Épilepsie : notre façon d’accompagner au cabinet, de l’EMDR au bilan neuropsychologique
« Orages dans le cerveau » : c’est le titre que l’émission C’est pas sorcier a donné à son numéro sur les épilepsies, et l’image tient. Un orage éclate, passe, et laisse derrière lui des branches à terre, une maison qui sent l’humide, un enfant qui ne dort plus dès que le ciel se couvre. Le neurologue s’occupe de l’orage lui-même. Avec vous, nous nous occupons de ce qu’il dérange : la peur du suivant, les images qui restent, une mémoire moins sûre, l’école, la famille. Les personnes épileptiques, les membres du cabinet en reçoivent couramment et savent les accompagner ; voici notre manière de faire, film à l’appui.
Une habitude de cabinet : ce qu’elle change pour vous
Beaucoup de personnes épileptiques arrivent chez nous avec une fatigue bien particulière : celle d’avoir dû, partout, refaire la même leçon. Expliquer ce qu’est une absence. Rappeler qu’on ne glisse rien entre les dents. Répondre que non, ce n’est pas contagieux, et que oui, on peut travailler, conduire quand le médecin l’autorise, avoir des enfants. Ici, cette leçon n’est pas à refaire. Recevoir des enfants, des adolescents et des adultes qui vivent avec une épilepsie, et avec eux leurs parents, leurs conjoints, leurs frères et sœurs, fait partie de l’ordinaire des membres du cabinet, qui savent les prendre en charge. La première séance peut donc commencer là où vous en êtes, et non au premier chapitre d’un manuel de neurologie.
Cette habitude se voit surtout dans de petites choses. Nous connaissons les mots que les familles inventent pour parler des crises, « ses malaises », « ses trucs », « quand il part », et la gêne qu’ils recouvrent parfois. Nous savons lire un calendrier de crises et y chercher avec vous ce qui revient : les nuits écourtées, les semaines d’examens, les veilles de départ en vacances. Nous savons que le lendemain d’une crise n’est pas un jour ordinaire, que la pensée y avance plus lentement, et nous ne confondons pas ce ralentissement avec un manque d’envie. Nous savons aussi que d’autres soignants ont souvent déjà beaucoup expliqué ; notre place est de prendre la suite, sur ce qui reste à soigner.
« Pour une fois, je n’ai pas eu à commencer par l’explication. »
La phrase est inventée, mais elle ressemble à ce que l’on nous dit, sous une forme ou une autre, au bout d’une première rencontre. Ce qui nous attache à ce travail, c’est qu’il oblige à penser ensemble ce que l’on sépare trop vite : le cerveau et la vie psychique, la mémoire que l’on mesure avec des épreuves et celle qui fait mal le soir. Le cabinet réunit pour cela deux métiers. Le psychothérapeute s’occupe des bilans psychologiques et de la psychothérapie ; sa collègue, psychologue clinicienne spécialisée en neuropsychologie, évalue la manière dont la pensée fonctionne, et l’aide à mieux fonctionner. Le film qui suit la montre au travail.
« Orages dans le cerveau » : notre neuropsychologue dans C’est pas sorcier
Des générations d’écoliers ont appris les sciences avec C’est pas sorcier. Le numéro « Épilepsies, orages dans le cerveau » dure vingt-six minutes ; il explique ce qu’est une épilepsie, puis ce qu’elle change dans la vie d’un enfant. Vers la quinzième minute, on y retrouve, avec des enfants, notre neuropsychologue, , présentée à l’écran comme neuropsychologue au SESSAD L’Essor.
Nous avons mis ce film au centre de la page parce qu’il dit en quelques minutes, avec des images d’enfants, ce que nous mettons parfois plusieurs séances à faire entendre : une épilepsie ne s’arrête pas aux crises. Les repères placés sous la vidéo mènent directement au passage que vous cherchez.
C’est pas sorcier, « Épilepsies, orages dans le cerveau » (26 minutes). Les repères ci-dessous mènent directement à chaque partie.
