Adolescence et puberté : quand le corps qui change fait souffrir
En deux ou trois ans, le corps d’un adolescent change plus qu’il ne changera pendant tout le reste de sa vie adulte. La taille, la voix, la peau, les poils, la poitrine, le sexe, l’odeur, la silhouette : tout bouge, souvent pas au même rythme, et presque toujours sous le regard des autres. Il est donc normal qu’un adolescent se trouve bizarre, trop ceci, pas assez cela. Mais quand le malaise l’empêche d’aller au collège, de se mettre en maillot, de manger avec les autres ou de sortir de sa chambre, ce n’est plus seulement « l’âge ». Cette page s’adresse aux adolescents comme à leurs parents : elle explique ce qui se joue à la puberté, pourquoi le groupe pèse autant, comment repérer le moment où un complexe devient une souffrance, et ce que notre pédopsychothérapeute peut proposer.
Pourquoi l’adolescent se sent-il mal dans son corps ?
Parce qu’il habite un corps qui n’est plus tout à fait le sien, et pas encore tout à fait un autre. La puberté commence en général entre huit et quatorze ans, et elle n’a rien d’un événement : c’est un long chantier, avec ses accélérations, ses pauses et ses surprises. Chez les filles, la poitrine commence souvent à se former en premier, les hanches s’élargissent, les règles arrivent plus tard. Chez les garçons, les testicules grossissent d’abord, puis le sexe, la voix casse, les épaules s’élargissent, la barbe tarde ou arrive d’un coup. Chez tous, la croissance s’emballe, la peau devient grasse, les poils poussent là où il n’y en avait pas, l’odeur change. On grandit parfois de plusieurs centimètres en quelques mois, et les bras paraissent soudain trop longs, les pieds trop grands, le nez trop présent.
Le problème, c’est que l’image intérieure du corps ne suit pas ce rythme. Elle se met à jour avec retard, comme une carte routière imprimée avant les travaux. L’adolescent se cogne aux portes, ne sait plus quoi faire de ses jambes, se voit dans une vitrine et ne se reconnaît pas tout de suite. Françoise Dolto a trouvé pour cela une image restée célèbre, dans Paroles pour adolescents ou le complexe du homard (1989) : l’adolescent ressemble au homard qui mue. Il a perdu sa carapace d’enfant et n’a pas encore fabriqué la suivante ; pendant ce temps, il est à vif, exposé à tous les coups. Une remarque qui aurait glissé sur un enfant de huit ans, ou sur un adulte de trente, peut alors s’imprimer très profondément.
Il faut ajouter ce qui se passe à l’intérieur. Le corps pubère est un corps sexué, qui attire des regards nouveaux, parfois désirés, parfois gênants, parfois franchement intrusifs. Il éveille des désirs, des comparaisons, des peurs, et il oblige à se séparer de l’enfant que l’on était, avec sa tranquillité et sa place dans la famille. Freud parlait de la puberté comme du moment où la sexualité infantile trouve sa forme définitive ; sans entrer dans la théorie, on peut retenir que le malaise du corps adolescent n’est pas seulement esthétique. Il dit aussi : « je ne sais pas encore qui je deviens, et je ne suis pas sûr que cela plaira ».
Les complexes les plus fréquents à l’adolescence
L’acné, le nez, le ventre, les cuisses, la poitrine trop ou pas assez développée, la petite taille chez les garçons, la grande taille chez certaines filles, les poils, les cheveux, les dents et l’appareil, le sexe que l’on compare dans les vestiaires : la liste est longue, et chaque adolescent a souvent une ou deux zones qui concentrent l’inquiétude. L’exercice ci-dessous vous propose de les situer, sans les juger. Touchez les zones qui vous préoccupent en ce moment, ou, si vous êtes parent, celles dont votre adolescent parle.
Si vous avez touché la peau, vous n’êtes vraiment pas seul : l’acné touche la grande majorité des adolescents à un moment ou à un autre, et c’est l’un des complexes qui font le plus souffrir, parce qu’il se voit sur le visage et qu’il change d’un jour à l’autre. Le psychanalyste Didier Anzieu a montré, avec la notion de Moi-peau (1985), à quel point la peau est à la fois une enveloppe qui protège et une surface d’échange avec les autres. Une peau qui « trahit », qui rougit, qui se couvre de boutons, donne le sentiment que l’intérieur se voit de l’extérieur. Les soins dermatologiques sont importants, et le dermatologue sait aujourd’hui traiter l’acné efficacement ; la page acné et maladies de peau parle de ce que la peau fait vivre, au-delà du traitement.
