Deuil périnatal : quand un bébé meurt avant de naître ou juste après
La chambre était peinte, le prénom choisi depuis des semaines. Ou bien il n’y avait encore que deux traits sur un test, une première échographie collée sur le frigo et une date entourée au calendrier. Puis plus rien, ou un silence à la place du premier cri. Fausse couche, interruption médicale de grossesse, mort in utero, mort à la naissance ou dans les premiers jours : ces pertes sont fréquentes, et pourtant elles restent souvent invisibles pour l’entourage. Cette page parle de ce qu’elles font vivre aux parents, au couple, aux frères et sœurs, et de la façon dont nous les accueillons au cabinet.
Quand on perd un parent, un ami, un conjoint, les autres l’ont connu. Ils peuvent raconter une anecdote, se souvenir d’une voix, pleurer avec vous quelqu’un qu’ils ont vu vivre. Quand on perd un bébé pendant la grossesse ou juste après la naissance, presque personne ne l’a rencontré. Il a existé surtout pour ses parents, et d’abord dans le corps de sa mère. C’est ce qui rend ce deuil si solitaire : la peine est immense, et autour, il n’y a pas de souvenirs à partager.
Le psychanalyste Serge Lebovici, qui a beaucoup travaillé sur les tout débuts de la vie, distinguait plusieurs bébés dans l’esprit des parents. Il y a l’enfant imaginaire, celui que l’on se raconte en toute conscience pendant ces mois d’attente (il aura tes yeux, il jouera au foot, elle sera musicienne). Il y a l’enfant fantasmatique, plus profond, tissé avec l’histoire et l’enfance de chaque parent. Et il y a l’enfant réel, celui que l’on tiendra dans ses bras. Quand un bébé meurt avant d’être devenu tout à fait « réel » pour les autres, ses parents perdent pourtant les trois. Ils perdent aussi un avenir déjà habité : la rentrée de septembre, les premiers Noëls, la place à table.
Le corps, enfin, ne sait pas que le bébé est mort. Après une perte tardive, le lait peut monter. Le ventre reste rond quelques semaines. Les hormones chutent brutalement. Donald Winnicott décrivait, à la fin de la grossesse et dans les semaines qui suivent la naissance, un état de sensibilité extrême qu’il nommait la préoccupation maternelle primaire : toute la mère se tourne vers son bébé. Après une perte, cet état est là, intact, sans bébé vers qui se tourner. Beaucoup de femmes nous disent qu’elles avaient l’impression d’être « préparées pour quelqu’un qui n’est pas venu ».
Ce qu’il faut garder en tête
La douleur d’un deuil périnatal ne se mesure ni au nombre de semaines ni au temps passé avec le bébé.
Les parents perdent un enfant, mais aussi l’enfant rêvé et tout un avenir déjà imaginé.
Le corps de la mère vit la perte à sa façon, et la fatigue, la montée de lait, les hormones pèsent lourd.
Les deux parents, les aînés, les grands-parents sont en deuil, chacun à sa manière.
Six semaines ou neuf mois : ce que chaque situation a de particulier
Il serait faux de dire que tous les deuils périnataux se ressemblent. Le moment de la perte, la façon dont elle est arrivée, la décision qu’il a fallu prendre ou non, changent ce que les parents traversent. Déplacez le curseur : chaque cran décrit une situation fréquente. Une chose ne change pas d’un bout à l’autre : la peine n’est pas proportionnelle au terme.
début de grossesseaccouchementpremiers mois
Une interruption volontaire de grossesse, choisie, n’entraîne pas forcément de deuil. Il arrive pourtant qu’une peine vienne, sur le moment ou des années plus tard. Elle a droit, elle aussi, à un lieu où se dire sans être jugée. La page mort brutale et deuil traumatique détaille ce que le choc ajoute à la perte.
Ce que l’on entend, et ce que l’on aurait besoin d’entendre
L’entourage veut consoler. Il le fait souvent maladroitement, parce qu’il ne sait pas quoi dire d’un enfant qu’il n’a pas connu, et parce que la mort d’un bébé fait peur. En séance, ces phrases reviennent parfois des années après, encore intactes. Retournez les cartes : au dos, ce qu’elles produisent, et ce qui aurait aidé.
