Les différentes culpabilités : du survivant, du privilège, par association, liée au trauma
Il y a la culpabilité de l’enfant qui a cassé le vase de sa grand-mère, et celle du pompier qui a sorti trois personnes d’un immeuble en feu et ne pense qu’à la quatrième. Celle de la petite-fille qui découvre, dans une boîte à chaussures, ce que son grand-père a signé en 1943. Celle de l’humanitaire qui rentre d’une mission et n’ose plus ouvrir son réfrigérateur plein. Celle de la femme qui s’est figée pendant une agression et se le reproche depuis dix ans. Le même mot recouvre des expériences qui n’ont presque rien en commun, et qui n’appellent pas le même travail. Nous les passons ici en revue, en suivant une fiche d’information de FD Consultants, que nous avons traduite et commentée à partir de ce que nous entendons en séance.
Être coupable, se sentir coupable : la grille à quatre cases
Le français a la chance d’avoir deux expressions. Être coupable relève des faits : une faute a été commise, par moi. Se sentir coupable relève de l’expérience intérieure. Les deux coïncident moins souvent qu’on ne le croit. Nous dessinons volontiers ce petit tableau sur une feuille, en séance, quand quelqu’un nous demande s’il a « raison » de culpabiliser.
| Je me sens coupable | Je ne me sens pas coupable | |
|---|---|---|
| J’ai réellement causé un tort | Une culpabilité ajustée : elle invite à reconnaître et à réparer. Voir la culpabilité utile. | Un angle mort : on minimise, on se trouve des excuses, on accuse les circonstances. Cela arrive à tout le monde, à petite dose. |
| Je n’ai causé aucun tort, ou très peu | La case la plus encombrée : culpabilité excessive, du survivant, du privilège, par association, culpabilité qui suit un trauma. | La tranquillité ordinaire, celle qu’on aimerait retrouver. |
Toute la difficulté tient dans la case en bas à gauche. Le sentiment y est réel, parfois écrasant, mais il ne correspond à aucune faute que l’on pourrait réparer. On ne peut pas présenter d’excuses au hasard, au virus, à un plan social ou au grand-père mort depuis quarante ans. Alors la culpabilité tourne sur elle-même, et c’est là qu’elle abîme.
Avant, après : la culpabilité qui protège
Avant de décrire celles qui font souffrir, la fiche rappelle que la culpabilité rend service. Elle le fait de deux manières, que les onglets séparent.
La culpabilité anticipatoire regarde vers l’avenir. Elle nous donne un avant-goût de ce que nous éprouverions si nous agissions mal, et ce petit malaise suffit souvent à nous retenir. L’exemple de la fiche est très concret : un soignant, au bout d’une longue garde, est tenté d’expédier un dernier patient. Une pointe de culpabilité se lève à l’idée de ce qu’il pourrait manquer. Elle ne supprime pas la fatigue, mais elle crée une pause, juste assez pour ralentir et éviter une erreur.
La culpabilité rétrospective arrive une fois l’acte posé : on a été cassant avec un collègue, on n’a pas rappelé une personne fragile. Elle est désagréable, mais elle met en mouvement. On présente des excuses, on rappelle la personne, on en parle à quelqu’un d’avisé, on modifie sa manière de travailler. Quand elle reste proportionnée, dit la fiche, elle renforce les relations et les valeurs auxquelles on tient.
Ce versant lumineux a sa page à lui, la culpabilité utile. Nous n’y revenons pas ici, sinon pour souligner ceci : tout ce qui suit décrit des culpabilités qui ont perdu cette fonction de signal. Elles sonnent sans danger à éviter, ou continuent de sonner bien après que le tort a été réparé.
La culpabilité excessive : une alarme qui ne s’éteint plus
Selon FD Consultants, on la retrouve souvent dans la dépression, l’anxiété, le TOC et les suites d’un traumatisme. Elle se reconnaît à un auto-reproche permanent, à des « erreurs » passées que l’on ressasse, à la conviction d’avoir mal agi sans que les faits le confirment, et à une habitude de s’excuser pour tout. La fiche ajoute un détail que nous constatons tous les jours : le corps paie aussi, avec un sommeil haché et des muscles qui ne se relâchent plus, la mâchoire, la nuque, les épaules.