Aller directement à un moment de la vidéo
Ce qu’elle dit dans le film, et ce que nous en faisons au cabinet
Elle commence par le cœur du sujet : « parfois, les crises endommagent la construction des réseaux de neurones et entraînent des difficultés dans les apprentissages de l’enfant ». Puis elle précise :
« Puisque toutes les épilepsies sont différentes, chaque difficulté va être différente aussi. Donc, ils peuvent avoir des troubles de mémoire, des troubles d’attention, des troubles dans l’espace, des difficultés motrices, de raisonnement, des difficultés de langage. »
La première phrase est une règle de métier. Deux enfants qui ont, sur le papier, la même épilepsie n’auront pas le même profil : l’un perd la consigne en route, l’autre se perd dans la page, un troisième trouve ses mots trop tard pour lever la main avant les autres. Nous ne déduisons donc jamais les difficultés d’un diagnostic ; nous les mesurons, chez l’enfant comme chez l’adulte. La liste qui suit dans sa phrase correspond aux grands territoires qu’explore un bilan neuropsychologique. Pour vous l’approprier, rattachez chaque scène de la vie quotidienne au domaine qu’elle met en jeu.
Elle ajoute un peu plus loin :
« L’épilepsie est aussi une maladie qui peut fragiliser les enfants sur le plan psychologique. Ils ont souvent honte de faire des crises et peuvent se sentir dévalorisés par des difficultés scolaires. »
Cette seconde phrase est la charnière de notre cabinet. Une fragilité de la mémoire repérée au bilan ne reste jamais longtemps une affaire de mémoire : elle fabrique une conviction (« je suis nul »), une appréhension de la classe, parfois un repli qui inquiète davantage les parents que les notes. À ce stade, la remédiation seule ne suffit plus, et la psychothérapie ne suffirait pas sans elle. C’est la raison pour laquelle la neuropsychologue et le psychothérapeute exercent dans le même cabinet, et pourquoi il arrive au psychothérapeute de lui demander de participer à une séance.
Le parcours de notre neuropsychologue : l’hôpital, la recherche, le SESSAD
Notre neuropsychologue, , est psychologue clinicienne ; elle s’est spécialisée en neuropsychologie à l’université Paris V, dont elle est sortie diplômée en 2005. Depuis, plus de vingt années de pratique, partagées entre l’hôpital et le libéral. Quelques étapes de ce chemin éclairent directement ce dossier :
- Une formation tout entière à l’hôpital. Avant même de commencer à exercer, elle a fait toute sa formation dans des structures hospitalières : au Kremlin-Bicêtre, au centre référent des troubles des apprentissages, et à la Fondation Rothschild, en neurochirurgie de l’épilepsie, le sujet de son mémoire.
- La recherche et l’hôpital. Elle a été la neuropsychologue de l’équipe INSERM de l’Institut Gustave Roussy, et attachée de l’AP-HP.
- La neurologie de l’enfant. Elle a travaillé à l’hôpital Saint-Vincent-de-Paul, dans le service de neurologie, auprès d’enfants atteints de maladies dégénératives.
- Les enfants épileptiques. Elle a été neuropsychologue au SESSAD L’Essor, dans le 15e arrondissement de Paris, où elle suivait des enfants épileptiques. Là-bas, la réévaluation neuropsychologique de chaque enfant était systématique. C’est à ce titre que l’émission lui donne la parole.
Le sigle SESSAD intrigue souvent. Il désigne une équipe d’éducation spéciale et de soins qui accompagne des enfants et des adolescents en situation de handicap là où ils vivent et apprennent, à l’école notamment. Y suivre des enfants épileptiques apprend une chose que les manuels disent mal : la même difficulté ne pèse pas du tout de la même façon selon la classe, l’enseignant, la cour de récréation. C’est ce regard, à la fois précis dans la mesure et attentif au quotidien, qu’elle apporte au cabinet.
Au cabinet, c’est elle qui conduit les bilans neuropsychologiques, qu’il s’agisse d’évaluer l’efficience intellectuelle, les fonctions cognitives ou le raisonnement logico-mathématique, ainsi que les remédiations cognitives. Quand l’épilepsie n’est pas stabilisée, elle insiste pour que l’évaluation soit refaite tous les dix-huit mois : c’est ce qui permet d’objectiver les difficultés et d’ajuster au mieux la vie quotidienne et, pour un enfant, la scolarité (voir aussi le syndrome POCS). Les bilans psychologiques, eux, relèvent du psychothérapeute : chacun son métier, au service de la même personne.
