Réseaux sociaux et filtres : se comparer à des images irréelles, et en souffrir
Vingt minutes de défilement avant de dormir. Des ventres plats, des peaux sans pores, des mâchoires dessinées, des « avant-après » spectaculaires. Puis la caméra frontale, pour une story : le filtre lisse la peau, affine le nez, agrandit les yeux, et votre propre visage, sans lui, paraît soudain fatigué, grossier, raté. Les réseaux sociaux n’ont pas inventé les complexes, mais ils leur ont offert une machine à comparer d’une puissance inédite, alimentée par des images qui ne correspondent à aucun corps réel. Cette page explique comment ces images sont fabriquées, ce que les filtres font au regard que l’on porte sur soi, ce que les études ont observé, et comment reprendre la main sur son fil sans renoncer à ce que les réseaux apportent.
Parce qu’ils réunissent, dans un seul objet que l’on consulte des dizaines de fois par jour, tout ce qui rend la comparaison douloureuse. Il y a d’abord le volume : en quelques minutes, on voit plus de corps qu’une personne d’autrefois n’en voyait en un mois. Il y a la sélection : chacun publie ses meilleures images, et l’on compare sa vie entière, avec ses mauvais jours, à une collection de moments choisis. Il y a la direction : la comparaison se fait presque toujours vers le haut, vers plus mince, plus musclé, plus lisse. Il y a la retouche, devenue si facile qu’elle passe inaperçue. Et il y a l’algorithme, qui remarque ce que l’on regarde longtemps et en propose davantage : s’attarder sur des silhouettes que l’on envie, c’est s’assurer d’en voir encore plus demain.
À cela s’ajoute un mécanisme plus subtil, que les psychologues appellent l’auto-objectivation : à force de voir des corps présentés comme des images à évaluer, on finit par se regarder soi-même de l’extérieur, comme une photo à noter, plutôt que de l’intérieur, comme un corps qui vit. On se demande moins « comment je me sens » que « de quoi j’ai l’air ».
Rien de cela ne fait des réseaux un ennemi. Ils permettent de garder le lien, de découvrir des corps variés, de trouver des communautés, de s’exprimer. La question n’est pas de les quitter ou non, mais de comprendre ce qu’ils font à votre regard, et de choisir ce que vous laissez entrer dans votre fil.
Comment une image « parfaite » est fabriquée
Une photo qui paraît spontanée est souvent le résultat d’un travail en plusieurs étapes. Les connaître ne retire pas tout le pouvoir de l’image, mais cela change la nature de la comparaison : on ne se compare plus à une personne, on se compare à une production.
La mise en scèneLe lieu, l’heure, la lumière dorée de fin de journée, la tenue, le maquillage, parfois un professionnel. Rien n’est laissé au hasard.
La poseLe bassin tourné, le ventre rentré, le bras écarté du corps pour l’affiner, le menton avancé, l’appareil placé légèrement au-dessus. Une silhouette peut changer du tout au tout d’une pose à l’autre, à la même seconde.
Le triTrente, cinquante, cent photos, pour en garder une. Vous voyez la quarante-septième, celle où tout s’est aligné ; personne ne voit les quarante-six autres.
Le filtre et la retoucheLissage de la peau, effacement des vergetures et de la cellulite, taille affinée, jambes allongées, mâchoire redessinée, dents blanchies. Des applications grand public le font en quelques gestes, parfois automatiquement.
Le cadrage et la légendeCe qui est hors champ disparaît. Une légende légère, « réveil comme ça », fait croire à la spontanéité de ce qui a demandé une heure.
Nombre de personnes connues ont d’ailleurs publié des images côte à côte, avant et après retouche, ou posée et relâchée, pour montrer l’écart. L’effet de ces images est souvent un soulagement : le corps « parfait » se révèle être un corps ordinaire, très bien mis en scène.
