Moqueries et harcèlement sur le physique : quand la souffrance vient d’une violence réelle
Un meuglement quand vous entriez en classe. Une photo de vous à la piscine qui a circulé sur les téléphones. Un surnom qui vous a suivi du CM2 à la terminale. Des « blagues » sur votre calvitie à chaque réunion d’équipe. Quand on souffre de son corps après avoir été moqué ou harcelé à cause de lui, le problème n’est pas une mauvaise image de soi tombée du ciel : c’est la trace d’une violence qui a bel et bien eu lieu. Cette page part de cette réalité. Elle décrit ce que les moqueries sur le physique laissent, des années après, ce que l’on peut faire quand cela touche un enfant ou un adulte, et comment le travail thérapeutique aide à s’en remettre.
Se faire moquer sur son physique : une violence, pas seulement un complexe
Beaucoup de pages sur les complexes expliquent que l’on se voit plus durement que les autres ne nous voient. C’est souvent vrai, et ce dossier le montre à plusieurs endroits. Mais cette explication devient injuste quand d’autres ont effectivement regardé, commenté, ri, imité, photographié. Dans ce cas, la honte du corps n’est pas une erreur de perception à corriger : elle est la réponse d’une personne à qui l’on a fait comprendre, de façon répétée, que son corps était un objet de risée.
Il faut distinguer la taquinerie ponctuelle, maladroite, que tout le monde a reçue un jour, du harcèlement. Le harcèlement se reconnaît à trois traits réunis : la répétition, l’asymétrie (un groupe contre une personne, un supérieur contre un subordonné, des grands contre un petit), et l’effet produit, qui dégrade la vie de celui qui le subit. On peut être harcelé sur son physique sans jamais avoir été frappé, simplement par un rire qui revient chaque jour au même moment. Le dossier harcèlement scolaire et la page le harcèlement, une violence par répétition décrivent ces mécanismes en détail.
Le corps est l’une des cibles les plus fréquentes. Il est visible, il ne peut pas être caché, et il change à des âges où chacun s’en inquiète déjà : c’est une prise facile pour qui veut blesser. Le poids, la taille, la peau, les oreilles, les dents, les cheveux, la poitrine qui pousse trop tôt ou pas assez, la voix qui mue, un handicap, une cicatrice, une couleur de peau, une façon de marcher : nous avons entendu presque tout. Dans ce dossier, nous tenons une ligne simple : la souffrance de la personne moquée est légitime, et l’accompagnement peut partir de la réalité de ce qu’elle a subi.
Les formes que prend la moquerie sur le corps
Elle ne se limite pas aux insultes. Les personnes que nous recevons décrivent souvent des formes plus discrètes, qui ont pourtant fait autant de dégâts.
Les mots
Surnoms, insultes, « blagues »
Un sobriquet repris par toute la classe, une remarque sur le poids lancée à la cantine, des plaisanteries d’équipe sur la calvitie d’un collègue. Le prétexte de l’humour rend la protestation difficile : « Tu n’as pas d’humour. »
Les sons et les gestes
Meuglements, imitations, mimiques
Un bruit d’animal à votre passage, une démarche imitée, un geste qui gonfle les joues. Sans un mot, le message est limpide, et presque impossible à dénoncer à un adulte.
Le contact
Pincer, tirer, toucher
Un ventre pincé, un soutien-gorge claqué, des cheveux tirés, une main posée « pour voir ». Quand la moquerie passe par le toucher, elle s’imprime aussi dans le corps.
Les images
Photos volées, montages, partages
Une photo au vestiaire ou à la piscine, un montage, une capture de visioconférence, une vidéo partagée dans un groupe de messagerie. Le numérique prolonge la moquerie bien au-delà de la cour, jusque dans la chambre. Voir le cyberharcèlement.