Le bilan neuropsychologique et la remédiation cognitive, chez nous
Un bilan neuropsychologique ne photographie pas le cerveau, comme le ferait une IRM ; il observe la pensée en action. Pendant une série d’épreuves standardisées, la neuropsychologue regarde comment vous retenez, comment vous restez concentré, comment vous organisez une tâche ou changez de stratégie quand la première échoue, comment les mots vous viennent. Avec une épilepsie, ces fonctions peuvent être touchées par les crises elles-mêmes, par la région du cerveau où elles naissent, par un sommeil haché, et parfois par les traitements. Le bilan aide à démêler ces causes et à transformer une plainte floue (« je deviens bête ») en un relevé précis des forces et des fragilités.
Au cabinet, trois règles l’entourent. On se rencontre d’abord, lors d’un rendez-vous préliminaire, pour juger de son intérêt et décider de ce qu’il explorera. Il a lieu sur place, jamais par écran. Et vous recevez ensuite un compte rendu écrit, que l’on peut décortiquer ensemble en une séance.
La remédiation cognitive prend ensuite le relais : des exercices ciblés, des stratégies que l’on emporte dans sa vie (au bureau, en classe, à la maison), et une meilleure connaissance de sa propre façon de fonctionner. Chez l’enfant, quand un trouble de l’attention est soupçonné, la neuropsychologue peut aussi réaliser un bilan TDAH, avec mesure du QI ; une rééducation logico-mathématique est possible, sur un nombre de séances qui varie selon l’enfant. La page épilepsie, mémoire et attention détaille le déroulé du bilan et les causes possibles des oublis ; nous ne la recopions pas ici.
EMDR, TCC, écoute analytique : un seul psychothérapeute pour tenir les trois fils
Chacune de nos trois approches a sa page dans ce dossier, avec ses outils et ses exemples. Ici, nous voudrions montrer ce qui ne se voit pas quand on les lit séparément : la manière dont elles se passent le relais à l’intérieur d’un même suivi. Au cabinet, c’est le même psychothérapeute qui pratique les trois. Vous n’avez donc pas à raconter votre première crise à trois personnes, et ce qui surgit dans l’une peut être repris, la séance suivante, dans une autre. Chaque onglet dit ce que l’approche prend en charge, puis ce qu’elle transmet aux deux autres.
Ce qu’elle prend en charge. Les scènes restées brûlantes : un réveil au milieu d’inconnus, un trajet en ambulance, une hospitalisation, les rires de la classe au réveil, et aussi la crise que l’on redoute pour demain, qui se joue déjà comme un film. Spécialiste du trauma, le psychothérapeute fait d’abord le point sur les traumatismes vécus (c’est le bilan psycho-traumatique, auquel s’ajoute parfois un bilan dissociatif) avant de retraiter quoi que ce soit ; une séance d’EMDR occupe 80 minutes. Techniquement, rien n’oblige aux mouvements des yeux : des sons alternés ou de légers tapotements peuvent en tenir lieu, ce qui importe quand la lumière est un déclencheur.
Ce qu’elle transmet. Une scène qui a perdu sa charge libère deux choses à la fois : l’exercice que la TCC proposait devient faisable, et la parole, qui tournait autour de ce souvenir, peut enfin aller ailleurs. Détails et précautions : épilepsie et EMDR.
Ce qu’elle prend en charge. Le présent : la surveillance du corps, les détours, les soirées écourtées, le téléphone qu’on garde chargé « au cas où », le sommeil et le stress. Contre l’anxiété, elle est notre premier outil, à égalité de poids avec l’EMDR et l’écoute analytique. Elle trie avec vous la prudence que votre épilepsie demande vraiment, telle que votre neurologue l’a définie, et la peur qui s’est servie au passage.
Ce qu’elle transmet. Le carnet que l’on tient entre les séances est une mine. Il fait apparaître la scène qui bloque chaque tentative (elle deviendra une cible d’EMDR) et les phrases qui reviennent sans cesse, « je ne veux pas être un poids », « il ne faut pas qu’ils voient », que l’écoute analytique saura entendre. Voir épilepsie et TCC.