Les filtres de beauté : un visage qui n’existe pas, en direct
Les filtres posent un problème particulier, différent de celui des photos retouchées. Une image retouchée montre le corps d’un autre. Un filtre montre votre visage, transformé en temps réel : peau sans grain, nez plus fin, yeux agrandis, lèvres plus pleines, pommettes plus hautes. La comparaison ne se fait plus avec une célébrité lointaine, mais avec une version de soi-même, très proche, qui semble presque accessible. Quand on retire le filtre, le visage réel paraît soudain défectueux, comme une version dégradée du « vrai » visage, alors que c’est l’inverse.
En 2018, trois auteurs du service de dermatologie de l’université de Boston, Susruthi Rajanala, Mayra Maymone et Neelam Vashi, ont publié un article intitulé « Selfies, vivre à l’ère des photographies filtrées ». Ils y décrivaient des patients qui venaient consulter des chirurgiens en montrant non plus la photo d’une célébrité, mais un selfie filtré d’eux-mêmes, en demandant de leur ressembler. Ils citaient l’expression « Snapchat dysmorphia », apparue dans la presse cette année-là, et s’inquiétaient de voir ces images brouiller la frontière entre réalité et imaginaire, en particulier chez les personnes déjà préoccupées par leur apparence. Ils rappelaient aussi que la distance et l’angle de la caméra frontale déforment le visage, ce que la page se voir en visioconférence explique en détail.
Utiliser des filtres pour s’amuser n’a rien d’inquiétant. Ce qui doit alerter, c’est de ne plus pouvoir publier, ni parfois même se regarder, sans eux ; de trouver son visage réel insupportable après les avoir utilisés ; de vouloir modifier son visage pour ressembler à sa version filtrée. La page sur la chirurgie et la médecine esthétiques aborde ce que l’on attend vraiment d’une intervention.
Ce que les études ont observé
La recherche sur les réseaux sociaux et l’image du corps s’est beaucoup développée ces dernières années. Ses résultats dessinent un tableau cohérent, même s’il reste des questions ouvertes.
En 2015, la chercheuse Jasmine Fardouly et ses collègues ont mené une expérience simple : cent douze jeunes femmes ont passé dix minutes soit sur leur compte Facebook, soit sur le site d’un magazine de mode, soit sur un site neutre. Celles qui avaient parcouru Facebook étaient ensuite de moins bonne humeur que celles du groupe neutre. Et chez les participantes qui avaient tendance à comparer leur apparence, quelques minutes de Facebook suffisaient à augmenter le désir de changer leur visage, leurs cheveux ou leur peau. Dix minutes, sur un réseau beaucoup moins centré sur l’image que ceux d’aujourd’hui.
En 2022, une équipe française de l’université de Bordeaux, Mathieu Revranche, Margot Biscond et Mathilde Husky, a publié dans la revue L’Encéphale une revue systématique des études menées chez les adolescents. Leur conclusion : un usage plus fréquent des réseaux sociaux est associé à une image du corps plus négative, chez les filles comme chez les garçons, et ce lien apparaît solide. Les auteurs appelaient à mieux distinguer les plateformes et les usages, car tous les contenus ne se valent pas.
Deux nuances comptent. D’abord, ce n’est pas seulement le temps passé qui pèse, mais ce que l’on regarde et la façon dont on le regarde : se comparer, s’attarder sur des corps idéalisés, chercher la validation par les mentions « j’aime ». Ensuite, les garçons ne sont pas épargnés : pour eux, la pression porte souvent sur la musculature, la carrure, la mâchoire, et la page ne jamais se trouver assez musclé y est consacrée.
Jauge : ce que votre fil vous fait
Le temps d’écran dit peu de chose. Ce qui compte, c’est ce que vous ressentez et faites autour des images. Pensez à vos deux dernières semaines, et placez chaque curseur de 0 (jamais) à 10 (presque chaque fois).
Cinq familles de comptes, cinq effets différents
Tous les contenus ne produisent pas le même effet. Retournez les cartes : elles décrivent cinq familles de comptes que l’on croise souvent, et ce qu’elles font, en moyenne, au regard sur soi.