L’exclusion
Choisi en dernier
L’équipe de sport où l’on est pris en dernier, le groupe de filles qui s’éloigne au vestiaire, la fête où l’on n’est pas invité « parce que les photos ». L’exclusion ne laisse pas de trace visible, et elle dit la même chose que l’insulte.
La sexualisation
Le corps commenté comme un objet
Une poitrine précoce commentée par des garçons, des notes attribuées sur les réseaux, des remarques sur le sexe dans les vestiaires. Ces moqueries mêlent honte du corps et atteinte à l’intimité, et sont particulièrement difficiles à raconter.
Silhouette : où les moqueries ont frappé
Les zones visées par les moqueries deviennent souvent, des années plus tard, celles que l’on cache, que l’on vérifie ou que l’on déteste. Touchez sur la silhouette, ou dans la liste, les endroits qui ont été la cible de remarques, de surnoms ou de rires. Ce que vous touchez n’est ni enregistré ni envoyé.
Il arrive que l’on découvre, en faisant cet exercice, que la zone qui préoccupe aujourd’hui n’est pas celle qui a été moquée autrefois. Le déplacement est fréquent : une adolescente moquée pour ses dents peut, adulte, se focaliser sur son ventre. Le malaise a gardé sa force et changé d’adresse.
Ce qui reste, des années après
On aimerait croire que les moqueries s’oublient avec le temps, comme des écorchures d’enfance. Ce n’est pas ce que nous observons, et ce n’est pas ce que montrent les études. En 2010, une équipe de chercheurs américains a rassemblé les résultats de dizaines de travaux sur les moqueries liées à l’apparence et au poids : elles étaient associées de façon nette à une plus grande insatisfaction corporelle, ainsi qu’à des restrictions alimentaires et à des comportements boulimiques. Les auteurs concluaient qu’apprendre à faire face aux commentaires négatifs sur l’apparence devrait faire partie de toute prévention dans ce domaine.
Ce que les personnes décrivent en consultation est souvent plus précis. Il y a la vigilance : le rire d’un groupe d’inconnus fait sursauter, le corps se raidit avant même que l’esprit ait compris. Il y a la honte, qui ne porte plus seulement sur la zone moquée mais sur soi tout entier. Il y a les évitements : la piscine, la plage, les photos, les vestiaires, les rendez-vous amoureux, parfois les études ou un métier. Il y a les souvenirs qui reviennent : une scène précise, un visage, un mot, qui surgissent quand on essaie un vêtement ou que quelqu’un regarde un peu trop longtemps. Et il y a parfois une colère retournée contre soi : « Si j’avais été différent, ils ne l’auraient pas fait. »
Quand ces souvenirs reviennent sans prévenir, qu’ils s’accompagnent d’une alarme du corps, que l’on évite tout ce qui les rappelle, on n’est plus très loin de ce que les cliniciens décrivent comme un traumatisme. Le harcèlement n’a pas besoin d’avoir été physique pour laisser ce genre de traces. Le dossier trauma et la page sur les conséquences du harcèlement permettent de s’y retrouver.
Il y a enfin une trace plus silencieuse : la façon dont on a appris à se regarder. Le regard des moqueurs a souvent été intériorisé. On se dit à soi-même, à quarante ans, ce que la classe disait à treize. La page sur la honte de son corps explore cette part-là.
Comment une moquerie devient un complexe
Le passage de l’attaque extérieure au malaise intérieur suit souvent les mêmes étapes. Les connaître aide à comprendre pourquoi on souffre encore alors que « c’est fini depuis longtemps ».
L’attaqueUn trait du corps est désigné, nommé, ridiculisé. Il était peut-être sans importance jusque-là ; il devient visible, pour les autres et pour soi.« Je n’avais jamais pensé à mes oreilles avant ce surnom. »
La répétitionLa moquerie revient, dans d’autres bouches, dans d’autres lieux. Ce qui était une remarque devient une évidence partagée par le groupe.Le silence des témoins pèse autant que les rires.
