La honte de son corps : quand on se regarde avec les yeux d’un juge
Se doucher dans le noir. Ne jamais danser, même aux mariages. Rire la main devant la bouche. Attendre que tout le monde soit sorti du vestiaire. Sentir son visage brûler quand on surprend son reflet dans une vitrine. La honte de son corps n’est pas un simple complexe : c’est un sentiment qui transforme la manière même dont on se perçoit. Celui qui a honte ne se regarde plus de l’intérieur, il se voit de l’extérieur, avec les yeux d’un spectateur sévère qui ne le quitte jamais. Cette page explique ce que la honte fait au regard sur soi, d’où elle vient, et ce qui aide à rendre à son corps une place plus habitable.
Avoir honte de son corps : de quoi s’agit-il ?
Avoir honte de son corps, c’est éprouver, à propos de son apparence ou de son corps tout entier, un sentiment d’être défectueux, exposé, indigne d’être regardé. Ce n’est pas seulement trouver qu’on a un défaut. C’est sentir que ce défaut dit quelque chose de soi, qu’il révèle une infériorité, et qu’il faut le cacher pour être accepté. La honte du corps peut porter sur une zone précise (un ventre, un nez, une peau, des organes génitaux, une cicatrice), sur la silhouette entière, ou, plus diffusément, sur le simple fait d’avoir un corps et d’être vu.
Elle se reconnaît à ce qu’elle fait faire : se cacher, se taire, se faire petit, éviter. Et à ce qu’elle fait ressentir : la chaleur qui monte au visage, le regard qui se baisse, l’envie de disparaître, de « rentrer sous terre », selon l’expression que tant de personnes emploient spontanément. C’est une émotion très physique, qui saisit le corps au moment même où elle porte sur lui.
Le dossier culpabilité et honte décrit la honte sous toutes ses formes, et sa page sur la honte du corps et de la sexualité s’attarde sur le désir et l’intimité. Ici, nous nous intéressons à un aspect plus précis : ce que la honte fait au regard que l’on porte sur soi. Car c’est là, dans ce regard, que se joue l’essentiel de ce que vivent les personnes qui viennent nous parler de leur corps.
Freud écrivait, dans Le Moi et le Ça en 1923, que « le moi est avant tout un moi corporel ». La formule dit bien pourquoi la honte du corps touche si profond : on ne peut pas avoir honte de son corps comme on aurait honte d’un vêtement mal choisi. Le corps n’est pas un objet que l’on possède, c’est le lieu même où l’on existe. Avoir honte de lui, c’est avoir honte d’être là.
Se voir avec les yeux d’un autre : le cœur de la honte
La honte est une émotion du regard. Le philosophe Jean-Paul Sartre l’a décrite avec une précision restée célèbre dans L’Être et le Néant (1943) : « j’ai honte de moi tel que j’apparais à autrui ». Il prend l’exemple d’un homme qui regarde par le trou d’une serrure, absorbé, jusqu’au moment où il entend des pas dans le couloir. Tout bascule : il n’est plus celui qui regarde, il est celui qui est vu. Il se découvre soudain de l’extérieur, comme un objet sous le regard d’un autre.
La honte du corps est cette bascule, installée dans la durée. La personne n’habite plus son corps de l’intérieur, à travers ses sensations, ses mouvements, ses plaisirs ; elle le surveille de l’extérieur, comme si elle se tenait à côté d’elle-même pour vérifier ce que les autres voient. Elle marche en imaginant sa silhouette de dos. Elle mange en imaginant sa mâchoire vue de profil. Elle fait l’amour en imaginant son ventre vu d’en haut.
Des psychologues américaines, Barbara Fredrickson et Tomi-Ann Roberts, ont proposé en 1997 une théorie de cette surveillance de soi, qu’elles ont appelée théorie de l’objectivation. Elles décrivaient comment des femmes, exposées très tôt à un regard qui évalue leur corps, finissent par adopter ce regard sur elles-mêmes et par se surveiller en permanence, au prix d’une part de leur attention, de leur plaisir et de leur aisance. Les travaux qui ont suivi ont montré que ce mécanisme ne concerne pas seulement les femmes, même s’il les touche particulièrement.