Si vous avez touché le ventre, les cuisses ou la silhouette entière, lisez aussi la partie de cette page consacrée aux signes qui doivent alerter : chez les adolescents, et pas seulement chez les filles, l’inquiétude sur le poids est souvent le point de départ des régimes, et parfois d’un trouble alimentaire. Si vous avez touché la zone intime, sachez que c’est l’un des sujets dont les adolescents parlent le moins et qui les inquiètent le plus ; la page complexe des organes génitaux répond aux questions qu’on n’ose pas poser.
Puberté précoce, puberté tardive : souffrir du décalage
Ce n’est pas seulement ce qui change qui inquiète, c’est le moment où ça change. Dans une même classe de cinquième, on trouve des élèves qui ont encore un corps d’enfant et d’autres qui ont déjà un corps d’adulte. Et l’écart se voit dans les vestiaires, sur les photos de classe, dans le regard des autres.
Les filles qui se développent tôt se retrouvent parfois, à dix ou onze ans, avec une poitrine qui attire des commentaires d’adultes et des regards de garçons plus âgés, alors qu’elles jouent encore aux cartes à la récréation. Beaucoup se tiennent voûtées, portent des sweats trop larges, cessent de faire du sport. Ce n’est pas de la coquetterie : c’est une façon de se protéger d’un regard qu’elles ne comprennent pas encore.
Les garçons qui se développent tard vivent souvent l’inverse : rester petit, imberbe, avec une voix aiguë, quand les copains muent et prennent des épaules, peut être humiliant, surtout dans les sports d’équipe et les vestiaires. Certains se mettent à la musculation de façon acharnée, d’autres se replient. À l’autre bout, un garçon dont la poitrine gonfle un peu au début de la puberté (on parle de gynécomastie pubertaire) peut être terrorisé à l’idée qu’on le voie torse nu. C’est fréquent, et le plus souvent transitoire, mais pendant ce temps la souffrance est bien réelle.
Et puis il y a les adolescents pour qui la puberté elle-même est vécue comme une trahison, parce que le corps qui se dessine ne correspond pas à ce qu’ils ressentent de leur identité. Pour certains jeunes trans ou non binaires, ce moment est particulièrement douloureux. Il ne s’agit pas alors d’un complexe à « relativiser », mais d’une question qui mérite d’être entendue avec respect ; nous en parlons sur la page personnes trans et non binaires : corps, apparence et regard des autres.
Si vous vous inquiétez d’une puberté très précoce ou qui tarde beaucoup, c’est au médecin de l’adolescent d’en juger, et il dispose pour cela d’examens précis. Notre rôle, au cabinet, est d’accompagner ce que ce décalage fait vivre, quelle qu’en soit la cause.
Le regard des autres à l’adolescence : groupe, vestiaire, moqueries
À l’adolescence, le groupe des pairs devient le miroir principal. Ce que pensent les parents compte encore, mais beaucoup moins que ce que pensent les copains, et surtout ceux que l’on admire ou que l’on craint. C’est normal : se détacher un peu de la famille fait partie du chemin. Mais cela donne au groupe un pouvoir énorme sur l’image que l’adolescent a de lui-même. Trois lieux reviennent sans cesse dans ce que nous racontent les jeunes.
Se déshabiller devant les autres. Le cours d’éducation physique, la piscine, la colonie, les vestiaires du club : ce sont les seuls moments où le corps est montré sans vêtements devant le groupe, et souvent jugé à voix haute. Beaucoup d’adolescents inventent des stratégies épuisantes pour y échapper : arriver en tenue, se changer dans les toilettes, oublier son maillot, accumuler les dispenses. Ces évitements soulagent sur le moment et renforcent la peur pour la fois suivante. La page plage, piscine, vestiaires détaille ce mécanisme.
Les surnoms, les rires, les classements. Les moqueries sur le physique sont parmi les plus fréquentes au collège. Un surnom lié au poids, à la taille, au nez, à l’acné, à la couleur de peau ou à une différence peut coller pendant des années. Quand elles se répètent et visent toujours la même personne, il s’agit de harcèlement, et le complexe qui en découle n’est pas une erreur de perception à corriger : c’est la trace d’une violence. Voir moqueries et harcèlement sur le physique et le dossier harcèlement.