Chacun son deuil dans la famille
Un bébé qui meurt laisse plusieurs personnes en deuil, et chacune vit une perte différente. Ces portraits sont des exemples fictifs, composés à partir de situations que l’on rencontre souvent.
1
Claire, la mère
« C’est mon corps qui l’a perdu »
Elle se reproche le verre de vin du début, le déménagement, la course pour attraper un bus. Elle sait que les médecins n’ont trouvé aucune faute, mais son corps lui semble coupable. Elle évite les poussettes au supermarché et le rayon des petits pots.
2
Julien, le père
« On me demande comment va ma femme »
Tout le monde s’inquiète pour Claire, et c’est normal. Lui a repris le travail au bout de quelques jours, s’est occupé des démarches, de la chambre à vider. Il pleure dans la voiture, seul, sur le parking. Il a l’impression de ne pas avoir le droit d’être en deuil d’un enfant qu’il n’a pas porté.
3
Léa, la grande sœur, 5 ans
« Il revient quand, le bébé ? »
Elle avait posé sa main sur le ventre de sa mère, choisi un doudou. Elle pose la même question tous les soirs. Elle s’est mise à faire pipi au lit et à refuser l’école. Elle a peut-être pensé, un jour de jalousie, qu’elle ne voulait pas de petit frère, et elle se demande en secret si c’est sa faute.
4
Monique, la grand-mère
Un double chagrin
Elle pleure son petit-fils, et elle pleure de voir sa fille souffrir sans pouvoir rien y faire. Elle a elle-même perdu un bébé il y a quarante ans, à une époque où l’on n’en parlait pas, où l’on emmenait le bébé sans le montrer. Ce vieux deuil, jamais dit, remonte d’un coup.
Ce dernier portrait n’est pas rare. Pendant longtemps, les bébés morts à la naissance étaient emportés avant que leur mère ait pu les voir, et l’on conseillait d’oublier vite. Beaucoup de femmes aujourd’hui âgées portent ce deuil en silence. Il arrive qu’il se réveille à l’occasion de la perte vécue par une fille, une belle-fille, une petite-fille, et il mérite alors lui aussi d’être entendu. Pour les aînés, la page l’enfant et l’adolescent en deuil propose des mots pour expliquer.
Les traces et les rituels : donner une place à un bébé qui en a eu si peu
Parce qu’il y a peu de souvenirs, chaque trace compte. Selon les situations, les parents ont pu voir leur bébé, le prendre dans leurs bras, lui donner un prénom, garder une photo, une empreinte de pied, le bracelet de naissance, une mèche de cheveux, un vêtement. Certains ne l’ont pas souhaité, et c’est leur droit. Ce que nous entendons en consultation, c’est surtout la douleur de ceux qui n’ont pas eu le choix, ou qui n’ont pas compris sur le moment qu’on le leur proposait. Ce regret-là se travaille, et une trace peut se fabriquer bien après : une lettre, un dessin, une boîte à souvenirs avec l’échographie et le test de grossesse.
La romancière Camille Laurens a écrit Philippe après la mort de son fils, quelques heures après sa naissance. Ce livre très bref fait exactement ce que font beaucoup de parents endeuillés : il écrit l’existence d’un enfant que presque personne n’a vu, pour qu’elle ne disparaisse pas. Nous ne demandons à personne d’écrire un livre. Mais nous voyons souvent combien le simple fait de raconter le bébé, son prénom, le jour de sa naissance, la couleur de sa couverture, à quelqu’un qui écoute vraiment, le fait exister un peu plus.
La date prévue du termeElle arrive souvent quelques mois après une perte précoce, et elle frappe fort, parce que c’est le jour où le bébé aurait dû naître.Beaucoup de parents ne s’y attendent pas : prévoir ce jour-là un moment pour soi aide.
Les annonces des autresLa grossesse d’une sœur, d’une amie, d’une collègue. La joie pour elles et la douleur pour soi arrivent en même temps, et la culpabilité d’être jaloux par-dessus.On a le droit de ne pas aller à une fête de naissance cette année-là.