Dans la sexualité, ce dédoublement a un nom ancien. Les sexologues William Masters et Virginia Johnson parlaient dès 1970 de « spectatoring » : se regarder faire au lieu de vivre ce que l’on vit. Beaucoup de personnes qui ont honte de leur corps le décrivent sans connaître le mot. La page sur les complexes pendant les rapports sexuels y est consacrée.
Ce qui est épuisant, dans la honte du corps, ce n’est donc pas seulement le jugement. C’est la vigilance : ce spectateur intérieur ne dort jamais. Il occupe une part de l’attention qui manque ailleurs, dans la conversation, dans le travail, dans le jeu, dans le plaisir. Retrouver un peu de liberté, c’est souvent apprendre à lui reprendre, par moments, le poste d’observation.
Où la honte du corps se montre
La honte du corps n’est pas présente en permanence avec la même intensité. Elle a ses lieux, ses moments, ses déclencheurs. Parcourez les onglets : ils décrivent les quatre scènes que les personnes que nous recevons évoquent le plus souvent.
Le reflet surpris. Ce n’est pas toujours le miroir que l’on choisit de regarder qui fait mal, mais celui que l’on n’attendait pas : la vitrine d’un magasin, la vitre du métro, l’écran éteint d’un téléphone, une photo prise sans prévenir. Dans ce reflet inattendu, on se voit comme les autres nous voient, croit-on, et la honte monte d’un coup. Certaines personnes ont fini par organiser leurs trajets pour éviter les surfaces réfléchissantes. La page sur le miroir détaille ces rituels.
Le regard des autres. Entrer dans une pièce pleine, monter sur une estrade, passer devant une terrasse de café, attendre debout dans une file : ces moments où l’on se sait regardé sont redoutés. La honte du corps se distingue ici de l’anxiété sociale, avec laquelle elle se mêle souvent : ce n’est pas ce qu’on dit ou fait qui fait peur, c’est ce que le corps montre. La page sur la peur d’être jugé sur son physique fait la part entre les deux.
Le corps en mouvement. Danser, courir, nager, rire à gorge déployée, manger avec appétit, se pencher, lever les bras : tous ces gestes exposent le corps sous des angles qu’on ne contrôle pas. Beaucoup de personnes honteuses de leur corps ont cessé de bouger devant les autres. Elles ne dansent plus aux mariages, ne courent plus après un bus, rient en se cachant. Le corps, figé pour ne rien montrer, perd peu à peu ce qui faisait aussi sa joie.
L’intimité. C’est souvent là que la honte est la plus vive, parce que le corps y est le plus exposé et que le regard de l’autre y compte le plus. Lumière éteinte, drap remonté, tee-shirt gardé, positions choisies pour cacher : la personne n’est plus tout à fait présente à ce qui se passe. La page ne pas oser se déshabiller devant l’autre parle de ces moments.
Honte ou culpabilité : ce n’est pas la même chose
On confond souvent les deux, et il est pourtant utile de les distinguer. La culpabilité porte sur un acte : « j’ai fait quelque chose de mal ». Elle pousse à réparer, à s’excuser, à faire autrement. La honte porte sur la personne : « je suis quelque chose de mal ». Elle pousse à se cacher, à disparaître. Dans le domaine du corps, les deux se mêlent souvent : on se sent coupable d’avoir mangé, honteux d’avoir ce ventre ; coupable de ne pas faire de sport, honteux d’être vu en maillot. La page culpabilité ou honte approfondit cette distinction.
Pour sentir la différence, rangez chacune de ces phrases du côté qui lui correspond le mieux.
Cette distinction a une conséquence pratique. La culpabilité appelle une action : on peut décider de manger autrement, de reprendre une activité, de s’excuser auprès de sa fille. La honte, elle, ne se règle pas par une action, parce qu’elle ne porte pas sur ce que l’on fait. Elle se travaille par un changement de regard, et souvent par la mise en mots de l’histoire qui l’a installée.
