parents, pour lui, est déjà une épreuve ; y ajouter ce poids est injuste, et c’est réparable. La page séparation et rupture aborde aussi la place des enfants.
Réparer : ce qui aide, à tout âge
La bonne nouvelle, c’est qu’un écart se rééquilibre beaucoup plus facilement qu’on ne le croit, surtout quand l’enfant est encore jeune, et qu’il n’est jamais trop tard pour un geste. Voici ce que nous voyons aider.
- Un rendez-vous seul à seul. Dix minutes par jour, ou une sortie par semaine, avec l’enfant dont on se sent moins proche, sans écrans, sur une activité qu’il choisit. On y découvre souvent un enfant qu’on ne connaissait pas.
- Le découvrir plutôt que le corriger. Poser des questions sur son monde, ses jeux, ses amis, ses vidéos, ses dessins. Un enfant que l’on regarde avec curiosité change souvent d’attitude, et le parent aussi.
- Juste ne veut pas dire pareil. Les enfants n’ont pas besoin de recevoir exactement la même chose, mais de comprendre pourquoi ils reçoivent ce qu’ils reçoivent. « Ton frère a plus de rendez-vous en ce moment parce qu’il a besoin d’aide pour l’école ; toi et moi, on a notre samedi. »
- Arrêter les comparaisons, même flatteuses, et parler à chacun de ce qu’il fait lui, pas de ce qu’il fait mieux ou moins bien que l’autre.
- Libérer le préféré de son rôle. Ne pas en faire le confident des soucis d’adulte, ni le « gentil » à qui l’on demande d’être raisonnable à la place de l’autre.
- Répondre vraiment à la question. Quand un enfant demande « tu le préfères, hein ? », mieux vaut un « je vous aime chacun d’une façon unique ; et si tu as eu l’impression que je m’occupais plus de lui, raconte-moi » qu’un « mais non, voyons » qui ferme la discussion.
- S’appuyer sur l’autre parent. Il est fréquent que chaque parent se sente plus proche d’un enfant différent ; en parler entre adultes permet de croiser les regards, et d’éviter que les « équipes » se figent.
Avec des enfants devenus adultes, la réparation passe souvent par une conversation, ou une lettre, où l’on reconnaît ce qui a été vécu sans se justifier : « je sais que tu as eu l’impression de passer après ton frère, et je crois que tu avais en partie raison ». Ce genre de phrase, attendue parfois depuis trente ans, ne réécrit pas le passé, mais elle change la façon de le porter.
Ce que la préférence dit de notre propre histoire
Une préférence n’est jamais seulement une affaire entre un parent et un enfant. Elle parle aussi de l’enfant que l’on a été. Celle qui a grandi dans l’ombre d’une sœur adulée se surprend à préférer, à son tour, la plus brillante de ses filles, ou au contraire à protéger farouchement la plus effacée. Celui qui était le « mouton noir » reconnaît chez son fils cadet sa propre rébellion, et ne sait plus s’il doit la combattre ou l’admirer. Les places de notre enfance se rejouent, souvent sans qu’on le remarque, dans la famille que l’on fonde.
L’enfant peut aussi venir occuper, sans le savoir, une place laissée vide : celle d’un frère mort, d’un enfant perdu avant lui, d’un parent disparu dont il porte le prénom. Il est alors aimé pour quelqu’un d’autre, ou tenu à distance pour la même raison. Ces fils sont rarement visibles de l’intérieur, et c’est tout l’intérêt de les démêler à plusieurs voix. La page peur de reproduire ce que j’ai vécu avec mes parents prolonge cette réflexion, et celle sur la culpabilité des parents aide à sortir du procès que l’on se fait.
- Se sentir plus proche d’un enfant est très fréquent ; ce qui pèse, ce sont les écarts de traitement durables et jamais nommés.
- Une préférence a presque toujours une histoire : ressemblance, tempérament, naissance, moment de vie, place dans sa propre enfance.
- L’enfant moins regardé en souffre, mais le préféré porte aussi une charge.
- Un temps seul à seul, la fin des comparaisons et une réponse sincère à ses questions suffisent souvent à rééquilibrer.
Ce que nous faisons au cabinet quand un parent se sent plus proche de l’un de ses enfants
Les parents qui viennent en parler commencent souvent par une autre question : un enfant « difficile », des disputes entre frères et sœurs, un adolescent qui ne vient plus le week-end. Notre psychothérapeute peut vous recevoir seul, sans les enfants, le temps de comprendre ce qui se joue : d’où vient la préférence, ce qu’elle réveille de votre propre histoire, ce que l’enfant moins proche vient représenter. L’écoute analytique, nourrie de plusieurs grands repères de la psychanalyse, est précieuse pour défaire ces collages, quand un enfant a hérité sans le savoir du visage d’un autre.
Quand le lien s’est abîmé dès la naissance, dans un accouchement traumatique ou une hospitalisation, l’EMDR, précédée d’un bilan psycho-traumatique et pratiquée en séances longues de 80 minutes, aide souvent à détacher le souvenir de l’enfant d’aujourd’hui. Si le tempérament d’un enfant épuise toute la famille et qu’une question se pose sur son fonctionnement, attention, agitation, rigidité, notre neuropsychologue peut réaliser, après un rendez-vous préliminaire, un bilan neuropsychologique, dont un compte rendu écrit vous est remis : comprendre un enfant change souvent le regard qu’on porte sur lui.