On parle souvent de « body positive », un mouvement qui invite à aimer son corps tel qu’il est. Il a fait beaucoup de bien, en montrant des corps longtemps invisibles. Certaines personnes lui préfèrent aujourd’hui l’idée de neutralité corporelle : ne pas être obligé d’aimer son corps, simplement cesser de le juger sans arrêt, et s’intéresser à ce qu’il permet. Les deux approches peuvent aider ; l’essentiel est de choisir celle qui vous soulage réellement.
Vrai ou faux : filtres, retouches et réseaux
Affirmation 1
« Si une photo n’est pas marquée comme retouchée, c’est qu’elle ne l’est pas. »
Faux. La plupart des retouches ne sont signalées nulle part, et beaucoup d’applications appliquent un lissage par défaut, parfois sans que l’utilisateur le sache vraiment.
Affirmation 2
« Quelques minutes de défilement peuvent suffire à dégrader l’humeur. »
Vrai. Dans une expérience publiée en 2015, dix minutes sur Facebook suffisaient à rendre des jeunes femmes de moins bonne humeur que celles qui avaient consulté un site neutre.
Affirmation 3
« Les garçons sont épargnés par la pression des réseaux sur le corps. »
Faux. Une revue des études chez les adolescents publiée en 2022 retrouve le lien entre usage des réseaux et image du corps négative chez les filles comme chez les garçons. Pour eux, la pression porte souvent sur la musculature.
Affirmation 4
« Il faut supprimer tous ses réseaux pour aller mieux. »
C’est plus nuancé. Une pause peut faire du bien, mais trier ses abonnements, limiter certains moments (le soir, au réveil) et changer sa façon de regarder suffisent souvent. Les réseaux apportent aussi du lien et du soutien.
Affirmation 5
« Un filtre peut rendre son propre visage insupportable. »
Vrai. En montrant une version transformée de soi, le filtre devient une référence, et le visage réel paraît soudain abîmé par comparaison. Des auteurs en dermatologie ont décrit dès 2018 des patients venus demander de ressembler à leur selfie filtré.
Affirmation 6
« Souffrir des images en ligne, c’est de la vanité. »
Faux. La comparaison est un mécanisme humain fondamental, que les plateformes sollicitent en permanence. Ceux qui en souffrent ne sont pas plus vaniteux que les autres, ils sont souvent plus inquiets d’être acceptés.
Les adolescents, en première ligne
L’adolescence est l’âge où le corps change, où le regard des pairs devient central, et où l’on construit son image de soi. C’est aussi l’âge où l’on passe le plus de temps sur les réseaux. Les adolescents y comparent un corps en pleine transformation, souvent mal assuré, à des images d’adultes retouchées ou à celles d’autres adolescents qui ont appris à se mettre en scène. Les commentaires, les notes, les mentions « j’aime » transforment la cour de récréation en vitrine permanente, jusque tard dans la nuit.
Pour les parents, quelques repères aident davantage que l’interdiction pure. S’intéresser à ce que leur enfant regarde, sans le juger, et lui demander ce qu’il ressent après. Parler ensemble des retouches et des filtres, en regardant des images côte à côte. Éviter de commenter son corps, et celui des autres, à la maison. Garder les écrans hors de la chambre la nuit. Et rester attentif à certains signes : un adolescent qui ne publie plus rien sans filtre, qui supprime ses photos, qui suit des comptes de minceur extrême ou de musculation intensive, qui change brusquement son alimentation. Le dossier écrans et sa page enfants, adolescents et parents donnent d’autres repères, et la page adolescence et puberté parle du corps qui change.
Au cabinet, notre pédopsychothérapeute reçoit l’adolescent seul, et les parents à d’autres moments. Pour un adolescent qui ne sort plus de sa chambre, la téléconsultation peut être une première étape.
Quand le fil pousse vers le pire
Certains contenus valorisent la maigreur extrême, les vomissements, les jeûnes, ou l’automutilation. Si vous ou votre enfant les suivez et commencez à restreindre fortement votre alimentation, à vous faire vomir ou à vous faire du mal, il faut agir vite. En cas de danger immédiat, faites le 15 (SAMU). Prenez un rendez-vous au cabinet en téléconsultation le plus rapidement possible. Si Doctolib ne permet pas un rendez-vous immédiat, envoyez des textos WhatsApp ou/et SMS aux cliniciens du cabinet.