Le dossier lui consacre une page entière, culpabilité excessive et scrupules, qui décrit ses sources et ce qui l’apaise. Retenons ici une chose : quand une culpabilité s’étend à des choses dont on n’est pas directement responsable, elle tend à glisser vers la honte. La fiche le dit nettement : la culpabilité porte sur un acte précis, la honte sur le sentiment d’être mauvais en soi. Et la honte s’attarde, ronge l’estime de soi, pousse à s’isoler et à saboter ce qui pourrait aller bien. La différence est développée dans culpabilité ou honte.
La culpabilité du survivant : rester quand d’autres sont partis
Elle apparaît chez celui qui s’en est sorti là où d’autres ont été tués ou blessés : un accident, un attentat, une catastrophe naturelle. La fiche y ajoute une situation moins spectaculaire, et pourtant très fréquente dans nos consultations : garder son poste quand une vague de licenciements emporte l’équipe.
Son trait le plus déroutant, selon FD Consultants : ceux qui l’éprouvent n’ont généralement joué aucun rôle dans le malheur des autres, et se sentent pourtant fautifs, ou persuadés qu’ils auraient pu en sauver davantage. Et elle se sent indigne d’avoir survécu, plus encore d’être heureuse ensuite. D’où des vies qui se rétrécissent : on se restreint, on s’éloigne des autres, on prend de mauvaises habitudes, parfois avec l’alcool ou d’autres produits, on gâche des occasions de réussir. Tout cela est détaillé dans la page la culpabilité du survivant.
Par association : porter la faute d’un autre
La fiche l’appelle aussi culpabilité vicariante. On se sent coupable, ou responsable, d’un tort commis par quelqu’un d’autre, avec qui l’on partage une appartenance : un métier, un sexe, une nationalité, une religion, une famille. Le journal télévisé annonce des exactions commises par des hommes qui se réclament de la même foi que vous, et quelque chose se serre dans la poitrine, alors que vous n’y êtes pour rien. Un médecin apprend qu’un confrère a été condamné et se surprend à baisser les yeux devant ses patients.
Elle traverse aussi le temps. FD Consultants cite les jeunes générations qui découvrent la participation de leurs ancêtres à la traite des esclaves. En France, nous rencontrons des petits-enfants qui tombent sur une lettre de dénonciation, un passé colonial, un aïeul tortionnaire ou collaborateur, et qui se mettent à porter ce poids comme s’il leur appartenait. La fiche pointe le risque principal : à force de vouloir s’excuser et réparer, on ne s’arrête jamais pour évaluer sa propre part.
Le philosophe Karl Jaspers a offert un outil remarquable pour penser ces situations. En 1946, dans La Culpabilité allemande, il distinguait quatre sortes de culpabilité. Son tableau, que nous résumons, aide encore aujourd’hui à trier ce qui revient à chacun.
| Selon Jaspers | De quoi s’agit-il ? | Qui en juge ? |
|---|---|---|
| Criminelle | Des actes précis, contraires à la loi, commis par une personne. | Un tribunal. |
| Politique | La part qui revient aux citoyens d’un État pour les actes de cet État. | L’histoire, les vainqueurs, la communauté. |
| Morale | Ce que chacun a fait ou n’a pas fait personnellement, en conscience. | Sa propre conscience, et ceux qui nous sont proches. |
| Métaphysique | Le sentiment, plus diffus, d’être lié à tout ce qui arrive aux autres humains, et d’être encore en vie quand le pire s’est produit. | Personne d’autre que soi. |
Ce qui frappe, en relisant Jaspers, c’est qu’il refuse l’idée d’une culpabilité collective héritée par le sang. On n’est pas coupable de ce qu’a fait son grand-père. On peut en revanche se sentir concerné, vouloir savoir, transmettre, et c’est une tout autre position, beaucoup plus vivable. Passer de « je porte sa faute » à « je porte cette histoire » change souvent la vie d’une famille.