La protectionOn cache, on évite, on se tait, on rit avec les autres pour ne pas être seul contre eux. Ces stratégies protègent sur le moment.Elles survivent souvent longtemps à la situation qui les a fait naître.
L’intériorisationLa voix des moqueurs devient la sienne. On n’a plus besoin d’eux pour se juger : on le fait soi-même, avec leurs mots.C’est souvent à cette étape que l’on parle de complexe.
La généralisationDes années plus tard, le moindre regard, le moindre rire réveille l’alarme, même quand le danger n’est plus là.C’est cette étape que le travail thérapeutique aide à défaire.
Si c’est votre enfant ou votre adolescent
Les enfants moqués sur leur physique en parlent rarement à la maison. Ils ont honte, ils craignent qu’on intervienne maladroitement, ou ils pensent que c’est de leur faute. Certains signes doivent alerter : un refus soudain du sport ou de la piscine, des vêtements amples même en été, une demande de changer de coiffure ou de lunettes, un enfant qui ne mange plus à la cantine, qui supprime ses photos, qui s’enferme dans la salle de bains, qui a mal au ventre le dimanche soir, ou qui commence à se dénigrer devant le miroir.
Les réponses spontanées des parents, pourtant pleines d’amour, tombent parfois à côté. Retournez les cartes pour voir pourquoi, et ce qui aide davantage.
Ce qui aide le plus : croire l’enfant, lui dire que ce n’est pas sa faute, noter les faits, prévenir l’établissement scolaire, et ne pas attendre que la situation se règle seule. Le dossier harcèlement consacre une page entière aux parents. Au cabinet, notre pédopsychothérapeute reçoit l’enfant avec ses parents, seul, ou les deux selon les besoins ; l’adolescent est reçu seul, et les parents à d’autres moments. Il peut participer aux réunions avec l’école quand c’est utile, et proposer une séance avant une rentrée difficile. Pour un adolescent qui ne sort plus, la téléconsultation peut être une première étape.
Au travail, en ligne, dans la rue : les adultes aussi
On associe les moqueries sur le physique à la cour de récréation. Elles existent pourtant à tous les âges. Au travail, elles prennent la forme de « blagues » récurrentes sur un ventre, une calvitie, une petite taille, une tenue, parfois de remarques sexualisées. Elles sont d’autant plus difficiles à dénoncer qu’elles se présentent comme de la camaraderie, et que celui qui proteste passe pour susceptible. Lorsqu’elles se répètent et dégradent les conditions de travail, elles relèvent du harcèlement ; la page sur les violences au travail en parle.
En ligne, les commentaires sur le corps sont devenus banals, sous une photo de vacances, une vidéo, un profil sur une application de rencontre. Leur auteur ne voit pas la personne qu’il blesse, ce qui lève bien des retenues. Certains adultes nous racontent avoir supprimé tous leurs comptes après une vague de commentaires sur leur poids ou leur visage. La page réseaux sociaux et filtres aborde aussi cette violence-là.
Dans la rue enfin, des inconnus commentent, rient, photographient, surtout quand le corps s’éloigne des normes : une forte corpulence, une petite taille, une différence visible, un handicap. Ces agressions brèves, répétées au fil des jours, finissent par peser lourd. Quand elles s’accompagnent d’une mise à l’écart, d’un refus d’emploi ou de service à cause de l’apparence, on entre dans le domaine des discriminations liées à l’apparence physique, que la loi reconnaît.
Ce qui est une démarche judiciaire, une plainte, un signalement à l’employeur ou à l’établissement, ne passe pas par le cabinet. Nous accompagnons les personnes avant, pendant et après ces démarches, et la page harcèlement : la loi et la plainte rassemble les repères utiles pour le harcèlement scolaire.