D’où vient la honte du corps ? Le premier miroir
Le pédiatre et psychanalyste Donald Winnicott a écrit des pages très belles sur le rôle de miroir du visage de la mère, dans Jeu et réalité (1971). Il y décrit comment le tout-petit, en regardant le visage de celui ou celle qui s’occupe de lui, y voit d’abord le reflet de lui-même : ce qu’il est, ce qu’il éprouve, la façon dont il est accueilli. Un visage qui sourit à l’enfant lui renvoie qu’il est là, qu’il est vu, qu’il est bienvenu. Un visage absent, inquiet ou dégoûté lui renvoie autre chose. Bien avant le miroir de la salle de bains, nous avons appris à nous voir dans des visages.
Le psychanalyste Didier Anzieu, dans Le Moi-peau (1985), a développé une autre idée féconde : la peau, avec les soins, les caresses, les portages qu’elle reçoit, sert de premier modèle à la manière dont on se sent contenu, protégé, séparé des autres. Quand la peau a été négligée, maltraitée ou exposée, le sentiment d’avoir une enveloppe sûre peut être fragile, et la honte du corps s’y loge volontiers. La page Didier Anzieu et le Moi-peau présente ces travaux, et celle sur Winnicott ceux du pédiatre anglais.
Ces repères ne disent pas qu’une honte du corps vient toujours de la petite enfance, ni qu’elle serait la « faute » des parents. Ils rappellent seulement que le regard porté sur son corps se construit dans des relations. Ensuite, beaucoup d’autres regards s’ajoutent :
- Les mots de la famille. Un surnom, une comparaison avec un frère, une remarque sur les cuisses ou le nez, un régime imposé : ces phrases s’impriment. Voir les remarques sur le corps en famille.
- Les moqueries et le harcèlement. À l’école, au collège, dans les vestiaires, le corps est une cible facile. Des années de moqueries laissent une honte qui survit aux années. Voir les moqueries sur le physique.
- Les violences. Après une agression, en particulier sexuelle, il est fréquent que la honte se fixe sur le corps, comme si c’était lui qui était sale ou fautif. Ce n’est jamais le cas. La page sur la honte après des violences et le dossier trauma en parlent.
- La puberté, la maladie, l’âge. Les moments où le corps change sans qu’on le décide, et sous le regard des autres, sont propices à l’installation de la honte.
Le miroir des mots : la langue de la honte
La honte a un vocabulaire. Elle ne dit pas « mon ventre est arrondi », elle dit « mon ventre est dégoûtant ». Elle ne dit pas « j’ai des cicatrices sur l’avant-bras », elle dit « mes bras sont affreux ». Ces mots ne décrivent pas le corps : ils le jugent. Mais ils se présentent comme des constats, et c’est ce qui les rend si convaincants. À force d’être répétés, ils deviennent la seule façon de voir.
L’exercice ci-dessous vous propose de regarder vos propres mots. Écrivez une phrase sur la partie de votre corps qui vous fait honte, telle qu’elle vous vient, sans vous censurer. L’outil repère les mots de jugement les plus fréquents et vous invite à réécrire la phrase comme le ferait un appareil photo. Ce que vous écrivez reste sur votre appareil : rien n’est envoyé ni enregistré.
Cet exercice vient des thérapies cognitives et comportementales, qui l’utilisent beaucoup dans le travail sur l’image du corps. Il peut sembler dérisoire. En pratique, les personnes qui le font régulièrement, à voix haute devant le miroir ou par écrit, constatent souvent que leur regard se modifie : la zone honteuse redevient une partie du corps parmi d’autres, avec ses formes et ses couleurs, plutôt qu’une preuve d’indignité. Il ne s’agit pas de se mentir en se disant beau ou belle ; il s’agit de cesser de se condamner à chaque regard.
Revenir dans son corps par l’intérieur
Puisque la honte installe un spectateur à l’extérieur de soi, une partie du travail consiste à revenir à l’intérieur : retrouver le corps par ses sensations plutôt que par son apparence. L’exercice guidé ci-dessous dure un peu plus d’une minute. Il ne vous demande pas de vous regarder, seulement de sentir. Vous pouvez le faire assis, les yeux ouverts ou fermés.