Ce qu’elle prend en charge. Ce que la maladie est venue toucher dans une histoire : une place dans la famille, un rapport au corps, un parent lui-même malade, un avenir que l’on s’était promis. Nous la pratiquons en s’appuyant sur plusieurs de ses grandes traditions. Freud remarquait, en 1914, dans « Remémoration, répétition et perlaboration », que ce que l’on ne parvient pas à se rappeler, on tend à le répéter en actes, sans savoir que l’on répète. Certains évitements obstinés ont cette allure : ils rejouent autre chose que la peur de la crise.
Ce qu’elle transmet. Elle explique pourquoi un exercice tout simple résiste des semaines, pourquoi une peur semble plus ancienne que la maladie, pourquoi tel souvenir, et pas un autre, revient en EMDR. Elle donne aux deux autres approches leur adresse exacte dans votre histoire. Voir épilepsie et psychanalyse.
Pourquoi l’association change tout. Chacune des trois aide déjà seule. Associées, elles font plus que s’additionner : les résultats s’amplifient, parce que chacune lève l’obstacle sur lequel butait l’autre. Une semaine, on travaille un souvenir ; la suivante, on reprend un trajet abandonné ; celle d’après, on parle de ce que le trajet a réveillé. Ce va-et-vient ne suit pas un programme fixé d’avance : son ordre se décide avec vous, et il change quand la vie change.
Et la neuropsychologue ? Quand la mémoire ou l’attention entrent dans le tableau, ses conclusions orientent aussi la psychothérapie : on n’interprète pas comme une résistance un oubli qui tient à une fragilité mesurée. À intervalles réguliers, nous faisons avec vous le point sur l’avancée du travail, et sur ce qu’il faut déplacer.
Du premier rendez-vous au suivi : six étapes, à retourner
Voici le chemin le plus fréquent, carte par carte. Il n’a rien d’obligatoire : certaines personnes sautent une étape, d’autres y reviennent. Touchez une carte pour la retourner.
- Au cabinet, l’épilepsie est une maladie que l’on connaît : vous n’aurez pas à l’expliquer avant de parler de vous.
- Le neurologue soigne les crises ; nous soignons ce qu’elles ont abîmé autour, en lien avec lui si vous l’acceptez.
- Un même psychothérapeute associe EMDR, TCC et écoute analytique, et leurs effets se renforcent.
- La neuropsychologue mesure la mémoire, l’attention et le langage au cabinet, puis propose une remédiation.
- Tout peut se faire en téléconsultation, sauf le bilan neuropsychologique.
Votre neurologue et nous : deux places autour d’une même personne
Le diagnostic et le réglage du traitement appartiennent au neurologue ; nous coordonnons notre travail avec le sien, si vous êtes d’accord. Ce partage a une conséquence concrète, que nous rappelons volontiers dès le début : rien de ce qui se fait au cabinet ne touche au traitement antiépileptique. Si, au fil des séances, apparaissent une fatigue nouvelle, une humeur qui a changé depuis une modification de dose ou une mémoire qui se dérobe, c’est à lui d’en juger et d’ajuster. Nous pouvons, si vous le souhaitez, lui faire part de ce que nous avons observé, ou lui transmettre le compte rendu d’un bilan.
Dans l’autre sens, ce qu’il sait de votre épilepsie nous aide à travailler juste : la forme de vos crises, une éventuelle sensibilité à la lumière, les précautions qu’il vous a vraiment recommandées. C’est à partir de là que l’on choisit une stimulation en EMDR ou que l’on construit un exercice de TCC qui expose à la peur sans exposer au danger. Et s’il conclut qu’une partie des crises n’est pas épileptique, le relais se prend chez nous : le psychothérapeute, spécialiste du trauma, a été formé au travail avec la dissociation, d’où ces crises naissent souvent. Voir les crises non épileptiques psychogènes.
Chaque échange avec un autre professionnel, neurologue, médecin, école, se fait avec votre accord. Vous restez celui ou celle qui relie : on parle de vous, jamais sans vous.
Trois parcours inventés, pour voir comment tout s’assemble
Ces trois histoires sont des exemples fictifs. Elles ne décrivent personne, mais elles rassemblent des situations que nous rencontrons. Devant chacune, cliquez sur ce par quoi vous commenceriez.
Exemple fictif
Nolan, 9 ans, a des absences depuis le CE1. Son traitement les a presque fait disparaître depuis six mois, mais à l’école « il ne retient rien », et sa maîtresse le trouve rêveur. Il a demandé à sa mère de ne plus prononcer le mot « épilepsie » devant ses copains, et il pleure le dimanche soir.