Exemple fictif : Léonie, 19 ans, « je ne poste plus rien sans filtre »
Léonie n’existe pas ; son filtre, ses comptes et ses économies mises de côté ressemblent pourtant à ce que nous décrivent de nombreux jeunes adultes.
Situation
Léonie est en deuxième année de licence. Depuis trois ans, elle utilise le même filtre pour toutes ses photos : peau lissée, nez affiné, yeux agrandis. Elle n’accepte plus d’être prise en photo par ses amis « en vrai ». Le matin, devant le miroir, elle trouve son visage « gonflé, flou, raté », et elle a mis de côté ses économies pour des injections, en montrant à la praticienne un selfie filtré. Elle passe plus de deux heures par jour sur des comptes de beauté et a l’impression que tout le monde est « plus fini » qu’elle.
Qu’est-ce qui semble le plus utile pour Léonie ?
Reprendre la main sur son fil
On ne contrôle pas les plateformes, mais on peut changer beaucoup de choses dans sa propre façon de les utiliser. Voici ce que nous proposons souvent, en commençant par le plus simple.
Faire un inventaire honnête. Pendant une semaine, après chaque session, notez en un mot comment vous vous sentez dans votre corps. Repérez les comptes qui reviennent dans les mauvais moments.
Trier sans culpabilité. Désabonnez-vous, ou masquez, les comptes qui vous font systématiquement complexer. Vous ne leur devez rien. Remplacez-les par des comptes où le corps fait des choses, ou par des sujets qui n’ont rien à voir avec l’apparence.
Protéger certains moments. Le soir au lit et le matin au réveil sont des moments de grande vulnérabilité. Le téléphone hors de la chambre change souvent beaucoup.
Regarder autrement. Devant une image qui vous atteint, posez-vous trois questions : combien de photos ont été prises pour celle-ci ? Qu’est-ce qui a pu être retouché ? Qu’est-ce que je ne vois pas ? La page se comparer sans arrêt propose d’autres exercices.
Désapprendre le filtre, doucement. Si vous ne publiez plus sans filtre, réduisez son intensité, puis essayez une photo sans, partagée avec une seule personne de confiance. L’angoisse monte, puis redescend.
Changer ce que l’on cherche. Si vous publiez surtout pour être rassuré par les réactions, essayez de publier sans regarder les chiffres pendant une journée. La page le besoin de compliments explore ce mécanisme.
Ce que nous faisons au cabinet
Les personnes qui consultent parce que les réseaux leur font du mal disent souvent qu’elles ont honte d’en souffrir : « je sais que tout est retouché, et pourtant ». Savoir ne suffit pas, parce que la comparaison ne passe pas par la raison. C’est pour cela qu’un travail est utile.
Nous commençons par comprendre avec vous ce que les images viennent toucher : une préoccupation ancienne pour un détail du corps, une histoire de moqueries, un besoin de reconnaissance, une tristesse de fond, parfois un rapport à l’alimentation déjà fragile. Notre psychothérapeute peut proposer un bilan psychologique, avec un compte rendu écrit, pour faire la part entre un complexe, une dysmorphophobie ou un trouble des conduites alimentaires. Ensuite, nous associons plusieurs approches : les outils de la TCC pour les comparaisons, les vérifications, l’usage du filtre et le tri du fil ; l’EMDR, en séances de 80 minutes, pour les souvenirs qui ont rendu la comparaison si douloureuse, une moquerie, une photo partagée, un commentaire en ligne ; l’écoute analytique, nourrie de plusieurs grands repères de la psychanalyse, pour ce que l’image parfaite est chargée de réparer.
Le travail peut se faire au cabinet ou à distance ; il est présenté en détail sur la page consacrée à notre accompagnement des complexes.
Questions fréquentes sur les réseaux sociaux, les filtres et le corps
Pourquoi je me trouve moche après avoir regardé Instagram ou TikTok ?