Du privilège : le malaise d’avoir reçu davantage
Voisine de la précédente, la culpabilité du privilège naît quand on prend conscience des avantages dont on bénéficie, souvent sans les avoir choisis ni mérités : sa couleur de peau, son sexe, une enfance en sécurité, des parents qui lisaient des histoires le soir. La fiche prend l’exemple des humanitaires envoyés dans des zones de guerre ou d’extrême pauvreté, qui comparent la vie des personnes qu’ils aident à la leur, plus confortable et plus sûre, et ne s’en remettent pas.
Elle a une racine estimable : l’empathie, la capacité de se mettre à la place d’autrui, le souci de son sort. Mais elle peut déraper. FD Consultants décrit des personnes qui s’épuisent au travail, ou qui franchissent les limites de leur rôle pour « compenser » : donner de l’argent, des biens, un traitement de faveur à certaines personnes aidées. Les soignants, les travailleurs sociaux, les enseignants en éducation prioritaire connaissent bien cette pente.
Nous la retrouvons aussi dans des endroits plus intimes. Le frère ou la sœur en bonne santé d’un enfant handicapé, qui n’ose ni se plaindre ni briller ; on le dit souvent « facile », il est surtout discret jusqu’à l’effacement (voir la fratrie face au handicap). L’enfant qui a fait des études quand les autres ont arrêté tôt, et qui rentre au village avec le sentiment d’avoir trahi ; ce versant, qui tient autant de la honte que de la culpabilité, est traité dans la honte sociale. Ce qui aide, presque toujours, c’est de transformer le malaise en engagement mesuré, plutôt qu’en sacrifice sans fin.
Liée au trauma : se reprocher sa propre réaction
Après un événement traumatique, beaucoup de personnes ne se reprochent pas ce qui est arrivé, mais la manière dont elles ont réagi. FD Consultants rappelle que nos réactions de survie sont profondément inscrites en nous, qu’elles ne sont ni préparées ni forcément logiques : sur le moment, nous faisons ce qui nous semble augmenter nos chances de nous en sortir. Les quatre grandes réponses sont connues sous leurs noms anglais : fight, flight, freeze et fawn. Le thérapeute américain Pete Walker a popularisé cette dernière. Touchez chaque carte.
La culpabilité vient de l’écart entre cette réaction et l’image que l’on a de soi : « moi qui défends toujours les autres », « moi qui suis si courageuse d’habitude ». Pour passer ces reproches au crible, un à un, voir la grille de la page avant de me blâmer. Quand c’est la honte qui domine, après une agression ou des violences, la page la honte après des violences prend le relais. Et pour comprendre pourquoi le cerveau réagit ainsi sous la menace, voir mémoire et cerveau dans le trauma.
Imaginaire ou induite : les culpabilités qui viennent d’ailleurs
Deux autres formes ne figurent pas en tant que telles dans la fiche, mais elles en prolongent les conseils, et nous les rencontrons trop souvent pour les taire.
La culpabilité imaginaire
Elle repose sur une causalité qui n’existe que dans la tête. L’enfant de six ans qui a crié « je te déteste » à son père la veille du jour où celui-ci est parti, et qui en conclut que c’est sa faute. L’adulte qui a pensé « qu’il disparaisse » de son patron, apprend que ce dernier est hospitalisé, et ne dort plus. Ce mode de pensée, que l’on appelle pensée magique, est normal chez le jeune enfant ; chez l’adulte, il revient surtout quand l’angoisse monte, et il est au cœur de certains TOC à pensées intrusives. Pour les plus jeunes, voir culpabilité et honte chez l’enfant.
La culpabilité induite
Elle est fabriquée par un autre, qui a intérêt à ce que nous nous sentions fautifs. Les anglophones parlent de guilt trip. « Avec tout ce que je sacrifie pour toi… » « Tu vas tuer ta mère. » « Si tu pars ce week-end, ne t’étonne pas que je sois malade. » La fiche de FD Consultants invite à le repérer : une partie des règles que l’on croit personnelles nous a été soufflée par la société, ou par quelqu’un qui cherche à orienter nos choix. Dans les relations d’emprise, ce levier est utilisé jusqu’à l’usure.