Le jour anniversaireCelui de la perte ou de la naissance. Certaines familles allument une bougie, plantent un arbre, cuisinent un gâteau.Un rituel répété donne à la peine un rendez-vous, au lieu qu’elle surgisse n’importe quand.
Les questions des inconnus« Vous avez combien d’enfants ? » Faut-il compter le bébé ? Aucune réponse ne s’impose.Beaucoup de parents choisissent selon la personne et le moment, et c’est très bien ainsi.
Le couple après la perte : deux chagrins qui ne marchent pas au même pas
Une remarque revient presque toujours quand nous recevons un couple après un deuil périnatal : « Nous ne vivons pas la même chose. » L’un veut parler du bébé tous les soirs, l’autre a besoin de faire, de ranger, de reprendre le travail. L’un a envie d’un autre enfant très vite, l’autre a peur rien qu’à l’idée. L’un trouve que l’autre « est passé à autre chose », l’autre a l’impression qu’on lui reproche de tenir debout. Ces écarts n’ont rien d’anormal. Ils deviennent dangereux quand chacun interprète le chagrin de l’autre comme un manque d’amour, pour le bébé ou pour soi.
La sexualité est souvent touchée. Le corps de la femme garde le souvenir de la grossesse et parfois d’un accouchement difficile ; le désir est mêlé à la peur d’une nouvelle grossesse ou, au contraire, à une hâte qui inquiète l’autre. Il faut parfois des mois avant de retrouver une intimité qui ne soit pas chargée de tout cela. La page sexualité et couple en parle plus largement.
Mon conjoint ne pleure jamais : est-ce qu’il souffre ?
Très probablement. Beaucoup de pères ou de co-parents vivent leur deuil dans l’action, à l’écart, ou repoussent leur chagrin pour soutenir leur compagne. Leur peine sort parfois des mois plus tard, à un moment inattendu. Une séance à deux permet souvent à chacun de découvrir ce que l’autre vit, sans que l’un doive ressembler à l’autre.
La grossesse d’après : la joie et la peur dans le même ventre
Quand une nouvelle grossesse arrive, beaucoup de parents découvrent qu’ils n’osent pas s’en réjouir. Chaque échographie est une épreuve, chaque petite douleur une alerte. Certaines femmes ne veulent pas acheter de vêtements, ni annoncer la grossesse, ni même s’attacher, « au cas où ». L’amour pour le bébé à venir n’est pas en cause : c’est une protection, après avoir appris dans sa chair que tout peut s’arrêter.
Les cliniciens ont parfois parlé d’« enfant de remplacement » pour décrire un enfant appelé, sans que personne le décide, à combler la place laissée par le disparu. Nous évoquons ce risque avec prudence, parce qu’il est surtout une crainte des parents, et rarement une fatalité. Ce qui protège le bébé suivant, c’est que le bébé perdu ait eu sa propre existence : un prénom à lui, une place dans l’histoire familiale, une peine reconnue. Alors le suivant peut naître comme lui-même, et non comme une réponse.
Exemple fictif : Inès et Thomas, une année après
Exemple fictif, construit pour cette page. Inès et Thomas ont dû interrompre la grossesse de leur fille, Lou, à vingt-trois semaines, après le diagnostic d’une maladie très grave.
Les premiers joursL’accouchement, Lou qu’ils ont tenue dans leurs bras, une photo prise par la sage-femme, le bracelet. Inès a eu une montée de lait au retour à la maison.Inès dira plus tard : « Personne ne m’avait dit que mon corps continuerait à l’attendre. »
Le deuxième moisThomas reprend le travail. On lui demande « comment va Inès ». Inès reste seule dans l’appartement, avec la chambre qu’ils n’osent pas défaire.Leurs disputes portent sur la chambre : la garder telle quelle, ou la vider.
Le quatrième moisLa sœur d’Inès annonce qu’elle est enceinte. Inès se sent jalouse, puis monstrueuse de l’être.Elle ne répond plus aux messages familiaux.