Un détail compte dans cet exercice : la consigne de laisser le ventre se soulever et redescendre « sans le retenir ». Beaucoup de personnes honteuses de leur corps retiennent leur ventre en permanence, parfois depuis l’enfance, sans s’en rendre compte. Le relâcher, même quelques secondes, peut provoquer une émotion inattendue. C’est un bon signe : le corps redevient un lieu habité, et non plus seulement surveillé. Les séances de relaxation proposées sur le site prolongent ce travail.
Exemple fictif : Lucie, 31 ans, « je me douche dans le noir »
Lucie est un personnage inventé, construit à partir de situations fréquentes, pour illustrer notre façon de travailler.
Situation
Lucie, 31 ans, graphiste, se douche lumière éteinte depuis l’adolescence. Elle ne danse jamais, ne va pas à la piscine, n’a jamais laissé un compagnon la voir nue en plein jour. Elle dit n’avoir « rien de spécial » à reprocher à son corps, mais ne supporte pas qu’on le regarde. Enfant, son père commentait souvent les corps des femmes à la télévision, avec mépris ; à douze ans, il a dit devant ses amis qu’elle « commençait à avoir des formes de vache ». Elle vient parce que son nouveau compagnon commence à se demander s’il lui plaît.
Quelle piste semble la plus utile ?
Dans la suite imaginée de cette histoire, Lucie allume un soir la lumière de la salle de bains, se douche, et s’aperçoit qu’elle n’a pas pensé à son corps pendant toute la douche, seulement à l’eau chaude. Elle en rit en séance, puis pleure. Plus tard, elle dira : « je me suis rendu compte que je regardais mon corps avec les yeux de mon père ».
Ce que nous faisons au cabinet
Parler de la honte de son corps à quelqu’un est difficile, justement parce que la honte pousse à se taire. Nous le savons, et nous laissons à chacun le temps de dire les choses à son rythme. Le premier rendez-vous est sans engagement, on peut venir accompagné, et tout peut se faire en téléconsultation : pour certaines personnes, ne pas être vues en entier est une première marche précieuse.
L’EMDR est souvent au centre du travail, parce que la honte du corps s’appuie presque toujours sur des scènes précises : une phrase, un regard, un rire, une humiliation, parfois une violence. Ces scènes restent chargées d’émotion des années plus tard et continuent de dicter le regard sur soi. Les séances d’EMDR durent 80 minutes au cabinet. Notre psychothérapeute est formé au trauma et à la dissociation, ce qui compte quand la honte du corps est liée à des violences. Voir l’EMDR au cabinet.
Les outils de la TCC aident à défaire les comportements qui entretiennent la honte : les évitements, le camouflage, les vérifications, les rituels. Nous construisons des étapes progressives, nous travaillons la description neutre du corps, devant le miroir ou par écrit, et l’attention portée aux sensations plutôt qu’à l’apparence. Voir les TCC au cabinet.
L’écoute analytique, nourrie de plusieurs grands repères de la psychanalyse, s’intéresse à l’histoire de ce regard : qui regardait, comment, avec quels mots, et ce que la personne en a fait. Elle prend le temps qu’il faut pour que le juge intérieur perde de son autorité.
Quand la honte s’accompagne d’une préoccupation obsédante pour un défaut, de restrictions alimentaires ou d’une tristesse profonde, notre psychothérapeute peut proposer un bilan psychologique, avec un compte rendu écrit. Pour un adolescent, notre pédopsychothérapeute le reçoit seul, et ses parents à d’autres moments. Pour un couple, des séances de 80 minutes sont possibles.
- La honte du corps est une émotion du regard : on se voit de l’extérieur, avec les yeux d’un spectateur sévère.
- La culpabilité porte sur un acte, la honte sur l’être : la seconde pousse à se cacher.
- Le regard porté sur son corps se construit dans des relations, des premiers visages aux remarques et aux violences.
- Décrire son corps sans juger, revenir aux sensations, apaiser les souvenirs (EMDR) et comprendre l’histoire de ce regard aident à s’en dégager.
Questions fréquentes sur la honte de son corps
Comment ne plus avoir honte de son corps ?