Jeu : quelle culpabilité pour quelle situation ?
Six portraits fictifs, six culpabilités. Associez chaque situation au type qui la décrit le mieux, puis vérifiez. C’est un jeu pédagogique, qui ne vous évalue pas ; aucune réponse n’est conservée. Dans la vie, bien sûr, plusieurs culpabilités se mêlent souvent chez la même personne.
Exemple fictif : Hélène et la boîte à chaussures
Exemple fictif
Hélène, 52 ans, vide la maison de sa mère. Au fond d’une armoire, une boîte à chaussures : des lettres, et parmi elles un document qui montre que son grand-père, sous l’Occupation, a dénoncé une famille voisine. Depuis, Hélène ne dort plus. Elle a passé des nuits dans les archives en ligne, s’est excusée auprès d’une amie juive qui ne lui demandait rien, a pensé changer de nom. Elle dit : « J’ai l’impression d’avoir du sang sur les mains. » Ses enfants, adolescents, ne comprennent pas ce qui arrive à leur mère.
Qu’est-ce qui pourrait l’aider le plus ?
Démêler la sienne : les conseils de la fiche, et ce que nous y ajoutons
La fiche de FD Consultants se termine par une série de conseils simples, que nous reprenons ici dans l’ordre où ils nous paraissent le plus utiles. Le premier surprend toujours : pour sortir d’une culpabilité, il faut d’abord accepter de la ressentir, au lieu de la repousser. C’est en restant un moment avec elle que l’on peut l’examiner.
- Nommer l’objet. De quoi, exactement, est-ce que je me sens coupable ? Un acte, une omission, une phrase, une absence ? Écrire une seule ligne précise vaut mieux que des pages de reproches généraux. Le faire avec une personne de confiance, ou dans un carnet, aide beaucoup.
- Réparer ce qui peut l’être. S’il y a un acte clair, des excuses ou un geste concret de réparation suffisent souvent à éteindre l’alarme. Une fois, bien faites.
- Peser sa part. Si l’objet est moins tangible, comme dans les culpabilités du survivant ou du privilège, agir peut encore aider, mais à une mesure raisonnable. Qu’est-ce qui dépendait de moi, et qu’est-ce qui n’en dépendait pas ? Et qu’ai-je tenté pour aider, que j’oublie de compter ?
- Interroger ses exigences. Est-ce que je suis trop dur, trop généralisant ? Vouloir aider les autres signifie-t-il que je n’ai jamais le droit de penser à moi ? Faire de son mieux interdit-il de se tromper ? Et ces règles sont-elles vraiment les miennes, ou celles de quelqu’un qui avait intérêt à me culpabiliser ?
- Se regarder avec bienveillance. Qu’est-ce qui échappait à mon contrôle ? Que sais-je aujourd’hui que j’ignorais alors ? La fiche le dit avec simplicité : la plupart du temps, nous faisons de notre mieux avec ce que nous savons et ce dont nous disposons à ce moment-là.
- Marquer la fin. Quand on décide de lâcher une culpabilité qui ne sert plus, un geste symbolique aide : écrire sur une feuille ce dont on se sent coupable, puis la jeter.
Ce que nous ajoutons, à partir de notre pratique, tient en deux remarques. Quand une culpabilité résiste à ce tri alors que la raison a compris, c’est souvent qu’elle est accrochée à une scène précise, qui revient avec ses images et ses sensations : ce sont les souvenirs que l’EMDR sait retraiter. Et quand elle se répète à travers les années, dans des situations très différentes, elle parle souvent d’une place occupée très tôt dans sa famille (l’enfant qui devait consoler, celui qui ne devait pas déranger), ce que l’écoute analytique permet de remettre au jour.
Au cabinet : commencer par savoir de quelle culpabilité on parle
Nous ne recevons pas « la culpabilité ». Nous recevons une personne qui, souvent, ne sait pas encore laquelle l’habite, et qui en mélange parfois trois. Une première rencontre, qui n’engage à rien, permet de déplier cela. Vous pouvez venir accompagné si cela vous aide à franchir la porte, ou consulter en téléconsultation.