Le cinquième moisLa date prévue du terme. Inès ne se lève pas ce jour-là. Thomas va travailler comme si de rien n’était, et pleure le soir pour la première fois depuis l’hôpital.Ils décident de consulter ensemble.
Du sixième au onzième moisDes séances à deux, longues, où chacun découvre la peine de l’autre. Inès vient aussi seule : l’image de l’échographie qui a tout fait basculer revient chaque nuit, et elle est travaillée en EMDR. Elle parle enfin de la décision, et de la culpabilité qu’elle n’osait dire à personne.La chambre devient un bureau ; une boîte pour Lou est rangée dans l’armoire.
Le premier anniversaireIls plantent un rosier sur le balcon. Inès dit : « Elle a une place, maintenant. Ce n’est plus toute la place. »Ils ne savent pas encore s’ils veulent un autre enfant, et ils peuvent en parler sans se disputer.
Vrai ou faux : idées reçues sur le deuil périnatal
Affirmation 1
« Une fausse couche précoce, c’est moins triste qu’une perte tardive. »
L’intensité du chagrin dépend de ce que représentait ce bébé, de l’histoire des parents, des grossesses précédentes, bien plus que du nombre de semaines. Certaines fausses couches précoces laissent une peine très profonde.
Affirmation 2
« Le père souffre moins, puisqu’il n’a pas porté le bébé. »
Le père, ou le co-parent, vit un vrai deuil, souvent moins visible et moins reconnu. Il est fréquent qu’il se mette en retrait pour soutenir sa compagne, et que sa peine se montre plus tard.
Affirmation 3
« Il vaut mieux voir et tenir son bébé décédé. »
Beaucoup de parents en gardent un souvenir précieux, et le regret de ne pas l’avoir fait est fréquent. Mais certains ne le souhaitent pas, et ce choix doit être respecté. Ce qui compte, c’est d’avoir pu choisir, avec du temps et des explications.
Affirmation 4
« Un jeune enfant peut se sentir responsable de la mort du bébé attendu. »
Oui. À l’âge de la pensée magique, un enfant peut croire que sa jalousie ou un souhait formulé en colère a causé la mort. Il a besoin qu’on lui dise clairement que rien de ce qu’il a pensé ou dit n’a pu faire mourir le bébé.
Affirmation 5
« Une nouvelle grossesse fait disparaître le chagrin. »
Elle apporte souvent beaucoup de joie, mais aussi de la peur, et le chagrin du bébé perdu peut se réveiller à la naissance du suivant. Les deux enfants ont besoin d’avoir chacun leur place.
Quand la peine se complique
La plupart des parents traversent ce deuil avec leurs proches, leurs rituels, leur histoire. Certains signes montrent pourtant qu’une aide serait précieuse : une tristesse qui envahit tout, des mois après, avec l’impression que plus rien ne compte ; une angoisse permanente pour les autres enfants ou pour une grossesse suivante ; des images de l’échographie, de l’accouchement ou de la réanimation qui reviennent la nuit, avec des sursauts et l’évitement de l’hôpital ; un couple qui ne se parle plus ; une culpabilité qui ne laisse aucun répit. Une dépression peut s’installer après une perte périnatale, comme après une naissance : la page dépression et périnatalité la décrit. Quand le deuil reste figé, voir le deuil qui ne passe pas.
Il arrive aussi, après la mort d’un bébé, que l’on ait envie de le rejoindre, ou de ne plus se réveiller. Cette pensée doit être dite, sans attendre.
Si vous allez très mal
En cas de danger immédiat, faites le 15 (SAMU). Prenez un rendez-vous au cabinet en téléconsultation le plus rapidement possible. Si Doctolib ne permet pas un rendez-vous immédiat, envoyez des textos WhatsApp ou/et SMS aux cliniciens du cabinet.
Au cabinet : un lieu où ce bébé existe
La première chose que nous faisons, c’est demander le prénom. Cela paraît peu, et c’est souvent la première fois depuis des semaines que quelqu’un le prononce. Nous recevons la mère, le père ou le co-parent, seuls ou ensemble, au moment qui leur convient : dans les semaines qui suivent, des mois après, ou pendant une grossesse suivante. Le premier rendez-vous est sans engagement.