Parce que vous venez de comparer votre corps à des dizaines d’images choisies, mises en scène et souvent retouchées, presque toujours plus « parfaites » que la moyenne. Cette comparaison vers le haut fait baisser l’humeur et la satisfaction corporelle, même en quelques minutes. Ce n’est pas votre corps qui a changé pendant ce temps : c’est la référence à laquelle vous le mesurez.
Les filtres de beauté sont-ils dangereux ?
Les utiliser pour s’amuser ne pose pas de problème en soi. Ils deviennent problématiques quand on ne peut plus publier ni se regarder sans eux, quand le visage réel paraît insupportable après, ou quand on envisage de modifier son visage pour ressembler à sa version filtrée. Des auteurs en dermatologie ont décrit ce phénomène dès 2018. Réduire progressivement l’usage du filtre aide, et un accompagnement est utile si la préoccupation envahit.
Qu’est-ce que la « Snapchat dysmorphia » ?
C’est une expression apparue en 2018 pour décrire des personnes qui demandent à des praticiens esthétiques de les faire ressembler à leurs selfies filtrés. Ce n’est pas un diagnostic officiel. Elle désigne une préoccupation pour l’apparence nourrie par des images transformées de soi. Quand elle occupe beaucoup de temps et fait souffrir, elle peut relever d’une dysmorphophobie, qui se soigne.
Comment arrêter de se comparer sur les réseaux sociaux ?
En commençant par remarquer ce que vous ressentez après chaque session, puis en triant sans culpabilité les comptes qui vous font systématiquement complexer. Protégez les moments sensibles, le soir et le réveil. Devant une image qui vous atteint, demandez-vous combien de photos ont été prises et ce qui a pu être retouché. Si la comparaison persiste malgré ces efforts, elle répond souvent à une inquiétude plus profonde, qui se travaille en séance.
Mon adolescent ne publie plus rien sans filtre : faut-il s’inquiéter ?
Pas forcément, mais c’est un signe à écouter. Parlez-en avec lui, sans le juger, et demandez-lui ce qu’il ressent quand il se voit sans filtre. Soyez attentif s’il supprime ses photos, évite d’être photographié, change son alimentation ou suit des comptes de minceur ou de musculation extrêmes. Notre pédopsychothérapeute peut le recevoir seul, au cabinet ou en téléconsultation.
Références
ArticlesLes études citées sur cette page
Jasmine Fardouly, Phillippa C. Diedrichs, Lenny R. Vartanian, Emma Halliwell, « Social comparisons on social media: The impact of Facebook on young women’s body image concerns and mood », Body Image, 13, 2015. doi : 10.1016/j.bodyim.2014.12.002
Mathieu Revranche, Margot Biscond, Mathilde M. Husky, « Lien entre usage des réseaux sociaux et image corporelle chez les adolescents : une revue systématique de la littérature », L’Encéphale, 48(2), 2022. doi : 10.1016/j.encep.2021.08.006
Susruthi Rajanala, Mayra B. C. Maymone, Neelam A. Vashi, « Selfies—Living in the Era of Filtered Photographs », JAMA Facial Plastic Surgery, 20(6), 2018. doi : 10.1001/jamafacial.2018.0486
Un premier rendez-vous permet de comprendre ce que les images viennent toucher chez vous, et de choisir avec vous la première étape. Au cabinet ou en téléconsultation.
La « loi de l’instrument », formulée par Abraham Kaplan en 1964 puis reprise par Abraham Maslow dans The Psychology of Science: A Reconnaissance (1966), rappelle qu’« il est tentant, si le seul outil dont on dispose est un marteau, de traiter tout comme si c’était un clou ».
En psychologie, une méthode ne peut pas répondre à toutes les situations. Forts de plusieurs décennies de pratique et de formations complémentaires, nous mobilisons de nombreux outils, choisis avec discernement, afin d’identifier rapidement les leviers les plus efficaces. Nous proposons ainsi un accompagnement aussi bref qu’efficace, tout en sachant accompagner aussi bien les suivis prolongés que le besoin d’un espace de parole régulier.