Le regard qui ne s’arrête jamais. Le groupe ne reste plus à la porte du collège : il continue sur le téléphone, le soir, le week-end. Une photo prise dans les vestiaires, un commentaire sous une publication, un classement des « plus moches » de la classe, un montage partagé dans un groupe de discussion : le cyberharcèlement autour de l’apparence peut être d’une grande cruauté, et l’adolescent n’ose souvent pas en parler par peur qu’on lui retire son téléphone. Voir cyberharcèlement.
Ce que l’on oublie souvent, c’est que les moqueurs sont eux aussi des adolescents mal assurés. Se moquer du corps d’un autre est une manière très ancienne de détourner l’attention du sien. Cela n’excuse rien, et ce n’est pas une consolation pour celui qui est visé ; mais cela peut aider un jeune à comprendre que la moquerie en dit davantage sur le groupe que sur lui.
Réseaux sociaux et image du corps à l’adolescence
Les adolescents d’aujourd’hui ne se comparent plus seulement à leurs camarades de classe, mais aussi à des centaines de corps choisis, éclairés, cadrés, parfois retouchés, qui défilent sur leur écran chaque jour. Dans son expertise sur l’usage des réseaux sociaux et la santé des adolescents (avis et rapport de décembre 2025), l’Anses souligne que la diffusion de contenus visuels centrés sur l’apparence physique, retouchés ou non, peut altérer l’image corporelle, et que les filles sont davantage exposées à ces pressions. Les garçons ne sont pas en reste, avec des contenus sur la musculation, les compléments alimentaires et les corps « secs » qui laissent croire qu’un physique d’athlète s’obtient en quelques semaines.
Il ne s’agit pas de diaboliser les réseaux sociaux, qui sont aussi des lieux d’amitié, de création et de soutien, y compris pour des jeunes qui trouvent en ligne des personnes qui leur ressemblent. Ce qui pèse, c’est la comparaison permanente et la façon dont les applications mettent en avant ce qui retient l’attention. Un adolescent peut apprendre à repérer les effets que ces images produisent sur lui : regarder pendant une semaine dans quel état il se sent après tel compte, telle vidéo, et faire le tri. Le dossier écrans et la page réseaux sociaux et filtres vont plus loin.
Quiz : ce que l’on croit savoir sur le corps à la puberté
Six questions pour vérifier quelques idées très répandues chez les adolescents, et parfois chez leurs parents. Les réponses s’affichent à la fin.
Complexe ordinaire ou souffrance envahissante : comment faire la différence ?
Presque tous les adolescents ont des complexes ; une minorité en souffre au point que leur vie se rétrécit. Ce qui fait la différence, ce n’est pas la partie du corps concernée, ni même l’intensité de la gêne un jour donné : c’est le temps que la préoccupation occupe, ce qu’elle fait éviter, et ce qu’elle pousse à faire. Faites glisser le curseur pour parcourir les situations que nous rencontrons.
Le dernier niveau mérite d’être dit clairement, parce que les adolescents le cachent souvent et que les adultes préfèrent parfois ne pas le voir. Un adolescent qui saute des repas, qui se fait vomir, qui fait du sport jusqu’à l’épuisement, qui prend des produits achetés en ligne pour modifier son corps, qui se coupe ou qui dit qu’il voudrait disparaître n’est pas en train de « faire son intéressant ». Il souffre, et il a besoin que les adultes prennent le relais. Les dossiers troubles alimentaires et dépression de l’enfant et de l’adolescent donnent des repères complémentaires.
Restriction alimentaire sévère, malaises, vomissements répétés, blessures volontaires, propos sur la mort : ces signes ne doivent pas attendre. En cas de danger immédiat, faites le 15 (SAMU). Prenez un rendez-vous au cabinet en téléconsultation le plus rapidement possible. Si Doctolib ne permet pas un rendez-vous immédiat, envoyez des textos WhatsApp ou/et SMS aux cliniciens du cabinet.
Exemple fictif : Yanis, 15 ans, et le cours de natation
Une histoire inventée pour cette page, construite à partir de situations fréquentes.