Les séances à deux durent 80 minutes, ce qui laisse à chacun le temps de dire sa propre perte, et au couple celui de retrouver un langage commun. En individuel, l’écoute analytique accueille ce que ce bébé représentait dans l’histoire de chacun, les deuils anciens qui se réveillent, la culpabilité d’une décision. Quand une scène fait trauma (l’échographie silencieuse, l’accouchement, la réanimation), l’EMDR trouve sa place, avec notre psychothérapeute, dont le trauma est la spécialité : un bilan psycho-traumatique vient d’abord, puis des séances de 80 minutes, là encore. Des outils issus des TCC aident à apprivoiser l’angoisse d’une grossesse suivante, échographie après échographie.
Pour les aînés
Un aîné peut venir avec ses parents, venir seul, ou alterner. Les tout-petits nous montrent leur peine en jouant, en dessinant, en écoutant ou en inventant des histoires, bien avant de savoir la dire. Nous recevons à Colombes (Hauts-de-Seine), à Pavillons-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), en Ardèche, et à distance, ce qui aide les jours où sortir de chez soi semble impossible.
Questions fréquentes sur le deuil périnatal
Qu’appelle-t-on deuil périnatal ?
C’est le deuil qui suit la mort d’un bébé in utero ou dans ses premières semaines de vie : fausse couche, grossesse extra-utérine, interruption médicale de grossesse, mort in utero, mort à la naissance ou dans les premières semaines. C’est un deuil à part entière, souvent peu reconnu par l’entourage parce que presque personne n’a connu le bébé.
Est-il normal d’être aussi triste après une fausse couche ?
Oui. La tristesse après une fausse couche, même précoce, est très fréquente, et elle n’a rien d’exagéré. Elle porte sur le bébé, sur l’avenir imaginé, parfois sur la confiance en son propre corps. Elle s’accompagne souvent de fatigue, de culpabilité et d’une sensibilité aux grossesses des autres.
Comment vivre le deuil après une interruption médicale de grossesse ?
En reconnaissant qu’il s’agit d’un vrai deuil, même si la décision a été prise par les parents. La culpabilité et le sentiment d’avoir choisi l’impensable sont fréquents ; ils se parlent. Beaucoup de parents se taisent par crainte d’être jugés : un lieu où cette décision peut être dite sans jugement aide beaucoup.
Comment expliquer la mort du bébé à notre aîné ?
Avec des mots vrais et simples : le bébé est mort, son corps ne fonctionne plus, il ne reviendra pas, et ce n’est la faute de personne, ni la sienne. Un enfant a besoin de savoir que ses parents sont tristes à cause du bébé, et pas à cause de lui. Il peut participer à un petit rituel, faire un dessin, choisir un objet pour la boîte à souvenirs.
Faut-il attendre avant une nouvelle grossesse ?
Sur le plan médical, le délai dépend de chaque situation. Sur le plan psychique, il n’y a pas de délai obligatoire. Ce qui compte, c’est que le bébé perdu ait pu exister dans l’esprit des parents, et que le désir d’un nouvel enfant soit le leur, pas une façon de fuir le chagrin.
Votre bébé est parti trop tôt et, autour de vous, on ne sait pas quoi dire ? Un premier rendez-vous permet de raconter cette grossesse, cette naissance, ce prénom, et de voir ensemble ce qui vous aiderait. En individuel ou en couple, en présentiel comme à distance.
La « loi de l’instrument », formulée par Abraham Kaplan en 1964 puis reprise par Abraham Maslow dans The Psychology of Science: A Reconnaissance (1966), rappelle qu’« il est tentant, si le seul outil dont on dispose est un marteau, de traiter tout comme si c’était un clou ».
En psychologie, une méthode ne peut pas répondre à toutes les situations. Forts de plusieurs décennies de pratique et de formations complémentaires, nous mobilisons de nombreux outils, choisis avec discernement, afin d’identifier rapidement les leviers les plus efficaces. Nous proposons ainsi un accompagnement aussi bref qu’efficace, tout en sachant accompagner aussi bien les suivis prolongés que le besoin d’un espace de parole régulier.