Le cabinet reçoit aussi les familles, en séances longues de 80 minutes, au cabinet ou en téléconsultation, pour que chacun puisse dire ce qu’il a vécu de sa place. Avec un enfant jeune, le jeu et le dessin facilitent la parole. Le premier rendez-vous est sans engagement.
Questions fréquentes sur l’enfant préféré
Est-ce normal d’avoir un enfant préféré ?
Se sentir plus proche de l’un de ses enfants est très fréquent, même si peu de parents l’avouent. Les affinités dépendent des ressemblances, du tempérament, du moment de vie où chaque enfant est arrivé, et elles changent souvent avec les âges. Ce qui compte n’est pas d’éprouver la même chose pour chacun, mais de veiller à ce que la différence ne devienne pas un écart de traitement durable, que les enfants perçoivent et qui pèse sur leurs relations entre eux. Regarder ses gestes, plus que ses sentiments, est un bon point de départ.
Comment savoir si je fais du favoritisme ?
Regardez les gestes des dernières semaines plutôt que vos intentions : pour quel enfant tombent les reproches, avec lequel passez-vous du temps seul à seul, de qui racontez-vous les réussites, à qui accordez-vous le plus facilement des excuses. Si la plupart de ces gestes vont toujours au même enfant, l’écart se voit, et vos enfants le perçoivent sans doute. Ce n’est pas une faute, c’est une information : quelques changements simples, comme un moment à deux avec l’autre enfant, suffisent souvent à rééquilibrer.
Que répondre quand mon enfant me demande si je préfère son frère ?
Évitez le « mais non, voyons » qui ferme la discussion. Vous pouvez dire que vous aimez chacun d’une façon unique, puis ouvrir : « Est-ce que tu as eu l’impression que je m’occupais plus de lui ? Raconte-moi. » Écoutez sans vous justifier tout de suite. S’il a raison sur certains points, le reconnaître le rassure plus qu’un démenti. Proposez ensuite un temps à vous deux, choisi avec lui. Sa question n’est pas une accusation : c’est une demande de place.
Pourquoi j’ai du mal à aimer l’un de mes enfants ?
Les raisons sont souvent multiples : une naissance difficile, une dépression après l’accouchement, un tempérament très intense, une ressemblance avec quelqu’un qui vous a fait souffrir, un moment de vie où vous n’étiez pas disponible. Un cercle peut aussi s’installer : l’enfant sent la distance, s’oppose, et l’agacement grandit. Cela ne fait pas de vous un parent indigne, et ce n’est pas définitif. Comprendre ce qui bloque, en séance, permet souvent au sentiment de revenir, en même temps que les gestes changent.
Quelles conséquences pour l’enfant qui se sent moins aimé ?
Quand l’écart de traitement dure et que personne ne le nomme, l’enfant peut en conclure qu’il vaut moins. Il redouble d’efforts pour plaire, se fait oublier, ou au contraire s’oppose et endosse le rôle du mouton noir. Les relations entre frères et sœurs en souffrent souvent, parfois jusqu’à l’âge adulte. Mais ces effets ne sont pas une fatalité : un parent qui reconnaît l’écart et le rééquilibre, même tard, change beaucoup la façon dont l’enfant porte cette histoire.
Peut-on réparer quand les enfants sont devenus adultes ?
Oui, et beaucoup d’enfants adultes l’attendent sans oser le demander. La réparation passe souvent par une conversation ou une lettre où l’on reconnaît ce qui a été vécu, sans se justifier ni minimiser : « je crois que tu as eu raison de te sentir moins regardé ». Ce n’est pas réécrire le passé, c’est changer la façon de le porter, pour l’enfant comme pour le parent. Préparer ce moment en séance aide à trouver les mots, et à accueillir la réponse, quelle qu’elle soit.
Références
Les travaux et ouvrages cités sur cette page.
- Sigmund Freud, « Un souvenir d’enfance dans Fiction et Vérité de Goethe » (1917), trad. Marie Bonaparte et E. Marty, dans Essais de psychanalyse appliquée, Gallimard, 1933.
- Alexander C. Jensen et McKell A. Jorgensen-Wells, « Parents favor daughters: A meta-analysis of gender and other predictors of parental differential treatment », Psychological Bulletin, 2025. doi.org/10.1037/bul0000458
- J. Jill Suitor, Megan Gilligan, Siyun Peng, Jong Hyun Jung et Karl Pillemer, « Role of perceived maternal favoritism and disfavoritism in adult children’s psychological well-being », The Journals of Gerontology, Series B, 72(6), 2017, p. 1054-1066. doi.org/10.1093/geronb/gbv089
- La Bible, Genèse, chapitre 37 (histoire de Joseph et de ses frères), trad. Louis Segond.
Que chaque enfant retrouve sa place
Un premier rendez-vous permet de comprendre d’où vient l’écart que vous ressentez, et de chercher avec vous les gestes qui rééquilibreront le lien. Seul, à deux parents ou en famille, au cabinet ou en téléconsultation.
Prendre rendez-vous Consulter seul pour parler de son enfant