Situation
Yanis est en troisième. Depuis un an, sa poitrine a un peu gonflé, ce que son médecin a expliqué comme une gynécomastie pubertaire, probablement passagère. Mais au dernier cours de natation, un camarade l’a pris en photo dans le vestiaire et l’image a circulé avec un surnom. Depuis, Yanis porte deux tee-shirts l’un sur l’autre, même en juin, s’est fait dispenser de sport et passe ses soirées à regarder des vidéos de musculation. Il a demandé à ses parents de lui payer une opération « tout de suite ». Il dort mal et ne veut plus aller au collège le jeudi.
Par quoi commencer pour aider Yanis ?
L’histoire de Yanis montre une chose que nous voyons souvent : un complexe qui aurait pu rester discret devient envahissant parce qu’une scène d’humiliation est venue le fixer. Travailler cette scène, et pas seulement le complexe, change souvent beaucoup.
Mon ado est complexé : comment l’aider sans le braquer ?
Le paradoxe des parents d’adolescents, c’est qu’ils sont souvent les derniers informés et les premiers inquiets. L’adolescent parle moins, ferme la porte de la salle de bains, refuse qu’on commente sa tenue, et s’agace aussi bien quand on lui dit qu’il est beau que quand on ne dit rien. Il n’y a pas de mode d’emploi, mais quelques repères tirés de ce que les jeunes eux-mêmes nous disent.
- Ne commentez pas son corps, même en bien, devant les autres. Un compliment fait à table devant l’oncle peut être aussi gênant qu’une critique. Les remarques sur le poids, la peau ou la silhouette, même « pour son bien », sont à bannir.
- Proposez sans imposer. Un rendez-vous chez le dermatologue pour l’acné, un soutien-gorge adapté, un rasoir, un déodorant : ces petites choses concrètes aident beaucoup, à condition que ce soit l’adolescent qui choisisse.
- Prenez au sérieux ce qu’il raconte des autres. Si votre adolescent mentionne une photo, un surnom, un groupe de discussion, ne le culpabilisez pas d’être sur son téléphone : c’est souvent la peur de cette réaction qui l’empêche de parler.
- Repérez les changements de comportement plutôt que les phrases. Renoncer à des activités, changer d’alimentation, s’isoler, porter des vêtements couvrants en été : ce sont souvent des signaux plus fiables que ce qu’il dit.
- Regardez votre propre façon de parler de votre corps. Les adolescents sont d’une lucidité redoutable sur les régimes et les soupirs de leurs parents devant le miroir.
- Proposez une aide extérieure comme un droit, pas comme une punition. « Tu as le droit d’avoir un endroit à toi pour parler de ce qui te pèse, sans que je sache ce que tu y dis. »
Ces repères sont développés sur la page aider un enfant ou un proche complexé. Si votre adolescent refuse de venir consulter, vous pouvez être reçus seuls, en tant que parents : réfléchir à ce qui se passe à la maison fait souvent bouger les choses, et l’adolescent finit parfois par demander à venir lui-même.
Ce que notre pédopsychothérapeute propose aux adolescents
L’adolescent est reçu seul, dans un espace qui lui appartient : ce qu’il y dit reste entre lui et le thérapeute, sauf danger. Les parents sont reçus à d’autres moments, pour parler de ce qu’ils vivent et de ce qu’ils peuvent faire, sans que la séance de leur enfant devienne un compte rendu. Ce cadre compte beaucoup à cet âge : un adolescent qui a honte de son corps a d’abord besoin d’un lieu où il ne sera ni regardé de travers, ni jugé, ni pressé de « s’accepter ».
Le travail s’appuie sur plusieurs approches, choisies selon ce que l’adolescent apporte. L’EMDR permet de retraiter les scènes qui ont donné sa force au complexe : la photo dans le vestiaire, le surnom crié dans le couloir, la remarque d’un adulte, le rire de la classe pendant un exposé. Les séances d’EMDR durent 80 minutes. Des outils inspirés de la TCC aident à desserrer les vérifications, le camouflage et les évitements, pas à pas, en commençant par ce qui coûte le moins. L’écoute analytique, nourrie de plusieurs grands repères de la psychanalyse, laisse la place à ce que le corps vient dire : la séparation d’avec l’enfance, la rivalité, le désir, la peur de ne pas être aimé, parfois une histoire familiale où le corps de chacun était commenté.