Vrai ou faux : ce que l’on dit des moqueries
Affirmation 1
« Les moqueries, ça forge le caractère. »
Faux. Les moqueries répétées sur l’apparence sont associées à davantage d’insatisfaction corporelle, de troubles alimentaires, d’anxiété et de tristesse. Ce qui aide un enfant à grandir, ce sont des adultes qui le protègent, pas l’épreuve elle-même.
Affirmation 2
« S’il ne se défend pas, c’est qu’il se laisse faire. »
Faux. Face à un groupe, se défendre est souvent impossible, et la sidération, le silence ou le rire forcé sont des réactions de protection fréquentes. Ne pas répondre ne signifie pas accepter.
Affirmation 3
« Une moquerie d’enfance peut encore faire souffrir à cinquante ans. »
Vrai. Nous recevons régulièrement des adultes que des souvenirs de cour d’école continuent d’accompagner. Ces souvenirs peuvent être retraités, notamment en EMDR, quel que soit le temps écoulé.
Affirmation 4
« Changer d’apparence fera cesser les moqueries. »
C’est plus nuancé, et le plus souvent faux. Le harcèlement vise une personne, rarement un trait isolé ; quand l’apparence change, une autre cible apparaît souvent. Et changer pour les moqueurs revient à leur donner raison.
Affirmation 5
« Les témoins silencieux comptent dans ce que l’on vit. »
Vrai. Le silence de ceux qui voient sans intervenir laisse croire à la victime que tout le monde est d’accord. À l’inverse, un seul camarade ou collègue qui prend position peut changer beaucoup.
Exemple fictif : Zoé, 14 ans, la photo du vestiaire
Zoé est un personnage inventé. Le vestiaire, le téléphone et le silence qui suit appartiennent, eux, à des histoires que nous entendons souvent.
Situation
En quatrième, une camarade a pris Zoé en photo dans le vestiaire, en sous-vêtements, et l’a envoyée dans un groupe de la classe avec un commentaire sur ses cuisses. Depuis, des garçons lui lancent un surnom dans les couloirs. Zoé a une dispense de sport « pour mal au dos », porte un sweat très large, ne mange plus à la cantine et passe des heures devant le miroir de sa chambre. Ses parents ont découvert l’histoire par hasard, trois mois plus tard. Zoé les supplie de ne rien dire au collège.
Qu’est-ce qui semble le plus utile ?
Si la souffrance devient trop lourde
Un adolescent ou un adulte harcelé peut en venir à se faire du mal, à cesser de manger ou à penser à la mort. Ces signes doivent être pris au sérieux immédiatement. En cas de danger immédiat, faites le 15 (SAMU). Prenez un rendez-vous au cabinet en téléconsultation le plus rapidement possible. Si Doctolib ne permet pas un rendez-vous immédiat, envoyez des textos WhatsApp ou/et SMS aux cliniciens du cabinet.
Ce que nous faisons au cabinet
Notre point de départ est simple : nous croyons ce que vous racontez. Beaucoup de personnes moquées ou harcelées sur leur physique ont entendu pendant des années qu’elles exagéraient, qu’il fallait en rire, qu’elles étaient trop sensibles. Le premier temps de notre travail consiste à reconnaître ce qui s’est passé, à le nommer, et à remettre la responsabilité là où elle se trouve : du côté de ceux qui ont moqué, et de ceux qui ont laissé faire.
Notre psychothérapeute, spécialisé dans le trauma, peut proposer un bilan psychologique, voire un bilan psycho-traumatique, qui mesure ce que les moqueries ont laissé, anxiété, tristesse, symptômes post-traumatiques, rapport au corps, et donne lieu à un compte rendu écrit. Ensuite, plusieurs approches se complètent.
L’EMDR, en séances longues de 80 minutes, est souvent au cœur du travail. Il s’adresse aux scènes précises qui continuent de faire mal : le surnom lancé dans le couloir, la photo partagée, le rire de la classe, la réunion où l’on a été humilié. Il aide aussi à défaire les croyances qui s’y sont attachées, « je suis ridicule », « mon corps est dégoûtant », « je ne peux pas me montrer ». Voir les types de trauma travaillés en EMDR.