Par quoi commencer ?
Exemple fictif
Élise, 38 ans, graphiste, a fait une crise généralisée en pleine réunion il y a un an. Son épilepsie est bien équilibrée, mais elle ne va plus aux réunions, travaille la porte ouverte, dort mal la veille de chaque présentation et revoit, presque chaque soir, le moment où elle s’est réveillée par terre, entourée de ses collègues.
Qu’est-ce qui l’aiderait le plus ?
Exemple fictif
Bastien, 24 ans, a une épilepsie connue depuis l’adolescence. Lors d’un enregistrement, son neurologue a découvert qu’une partie de ses crises récentes n’était pas épileptique. Bastien est sorti de la consultation persuadé qu’on l’accusait de « faire semblant ».
Quelle est la meilleure piste ?
Quand tout devient trop lourd
Une épilepsie use, parfois sans bruit. Chez certaines personnes, l’humeur s’effondre au point de faire naître des idées de mort ; d’autres les gardent pour elles, de peur d’inquiéter, ou par honte. Ces pensées-là se disent au cabinet. Elles ne choquent pas, et elles se soignent.
En cas de danger immédiat, faites le 15 (SAMU). Prenez un rendez-vous au cabinet en téléconsultation le plus rapidement possible. Si Doctolib ne permet pas un rendez-vous immédiat, envoyez des textos WhatsApp ou/et SMS aux cliniciens du cabinet.
Si une crise se prolonge au-delà de cinq minutes, ou si elles se succèdent sans que la personne revienne à elle entre deux, appelez aussi le 15. Les gestes qui comptent sont rappelés en tête de l’accueil du dossier, et la page sur l’anxiété et la dépression aide à repérer une humeur qui flanche.
Vos questions sur notre accompagnement
Pourquoi consulter un cabinet qui connaît l’épilepsie ?
Parce qu’on peut y parler de soi sans faire d’abord un cours sur la maladie. Nous recevons couramment des personnes épileptiques de tous âges, et leurs proches, et nous savons les prendre en charge : une EMDR et des exercices de TCC ajustés à la forme des crises, une attention aux lendemains de crise et aux effets possibles des traitements, l’évaluation de la mémoire et de l’attention par la neuropsychologue, un accompagnement de l’école et de la famille.
Qui est la neuropsychologue que l’on voit dans C’est pas sorcier ?
Il s’agit de la neuropsychologue du cabinet, psychologue clinicienne de formation. Le numéro « Épilepsies, orages dans le cerveau » la montre vers la quinzième minute, présentée comme neuropsychologue au SESSAD L’Essor, à Paris, où elle suivait des enfants épileptiques. Chez nous, elle se consacre aux bilans neuropsychologiques et à la remédiation cognitive.
Peut-on suivre l’EMDR, la TCC et la psychanalyse en même temps ?
Oui, et c’est ce que nous proposons le plus souvent. Le même psychothérapeute pratique les trois : l’EMDR pour les souvenirs de crises restés vifs, la TCC pour les évitements et la vigilance d’aujourd’hui, l’écoute analytique pour la place de la maladie dans votre histoire. Associées, elles se renforcent ; leur ordre se décide avec vous.
Le bilan neuropsychologique peut-il se faire en téléconsultation ?
Non. Il a lieu sur place, toujours précédé d’une première rencontre, et vous en recevez ensuite les conclusions par écrit. Le bilan psychologique, réalisé par le psychothérapeute, peut en revanche se faire à distance, comme les séances, y compris en couple ou en famille.
Travaillez-vous avec mon neurologue ?
Oui, si vous le souhaitez. Le neurologue garde la main sur le diagnostic et sur le traitement, auquel nous ne touchons jamais. Avec votre accord, nous lui faisons part de nos observations ou lui transmettons le compte rendu d’un bilan ; en retour, ce qu’il sait de vos crises nous aide à ajuster le travail.
Dans le dossier, pour prolonger
Venir avec ses crises, ses questions et ses proches
Que l’épilepsie soit la vôtre, celle de votre enfant ou celle de quelqu’un que vous aimez, une première rencontre suffit pour voir ce qui pèse le plus aujourd’hui, et par où le prendre.