Pour un adolescent qui ne sort presque plus de chez lui, la téléconsultation peut être une première étape, avant de venir au cabinet. Le premier rendez-vous est sans engagement, et l’adolescent peut venir accompagné s’il le souhaite. Si un bilan psychologique paraît utile, il est proposé après un rendez-vous préliminaire, avec un compte rendu écrit. Notre façon de travailler est décrite sur la page notre approche des complexes, et l’EMDR avec les jeunes sur la page EMDR, enfants et adolescents.
Questions fréquentes sur le corps à l’adolescence
Est-ce normal de se trouver moche à l’adolescence ?
Oui, c’est très fréquent. Le corps change vite, pas toujours au même rythme que celui des autres, et l’image que l’on a de soi met du temps à se mettre à jour. La plupart des adolescents traversent des périodes où ils ne s’aiment pas. Cela devient un problème quand la préoccupation occupe beaucoup de temps chaque jour, fait renoncer à des activités, pousse à manger moins ou à se cacher. Dans ce cas, en parler à un professionnel aide vraiment, et cela ne veut pas dire qu’on est « fou » ou « fragile ».
Mon ado ne veut plus aller en cours de sport à cause de son corps : que faire ?
Commencez par comprendre ce qui se passe dans le vestiaire ou pendant le cours : moqueries, photos, regard des autres, gêne de se changer. Si des moqueries ou des photos circulent, l’établissement doit être prévenu. Ensuite, cherchez avec lui des aménagements temporaires (se changer à part, une tenue plus couvrante), plutôt qu’une dispense durable qui renforcerait l’évitement. Si la peur persiste, notre pédopsychothérapeute peut l’aider à reprendre progressivement le sport.
Faut-il emmener son ado voir un psy s’il refuse ?
Forcer un adolescent à consulter fonctionne rarement. Mieux vaut lui expliquer que c’est un espace pour lui, où ce qu’il dit reste confidentiel, et lui laisser du temps. La téléconsultation peut être une première étape plus facile. En attendant, les parents peuvent être reçus seuls : ce qu’ils changent à la maison, leur façon de parler du corps ou de réagir aux moqueries, fait souvent bouger les choses.
Mon fils fait de la musculation tous les jours et ne pense qu’à ses muscles : faut-il s’inquiéter ?
Le sport est une bonne chose, et beaucoup d’adolescents s’y investissent avec plaisir. Ce qui doit alerter : l’impossibilité de manquer une séance, l’anxiété quand il ne peut pas s’entraîner, un régime très strict, des compléments ou produits achetés en ligne, le sentiment de ne jamais être assez musclé malgré des progrès visibles. Ces signes évoquent une dysmorphie musculaire, que l’on appelle parfois bigorexie. Voir la page ne jamais se trouver assez musclé.
L’acné peut-elle avoir des conséquences psychologiques ?
Oui. Parce qu’elle touche le visage, qu’elle change d’un jour à l’autre et qu’elle arrive à l’âge où le regard des autres compte le plus, l’acné peut entraîner de la honte, du repli, une baisse de l’estime de soi, parfois une humeur triste. Il est important de la traiter, avec un médecin ou un dermatologue, et de prendre au sérieux ce qu’elle fait vivre, sans dire que « ce n’est que des boutons ». Notre pédopsychothérapeute peut accompagner cette souffrance.
Comment savoir si mon adolescente fait un régime dangereux ?
Quelques signes doivent alerter : repas sautés ou triés, prétextes pour ne pas manger en famille, perte de poids rapide, sport intensif, vêtements amples pour cacher le corps, passages aux toilettes après les repas, arrêt des règles, irritabilité ou tristesse. Un seul signe ne suffit pas à conclure, mais plusieurs ensemble justifient d’agir rapidement. Le dossier troubles alimentaires détaille ces repères, et le cabinet peut vous recevoir, elle et vous, rapidement.
Un espace à soi pour parler de son corps
Adolescent ou parent, vous pouvez prendre un premier rendez-vous sans engagement, au cabinet ou en téléconsultation. L’adolescent est reçu seul ; les parents, à d’autres moments. Nous prenons le temps de comprendre ce que ce corps qui change fait vivre.
Prendre rendez-vous Moqueries et harcèlement sur le physique