Les outils de la TCC aident à réduire peu à peu les évitements nés de la moquerie, la piscine, les photos, les vestiaires, les vêtements choisis pour disparaître, par des expériences progressives et préparées ensemble.
L’écoute analytique, nourrie de plusieurs grands repères de la psychanalyse, laisse place à ce qui ne se dit pas en une séance : la colère, la honte, la place prise dans le groupe, ce que l’on a cru devoir payer pour être accepté.
Questions fréquentes sur les moqueries et le harcèlement sur le physique
Comment se remettre d’avoir été moqué sur son physique ?
D’abord en reconnaissant que ce que vous avez vécu était une violence, et non une plaisanterie que vous auriez dû mieux supporter. Ensuite, en travaillant les souvenirs qui continuent de faire mal, ce que l’EMDR permet souvent de faire, et en reprenant peu à peu les activités évitées depuis, comme la piscine ou les photos. Ce chemin se fait mieux accompagné, à n’importe quel âge, même longtemps après les faits.
Mon enfant se fait moquer sur son poids à l’école : que faire ?
Écoutez-le sans minimiser ni lui conseiller de maigrir, ce qui donnerait raison aux moqueurs. Dites-lui que ce n’est pas sa faute, notez les faits et prévenez l’établissement. Surveillez aussi les signes d’isolement, de refus de manger ou de tristesse. Au cabinet, notre pédopsychothérapeute peut le recevoir, seul ou avec vous, et participer si besoin aux réunions avec l’école.
Est-ce que les moqueries sur le physique peuvent provoquer un traumatisme ?
Oui, surtout quand elles ont été répétées, publiques et humiliantes. Certaines personnes gardent des souvenirs qui reviennent sans prévenir, une alarme du corps au moindre rire, des évitements durables. Ces signes rappellent ceux d’un traumatisme, même sans violence physique. Un bilan psycho-traumatique aide à faire le point, et l’EMDR est une approche adaptée à ces souvenirs.
Pourquoi est-ce que je repense encore aux moqueries du collège ?
Parce que les souvenirs chargés de honte et répétés s’impriment fortement, et parce qu’ils ont façonné la manière dont vous vous regardez. La voix des moqueurs est souvent devenue une voix intérieure. Ce n’est pas un manque de force de caractère : c’est ainsi que fonctionne la mémoire émotionnelle. Ces souvenirs peuvent être apaisés, quel que soit le temps passé.
Des « blagues » au travail sur mon physique, est-ce du harcèlement ?
Cela peut l’être quand elles se répètent, qu’elles viennent d’un groupe ou d’une personne qui a de l’influence sur vous, et qu’elles dégradent vos conditions de travail ou votre santé. Le prétexte de l’humour ne change rien à leur effet. Les démarches auprès de l’employeur relèvent du droit du travail ; au cabinet, nous vous accompagnons pour tenir, comprendre et vous remettre.
Un premier rendez-vous permet de raconter ce que vous avez subi, à votre rythme, et de choisir avec vous la façon de vous en remettre. Pour vous, ou pour votre enfant, au cabinet ou en téléconsultation.
La « loi de l’instrument », formulée par Abraham Kaplan en 1964 puis reprise par Abraham Maslow dans The Psychology of Science: A Reconnaissance (1966), rappelle qu’« il est tentant, si le seul outil dont on dispose est un marteau, de traiter tout comme si c’était un clou ».
En psychologie, une méthode ne peut pas répondre à toutes les situations. Forts de plusieurs décennies de pratique et de formations complémentaires, nous mobilisons de nombreux outils, choisis avec discernement, afin d’identifier rapidement les leviers les plus efficaces. Nous proposons ainsi un accompagnement aussi bref qu’efficace, tout en sachant accompagner aussi bien les suivis prolongés que le besoin d’un espace de parole régulier.