Quand la situation est complexe, le psychothérapeute propose un bilan psychologique, possible à distance, suivi d’un compte rendu écrit. Si la culpabilité est née d’un événement traumatique, un bilan psycho-traumatique précède l’EMDR (séances de 80 minutes), car le trauma est la spécialité du psychothérapeute. Les outils des TCC servent à examiner les pensées de reproche, à peser les responsabilités, à rouvrir les activités que l’on s’interdisait. L’écoute analytique, nourrie de plusieurs grands repères de la psychanalyse, accueille ce qui se rejoue d’une histoire plus ancienne.
Le rythme se choisit ensemble ; de loin en loin, nous regardons avec vous le chemin parcouru. Si les émotions submergent la vie de tous les jours, le cabinet offre toute la palette de la TCD : séances seul à seul, travail en groupe, appui possible entre deux rendez-vous. On nous rencontre à Colombes, en Ardèche ou à Pavillons-sous-Bois, et toutes les séances peuvent aussi se tenir à distance.
Questions fréquentes sur les types de culpabilité
Quels sont les différents types de culpabilité ?
On distingue d’abord la culpabilité utile, anticipatoire ou rétrospective, qui pousse à éviter un tort ou à le réparer. Puis des culpabilités qui pèsent sans protéger : la culpabilité excessive, la culpabilité du survivant, la culpabilité par association (pour la faute d’un autre), la culpabilité du privilège, la culpabilité liée au trauma (se reprocher sa réaction), et les culpabilités imaginaires ou induites par autrui.
Qu’est-ce que la culpabilité par association ?
C’est le fait de se sentir coupable d’un tort commis par quelqu’un avec qui l’on partage une appartenance : une profession, une nationalité, une religion, une famille, parfois des ancêtres. On n’a rien fait soi-même, mais le lien rend la situation très inconfortable, et l’on risque de vouloir s’excuser sans fin sans jamais évaluer sa propre part.
Pourquoi se sentir coupable d’être privilégié ?
Parce que l’on prend conscience d’avantages reçus sans les avoir choisis, et que l’on se compare à ceux qui en sont privés. Cette culpabilité naît souvent de l’empathie. Elle devient un problème quand elle pousse à s’épuiser, à dépasser les limites de son rôle ou à vouloir compenser sans fin. La transformer en engagement mesuré est souvent ce qui apaise.
Pourquoi je m’en veux de m’être figé pendant une agression ?
Parce que, après coup, on juge sa réaction avec un cerveau calme, comme si l’on avait eu le choix. Sur le moment, le figement est une réponse automatique de survie, déclenchée quand ni la lutte ni la fuite ne paraissent possibles. Il ne signifie ni consentement ni faiblesse. Ce reproche se travaille, en parole et, quand la scène revient en images, en EMDR.
Comment savoir si ma culpabilité est justifiée ?
En cherchant l’objet précis du reproche, puis en se demandant ce qui dépendait réellement de soi, ce que l’on savait à l’époque, et si une réparation est possible. Une culpabilité justifiée s’apaise quand on a réparé. Celle qui continue après la réparation, ou qui ne trouve aucun acte précis à se reprocher, appartient à une autre famille, et mérite d’être comprise plutôt que subie.
Les textes sur lesquels s’appuie cette page
- FD Consultants. Different Types of Guilt, fiche d’information (traduite et adaptée par nos soins). Lire la fiche (PDF, en anglais).
- Jaspers, K. (1946). Die Schuldfrage. Traduction française : La Culpabilité allemande.
- Tangney, J. P., & Dearing, R. L. (2002). Shame and Guilt. New York : Guilford Press.
Pour continuer la lecture
Mettre un nom sur ce qui pèse
Savoir de quelle culpabilité il s’agit, c’est déjà savoir ce qu’elle demande : une réparation, un tri, un travail sur un souvenir, ou le droit de vivre. Nous pouvons chercher cela avec vous, au cabinet ou à distance.