Rarement en se forçant à l’aimer. Ce qui aide, c’est d’abord de repérer ce que la honte vous fait faire (vous cacher, éviter, vérifier) et de reprendre ces situations progressivement. Ensuite, d’apprendre à décrire votre corps en mots neutres, comme le ferait un appareil photo, et à le retrouver par les sensations plutôt que par l’apparence. Quand la honte s’appuie sur des souvenirs précis, comme des moqueries ou des remarques, l’EMDR peut les apaiser. Ce travail se fait au cabinet ou en téléconsultation.
Pourquoi ai-je honte de mon corps sans raison ?
La honte du corps n’a pas toujours de cause visible : elle peut porter sur le simple fait d’être regardé, sans défaut précis. Elle s’est souvent installée dans des relations anciennes : des remarques, des comparaisons, un regard méprisant ou absent, des moqueries, parfois une violence. Elle peut aussi venir d’une exposition précoce à un regard qui évalue les corps, que l’on finit par adopter sur soi. Comprendre son histoire aide beaucoup à s’en dégager, et c’est l’un des axes du travail que nous proposons.
Quelle est la différence entre honte et complexe ?
Un complexe est une insatisfaction, souvent ciblée, à propos d’une partie de son apparence : on aimerait que son nez soit différent, on trouve ses cuisses trop fortes. La honte est une émotion plus profonde, qui touche l’ensemble de la personne : on se sent indigne, exposé, et l’on a envie de disparaître. Un complexe peut exister sans honte, et une honte du corps peut exister sans complexe précis. Quand les deux se mêlent, le complexe devient souvent envahissant. La page sur le complexe en donne les repères.
La honte de son corps peut-elle venir d’une agression ?
Oui, c’est fréquent. Après une agression, en particulier sexuelle, la honte se fixe souvent sur le corps, comme s’il était sale, coupable ou responsable de ce qui est arrivé. Ce n’est jamais le cas : la responsabilité revient à l’auteur. Cette honte peut s’accompagner d’autres signes, comme des souvenirs qui reviennent, des cauchemars, une difficulté à être touché. L’EMDR fait partie des approches utiles dans ces situations, et notre psychothérapeute est formé au trauma et à la dissociation. Le dossier trauma du site en parle.
Comment aider quelqu’un qui a honte de son corps ?
Évitez de commenter son corps, même en bien : les compliments sont souvent entendus comme de la politesse et peuvent renforcer l’attention portée à l’apparence. Ne minimisez pas (« mais tu es très bien ») et ne vous moquez jamais. Écoutez ce que la personne vit, respectez ses limites sans organiser votre vie autour de ses évitements, et proposez des moments où le corps est un plaisir plutôt qu’un objet regardé : marcher, cuisiner, rire. Si la honte l’empêche de vivre, encouragez-la doucement à consulter.
Références
Livres et articlesLes auteurs cités sur cette page
Les ouvrages et travaux évoqués dans le texte.
- Sigmund Freud, Le Moi et le Ça, 1923.
- Jean-Paul Sartre, L’Être et le Néant, Gallimard, 1943.
- William H. Masters et Virginia E. Johnson, Human Sexual Inadequacy, Little, Brown, 1970.
- Donald W. Winnicott, Jeu et réalité (Playing and Reality, 1971), chapitre sur le rôle de miroir de la mère et de la famille dans le développement de l’enfant.
- Didier Anzieu, Le Moi-peau, Dunod, 1985.
- Barbara L. Fredrickson et Tomi-Ann Roberts, « Objectification Theory: Toward Understanding Women’s Lived Experiences and Mental Health Risks », Psychology of Women Quarterly, vol. 21, n° 2, 1997, p. 173–206.
- Paul Gilbert et Jeremy Miles (dir.), Body Shame: Conceptualisation, Research and Treatment, Brunner-Routledge, 2002.
Rendre à son corps une place habitable
La honte pousse à se taire ; la dire est déjà un premier pas. Un premier rendez-vous permet d’en parler à votre rythme, sans avoir à vous montrer plus que vous ne le souhaitez. Au cabinet ou en téléconsultation.